"Orchidée du soir cachant dans son parfum le blanc de sa fleur"

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82 films

par Aurea

Politesse exquise et sourire aux lèvres, formes à peine esquissées dans son kimono traditionnel, elle glisse à petits pas menus, imprégnant notre imaginaire, mais derrière cette apparence douce et soumise, la femme japonaise cache souvent une force insoupçonnée et une belle résistance, y compris dans son quotidien, pour le meilleur, mais parfois aussi pour le pire.

Films d'animation et d'action exclus

En ce qui concerne les annotations, il s'agit d'extraits de mes critiques, et c'est indiqué, sinon, le texte choisi est mis entre guillemets.

Ayako Wakao dans La Femme de Seisaku en couverture

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  • La Marche de Tokyo (1929)

    Tôkyô kôshinkyoku

    25 min. Sortie : . Drame.

    Court-métrage de Kenji Mizoguchi avec Shizue Natsukawa, Takako Irie, Isamu Kosugi

    Nouvelle geisha au « Jardin des Fleurs », Orie fait des ravages : douce et timide elle séduit mais plus encore attendrit tous les hommes, admiratifs de sa beauté naturelle et de cette candeur qui la rend irrésistible, dans un milieu où sourire et charme se font sur commande et à la demande.
  • L'Épouse de la nuit (1930)

    Sono yo no tsuma

    1 h 05 min. Sortie : . Drame et muet.

    Film de Yasujirō Ozu avec Tokihiko Okada, Emiko Yagumo, Mitsuko Ichimura

    Un homme se résout à commettre un braquage pour payer les frais d'hospitalisation de sa petite fille : sa femme n'hésitera pas à le seconder activement en braquant un révolver sur le policier qui les surveille.
  • Le Fil blanc de la cascade (1933)

    Taki no shiraito

    1 h 39 min. Sortie : . Muet et drame.

    Film de Kenji Mizoguchi et Takuaki Seiryô avec Tokihiko Okada, Ichirô Sugai, Bontarô Miake

    Femme forte parce-qu'amoureuse, Shiraito n'hésitera pas à aller jusqu'au bout de son rêve : faire de Kynia, étudiant sans le sou, un homme sage, juste et bon, l'accomplir en quelque sorte.
  • Après notre séparation (1933)

    Kimi to wakarete

    1 h. Sortie : . Romance, muet et drame.

    Film de Mikio Naruse avec Mitsuko Yoshikawa, Akio Isono, Sumiko Mizukubo

    Sumiko, déterminée et volontaire sous ses airs fragiles, s'engage et se bat pour sauver sa jeune soeur de la prostitution.
  • Rêve de chaque nuit (1933)

    Yogoto no yume

    1 h 04 min. Sortie : . Drame et muet.

    Film de Mikio Naruse avec Sumiko Kurishima, Tatsuo Saitô, Atsushi Arai (2)

    Une femme forte que cette épouse abandonnée par son mari trois ans auparavant, et devenue serveuse de bar pour élever, seule, son fils de 3 ans.
    Son mari; lui, revient à la maison mais c'est un pauvre hère qui ne trouve pas de travail et qu'en dépit de son amour, elle considère comme un être faible, incapable de faire vivre sa famille.
  • Femme de Tokyo (1933)

    Tokyo no onna

    47 min. Sortie : . Muet et drame.

    Film de Yasujirô Ozu avec Yoshiko Okada, Ureo Egawa, Kinuyo Tanaka

    "Chikako, cette femme se prostituant dans un cabaret pour financer les études de son orphelin de frère, est typiquement une des héroïnes sacrifiées de la condition féminines chères à Kenji Mizoguchi qui a dû subir le même sacrifice personnel de sa sœur.
    Ozu se montre sans concession sur l'aveuglement des hommes face aux sacrifices lucides des femmes.
    Les hommes sont montrés engoncés dans leurs principes, le frère bien-sûr mais aussi des journalistes qui s'empressent de parler d'autre chose dès leur sortie de l'appartement."
  • Femmes et voyous (1933)

    Hijosen no Onna

    1 h 40 min. Sortie : . Gangster, muet et drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Kinuyo Tanaka, Joji Oka, Sumiko Mizukubo

    "Secrétaire le jour, Tokiko retrouve le soir le gang de voyous dirigé par son amant Jôji. Elle va tenter de le remettre dans le droit chemin."
  • L'Amour d'une mère (1934)

    Haha wo kowazuya

    1 h 13 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Yasujirō Ozu avec Den Ohinata, Seiichi Katô (2), Mitsuko Yoshikawa

    Une mère courage, aimante et dévouée, élevant son beau-fils avec plus d'amour encore que le sien propre, mais ses efforts ne seront pas reconnus à leur juste valeur par le principal intéressé.
  • Okoto et Sasuke (1935)

    Okoto to Sasuke

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirô Shimazu avec Kinuyo Tanaka, Tatsuo Saitô, Kokichi Takada

    Okoto, joueuse de luth aveu­gle à la beauté fas­ci­nante, refuse les avan­ces d’un pré­ten­dant qui va se venger en la défigurant.
    Mais elle restera à jamais "the master" pour son fidèle serviteur, Sasuke, secrètement amoureux d'elle.
  • Trois sœurs au cœur pur (1935)

    Otomegokoro san'nin kyôdai

    1 h 16 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mikio Naruse avec Chikako Hosokawa, Masako Tsutsumi, Ryuko Umezono

    Trois figures de femmes fortes qui assument pleinement leur choix.
  • Oyuki la vierge (1935)

    Maria no Oyuki

    1 h 15 min. Sortie : . Guerre et drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Isuzu Yamada, Komako Hara, Daijirô Natsukawa

    "Un film qui laisse la part belle aux figures féminines fortes tout en les condamnant avec une fascinante résignation.
    Dans le Japon des années 1870, à l’époque de la guerre de Seinan, Oyuki, une prostituée, fuit l’armée impériale. Oyuki voyage avec Okin, issue également des classes populaires, et quelques nobles méprisants...
    Amateur de culture occidentale, Mizoguchi adapte ici librement Boule de suif qu’il transpose en 1877 pendant la révolte du clan samouraï Satsuma contre l’armée impériale. L’héroïne de Maupassant se retrouve dans Oyuki, la prostituée au grand cœur incarnée par Isuzu Yamada et Okin."
  • Un héros de Tokyo (1935)

    Tokyo no Eiyu

    1 h 03 min. Sortie : 1935. Drame.

    Film de Hiroshi Shimizu avec Mitsuko Yoshikawa, Mitsugu Fujii, Kôji Mitsui

    Une femme délaissée par son mari, se bat en silence pour élever son beau-fils et ses deux enfants.
  • La Cigogne en papier (1935)

    Orizuru Osen

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Kusaburo Ramon, Shin Shibata, Isuzu Yamada

    "Isuzu Yamada apparaît en gros plan, la mèche défaite, sublimée par la lumière qui baigne son visage.
    La cigogne en papier raconte "la fin misérable d’une beauté." C’est l’histoire d’Osen, une ancienne geisha réduite à la servitude qui croit trouver le salut avec l’arrivée dans sa vie de Sokichi, un adolescent qui se soumet en silence à la cruauté de Matsuda.
    Cette purification est symbolisée par la cigogne en papier, tour à tour prière et don de soi, qui introduit par la même occasion un peu de poésie dans ce monde de brutes."
  • Ma femme, sois comme une rose (1935)

    Tsuma yo bara no yô ni

    1 h 14 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mikio Naruse avec Sachiko Chiba, Yuriko Hanabusa, Toshiko Itô

    Qui est-elle donc cette ancienne geisha qui lui a volé son père ? La réponse nous en est donné dans une scène magnifique et chargée d'émotion, une scène très forte où se révèle toute la grandeur d'âme d'une femme simple, affectueuse et aimante, qui sans bruit et depuis des années, délivre à cette fille qu'elle ne connaît pas, à peine plus âgée que la sienne, un message d'amour, lui adressant mensuellement de modestes mandats.

    Extrait de ma critique
  • L'Élégie de Naniwa (1936)

    Naniwa erejî

    1 h 11 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Shinpachiro Asaka, Benkei Shiganoya, Yôko Umemura

    "Mizoguchi offre ici avec L’Elégie de Naniwa, l’un de ses premiers portraits de femmes, opprimées par la cruauté des hommes, incapables de se sortir de leurs conditions dans une société rigidement traditionaliste.
    Pourtant, celle-ci va braver les codes de sa classe sociale, entre une attitude désinvolte (comme fumer une cigarette) ou en s’habillant de manière occidentalisée pour marquer sa différence.
    Isuzu Yamada est d’ailleurs impressionnante dans son rôle, changeant plusieurs fois d’apparence comme de tonalité vocale."
  • Les Sœurs de Gion (1936)

    Gion no shimai

    1 h 09 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Isuzu Yamada, Benkei Shiganoya, Eitarô Shindô

    "Si l'argent dirige le système, Omocha veut le prendre là où il est.
    Elle retourne le système pour le faire marcher pour son compte.
    Omocha veut dire "jouet" mais c'est un personnage de guerrière qui refuse d'être une victime comme le sera l'héroïne de L'intendant Sansho.
    Omocha ne critique pas le monde mais vit dans un monde sans sentiment et elle ne pourra finalement rien contre les hommes, faibles, lâches et sans scrupules qui ont le pouvoir et auront toujours le dessus.

    Isuzu Yamada, égérie des années trente de Mizoguchi, irradie le film de sa présence y jouant, un de ses rôles les plus marquants, cynique et tête haute face à l'adversité."
  • Le Fils unique (1936)

    Hitori musuko

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Yasujirō Ozu avec Chôko Iida, Shin'ichi Himori, Masao Hayama

    "L’une des scènes les plus étonnantes du Fils unique montre d’ailleurs le fils emmener sa mère au cinéma pour lui faire découvrir les merveilles de cette nouvelle attraction. Le film est une opérette allemande, dont on voit de larges extraits. La vieille dame s’endort devant un spectacle sans grand intérêt pour elle, provoquant la consternation polie de son fils.

    Cette scène souligne l’ironie d’Ozu devant le cinéma parlant, mais lui permet surtout de montrer le fossé d’incompréhension et de gêne qui s’est creusé entre une mère courage qui a tout sacrifié à la réussite de son fils, et un jeune homme sans qualité qui ne peut que constater le naufrage précoce de ses ambitions."
  • L'Impasse de l'amour et de la haine (1937)

    Aien Kyo

    1 h 29 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Kiyoe Aki, Yutaka Mimasu, Seizaburô Kawazu

    "Cette énième variation de Kenji Mizoguchi sur son thème de prédilection est une énième réussite où, plus précisément qu’ailleurs, une certaine lâcheté masculine est représentée avec justesse.
    Au contraire, la femme ne manque pas de courage et assume pleinement sa voie en dehors de la société « normale ». L’impasse de l’amour et de la haine est ainsi un des films de Mizoguchi les moins noirs parmi ceux mettant en scène des « filles perdues»."
  • Bande-annonce

    Pauvres humains et ballons de papier (1937)

    Ninjô kami fûsen

    1 h 26 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sadao Yamanaka avec Chôjûrô Kawarasaki, Kanemon Nakamura, Tsuruzo Nakamura

    Fin du XVIIIe siècle : la femme de Majuro, samouraï au chômage, passe ses jours et ses nuits à fabriquer des ballons en papier pour survivre.
  • La Dame, qu'a-t-elle oublié ? (1937)

    Shukujo wa nani o wasureta ka

    1 h 12 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Yasujirō Ozu avec Sumiko Kurishima, Tatsuo Saitô, Michiko Kuwano

    Un professeur d'université pris en tenaille entre une épouse tyrannique et rigide et une jeune nièce espiègle et émancipée.
  • Contes des chrysanthèmes tardifs (1939)

    Zangiku Monogatari

    2 h 22 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Gonjurô Kawarasaki, Shôtarô Hanayagi, Kokichi Takada

    "A la fin du XIXe siècle, le jeune Kikunosuke fait partie d'une famille illustre d'acteurs du théâtre kabuki.
    Son jeu est jugé très mauvais par tous. Personne n'ose le lui dire, même pas son père, le grand Kikugorô Onoe.
    Seule Otoku, la jeune nounou de la famille, ose lui parler pour lui ouvrir les yeux. Il se développe alors entre eux une amitié qui se transforme rapidement en amour...
    Sous prétexte de mettre en scène les débuts du renommé Kikunosuke Onoe VI, Kenji Mizoguchi centre son film sur le destin de cette jeune femme Otoku qui se sacrifie pour que puisse se développer l'art de l'acteur."
  • Le Bal de la famille Anjo (1947)

    Anjô-ke no bûtokai

    1 h 29 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kôzaburô Yoshimura avec Setsuko Hara, Yumeko Aizome, Osamu Takizawa

    Setsuko Hara, douce et ferme à la fois, qui, par son amour et sa générosité redonne foi dans la vie, à son père.
  • Un frère et sa petite soeur (1939)

    Ani to sono imoto

    1 h 40 min. Sortie : 1939. Drame.

    Film de Yasujirô Shimazu avec Shin Saburi, Kuniko Miyake, Michiko Kuwano

    Une comédie légère et grave à la fois, un film qui doit évidemment beaucoup à ses interprètes : Shin Saburi magnifique d'autorité tranquille mais néanmoins fragile, Michiko Kuwano qui compose avec vivacité un personnage de jeune fille émancipée et tendre, qui sait ce qu'elle veut, ce qu'elle aime, pleine d'espoirs et de rêves, mais surtout généreuse et oblative, un personnage formidablement mis en valeur par la prestation discrète mais efficace de Kuniko Miyake si souvent vue par la suite chez Ozu et Naruse.

    Extrait de ma critique
  • L'Amour de l'actrice Sumako (1947)

    Joyu Sumako no Koi

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Kikue Môri, Chieko Higashiyama, Kyoko Asagiri

    "« Monté en parallèle du projet concurrent de la Toho L'Actrice, L'Amour de l'actrice Sumako est une biographie romancée de la véritable Matsui Sumako (1886-1919). Une nouvelle occasion pour Mizoguchi de brosser le sensible portrait d'une femme forte – entièrement engagée à l'amour de son art et de son mari –, le cinéaste et son fidèle scénariste Yoshikata Yoda ne parviennent pourtant pas à rendre entièrement justice à leur modèle."
  • Une poule dans le vent (1948)

    Kaze no naka no mendori

    1 h 24 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirô Ozu avec Kinuyo Tanaka, Shûji Sano, Chishû Ryû

    Thèmes chers à Ozu : une femme qui doit se prostituer pour financer l’hospitalisation de son enfant.

    Sacrifice d'une mère
  • Les Femmes de la nuit (1948)

    Yoru no Onnatachi

    1 h 13 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Kinuyo Tanaka, Sanae Takasugi, Tomie Tsunoda

    C'est en allant au bout de l'enfer que toutes ces femmes s'en sortiront peut-être.
  • Le Duel silencieux (1949)

    Shizukanaru kettô

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Takashi Shimura, Miki Sanjô

    La nurse Minegisgi (magnifiquement jouée par Noriko Sengoku) fait preuve d'un don de soi et d'une générosité qui dépasse l'entendement, d'abord en acceptant son bébé, dont elle n'ignore pas qu'il risque d'être anormal (contaminé par son père,malade au moment de la conception) puis en confessant tout simplement son amour total à Kyoji (Mifune), au risque de contracter la syphilis que le jeune médecin a lui-même contractée par accident, au cours d'une opération.
  • La Bête blanche (1950)

    Shiroi yajû

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mikio Naruse avec Mitsuko Miura, Sô Yamamura, Eiji Okada

    "Naruse a définitivement la foi en les femmes... Une oeuvre sombre mais solide, bénéficiant de personnages féminins touchants, et joliment construite dans le croisement des intrigues : de la belle ouvrage, notamment dans l'exploration du désir féminin, rare dans l'oeuvre du réalisateur."
  • Les Sœurs Munakata (1950)

    Munekata Kyodai

    1 h 52 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Hideko Takamine, Chishû Ryû, Kinuyo Tanaka

    Deux soeurs, deux femmes : Setsuko l'aînée incarne la tradition , elle est vaillante, résignée et porte le kimono, sa soeur Mariko 20 ans coquette, jupe et ballerines, clame haut et fort sa modernité, enfant gâtée qui se donne en spectacle : cris, pleurs, insultes à qui ne partage pas sa philosophie de la vie, tout entière centrée sur elle-même et le Carpe Diem qu'elle revendique.

    Extrait de ma critique
  • Bande-annonce

    Été précoce (1951)

    Bakushu

    2 h 04 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Setsuko Hara, Chishû Ryû, Chikage Awashima

    Ayako et Noriko, jeunes filles rebelles contre le clan des femmes mariées