Parce que je pourrais me contenter du "journal" mais pourquoi se faciliter la vie ? (2017)

Avatar AntigoneIsQueen Liste de

397 films

par AntigoneIsQueen

Note à moi-même : films vus plusieurs fois au cours de l'année : La La Land (3 fois), Kingsman (2 fois), Baby Driver (2 fois)...

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    Zero Dark Thirty (2012)

    2 h 37 min. Sortie : . Drame, historique et thriller.

    Film de Kathryn Bigelow avec Jessica Chastain, Jason Clarke, Mark Duplass

    01/01

    Kathryn Bigelow c'est quand même du très haut niveau hein. Elle a vraiment un talent unique pour filmer la guerre et cette tension (à son apogée dans Démineurs). Elle nous fait ici le portrait d'une chasse à l'homme à travers le personnage de Maya joué par Jessica Chastain. Et c'est ce point de vu qui empêche le film de tomber dans un manichéisme stupide ou une idéologie trop pro-américaine. On ne suit pas la belle Amérique en croisade contre le méchant islamiste mais on suit une femme complètement obsédée par sa traque, qui devient à sa façon extrémiste et que rien ne pourra arrêter. C'est l'obsession de se cacher contre l'obsession de trouver. Bien entendu Kathryn reste américaine et je ne dis pas que le film fait semblant que tout le monde est égaux mais il réussit à trouver l'angle idéal pour aborder cette chasse à l'homme qui n'est plus une affaire de sécurité mais un combat personnel, au risque de mettre de côté les véritables enjeux.
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    Nocturnal Animals (2017)

    1 h 56 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Tom Ford avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon

    04/01

    Une réalisation absolument magnifique. On reconnaît que le réalisateur est un styliste tant les plans font image de papier glacé ce qui n'est pas sans rappeler The Neon Demon.
    Le scénario qui se donne à une multitude d’interprétations ne se place pas nécessairement là où on l'attend et même si, dans le fond, il n'y a que peu de surprises, la fin en subtilité donne un sens au tout et place le film dans une dimension plus délicate qu'il n'en avait l'air.
    Le trio d’interprètes masculins sont tous ahurissants et brisent chacun l'écran à leur façon. Amy Adams est très très bien mais moins bluffante que ses vis-à-vis.
    En bref, un film d'ambiance maîtrisé d'un bout à l'autre qui réussit merveilleusement ce qu'il entreprend.
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    Shrek 4 : Il était une fin (2010)

    Shrek Forever After

    1 h 33 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et fantasy.

    Long-métrage d'animation de Mike Mitchell avec Alain Chabat, Med Hondo, Barbara Tissier

    05/01

    J'ai vraiment pas grand chose à dire dessus. C'est plutôt raté, on dirait une moitié de film, c'est du fan service très étonnant.
    Mais voilà quoi, c'est pas méchant.
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    Quelques minutes après minuit (2017)

    A Monster Calls

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de J.A. Bayona avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

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    Le Discours d'un roi (2010)

    The King's Speech

    1 h 58 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Tom Hooper avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter

    06/01

    Un très joli film porté par des acteurs bluffant. L'histoire est bien menée et la réalisation a un côté très classe. Sans tomber dans le classicisme biopic habituel, la mise en scène sort son épingle du jeu par une élégante gestion des décors et des couleurs. Je regrette un peu les éternelles engueulades entre le Roi et son professeur qui sont finalement presque lassante.
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    Vacances romaines (1953)

    Roman Holiday

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de William Wyler avec Gregory Peck, Audrey Hepburn, Eddie Albert

    07/01

    Quel charmant samedi soir. Seule dans mon lit, avec mon chat auprès de moi, une tisane dans la main à regarder un film romantique tout en me disant que je tuerai des loutres toutes mignonnes si je pouvais avoir un dixième de la beauté de Audrey Hepburn et que son compagnon de jeu est bien charmant et que j'irai volontiers visiter une ville européenne à son bras.
    C'est agréable ces films qui permettent de simplement se reposer devant une romance qui nous fait rêver par son romantisme, qui nous fait envier les acteurs.
    Vacances Romaines est un film frais et beau, et que cette histoire d'amour est crédible et que cette fin est frustrante. C'est tout naïf mais durement lucide dans ces dernières minutes lors desquelles les regards des protagonistes manifestent une superbe affection.
    Un joli petit coup de cœur qui vaut le coup de se transformer en vieille fille pour un soir hihi
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    La Chatte sur un toit brûlant (1958)

    Cat on a Hot Tin Roof

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Richard Brooks avec Elizabeth Taylor, Paul Newman, Burl Ives

    08/01

    Qu'il est bon pour un dimanche soir de voir ces films de l'âge d'or hollywoodien dans lesquels les gens riches hurlent en se disant mille horreurs. On en vient à les envier tant il n'y a que dans les films que ça passe et qu'on aimerait faire de même surtout en cette période post-noël. M'enfin, La Chatte sur un toit brûlant est un superbe huis-clos dans lequel tous les personnages sont des dégénérés au verbe sophistiqué et qui cherchent chacun à prendre quelque chose chez ce Big Daddy mourant. J'affectionne particulièrement toute la partie autour de Skipper, le fantôme qui plane au-dessus du couple iconique et qui permet les plus beaux dialogues de ce films.

    Tous mes amis me comparent sans cesse à un chat. Maintenant que je viens de voir ce film où le personnage de E.Taylor reçoit sans arrêt la même comparaison, je me demande comment je dois le prendre. (Même si tout comme elle je hais les enfants, c'est insupportable, et ça piaille si fort dans le train que ça m'empêche de lire)
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    Zatoichi (2003)

    Zatôichi

    1 h 56 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Takeshi Kitano avec Takeshi Kitano, Tadanobu Asano, Michiyo Ôkusu

    09/01

    Alors je sais que ça sonne petite jeune à qui on a envie de donner une paire de baffes mais… mince alors que ça a mal vieilli. Et ça m’a complètement empêché de rentrer dans le film. Kitano essaie de produire là un film très sanglant mais les effets spéciaux dignes d’un Youtuber ruinent les scènes de combats et donnent presque une impression de nanar au tout. Je suis un peu dure, parce que les combats sont le réel point positif du film. Même si beaucoup s’avèrent être trop mous, la plupart sont plutôt beaux à regarder malgré ces affreuses giclures de sang, je ne m’en remets pas.
    Pour ce qui est du reste, je suis plutôt déçue. L’histoire est mal branlée et le montage aussi. Parfois les scènes sont trop longues, parfois trop brusques, le tout est plutôt décousus et les personnages sont réduits à des « types ». La fin se conclut sur une scène façon Bollywood qui m’a laissé pantoise.
    Le film garde de très bonnes idées visuelles et surtout sonores mais, désolée, la sauce ne prend pas et les multiples références aux films de sabres célèbres (notamment Harakiri et les 7 samouraïs) ne font que mettre en exergue le retard de ce film pourtant plus récent.
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    Drôle de frimousse (1957)

    Funny Face

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie, comédie musicale et romance.

    Film de Stanley Donen avec Audrey Hepburn, Fred Astaire, Kay Thompson

    10/01

    Je pense que ce film est du bonheur et de la joie de vivre fixés sur pellicule. C'est si réjouissant de voir tous ses acteurs chanter, danser, tourbillonner, s'engueuler et rire. C'est burlesque, c'est kitsch et plein de vitalité et je pense qu'il est difficile ne pas sourire lorsque ce film est terminé. Oui l'histoire est futile, oui Fred Astaire est trop vieux pour Audrey Hepburn mais on s'en fiche. Ils donnent tous une telle énergie et on s'amuse avec eux. Le genre de films qui fait un bien fou et qui avec ses couleurs chatoyantes fait juste aimer le cinéma.
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    Une chambre en ville (1982)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame et comédie musicale.

    Film de Jacques Demy avec Dominique Sanda, Danielle Darrieux, Richard Berry

    11/01

    Mh alors oui mais non. Si le propos politique est louable et l'esthétique plutôt jolie, le film est loin d'être exceptionnel. Déjà, les personnages sont tout à fait profondément anthipatique. Et l'actrice principale qui a un visage de peste n'aide en rien l'affection que je n'ai pas pour son personnage plutôt nul. Sinon, un film-opéra, c'est plutôt spécial. On n'y a pas habitué alors il faut que la musique soi excellente. Et là force est de constater que, contrairement aux Parapluie de Cherbourg, la partition n'est clairement pas à la hauteur. Bref, un film à la base plutôt intéressant mais plutôt raté aussi.
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    Regression (2015)

    1 h 47 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alejandro Amenábar avec Emma Watson, Ethan Hawke, David Thewlis

    13/01

    Arf c'est compliqué. Déjà je n'arrive pas à me décider sur ma note. 5 ? 6 ? Disons 5.5 ou 5.75.
    C'est à dire que le bonhomme il sait filmer, vraiment bien. Certains plans sont tout bonnement sublimes, il y a des jeux de mise au point intéressants, il n'y a pas à négocier, c'est beau à voir. Puis, Ethan Hawke respire la classe dans ce film. Il a un charisme incroyable et porte complètement le métrage même s'il n'est qu'un de ces vieux flics divorcés comme on en voit trop. Si elle est vraiment plutôt jolie dans ce film, Emma Watson, encore ne brille pas. Je suis désolée, je ne trouve pas que cette fille joue bien, c'est comme ça, elle en fait toujours trop c'est pas possible.
    Mais le scénario pêche totalement. Je ne m'étalerais pas pour ne pas spoiler qui que ce soit mais ce film avait deux solutions pour bien retomber sur ces pattes malgré ses clichés et lieux communs : en faisant une fin ouverte ou un twist dans les dernières minutes. Et la fin n'est pas ouverte et le 'twist' arrive 20 minutes avant la fin.
    C'est donc plutôt décevant en somme.
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    Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? (1962)

    What Ever Happened to Baby Jane?

    2 h 14 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Robert Aldrich avec Bette Davis, Joan Crawford, Victor Buono

    Séances de cinéma (1 salle)
    14/01

    Bien semblable au Boulevard du Crépuscule (que je pense préférer un chouilla), Qu'est-il arrivé à Baby Jane est un grand film. Les deux actrices, deux monstres sacrés se haïssant cordialement, dévoilent ici des performances incroyables et portent le film de tout leur talent. Le noir e blanc est magnifique, la mise en scène et brillante et tout ceci est au service de ce thriller intimiste, de cette rivalité aimante entre deux sœurs. L'ambiance malsaine se creuse doucement, la descente aux enfers est progressive et cette fin, même attendue, est glaçante.
  • Sept ans de réflexion (1955)

    The Seven Year Itch

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Billy Wilder avec Marilyn Monroe, Tom Ewell, Evelyn Keyes

    14/01

    Vous voulez que je vous dise, j'adore Marilyn Monroe. Bien entendu je trouve que c'est l'une des plus belles femmes du monde (je la mettrais en seconde place après Scarlett Johansson) mais je suis persuadée que sa mort prématurée nous a privé de l'une des plus grandes actrices. Magnifique, brillante et talentueuse, si Hollywood ne l'avait pas détruite, je suis intimement convaincue que plus qu'une icone plastique, elle serait devenu un monstre sacré du cinéma. Ceci mis à part, 7 ans de réflexion est un film très drôle, frais et sa délicieuse parodie des grands films romantiques est tout à fait plaisante. Un film bien sympathique qui ne fait que mettre en valeur le talent et la présence de Marilyn.
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    Le Chant du Missouri (1944)

    Meet me in Saint Louis

    1 h 53 min. Sortie : . Comédie, drame, comédie musicale et romance.

    Film de Vincente Minnelli avec Judy Garland, Margaret O'Brien, Mary Astor

    15/01

    Ce film m'a ramené à l'époque où, très rarement, ma mère nous autorisait à déjeuner devant la Petite Maison dans la Prairie le mercredi. J'ai retrouvé, dans le Chant du Missouri, même si l'époque est légèrement plus tardive, même si nos protagonistes sont moins campagnards, la même ambiance. Avec cette famille nombreuse composée de multiples filles qui héberge le grand père, où chacun s'aime, où les parents sont encore amoureux, où chaque robe semble être là pour gagner un concours de froufrous. Oui, c'est un peu niais, très kitsch, mais c'est réjouissant de voir la magnifique Judy Garland et ses vibratos incessants. Puis j'admets avoir versé ma petite larme quand la plus petite de la famille s'effondre en sanglot ne voulant pas partir. Finalement le Chant du Missouri c'est une ode à se contenter du quotidien, à trouver le bonheur chez soi, dans son foyer, auprès de son voisin, dans une petite ville qui apparaît ici comme bien plus belle et attractive que New York. Très candide mais surtout joyeux, Le Chant du Missouri mérite bien sa place dans les classiques du genre.
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    Nausicaä de la vallée du vent (1984)

    Kaze no Tani no Nausicaä

    1 h 57 min. Sortie : . Animation, action, aventure, drame et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Sumi Shimamoto, Mahito Tsujimura, Hisako Kyôda

    15/01

    Etrange impression que me laisse ce Miyazaki. Si j'admets avoir bien été transportée et avoir bien versé mon lot de larmes, Nausicaä me paraît un poil en dessous des autres que j'ai pu voir. Si sa façade adulte est bien plus marquée que dans beaucoup (en témoigne une véritable violence), le film n'évite pas quelques écueils un peu trop manichéens et c'est la première fois que le message écologiste me semble un tantinet trop lourd. Nausicaä me donne surtout l'impression d'être le brouillon de Princesse Mononoké.
    Il reste bien entendu que c'est un excellent film. Les deux heures passent en un rien de temps et, comme à son habitude, Miyazaki nous offrent des moments de pure poésie comme cette neige de pollen en début de métrage. Le petit renard-écureuil est vraiment trop mignon c'est abusé et c'est sa présence qui vaut le cœur à ma note. Puis ce bon vieux Miyazaki est quand même dans le top des réalisateurs qui créent les plus beaux rôles féminins. Il a fait plus de bien à la représentation de la femme dans les médias que les Ouda Benyamina et compagnie qui croient que le féminisme c'est ne montrer que des filles à l'écran.

    (Après ce film, je suis sûre que Miyazaki c'est le relou qui te demande de mettre l'araignée dehors plutôt que de l'écraser tel le pire des barbares.)
  • Soudain l'été dernier (1959)

    Suddenly, Last Summer

    1 h 54 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Joseph L. Mankiewicz avec Elizabeth Taylor, Katharine Hepburn, Montgomery Clift

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    La colline a des yeux (1977)

    The Hills Have Eyes

    1 h 29 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Wes Craven avec John Steadman, Janus Blythe, Peter Locke

    16/01

    Désolée mais je n'adhère pas du tout à cette branche du film d'horreur. On peut me rabâcher que c'est révolutionnaire, incroyable pour l'époque, je n'arrive pas à faire semblant que c'est bon (comme La dernière maison sur la gauche). Ce style de filmer l'horreur un peu comme du cinéma vérité, du reportage ou je ne sais quoi, c'est intéressant en théorie mais à la sortie du four, ça ne fait pas de bons films. La colline a des yeux est brouillon, confus, ultra agaçant, épuisant et c'est du trash un peu gratuit qui ne va même pas jusqu'au bout de son horreur (le bébé). Bref, une déception.
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    L'Arche russe (2002)

    Russkiy kovcheg

    1 h 39 min. Sortie : . Drame, fantastique et historique.

    Film de Alexandre Sokourov avec Sergey Dreyden, Mariya Kuznetsova, Leonid Mozgovoy

    17/01

    Il est toujours délicat de noter ce genre de film. Que faire quand on trouve le procédé brillant, qu'on est bluffé par la prouesse technique mais qu'on est ultra agacée par le reste ?
    L'Arche russe est un film visuellement épatant, le plan est sublime, esthétiquement ça soulève des planètes, c'est maîtrisé, impressionnant, sublime. Mais à quoi bon ? On tient ici le typique "c'est une idée technique de génie et donc je n'ai pas vraiment besoin d'histoire". Parce que non, L'Arche russe n'a pas d'histoire. C'est une déambulation-séquence qui voyage dans le temps. C'est une ruse pour faire semblant que le plan séquence a un sens, mais il n'en a pas si ce n'est du m'as-tu vu. Et là vous allez me dire "oui mais tu es un être débile parce que tu aimes The Revenant et Only God Forgives alors bon nianiania" et je vais vous répondre deux choses : déjà un réalisateur m'as-tu vu ça ne me dérange pas, si le mec est capable de faire de belles choses qu'il se la pète, je m'en fiche. Ensuite, The Revenat ou Only God Forgives ont des scénarii basiques, prétextes mais des scénarii. ça tient sur trois mots parfois "neige ours survie" mais il n'empêche qu'il y a un ENJEU. Dans L'Arche Russe il n'y en a aucun puisque le fil rouge est transparent. Si on veut continuer à voir le film c'est qu'il est beau et poétique mais c'est tout et parfois c'est long. Surtout pour que ça se termine avec une pseudo réflexion vraiment bateau sur la continuité de la vie humaine.
    C'est une pub d'une heure et demi pour un musée qui n'a d'intérêt que sa prouesse technique et ces quelques moments d'une touchante beauté poétique.
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    Youth (2015)

    La Giovinezza

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paolo Sorrentino avec Michael Caine, Rachel Weisz, Harvey Keitel

    18/01

    Je ne sais pas quelles sont les ambitions de Sorrentino, j'admets d'ailleurs que c'est la première fois que je regarde un film de lui. De plus, il s'agit là d'un film que je n'aurai jamais eu enve de voir s'il n'y avait pas Rachel Weizs dedans. Histoire que vous réalisiez à quel point j'ai aucune idée de la nature du cinéma de ce type. Je sais juste qu'il divise.
    Donc qu'il soit ultra prétentieux ou quoi, je m'en fiche, parce que moi dans ce film j'ai vu une certaine simplicité. Tout se passe tout doucement, rien n'est agressif, les personnages ne crient jamais, les plans ne s'agitent pas et on se laisse juste porter par ce séjour. Déjà, il faut noter que Sorrentino filme franchement bien, tous les plans flattent l’œil, les compositions sont travaillées et j'adore les quelques images contemplatives qu'il fait des clients de l'hôtel de luxe sur fond de musique classique avec une disposition des corps et une gestion des lumières qui fait référence à l'imagerie sf. Parfois il y a quelques réflexions ou références qui donnent, je pense, l'impression que le film se masturbe mais je pense aussi que l'aspect très niais finalement et concentré sur l'émotion que génèrent toutes les pensées et actions laisse le film se baigner dans une candeur charmante.
    Je n'ai pas grand chose à dire de plus, je ne pense pas que cela soit une oeuvre exceptionnelle mais j'ai trouvé ça doux, peut-être un peu niais mais pas croulant et quelques fois l'écriture atteint une certaine grâce.
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    La Fièvre du samedi soir (1977)

    Saturday Night Fever

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Badham avec John Travolta, Karen Lynn Gorney, Barry Miller

    20/01

    Alors je ne comptais pas regarder La Fièvre du Samedi soir, parce que, comme beaucoup, dans mon imaginaire ce n'était qu'une ode au disco un peu bébête, avec une histoire d'amour à la Dirty Dancing et un John Travolta gangster à la Grease. Mais bon, une de mes professeurs de cinéma nous le donne au programme alors il fallait bien être sérieuse.
    Et bien quelle agréable surprise. Comme quoi, il ne faut pas se laisser aller aux préjugés. La Fièvre du Samedi Soir ce n'est pas une histoire stupide sur un concours de danse. Au contraire c'est bien un tableau social que le réalisateur chorégraphie ici mettant l'accent sur cette jeunesse perdue et délinquante, sur ces garçons sexistes et inconscients, ces filles qui se prennent pour objets dans cette société patriarcale, ces jeunes de Brooklyn discriminés par les plus gradés de Manhattan, ces fils incapables de répondre aux besoins ultra conservateurs de leur parents, ces concours qui n'ont plus de valeurs si ce n'est la triche et le racisme, ces jeunes hommes désespérés car laissés pour seuls dans une société qui n'est pas progressiste. Si esthétiquement certains plans ont mal vieillis (quelques contre-plongées douteuses), le réalisateur fait bien le job et s'avère même très bon dès qu'il esthétise ses jeunes dansant en boîte de nuit disco. Bref, très bonne surprise.
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    Seven (1995)

    Se7en

    2 h 07 min. Sortie : . Policier et thriller.

    Film de David Fincher avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow

    20/01

    Revu. Et +1 à ma note.

    +1

    Alors je sais qu'on s'en fiche mais Se7en faisait parti du premier top 10 que j'ai édité sur ce profil senscritique. Ce soir j'ai décidé de le regarder pour la troisième fois de ma vie, et bordel mais quelle immense claque à chaque fois.
    Indubitablement, c'est le meilleur Fincher, non ce n'est pas négociable. Je ne reviendrai pas sur cette photographie magnifique, cette mise ne scène brillante portée par des choix de couleurs et d'environnements pensés jusqu'aux moindres minuscules détails. Je ne reviendrai pas sur le scénario qui est passionnant, intelligent, puissant, parfait, et qui se referme sur le spectateur comme sur les personnages comme se referme une porte de prison, tant tu te sens soudain pris au piège, angoissé, impuissant, perdant. Et je ne reviendrai pas sur les jeux d'acteurs ahurissants avec le meilleur rôle de Brad Pitt qui prouve que c'est quand même un putain d'acteur.
    Revoir ce film m'a permis d'y voir un nouveau degré de lecture. Le personnage interprété par Morgan Freeman et celui joué par Kevin Spacey sont complètement reliés l'un à l'autre. Parfois par des clin d'yeux visuels, ou simplement dans leur calme posture en antithèse total avec celle adopté par Brad Pitt, il y a une claire analogie entre leur deux personnages. Surtout lorsque que Morgan Freeman nous parle d'à quel point il trouve ce monde terrible et plein de vices et qu'il a du mal à y vivre. La dernière réplique nourrie d'une citation d'Hemingway rajoute une nouvelle dimension à ce personnages, à son ambiguïté théorique. Si Brad Pitt est l'incarnation de l'homme moderne, plongé dans les pires travers de la société moderne et qui doit être puni par le criminel comme le montre cette fin, ou simplement sa dégradation physique au fil des minutes où sont visage est toujours agrémenté de nouveaux pansement, Morgan Freeman joue lui le désabusé, le solitaire au-dessus qui juge l'homme lambda, qui comprend le criminel mais qui a choisi d'être flic plutôt que tueur pour sauver l'humanité.
    Se7en est un pur chef-d'oeuvre, je ne me lasserai jamais de le revoir.
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    Conversation secrète (1974)

    The Conversation

    1 h 53 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Francis Ford Coppola avec Gene Hackman, John Cazale, Allen Garfield

    21/01

    Francis Ford Coppola est très sûrement le plus grand réalisateur du monde. Voilà maintenant que j'ai placé ça, je peux parler de Conversation Secrète.
    Je ne vais pas m'étendre car nous savons tous que c'est génial, le scénario est prenant, la mise en scène est à s'évanouir tellement c'est brillant. Ici, Coppola nous fait un film de plans. Chaque plan est une oeuvre d'art tant l'intelligence des compositions rivalise avec une exposition du Louvre. Ce film crée des images tout à fait iconique comme ces toilettes qui débordent de sang ou comme, le plan qui me hantera longtemps tant il est parfait, cette image avec les roues d'un magnéto qui tournent au premier plan sur la droite tandis que dans le fond une femme se déshabille alors que se répète encore et inlassablement cette terrible conversation que l'on connait déjà sur le bout des doigts mais qui ne cesse de nous faire nous interroger.
    Si j'admets moins apprécier ce film que les grands Apocalypse Now, Le Parrain ou Dracula c'est peut-être à cause de sa réalisation un poil plus froide que ce à quoi peut habituer le grand monsieur dont le style rime avec grandiloquent. Mais je concède qu'il s'agit là d'un très très grand film qui mérite sa palme.
    (Sinon c'est rigolo parce que Harrison Ford joue dans les deux palmes d'or de Coppola)

    (8,85/10)
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    Mission (1986)

    The Mission

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et aventure.

    Film de Roland Joffé avec Robert De Niro, Jeremy Irons, Ray McAnally

    22/01

    Après La Déchirure, Roland Joffé semble bien décidé à continuer à parler du Vietnam mais cette fois-ci de façon un poil plus détournée dans Mission. De fait, si le métrage parle des indiens d’Amérique, il s'agit ici d'un prétexte pour évoquer l'impérialisme géographique Européen qui sévit encore aujourd'hui comme le dénonce la citation presque exacte que fait l'un des derniers plans de la tristement célèbre photo de la guerre du Vietnam montrant cette pauvre enfant fuyant son village brûlé.
    Mission a donc un beau message à la portée universelle un peu lourdingue ("c'est nous qui avons fait du monde un monde violence et patati et patata") mais tout de même bien pensé et joli, et très sûrement nécessaire. De plus, afin de continuer dans les points positifs, il faut admettre que le film est très beau. Les plans larges dans cette jungle luxuriante sont un pur plaisir pour les pupilles qui se régalent de ses paysages gigantesques et pourtant claustrophobes.
    Là où le film pêche c'est dans l'exécution du scénario. Tout se passe trop vite (fratricide, pénitence, conversion) et ainsi les enjeux sont trop peu marqués car on ne s'attache que trop peu aux personnages. On n'atteint pas la terrible pression à la fin de La Déchirure.

    (Mais sinon Liam Neeson jeune c'est presque aussi mignon qu'une petite loutre)
  • Bande-annonce

    Live by Night (2017)

    2 h 08 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Ben Affleck avec Ben Affleck, Zoe Saldana, Elle Fanning

    23/01

    Bon on va pas se mentir, en vrai ça casse pas trois pattes à un canard. Live by Night est loin d'être révolutionnaire et ne "décapite" rien du tout contrairement à ce que nous vend ce slogan un peu bête sur l'affiche. Mais il faut admettre qu'un petit film de gangster à la bien bah c'est plutôt agréable. Surtout que le travail de reconstitution (des décors incroyables aux magnifiques tenues) est vraiment très réussi et immersif. L'histoire peut-être un peu trop fournie se développe sans soucis et on est rapidement impliqué par la carrure de gorille de notre Ben Affleck qui, comme toujours, ne déploie pas le jeu le plus expressif du monde, mais depuis que j'ai vu Alliés, à côté de Brad Pitt, même une pierre me semble jouer. Rien de plus à dire, c'est un divertissement tout à fait agréable avec parfois quelques fulgurances de réalisations (aidées par une photographie sublime) qui donnent envie de voir le futur de Ben Affleck réalisateur qui, avec un peu d'entraînement, pourrait peut-être bien s'affirmer.
  • Bande-annonce

    Les Marches du pouvoir (2011)

    The Ides of March

    1 h 41 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de George Clooney avec Ryan Gosling, George Clooney, Philip Seymour Hoffman

    24/01

    Vous voulez que je vous dises, je crois que depuis House of Cards, j'ai un gros faible pour les thriller politiques/économiques. Vous savez ces films à la Margin Call ou Cosmopolis (qui est selon moi un pur chef-d'oeuvre) où c'est juste des connards en costards qui discutent pendant des plombes à coup de magouilles pas possible surplombées du concours de celui qui aura le plus de vices et qui baisera le plus de jeunettes. Bah moi ces films ça me captivent et c'est pour ça que les Marches du Pouvoir m'a bien plu. Si je garde un très mauvais souvenirs de Monuments Men, je concède que ce film de George Clooney est bien mieux, avec une réalisation classique mais jolie et quelques fois un peu inspirée, et surtout j'adore le grain de la photo.
    Le scénario peu surprenant à partir d'un moment se tient bien et si le regard caméra final peut être lourd (avec du recul parce que sur le coup ça le fait bien), tout se déroule avec une certaine finesse. De plus il y a des messages plutôt intéressants sur le puritanisme insensé des USA ("tu peux déclarer une guerre mais pas baiser la petite secrétaire"). Puis après avoir vu Live by Night hier c'est amusant de constater que les politiciens sont les gangsters d'hier (en plus agaçants car ils se se salissent pas les mains et agissent légalement).

    Et sinon c'est toujours rigolo de voir George Clooney qui se donne le rôle du président. Cet homme a vraiment un soucis d'égo (excessivement bien exploité dans le Ave Cesar! des frères Coen d'ailleurs).
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    La La Land (2017)

    2 h 08 min. Sortie : . Comédie musicale, comédie dramatique et romance.

    Film de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend

    25/01

    Wow. Tel est le premier mot que m'a inspiré ce film et dès ces cinq minutes d'ouvertures qui forment l'un des meilleurs début de film qui m'ai été donné de voir. Je ne vais pas m'étaler et répéter ce que beaucoup on déjà dit (d'où mon absence de critique) mais ce film est une petite merveille. C'est juvénile, vibrant, joyeux, dansant, dynamique et tellement nouveau. Ce qui est paradoxal quand on sait qu'il reprend beaucoup d'ancien. Les années 50, l'âge d'or Hollywoodien et ses décors faux et ses Fred Astaire et ses comédies musicales kitsch nous manquent plus qu'on ne le pensais alors que, comme La La Land, c'est tout un pan du cinéma qui fait vibrer quelques chose de spécial en nous : une espèce de joie enfantine et réjouissante au possible. Je l'ai vu hier et j'ai encore envie de danser dans la rue en faisant voler ma robe, que je chante en boucle les airs qui parcourent ce film. C'est beau, c'est intelligent, ça a un propos et la réalisation s'amuse à souvent te décrocher la mâchoire.
    Un film qui fait énormément de bien et qui fait rire, sourire, pleurer et surtout rêver. Un film si généreux qu'il a tendance à en déborder. Merci Damien Chazelle.

    Revu le 02/06

    Sinon oui La La Land fonctionne toujours autant parce qu'un second visionnage n'enlève pas la force visuelle du film tourné et projeté en cinémascope, et ça n'enlève pas ces plans sublimes, et ça n'enlève pas l'ambiance jazzy et ça n'enlève pas cette histoire fantastique. A tous ceux qui disent "mais lol c'est qu'une histoire d'amour", niquez vous. Parce que c'est une grande histoire d'amour, Chazelle a réussi, en quelques plans, quelques couleurs, à reproduire cette sensation que c'est de tomber amoureux : on flirt, on se taquine, on pense à l'autre, on se touche la main au cinéma, on se fait des regards qui ne veulent rien dire d'autre que "embrasse-moi", et on rêve sans cesse, on croit danser dans les étoiles. C'est la vraie magie qui est ici reproduite à coup de grand effets, de belles musiques, c'est le rêve, c'est ça La La Land c'est le rêve. Et le rêve s'efface, se dissout. Ils rompent mais c'est comme s'ils ne savaient pas pourquoi, il y a une fatalité, une absurdité. Pourquoi se quitter quand on s'aime ? Et c'est une fatalité du quotidien, que beaucoup connaissent, on trouve ça absurde mais sur le moment il semble qu'il n'y a que cette solution. Ils s'aimeront toujours mais quelques détails, rien, des "et si" ont tout brisé.

    Revu le 04/11
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    Blue Valentine (2010)

    1 h 52 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Derek Cianfrance avec Ryan Gosling, Michelle Williams, Faith Wladyka

    27/01

    Note inchangée de 8/10
    J'ai bien fait de revoir ce film dont je ne me rappelais décidément que très peu. Alors que je pensais revoir une réalisation de film d'amour plutôt classique, j'ai été surprise par cette caméra épaule qui donne immédiatement au film une odeur de cinéma indépendant. Certains plans, surtout un à la fin qui joue sur les reflets de vitre qui n'est pas sans nous rappeler le chef-d'œuvre ultime Paris, Texas, sont très beaux et bien pensés. Si l'enchevêtrement passé/présent est quelque fois plutôt lourd, il est nécessaire pour l'avancement du film et on finit par s'y accrocher à ce petit couple de middle class qui se détruit, mais qui s'est aimé et qui s'est marié peut-être pas pour les bonnes raisons. On voit les cendres d'une union bâtie sur l'urgence. Les deux acteurs livrent une performance excessivement touchante et big up à Ryan Gosling qu'on accuse trop injustement d'être inexpressif. Voyez ce film dans lequel il lâche des larmes des plus sincères. C'est un beau film, doux et cruel qui à nouveau m'a bien faite pleurer.
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    Mauvais Sang (1986)

    1 h 56 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Leos Carax avec Michel Piccoli, Juliette Binoche, Denis Lavant

    27-28/01
    Ma note : 9.99/10 (en vrai c'est 10 mais j'ai le principe de voir deux fois un film pour qu'il obtienne la note ultime)

    Ce film est parfait. Aucun autre adjectif ne peut définir ce second long-métrage de Leos Carax qui démontre une virtuosité à couper le souffle. Chaque plan, chaque cadre, porte en lui une idée brillante de mise en scène, une exploitation singulière et brillante du langage cinéma. Plus que ça, chaque image est marquée d'une beauté époustouflante avec ces jeux de couleurs ahurissants sur le rouge et le bleu. Visuellement on atteint des sommets paradisiaques tant on ne peut que s'ébahir devant tant de génie.
    Le scénario n'est pas en reste. Tout en sous-entendus, non-dits, métaphores, l'histoire glisse sur la beauté, portée par des personnages terriblement touchants et des dialogues qui empruntent ici et là aux poètes pour former une prose splendide qui prend au ventre. Les acteurs sont sublimes, magnifiés dans ces décors déserts, dans ces silences, dans ces compositions.
    C'est du grand art, du grand film, un coup de poing dans l'estomac.
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    Boogie Nights (1997)

    2 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paul Thomas Anderson avec Mark Wahlberg, Burt Reynolds, Julianne Moore

    28/01

    Paul Thomas Anderson c'est quand même un sacré type. Je cherche encore un film de lui que je ne trouve pas intéressant, original et audacieux (même le modeste Punch Drunk Love trouve une singularité touchante). Boogie Night son second film n'échappe pas à la règle et s'impose comme l'un des meilleurs du bonhomme (The Master en tête pour toujours sry not sry). Quel ambition dans cette fresque historique, en un sens, qui retrace un sujet si étonnant, et qui pourrait sembler léger, qui est l'ascension et le déclin du film porno au cinéma. PTA croit en son sujet et sort de sous sa manche des plans séquences impressionnants, des séquences haletantes et des instant de montage alterné qui font vibrer. Quelle ambition que dégage ce long-métrage qui s'assume et réussit son pari en réussissant tout ce qu'il entreprend : c'est intense, prenant, drôle quand il veut l'être, triste quand il le choisit, et pas ennuyeux une seule seconde.

    Maintenant faut juste que quelqu'un m'explique quand, au juste, Mark Wahlberg a décidé de foutre sa carrière en l'air.
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    Her (2013)

    2 h 06 min. Sortie : . Drame, romance et science-fiction.

    Film de Spike Jonze avec Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Amy Adams

    29/01
    Revu, note inchangée.

    Critique : https://www.senscritique.com/film/Her/critique/29416794