Péril Filmique (annoté, 2019)

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73 films

par καιρός

Après le périple, voici le péril !
L'année dernière fut celle de la découverte du cinéma. Vraiment. J'espère que celle-ci s'inscrira dans la même lignée en voyant, peut-être, entre 150 et 200 films. Tant pis si je ne regarde pas autant de films ; l'important étant de les comprendre et de les savourer, ce qui n'est pas toujours évident.
Je vais tenter de les annoter avec plus de rigueur que l'année dernière.

Janvier : 13
Février : 10
Mars : 11
Avril : 12
Mai : 8
Juin : 10
Liste littéraire annotée : https://www.senscritique.com/liste/Chaos_Litteraire_en_2019_annote/2302730
Liste musicale annotée : https://www.senscritique.com/liste/Melodie_s_au_sous_sol_de_2019/2302673

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    L'Homme fidèle (2018)

    1 h 15 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Louis Garrel avec Lily-Rose Depp, Louis Garrel, Lætitia Casta

    [Janvier] Un film réalisé par Louis Garrel, pour Louis Garrel, manifestement.
    Je n'ai pas vu beaucoup de ses films, que ce soit en tant qu'acteur ou réalisateur, mais j'ai pu remarquer une répétition des thématiques : le triangle amoureux, Paris, la grande présence d'une voix off monocorde, un cinéma proche de la nouvelle vague... Alors, je n'ai pas été surprise du tout. Ce film, je l'oublierais sans doute. Ce triangle amoureux ne tient pas debout, entre une Lily-Rose mièvre et une Laetitia Casta faussement manipulatrice. L'intrigue "meurtrière" est vite occultée, ce qui est dommage, car le personnage du fils de Laetitia est un élément assez captivant du film : un gamin passionné par les enquêtes policières et un peu dérangé. Pourtant, en dépit des moments gênants - surtout quand Louis Garrel, qui a réalisé et en partie réalisé le film est considéré comme un bellâtre par Lily-Rose... Bonjour l'égo, haha -, je n'ai pas passé un mauvais moment. Les personnages sont certes un peu vides, mais je trouve le côté "opportuniste" du rôle joué par Louis Garrel fascinant. De même que son lien avec l'enfant. Je pense que ce film a voulu être une réflexion sur l'Amour, le Temps etc. mais en vain.
  • Des vies en rouge (2016)

    1 h 05 min. Sortie : .

    Documentaire de Jeanne Menjoulet

    [Janvier] Attention, les monteurs, ce film risque de vous esquinter la rétine ! Ce documentaire retrace l'histoire du PCF de 44 aux années 80 avec l'intervention de Paul Boulland. Ainsi, on y découvre les différents au sein du parti après la Libération. Il y a une petite scission entre ceux qui veulent remettre en avant les ouvriers au centre des luttes comme avant la 2ième guerre mondiale à l'image de Maurice Thorez et les résistants qui prennent de plus en plus de place dans le pouvoir. A travers les biographies, où il faut noter son travail, les ouvriers qualifiés vont être plus favorisés à passer les échelons dans le PCF. Idem pour les femmes. Du moins, en théorie. Au fil des années, le PCF va être davantage représenté par des professeurs, des gens de "la classe moyenne" et ce, dans une tentative d'ouvrir le parti, de rassembler ouvriers, ingénieurs, artisans, paysans... Mais les ouvriers vont moins investir le PCF, comme tant à montrer ce documentaire, car ils se sentent peut-être moins concernés par les volontés du PCF dans les années 80 qui se mêle au socialisme.
    Un documentaire clair et précis, surtout pour quelqu'un qui n'y connait pas grand chose comme moi.
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    La Cité des enfants perdus (1995)

    1 h 52 min. Sortie : . Aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet avec Ron Perlman, Daniel Emilfork, Judith Vittet

    [Janvier] Voilà un film à l'univers très marqué, bien steampunk et poisseux. Un univers qui ferait pâlir Burton et qui rappelle surtout l'Imaginatorium du docteur Parnassus de Gilliam. Ce film me rend perplexe dans la mesure où je ne sais pas à qui il s'adresse. Trop monstrueux, lugubre et glauque pour les enfants, puis avec des personnages trop folâtres et un peu de niaiserie qui ne conviennent aux adultes. Même en étant entre les deux - tout de même plus proche des adultes, forcée de le reconnaître, hum -, j'ai été parfois perdue par les codes proposés par le film. Je ne sais avec quels yeux le regarder - peut-être avec ceux de One, l'adulte fort avec une âme candide ? J'imagine que ce n'est pas clair. Je retiendrais de ce film une chose en particulier : son atmosphère. Il a réussi là où Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Brad Silberling avait échoué : instaurer une ambiance folle et oppressante, brumeuse, sale et comme le désenchantement de l'esthétique victorienne.
    Je remarque aussi que les femmes, dans ce film, ont juste un putain de tempérament. Ce n'est qu'un détail, mais là, aucune ne fait exception à la règle. Pour toucher un mot sur les personnages, ils sont justes burlesques. Entre le rire et l'exaspération.
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    Le Secret (1974)

    1 h 40 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Robert Enrico avec Jean-François Adam, Jean-Louis Trintignant, Marlène Jobert

    [Janvier] Film de Robert Enrico, un réalisateur connu pour "Le vieux fusil". Le secret retrace l'évasion de David qui se dit traqué et victime d'un complot. Or, on ignore si celui-ci est un "malade mental" pour reprendre les termes du personnage joué par Marlène Joubert ou s'il est véritablement en danger de mort.
    L'ambiance de ce film rappelle beaucoup "Le vieux fusil", que ce soit par l'utilisation des flash backs ou le décor. Ce film est anxiogène, notamment à travers les séances de torture en sépia avec une courte focale qui donne une perception "bombée", "déformée" des scènes. Jean-Luc Trintignant (David) livre une performance hallucinante. Le couple Frédéric Noiret et Marlène Jobert est assez fascinant, dans le sens où le personnage de Frédéric Noiret se lasse du bonheur dans lequel il vit et espère que David lui apportera de l'aventure, là où Marlène Jobert oscille entre l'envie de retrouver sa quiétude passée ou l'anéantir. Le couple formera par la suite un "trouple" pour le moins étrange. Peut-être est-ce l'élément du film le moins concluant.
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    Le vent se lève (2006)

    The Wind that Shakes the Barley

    2 h 04 min. Sortie : . Drame, historique et guerre.

    Film de Ken Loach avec Cillian Murphy, Padraic Delaney, Liam Cunningham

    [Janvier]. Point de note pour ce film ! Je pense qu'il faut que je le revois, dans la mesure où mes connaissances historiques sur l'Irlande des années 20 étant faibles et m'empêchent, je pense, d'apprécier ce film dans son entièreté. J'ai un peu le même ressenti pour "Land and Freedom", qu'on peut mettre d'ailleurs en parallèle avec "Le vent se lève" où il est aussi question de trahison, de guerre idéologique et d'anciens alliés qui finissent par s'entretuer. Les deux films sont poignants, presque à tirer des larmes devant les scènes où d'anciens camarades se tuent. Mais je manque de recul, car il s'agit de films historiques dont je ne maîtrise pas le sujet, surtout pour "le vent se lève" alors, à mon sens, je ne peux pleinement les comprendre.
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    La métamorphose des cloportes (1965)

    1 h 35 min. Sortie : . Policier.

    Film de Pierre Granier-Deferre avec Lino Ventura, Charles Aznavour, Irina Demick

    [Janvier] J'ai du le voir en deux fois puisque je me suis endormie devant... Et en général, cela n'augure rien de bon. Le film a mal vieilli et c'est un de ses principaux défauts. Les dialogues, pourtant signés Audiard, sont loin de faire mouche et sont plutôt forcés. L'utilisation de la voix off est souvent non pertinente, la musique de fond est trop omniprésente, les personnages assez oubliables malgré un casting de choix... Ce film n'est tout de même pas mauvais, il reprend les codes des films de bracage de l'époque sans apporter ni suspens, ni originalité (sauf peut-être la chute de fin).
  • Dernier domicile connu (1970)

    1 h 40 min. Sortie : . Policier.

    Film de José Giovanni avec Lino Ventura, Marlène Jobert, Michel Constantin

    [Janvier] Ce film contient beaucoup de défauts. Tout d'abord, il manque de lisibilité, que ce soit au niveau de l'intrigue assez confuse et surtout au niveau des plans. Je ne compte pas les plans grues inutiles, les échelles de plans incohérentes... Ce qui ne sert pas le propos du film et le rend encore plus illisible. Marlène Jobert minaude plus qu'elle joue - il faut dire que son rôle est un peu niais. Cependant, "Dernier domicile connu" se montre intéressant à la fin, à propos de la question de la protection du témoin et sur l'éthique policière : entre un policier désabusé, blasé par les dérives de la justice et une novice très naïve qui s'est engagée afin de protéger les citoyens, qui va finir par déchanter.
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    Les Invisibles (2019)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Louis-Julien Petit avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky

    Séances de cinéma (2 salles)
    [Janvier] "Les invisibles" évoque la menace de fermeture de l'Envol, un centre de jour pour femmes SDF dont les travailleuses sociales vont tout faire pour le sauver, quitte magouiller ou à héberger clandestinement. Ce film met en lumière "Les invisibles", les femmes dans la rue qu'on ne voit pas, dont on semble oublier l'humanité parfois. Ce film est touchant sans tomber dans la miséricorde. Cependant, d'un point de vue cinématographique, il peut se montrer assez pauvre et les effets comiques ne sont pas toujours réussis. Néanmoins, "Les Invisibles" réussit à l'essentiel : sensibiliser sur la cause des femmes SDF, trop souvent oubliées des médias.
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    La Mort de Staline (2018)

    The Death of Stalin

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie et historique.

    Film de Armando Iannucci avec Steve Buscemi, Simon Russell Beale, Jeffrey Tambor

    [Janvier] En allant voir ce film, je m'attendais plutôt à un film historique, en fait. Du coup, le comique m'a pris un peu de cours. Bon, ceux qui me connaissent irl savent que, hum, je n'ai aucun sens de l'humour. Cependant, l'humour absurde peut parfois me plaire, je pense notamment à "Joyeuses Funérailles" où j'ai rarement autant ri devant un film. Mais là, l'humour était juste lourd et répétitif. Néanmoins, les références historiques n'étaient pas brouillonnes. Les caricatures de Beria et Malenkov - le pauvre oublié de l'histoire - étaient très réussies.
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    Loin de la foule déchaînée (2015)

    Far from the Madding Crowd

    1 h 59 min. Sortie : . Drame.

    Film de Thomas Vinterberg avec Carey Mulligan, Matthias Schoenaerts, Michael Sheen

    [ Janvier ] Alors, c'est un peu le genre de films sur lequel je n'ai pas grand chose à dire. A part que j'ai passé un bon moment, même si longuet ? J'atteins le creux de l'avis cinéma, là. Je dirais qu'il s'agit d'une bonne tourmente amoureuse qui réussit à capter les passions. Puis bon, les rebondissements, les happy end... Ca fait du bien, parfois.
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    Les Suffragettes (2015)

    Suffragette

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sarah Gavron avec Meryl Streep, Helena Bonham Carter, Carey Mulligan

    [ Janvier ] Ce film qui me donnera encore plus envie de dire "Men are trash" *clin d'oeil insistant*. Je plaisante - à demi -. Je connais assez peu l'histoire des suffragettes, donc bien entendu, je dois me méfier de ce film. Le casting est incroyable. Helena Bonham Carter en suffragette convaincue, c'est juste magnifique. Si je devais retenir une chose de ce film, ce serait que le militantisme ne se fait pas sans heurts. En cours, on a tendance à oublier que le droit de vote des femmes en Angleterre s'est fait avec violence, avec des attentats ! "Les suffragettes" est en ceci paradoxal : il montre les attentats, la violence policière tout en conservant un style très académique. Ce qui peut expliquer la faible moyenne ; néanmoins, j'ai apprécié ce paradoxe, puis ce film me donne bien envie de combler mes lacunes historiques concernant les suffragettes !
  • Vivre l'utopie! (1997)

    Sortie : 1997.

    Documentaire de Juan Gamero

    [Janvier] Ce documentaire est beau. Il est à montrer à tous ceux qui osent qualifier l'anarchie de chaos. Au contraire, "vivre l'utopie" montre à quel point le système anarchiste est organisé et ce en dépit de la guerre civil qui fait rage. L'anarchie, ce n'est pas que l'égalité à tout prix, c'est surtout la liberté, mais aussi la culture, l'apprentissage...
    Par contre, après la lecture de "Autogestion et anarcho-syndicalisme : analyse et critique", je pense que les témoignages des personnes du film sont peut-être un peu nostalgiques et idéalisent peut-être la période qu'ils ont vécu, car ce système contenait quelques failles (sans doute dérisoires face au capitaliste).
    Ce film donne envie d'y croire, et pourtant, c'est tout sauf évident.
    Ah, et quand je dis que ce documentaire est beau, c'est bien entendu au niveau du message, parce que, hum, la forme laisse bien à désirer.
  • Bande-annonce

    Nestor Makhno, paysan d'Ukraine (1996)

    58 min. Sortie : 1996.

    Film de Helene Chatelain

    [Janvier] Arte = source de documentaires sur l'histoire révolutionnaire infinie.
    Ce documentaire ne présente que très succinctement Makhno - ou bien de manière très concise -, et s'axe surtout tantôt sur le regard des films où il paraissait comme un bandit ou des habitants de Gouliaï-Polié, sa ville de naissance, où il paraît surtout comme un héros. Ardu de faire la part des choses et de lever le mysticisme qui entoure ce personnage, ce qui me donne bien envie de lire ses mémoires ( en parallèle de l'autobiographie de Trotsky, histoire d'être cohérent ) !
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    La Folie des grandeurs (1971)

    1 h 53 min. Sortie : . Comédie et historique.

    Film de Gérard Oury avec Louis de Funès, Yves Montand, Alice Sapritch

    [Février] Alors, j'adorais ce film enfant, en particulier le début avec le fameux réveil "c'est l'or". Eh bien, j'aurais du garder la magie du souvenir et ne jamais le revoir.
    Fond vert et cadrage horrible, on ne peut pas dire que ce film séduit par son esthétique. Mais je m'y attendais un peu. Le comique sera ici l'élément moteur, plus que l'intrigue farfelue. Ce comique, hormis la première demi heure est assez pesant. Après, je ne dis pas, peut-être que j'étais fatiguée, pas d'humeur à rire, mais je me suis bien ennuyée.
  • Drugstore Cowboy (1989)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Gus Van Sant avec James LeGros, Heather Graham, Beah Richards

    [ Février ] NE POSEZ PAS DE CHAPEAU SUR VOTRE LIT.
    "Drugstore cowboy' est un film qu'il est possible de qualifier de "juste". Que ce soit dans l'humour noir corrosif, ou dans l'émotion, il est juste. Puis le traitement de la drogue, souvent diabolisée à outrance afin de servir une fin moralisatrice, est ici juste. On comprend pourquoi ces personnages se droguent. L'adrénaline, les combines, la vie en communauté... Ils ont choisi cette vie. Et quand l'un des personnages succombe à une overdose, le groupe de junkies va se dissoudre : le meneur décide de se sevrer tandis que les deux autres l'abandonnent et poursuivent leurs combines. Question de volonté, encore une fois.
    La patte de Gus Van Sant est toujours reconnaissable, notamment avec l'usage du super 8 au début et à la fin du film - fin émouvante, où on voit le groupe heureux, vivant, loin de se douter que leur trajectoire vont prendre un bien autre virage.
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    The War Zone (1999)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Tim Roth avec Ray Winstone, Lara Belmont, Freddie Cunliffe

    [Février] Je ne sais que dire au sujet de "The war zone". Je ne parviens non plus à le noter.
    Cette critique retranscrit mieux mon impression que je l'aurais fait : https://www.senscritique.com/film/The_War_Zone/critique/19872637
  • Ni Dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme (2015)

    2 h 30 min. Sortie : 2015.

    Documentaire de Tancrède Ramonet avec Redjep Mitrovitsa, Audrey Vernon, Jean-Christophe Angaut

    [Février] Un pari très ambitieux : retracer l'histoire de l'anarchisme de 1840 à 1940, en deux/trois heures de documentaire en tentant de ne rien occulter. C'est plutôt réussi. "Ni Dieu, ni maître" est très introductif, tout en ne faisant l'impasse sur les grands acteurs et les grandes actrices de l'anarchisme, que ce soit en France, aux Etats Unis, en Chine...
    J'ai appris beaucoup de choses, en particulier sur les mouvements sociaux aux Etats Unis. Puis, enfin un BEAU documentaire. Je tiens à le souligner car les derniers documentaires historiques et/ou militants que j'ai vu sont, au niveau du montage et de la mise en scène, bien infâme - aussi par faute de moyens, il faut le souligner. Le documentaire est rempli de films d'archive d'époque ! Les intervenants sont variés - il y a le fameux Frank Mintz, auteur d'autogestion et anarchosyndicalisme en Espagne dont je ne cesse de rabattre les oreilles à tout le monde -, pertinents...

    Bref, un beau et bon documentaire. Il manque peut-être un "après" 1940, un retour bref sur le testament que nous ont laissé l'histoire anarchiste, même si cela a été quelque peu évoqué avec les black blocs au début de "Ni Dieu, Ni maître" partie un.
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    Tout ce qu'il me reste de la révolution (2019)

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Judith Davis avec Judith Davis, Claire Dumas, Malik Zidi

    Séances de cinéma (3 salles)
    [Février] Le synopsis avait titillé ma curiosité, et telle ne fut pas joie de voir que "Tout ce qui me reste de la révolution" passait dans le cinéma du coin.
    Joie éphémère. Ce film; à l'image du personnage principal "Angèle", s'avère aussi haut en couleur qu'agaçant.
    Angèle, c'est la militante naïve qui ne sait pas ce qu'elle veut, si ce n'est que "changer le monde". Naïve voire niaise, mièvre, bien que enhardie par la colère, adoucie par la nostalgie.
    Je ne la comprends pas. Je comprends sa hargne, mais pas ce qu'elle veut. La révolution, oui, mais laquelle ? Vers quel paradigme ? Bref, le manque de réflexion derrière le militantisme d'Angèle la rend creuse, ce qui est censé provoquer un effet comique - j'imagine -, mais cela suscite plutôt mon exaspération, hormis quand elle évoque son projet de co-existence à travers l'urbanisme.
    Néanmoins, ce film respire, on y voit quelques fragments de vie, notamment à travers la complicité entre Angèle et sa meilleure amie.
    Le manque de nuance du film m'avait d'abord irrité, entre les militants naifs et les "requins" obsédés par leur réussite sociale et financière. Cependant, ces deux blocs se mêlent et se nuancent, comme le montre la scène où le beau-frère d'Angèle part en vrille, tant accaparé, épuisé par son travail qu'il en devient fou. Ce passage montre que le personnage d'apparence antipathique du beau-frère est surtout un homme qui tente de faire au mieux, de réussir, au point de mettre de côté sa vie de famille et toute valeur qu'il pourrait avoir. "Pas d'état d'âme". Il finit par rejoindre le groupe de militants d'Angèle. Et des passages coups de poing comme celui-ci, il devrait y en avoir plus.
    Bon, je passe sur l'histoire d'amour mièvre et inutile... Le message du film serait-il qu'il ne reste que l'amour, l'élan vers l'autre malgré les obstacles mis en place, de la révolution ? Bouarf.
  • Espagne 36, révolution autogestionnaire (1994)

    Sortie : 1994.

    Documentaire de REDHIC

    [ Février ] Ajouté sur SC.
    Je crois qu'il faut que j'arrête de subir ce purgatoire audio-visuel.
    Je sais bien qu'un documentaire à un but surtout informatif, mais il ne faut pas oublier que si on a choisi le média qu'est le film, ce n'est pas pour rien.
    Là, le montage est horrible, les voix offs se contentent de lire d'une voix monocorde leur texte, ou alors sont étouffées par des effets vocaux ignobles puis parfois coupées avant qu'elles finissent leur phrase. De plus, le documentaire se compose surtout d'un diaporama d'images. Bref, j'ai arrêté de voir le film. Je l'ai écouté comme une émission de radio car je n'en pouvais plus de voir un diaporama.
    Je n'ai pas appris grand chose, peut-être parce que je n'ai pas suivi ce documentaire avec grande attention mais surtout parce que j'ai lu "Autogestion et anarchosyndicalisme : une analyse critique de l'Espagne de (1931 - 1990" de Frank Mintz qui est très complet sur le sujet.
    Bref, au lieu de subir cet enfer audio-visuel, je vous conseille de lire l'ouvrage mentionné plus haut.
    Je ne vais pas noter ce film, qui n'en est pas vraiment un d'ailleurs, je n'ai pas envie de casser le travail qui a été mis en oeuvre, qui, sur les chiffres et les faits, s'avère précis mais...
    "qu'est-ce que c'est pénible, ah !"
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    Inglourious Basterds (2009)

    2 h 33 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Quentin Tarantino avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz

    Séances de cinéma (1 salle)
    [Février] Seulement le troisième film que j'ai vu de Tarantino. Et oui. Pourtant, on peut reconnaître sa patte entre mille : hémoglobine, rock et humour cinglant - et sanglant -. Je ne vais pas m'attarder sur les personnages que je trouve vraiment bien écrit, en particulier la vengeresse Shosanna ou encore Hansa Landa, l'officier SS, aussi fin et malicieux que sadique et tordu. Les "héros" du film, les Inglorious Basterds sont surtout des caricatures - je pense à l'accent de Brad Pitt, on dirait qu'il mâche des pommes de terre en permanence -, ce qui ajoute un réel effet comique à un film qui serait plutôt sombre sans. J'imagine que Tarantino a puisé dans quelques films d'espionnages de série B, mais je n'ai pas les références.
    Cependant, "Inglorious Basterds" fourmille d'affiches, de plans à prendre en compte. Je pense à un magnifique plan où on voit Shosanna, en haut de son échelle qui affiche un film d'Henri Georges Clouzot et où, derrière elle, il y a un panneau publicitaire "byrrh", peut-être une référence à "Panique" de Duvivier. Or, Clouzot a tourné avec "la continentale", la boite de production allemande, tandis que Duvivier dans "Panique", montre la France antisémite. On peut aussi entrevoir dans le film une affiche de "l'assassin habite au 21", ainsi que beaucoup de références au cinéma, à Chaplin, par exemple. L'intérêt du film repose à mes yeux surtout sur le regard qu'adresse Tarantino au cinéma. Le cinéma a une influence certaine, il peut être un outil de propagande comme de révolte - cf la scène de fin -, il faut donc penser ce média, penser ses codes. Je n'ai pas vu, ni saisi toutes les références filmiques de "Inglorious Basterds", mais je pense qu'il nous pousse à prendre du recul sur le cinéma, en particulier en temps de guerre, que le cinéma peut être une arme. A nous de nous l'approprier.
    Attention, encore une fois, il s'agit d'une interprétation. N'hésitez pas à partager la vôtre - si toutefois quelqu'un lit ceci -.
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    16 Blocs (2006)

    16 Blocks

    1 h 41 min. Sortie : . Drame, thriller et policier.

    Film de Richard Donner avec Jenna Stern, Casey Sander, Cylk Cozart

    [ Février ] Je n'ai pas grand chose à dire à propos de ce film. Certes, les personnages sont à la limite de la caricature : le policier dépressif-alcoolique-suicidaire, le ripoux... Mais, on peut y remarquer une maîtrise certaine du suspense, les scènes de course poursuite sont parfois haletantes. Puis, la fin est pleine de bons sentiments ( Bruce Willis en même temps ). Bref, un film agréable à regarder, parfois creux et longuet, mais ça va. Agréable à regarder malade sous un plaid.
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    Une femme sous influence (1974)

    A Woman Under the Influence

    2 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Cassavetes avec Peter Falk, Gena Rowlands, Fred Draper

    Séances de cinéma (1 salle)
    [ Février ] Dérangeant. Avec un Peter Folk pour le moins inattendu dans le rôle du marié de Gena Rowlands qui livre ici une prestation époustouflante. Un sentiment de malaise en pensant à ce film resurgit encore deux semaines après son visionnage.
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    Trust (2010)

    1 h 46 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de David Schwimmer avec Clive Owen, Catherine Keener, Liana Liberato

    [Février] Très brièvement, il s'est écoulé plus d'une quinzaine de jours après le visionnage de ce film. Néanmoins, il m'a marqué par son message : une critique juste de la culture du viol. Ici, l'adolescente, parce que n'étant pas "la victime idéale" est blâmée par son père, qui tente de tout faire pour réclamer justice, quitte à nuire à sa propre fille, qui essaye de se reconstruire tant bien que mal. Ce film dénonce la sexualisation des jeunes filles, la banalisation des agressions sexuelles dans un "couple"... Non, vraiment, "Trust", parfois dur à voir porte un bon message, une dénonciation de la culture du viol et un appel à soutenir les victimes de viol, qu'importe leur situation.
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    Land and Freedom (1995)

    1 h 49 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Ken Loach avec Ian Hart, Rosana Pastor, Icíar Bollaín

    [Mars] Revu. Ce film est encore plus captivant qu'à mon premier visionnage, car auparavant, j'ignorais tout de la guerre d'Espagne qui est presque devenu l'un de mes sujets de prédilection. Tout y est. Je le sens bien inspiré d'Hommage à la Catalogne d'Orwell. Les chants révolutionnaires y sont majestueux. Je vous conseille de regarder le film en VO, ne serait-ce que pour l'accent à la limite de l'incompréhensible de Ian Hart - je comprenais mieux les personnes qui parlaient en Espagnol, c'est dire -. "Land and Freedom" est un film historique excellent, qui retrace à la fois les espoirs de révolution du POUM ainsi que l'amateurisme total de son armée au départ et ses armes miteuses.
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    Kiss Kiss Bang Bang (2005)

    1 h 43 min. Sortie : . Action, comédie, policier et thriller.

    Film de Shane Black avec Robert Downey Jr., Val Kilmer, Michelle Monaghan

    [Mars] Revu deux ans plus tard. Ce film m'était sorti de la tête, hormis la fameuse réplique "Bz ! bz ! Allez oust, monsieur mouche !". Je pense l'oublier de nouveau d'ici quelques années. "Kiss kiss bang bang" utilise des fils de narration classique : un anti héros paumé à L.A, amoureux d'une belle femme et embourbé dans un complot. La voix off à la première personne est souvent lourde, avec des classiques "arrêt sur l'image", retour en arrière. Cependant, on ne passe pas un mauvais moment devant ce film ; certaines situations sont cocasses et prêtent au sourire.
    Dans le genre, je vous conseille Under the silver lake de David Robert Mitchell, qui utilise les mêmes éléments : anti héros, complot, belle femme, disparition, mais pour nous transporter dans un monde décousu et excentrique.
  • Bande-annonce

    Les Étendues imaginaires (2019)

    A Land Imagined

    1 h 35 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Siew Hua Yeo avec Peter Yu, Xiaoyi Liu, Guo Yue

    [Mars] Je ne peux pas lancer d'appréciation. Je dirais juste que ce film est un patchwork : monceaux de rêves, de disparition, de critique sociale aux couleurs tantôt ternes, tantôt éclatant la rétine à la manière de la bande sonore parfois horripilante. Une volonté de montrer le Singapour ouvrier, entre labeur et loisirs. J'ai commis l'erreur de m'accrocher dès le début à une trame narrative. Un conseil : ne le faites pas. Sans doute, faut-il se laisser bercer par ces étendues imaginaires bien tumultueuses pourtant.
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    3 Billboards, les panneaux de la vengeance (2018)

    Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Martin McDonagh avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell

    [Mars] Enfin vu. Je me rappelle que un certain nombre d'amis étaient déçus à sa sortie. Puis le film a été primé, beaucoup ont trouvé son succès injustifié. Je suis donc contente de l'avoir vu bien plus tard, sans attente, sans le comparer avec les autres films primés de l'époque.
    Alors, oui, ce film, dans quelques années, je ne vais sans doute pas m'en souvenir. Peu de plans ont attiré mon attention, si ce n'est que la scène de la prison en feu, par exemple. Là où Three Billboard se fait fort, c'est par son humour, décalé voire noir qui rend le film plus supportable. Car après tout, il retrace l'histoire d'une mère qui remue ciel et terre pour retrouver le meurtrier de sa fille assassinée, calcinée et violée. Aussi, l'écriture des personnages est saisissante, ils évoluent et surtout, sont nuancés. Même le personnage du policier abruti, ivrogne et raciste peut se montrer touchant, et la mère est loin d'être la figure de l'épleurée, elle agit, violente, est froide et par conséquent, ne plaît guère car elle transgresse l'idée qu'on se fait d'une mère en deuil.
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    Les Statues meurent aussi (1953)

    30 min. Sortie : mai 1953.

    Documentaire de Ghislain Cloquet, Alain Resnais et Chris Marker avec Jean Négroni, François Mitterrand, Pope Pius XII

    [Mars] Revu et annoté lors du périple filmique de 2018.
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    Critique de la séparation (1961)

    17 min. Sortie : 1961. Expérimental.

    Film de Guy Debord avec Guy Debord et Caroline Rittener

    [Mars] Critique singulière du cinéma, comme lieu du spectacle, de la mort, de la dépossession de la vie du spectateur. Le cinéma documentaire se pavanerait en présentant le vrai, à travers un sujet. Or, pour Debord, le vrai est sans sujet. La communication entre les êtres est lourde de confusion, ce que le cinéma ne retranscrit pas. Elle ne retranscrit pas le vrai, mais une illusion du vrai. Debord nourrit son propos en usant des photos, des vidéos d'une jeune fille qu'on ne connait pas et qu'il ne présentera pas, des personnes, de lieux que je ne connais point non plus. Ce film pose une interrogation : faut-il savoir qui sont ces gens pour mieux comprendre le propos de Debord ? Mais cette interrogation est erronée. Ce n'est pas un film. C'est ce que Debord décrit comme un monologue d'ivrogne. Il ne faut pas quêter un sens précis à ce "non film", mais une déclaration bourrue à la vie, à "l'émancipation du spectateur".
    Et là, encore, je suis dans la quête de sens, probablement erronée.
    Bref, je suis perdue.
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    Jeux dangereux (1942)

    To Be or Not to Be

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie et guerre.

    Film de Ernst Lubitsch avec Carole Lombard, Jack Benny, Robert Stack

    [Mars] Un comique de répétition parfois bien mené, parfois lourd. Néanmoins "To be or not to be" est savoureux à voir, avec des personnages bien farfelus, des retournements de situation imprévisibles.
    Je pense que Tarantino a du piquer quelques plans et idées pour le film Inglourious Bastards.