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Pétarades et cacophonies : mon 2018 en musique

Avatar Raton Liste de

220 albums

par Raton

Après des années à ne pas trouver l'utilité des listes annuelles sur les écoutes musicales, je cède à l'appel de la sirène et créé ma version.
Le but est de centraliser mes impressions sur tout ce que j'ai écouté intégralement durant l'an de grâce 2018.
Cette liste me permet aussi de me donner plusieurs objectifs musicaux à atteindre avant le 31 décembre 2018 : discographies à avaler, lacunes à combler, spécialisations à acquérir, etc.
Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas une seconde et laissez un délicieux commentaire.

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    Rock the Fuck on Forever (2016)

    Sortie : . Hardcore mélodique et pop punk. 13 morceaux.

    Album de Angel Du$t

    [Melodic Hardcore / Skate Punk - USA]

    Commencer l'année avec du hardcore paraissait être une bonne idée, sauf que...

    Angel Du$t est un groupe de HxC mélodique très lourdement influencé par le skate punk californien. Je m'y suis lancé parce que le batteur de Turnstile fait partie du groupe et que Turnstile est mon péché mignon NYHC depuis un bail.
    Mais c'est absolument pas mon truc, beaucoup trop sucré et popisé. D'autant plus que j'ai l'impression qu'on fait bien mieux dans le genre.
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    Easter (1978)

    Sortie : 1978. Rock et punk. 11 morceaux.

    Album de Patti Smith Group

    [Rock / Art Punk - USA]

    Conseillé par le gros @P1ngou1n, je m'attaquais à cet album sans attentes particulières.
    Je savais que Horses était très largement considéré comme le chef d'oeuvre de Patti Smith et comme j'en suis pas un immense fan, je voyais mal comment Easter pouvait être meilleur.
    Et pourtant, ça l'est. Plus équilibré, plus marquant et plus furieux, cet album m'a tapé dans l’œil dès la première écoute.
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    Dedicated to Babies Who Came Feet First (2008)

    Sortie : 2008. Hardcore punk et beatdown. 15 morceaux.

    Album de Cold World

    [Hardcore punk / Beatdown / Hip-hopisant - USA]

    J'avais déjà jeté une oreille sur quelques pistes de Cold World quand Spotify lançait des artistes similaires après un album de Turnstile (donc très souvent) ou de hardcore bas du front quelconque.
    Le groupe balance sur cet album du HxC beatdown lourdement influencé par le hip-hop.
    C'est assez fourre-tout mais toujours avec une grande sincérité, assez touchante. Malheureusement, cette générosité ne parvient pas à dissimuler la monotonie du disque et sur 30 minutes mon attention a largement flanché.
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    More Skin With Milk-Mouth (2007)

    Sortie : . Rock indépendant, rock, expérimental et rock psychédélique. 5 morceaux.

    Album de Giraffes? Giraffes!

    [Math rock - USA]

    Quelques morceaux du groupe m'étaient passés dans l'oreille via les "Découvertes de la semaine" Spotify (décidément...) et comme j'aime beaucoup le morceau introductif, j'ai décidé de lancer l'album une bonne fois pour toutes.

    Finalement, "Giraffes ? Giraffes!" c'est du math rock de foire plutôt efficace mais trop redondant pour convaincre pleinement. Et être répétitif sur un album de 28 minutes, c'est pas pardonnable.
    Du coup si vous voulez un titre survitaminé pour vous réveiller, prenez ce fameux morceau introductif "When the Catholic Girls..." et vous aurez plus ou moins écouté tout l'album.
  • Mooncurse (2017)

    Sortie : . Doom metal et sludge metal. 7 morceaux.

    Album de Wormwood

    [Doom / Sludge - USA]

    J'avais peur d'être devenu un jeune grincheux en ce début d'année avec cette flopée de notes tiédasses mais heureusement le doom est venu à ma rescousse.

    Dès la moitié de l'album, je m'étais déjà convaincu d'écrire une critique dessus.
    "Mooncurse" propose un doom/sludge astral, brillamment composé et interprété, sans se prendre la tête et c'est une bouffée d'air frais (si j'ose dire) après plusieurs sorties doom décevantes (EW, With the Dead...).
    Pour plus de détails cf. Doomopolis.
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    Soon Over Babaluma (1974)

    Sortie : 1974. Krautrock et electronique. 5 morceaux.

    Album de Can

    [Krautrock / Jazz fusion - Allemagne]

    2017 avait marqué mon entrée dans la folle discographie de Can puis l'ingestion et la réécoute régulière des 5 premiers albums. Quoi de mieux que de commencer 2018 avec un opus moins adulé des Allemands ?

    Les deux premiers morceaux sont sympathiques mais rapidement l'absence de Damo Suzuki se fait sentir, surtout sur les deux derniers titres complètement oubliables.
    En somme, Can poursuit sur sa lancée initiée avec "Future Days", dans une musique plus minimaliste et pour moi, carrément moins intéressante.
  • KILL YOURSELF PART XVIII: The Fall of Idols Saga (EP) (2017)

    Sortie : . 3 morceaux.

    EP de Suicideboys

    [Trap / Southern Hip Hop - USA]

    J'avais découvert $uicideboy$ totalement au hasard, sur Facebook, en lisant des metalheads parler de hip hop cradingue.
    Si le groupe n'est pas aussi proche de la scène metal que l'est Ghostemane, il est facile de comprendre pourquoi ils peuvent taper dans l'oeil des bourrins.

    Le hip hop sudiste des cousins de Louisiane évolue entre instrus trap, rap de Memphis et influences horrorcore bien lourdingues. C'est ultra bas du front, ça tape dur avec des drops de fifrelins et un flow saccadé des enfers.
    On ne va donc pas écouter $uicideboy$ comme on écoute le Wu Tang, mais c'est une sacrée partie de rigolade.

    Malheureusement, les bons titres sont répartis entre les différents EP et à part "I Am the Apocalypse" sur ce Kill Yourself 18, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent.
  • KILL YOURSELF Part I: The $uicide Saga (EP) (2014)

    Sortie : . 5 morceaux.

    EP de Suicideboys

    [Cloud Rap / Southern Hip Hop / Emo Rap - USA]

    Par curiosité j'ai donc voulu écouter à quoi ressemblait le début de la saga des Kill Yourself (3 ans séparent cet EP et le volume 18).
    C'est beaucoup moins rigolo, moins entraînant et plat comme une crème brûlée (dans la bouche de certains, ça sonnerait comme un compliment mais j'aime pas les crèmes brûlées).
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    Zeit (1972)

    Sortie : août 1972. Ambient et progressive electronic. 4 morceaux.

    Album de Tangerine Dream

    [Space Ambient / Progressive Electronic - Allemagne]

    Je m'attendais à apprécier légèrement moins cet album que les fabuleux "Phaedra" et "Rubycon", considérés comme l'apogée créative des Allemands, mais que nenni.
    Je me suis instantanément laissé porter par la grâce absolue de Tangerine Dream. Ils ont ce je ne sais quoi en plus qui fait passer un album d'ambient cohérent et agréable à un voyage cosmique à couper le souffle.
    Il y a sûrement quelque chose de magique là dessous mais je vais pas m'en plaindre ; Zeit, c'est 1h15 de pur bonheur.
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    Axe to Fall (2009)

    Sortie : . Hardcore punk. 13 morceaux.

    Album de Converge

    [Metalcore / Mathcore - USA]

    Après l'écoute du "petit" dernier "The Dusk in Us", j'étais curieux d'écouter les albums qui le séparaient de "Jane Doe".
    Je lance donc "Axe to Fall" dans l'espoir d'y entendre un Converge différent.

    Malgré les deux premiers titres, à la hauteur des bourrinades de haut vol du groupe et les deux derniers plus lents et osés, je dois avouer que c'était du Converge assez conventionnel, toujours agréable dans ses accès de violence, mais pas franchement marquant.

    Heureusement qu'il y a le merveilleux "Cruel Bloom" en fin d'album, finement composé et transcendé par la voix de Steve von Till de Neurosis. Le morceau a donc une agréable saveur réminiscente de "A Sun That Never Sets" (le meilleur album de Neurosis, qu'on soit bien d'accord).
  • KILL YOURSELF PART XVI: The Faded Stains Saga (EP) (2017)

    Sortie : . 3 morceaux.

    EP de Suicideboys

    [Trap Rap / Southern Hip Hop - USA]

    Pour l'instant, c'est le plus convaincant des EP.
    Ceci étant dit, il faut avouer qu'il n'est porté que par un seul titre, le très bon "I'm Done". Les deux autres, sans être mauvais, se contentent de faire le boulot sans valeur ajoutée.
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    II (2015)

    Sortie : 2015. 7 morceaux.

    Album de Weedpecker

    [Stoner rock / Rock psyché - Pologne]

    Petite session de rattrapage avant d'écouter le "III" sorti il y a 3 jours.

    Autant j'avais vraiment adhéré au premier album, éponyme, de Weedpecker, autant celui n'a pas réussi à m'emporter.
    Dès le premier morceau, "Reality Fades", on saisit la recette de l'album et les morceaux suivants s'enchaînent comme s'il s'agissait d'un seul long morceau répétitif.

    J'avais aimé le premier album pour ses gros morceaux de stoner qui tâche ("Berenjena Pipe" foutredieu) et ce "II", en prenant un parti plus planant et psychédélique, laisse derrière lui ce qui me plaisait dans le groupe.
    Alors bien sûr, c'est loin d'être mauvais et Weedpecker assure dans le trip psyché-fleuve, mais pour moi, ça reste bien derrière un Earthless ou un Samsara Blues Experiment dans un genre similaire.
  • Thrash Grass (EP) (2016)

    Sortie : . 5 morceaux.

    EP de The Native Howl

    [Bluegrass / Thrash - USA]

    Découvert grâce au camarade Maxwell de 2guys1tv, avec sa vidéo bilan 2017, cet EP a toutes les raisons d'intriguer.
    The Native Owl est une bande de joyeux culs terreux vêtus de chemises à carreaux, qui vient du Michigan et qui a décidé de mélanger les genres que ses membres appréciaient.

    Ainsi cet EP se revendique fièrement comme du "Thrash Grass", habile mélange entre de la bluegrass et du thrash metal. On était habitués aux mélanges folk et metal, Zeal & Ardor nous avait convertis au black metal bluesy, mais c'est la première fois que je tombe sur un mélange aussi saugrenu.

    Et pourtant, les bougres s'en sortent comme des champions. L'instrumentation traditionnelle bluegrass se mêle parfaitement à la rugosité et l'agressivité thrash. Les riffs sont rapides, le banjo est frénétique et les refrains sont fédérateurs en diable.

    Toutefois, si la démonstration est réussie, elle n'en reste pas moins un exercice de style assez limité. Heureusement que les gadjos ont eu la bonne idée de ne faire qu'un EP dans le genre, car un album aurait sans doute vite lassé l'auditeur.

    En attendant laissez-vous charmer par l'appel de l'Ouest et lancez dès que vous pouvez la piste introductive "Thunderhead" pour voir de quoi il en retourne.
    Quant à moi, je reviens bientôt avec un nouveau genre hybride perché, j'ai un album de death metal neofolk sur le feu.
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    First Spell (1994)

    Sortie : 1994. Black metal. 5 morceaux.

    Album de Gehenna

    [Black metal - Norvège]

    Gehenna n'aurait jamais du tomber dans l'ombre des parrains de la scène black metal norvégienne. Déjà parce que c'est largement du niveau d'un Gorgoroth ou d'un Darkthrone et en plus parce que c'est sûrement meilleur que Mayhem ou Satyricon.

    Ça mélange à la perfection empreintes mélodiques délicates, riffs vicelards délicieux et ambiances occultes, sans jamais être kitsch ou rasoir.
    Et puis surtout, on ne le dit pas assez, mais chaque morceau sur cet EP/album est mémorable : de la merveilleuse intro "The Shivering Voice of the Ghost" à la bataille finale "Morningstar" en passant par le brillantissime "Unearthly Loose Palace", gros classique BM 1ere vague à placer directement aux côtés des "Quitessence" et autres "Det som en gang var" (oui j'ai osé).

    Écoutez cet album svp.
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    III (2018)

    Sortie : . Rock psychédélique, stoner rock et rock planant. 5 morceaux.

    Album de Weedpecker

    [Rock psyché / Space Rock - Pologne]

    La transition amorcée dans leur deuxième album s'achève ici.
    Adieu stoner des steppes, bonjour psyché stratosphérique.

    Dans le milieu, on dit qu'ils ont fait une "Elder" et ça tombe plutôt bien car ce nouvel album sonne exactement comme du Elder période Lore/Reflections avec des riffs à deux guitares, un accent mélodique plus fort et un chant effacé (au point qu'en y repensant j'ai cru que c'était un album instrumental).

    Si la volonté d'évoluer est louable, les Polonais de Weedpecker, en jouant la carte du psyché/space, arrivent sur un terrain déjà usé à la corde (le stoner aussi vous me direz).
    Et après un morceau, on se rend bien compte qu'ils n'ont pas grand chose à apporter à la scène.
    Alors c'est agréable à écouter, pas de doute là dessus, mais on n'en retient rien du tout.
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    Sidereal Journey (1998)

    Sortie : 1998. 33 morceaux.

    Album de Oxiplegatz

    [Metal prog / Avant-garde - Suède]

    Je suis tombé sur cet album via un merveilleux chart 4chan sur le "Cosmic Metal".
    Petite pépite oubliée de metal prog/avant-gardiste, "Sidereal Journey" a été composé par Alf Svensson, guitariste sur les deux premiers At the Gates et actif dans les groupes de Necrolord (Grotesque, Liers in Wait, Diabolique).

    Complètement fan de SF, le type décide de faire un album de 33 pistes pour 41 minutes qui évoque les voyages stellaires et les mystères du cosmos.
    Si les paroles sont assez lambda, la musique a largement de quoi captiver.
    Alf Svensson livre un déluge de metal astral, hautement inspiré, servi par une instrumentation riche - même symphonique par moments - et la voix angélique de Sarah Svensson (qui avait déjà chanté pour Dark Tranquility).

    Même sans être fan de metal prog, je ne peux qu'être émerveillé devant une oeuvre si dense et généreuse. Seuls quelques passages trop cheesy peuvent réduire le plaisir d'écoute, mais ça se surmonte aisément.
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    Flowers From Exile (2009)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Rome

    [Néofolk - Luxembourg]

    S'il y a bien un genre auquel j'ai du mal à m'attacher durablement, c'est la néofolk. Alors que je suis très amateur de son penchant dark folk, je suis assez hermétique aux grands noms du néofolk/martial industrial (:Of the Wand & the Moon:, Current93, et dans une moindre mesure Death in June).
    Pourtant il y a déjà un an et demi, j'étais tombé amoureux du néofolk des Autrichiens de Sturmpercht, donc je me dis que la bataille n'est pas perdue.

    Et "bataille" est approprié tant Rome s'attache à l'esthétique guerrière de la folk martiale. C'est justement cette imagerie qui me rebute. J'arrive pas à m'attacher et à m'approprier cette musique en partie à cause de cette approche et de ces symboles militaires.

    Mais ce qui me fait mettre une note si basse pour un album d'une si certaine qualité (grand soin apporté à la composition, aux paroles et aux arrangements) c'est le côté lénifiant, répétitif et décharné.
    C'était certainement le projet des membres, de faire un album qui sonne comme la plainte d'un soldat blessé sur le bord d'une route, espèce de vision romantique et meurtrie de la vie en temps de guerre ; malheureusement, si je reconnais la démarche, elle ne prend pas sur moi et même finit par me déranger (et ce, malgré des bons morceaux, "To Die Among Strangers" en tête).
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    Given to the Rising (2007)

    Sortie : mai 2007. Post-metal, sludge metal et post-rock. 10 morceaux.

    Album de Neurosis

    [Post metal / Post rock - USA]

    On m'avait prévenu : après "The Eye of Every Storm", la magie n'opère plus.
    Déjà que j'étais passé à côté de celui précédemment cité, j'appréhendais un peu l'écoute de "Given to the Rising".

    En effet, le Neurosis volcanique et névrosé n'est plus sur cet opus mais ça n'en fait pas un mauvais album pour autant.
    Certains morceaux sont pertinents et ne font pas tâche dans la discographie du groupe. Les lacunes de cet album sont plutôt à chercher dans l'absence d'osmose et d'énergie mystique folle qu'on trouvait sur "Through Silver in Blood" ou "A Sun That Never Sets".

    "Given to the Rising" est un bon album de post-metal, mais un album mineur pour Neurosis.
  • ショップ @ ヘルシンキ (2016)

    Sortie : . 7 morceaux.

    Album de Cat System Corp.

    [Vaporwave - Pays-Bas]

    Il fallait un jour que je fasse le pas, que je franchisse le Rubicon et que je me lance dans l'écoute d'un album de vaporwave.
    Ce jour est arrivé avec cet opus imprononçable de Cat System Corp.

    Mélangeant esthétique japonaise et samples finnois, l'album nous entraîne droit dans un centre commercial flambant neuf, où les sourires éclatants se réfléchissent sur le blanc laqué de l'escalier circulaire.
    Malgré l'ambiance véritablement prenante, ce "ショップ @ ヘルシンキ" n'est pas franchement excitant tout du long. A part le morceau introductif, le "717A バス [Rautatientori]" et quelques autres passages, l'attention n'est pas toujours optimale et les 30 minutes d'écoute peuvent être assez décousues.

    Mais bon, sans rancune la vaporwave, je reviendrai vers toi bientôt.
  • Gnosis (EP) (2015)

    Sortie : . Black metal, acoustique, expérimental, ethéré et metal progressif. 5 morceaux.

    EP de Spectral Lore

    [Black atmo - Grèce]

    J'avais adoré le "III" de Spectral Lore, pure merveille entre black atmo cosmique et parties acoustiques raffinées. Je voulais donc voir si ce "III" était un coup de maître unique ou si le one-man band grec pouvait reproduire le miracle.

    Avec ce "Gnosis" le constat est double : d'abord Nihilus Ayloss est un excellent compositeur acoustique, toutes les parties sans distorsion sont bien pensées et touchent juste, avec une délicate saveur orientale. Mais ensuite, les parties black metal sont loin d'être convaincantes, se contenant de ressasser un black atmo déjà entendu mille fois, sans ajouter une plus-value notable.

    Alors malgré les efforts de composition et le raffinement de nombreux passages, cet EP de près de 50 minutes loupe le coche et ne parvient pas à captiver l'auditeur que je suis.
  • KILL YOURSELF PART XIII: The Atlantis Saga (EP) (2017)

    Sortie : . 3 morceaux.

    EP de Suicideboys

    [Trap / Cloud Rap / Southern Hip Hop / Emo Rap - USA]

    Avec cet EP, les $uicideboy$ explore une facette plus aquatique de leur hip hop de truand.
    Leur flow se fait plus anesthésié, l'instru plus vaporeuse. On imagine les visages des deux cousins se distinguer à peine à travers le nuage de fumée du studio.
    On y découvre aussi une touche un brin mélancolique ou du moins nostalgique, dans les deux premiers morceaux notamment. Le sample de Lana del Rey sur "Hard to Tell" ne fait qu'accentuer cette impression.

    C'est un EP lancinant, assez éclatant, dans ses passages en voix claire particulièrement.
    Le dernier morceau tranche un peu avec les précédents en revenant au son tranchant habituel. Le maintien de la voix claire, puissante mais fragile, permet toutefois de maintenir cette impression de nuage sous l'eau.
  • Void Masquerading as Matter (EP) (2017)

    Sortie : . 4 morceaux.

    EP de Thantifaxath

    [Black metal / Metal prog - Canada]

    Je suis vraiment tombé au hasard sur cet EP de black prog canadien, sorti chez Dark Descent, via le top 50 EP de 2017 sur RYM.
    L'association "black metal", "progressive metal" et "dark ambient" m'a convaincu et la durée de la chose (35 minutes) m'a fait ouvrir Bandcamp immédiatement.

    Et je n'ai pas été déçu du voyage. Thantifaxath (impossible à mémoriser comme nom) propose un black metal viscéral et dissonant sans jamais se soucier de coller aux stricts codes du genre.
    L'inventivité est toujours au rendez-vous, sans jamais ignorer ni la puissance ni la hargne. Des cordes frottées viennent également renforcer l'aspect malsain et malveillant de l'EP.

    En matière d'immersion, de bourrasque de distorsion et de dissonance cet EP place la barre très haute.
    A conseiller à tous les amateurs de black radical, non conventionnel et métaphysique.
  • KILL YOURSELF Part II: The Black Suede Saga (EP) (2014)

    Sortie : . 3 morceaux.

    EP de Suicideboys

    [Horrorcore / Cloud Rap / Southern Hip Hop / Emo Rap - USA]

    Encore une fois, les cousins livrent un EP où seul le premier morceau sort du lot et propose un concentré de noirceur et d'efficacité. Ici, "Rotten Souls" introduit l'opus avec une hargne non simulée et assez jubilatoire.

    Malgré cet effort, la suite peine à rester au niveau. "Friday the 13th" est assez balourd dans un délire "coucou fais moi peur" assez dispensable. Les gimmicks du duo alourdissent le tout sans vraiment apporter quoique ce soit. Les samples sont peu surprenants et leur utilité est discutable. Pareil pour le dernier, "Ocean Side $uicide", énième morceau passe partout, pas désagréable mais manquant cruellement d'originalité. Le flow y est même parfois assez embarrassant.
  • Terraforming (2017)

    Sortie : . Post-metal, death metal et doom metal. 6 morceaux.

    Album de Jupiterian

    [Post-metal / Death doom - Brésil]

    Un album de sludge atmo / death doom brésilien avec une pochette splendide, sur le papier, "Terraforming" était bien parti pour débarouler comme un champion dans mon top albums 2017.

    Et pourtant, l'album se rapproche plutôt de mon top déceptions de l'année dernière. Lorsqu'on s'essaye à des genres aussi portés sur l'ambiance et l'atmosphère que le doom extrême et le post-metal, il faut s'assurer de captiver l'attention de l'auditeur et ne jamais le laisser partir.
    En somme, un bon album de doom/post-metal est un bon geôlier, à l'égard duquel on finit par développer un syndrome de Stockholm.

    Pour continuer dans la métaphore, "Terraforming" nous propose une cellule en carton avec du coton en guise de barreaux. C'est pas mal composé, y a clairement une bonne intention mais je finis par m'emmerder après 10 minutes. Et quand l'album ne dure que 38 minutes, le problème est largement pénalisant.

    Si vous êtes un fan absolu de musiques plombés extrêmes, posez une oreille sur "Terraforming", sinon je vous promets que vous avez mieux à faire.
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    Khram (2018)

    Храм

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Arkona

    [Folk metal / Pagan black - Russie]

    Arkona est longtemps resté mon groupe de folk metal fétiche, bien au dessus de tout le cirque pouêt-pouêt ridicule à la Korpiklaani et autres Eluveitie.
    Encore aujourd'hui "Goi, Rode, Goi" reste un de mes albums préférés du genre et je le repasse régulièrement.
    Mais, à part "Slovo", je n'avais pas vraiment suivi le Arkona récent. C'est donc avec une grande curiosité que j'abordais ce "Khram".

    Première observation : cet opus est plus torturé, plus complexe et ambitieux que les précédents efforts. Exceptions faites de l'intro et de l'outro, seul un morceau passe sous la barre des 7 minutes et même si le groupe n'a jamais été radin avec ses fans, cette longueur est assez inhabituelle.

    Les premiers morceaux sont assez irréprochables à ce niveau. "Shtorm" commence à envoyer le pâté et le morceau fleuve qui lui succède, "Tseluya zhizn" ne démérite en rien, en proposant des plans audacieux et très bien sentis.
    Mais l'album se fonde sur un decrescendo et plus les minutes passent, moins l'album réussit à me convaincre. Après la moitié, j'ai régulièrement décroché et je n'ai pas vraiment réussi à trouver des riffs ou des idées de composition qui m'ont redonné foi.

    L'album se finit donc sur un note amère, celle de ne pas avoir été à la hauteur de son très bon premier tiers.
  • KILL YOURSELF PART XV: The Coast of Ashes Saga (EP) (2017)

    Sortie : . 3 morceaux.

    EP de Suicideboys

    [Trap / Southern Hip Hop - USA]

    Encore un EP où le premier morceau est bon et le reste est à la traîne.
    Je sais plus trop quoi dire moi s'il font toujours la même chose.

    Cette 15e partie de la saga Kill Your$elf est plus percutante, moins riche mais sans doute plus efficace que les autres que j'ai pu écouter. L'effort est concentré sur le groove et le flow tsunami des deux larons.
    Encore une fois, la pochette est pas mal choisie, représentant le pauvre auditeur noyé sous la vague de fond des $uicideboy$. Habile.
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    Honor Found in Decay (2012)

    Sortie : . Post-metal. 7 morceaux.

    Album de Neurosis

    [Post-metal - USA]

    "Honor Found in Decay" est généralement considéré comme le moins bon album de Neurosis (exceptions faites des deux premiers albums de HxC).
    Et pourtant, je l'ai trouvé meilleur qu'on veut bien l'admettre.

    Neurosis continue dans la lignée de "Given to the Rising", avec un post-metal moins alambiqué et plus rentre-dedans.
    Alors s'il est clair que ça ne vaut pas les monuments "Times of Grace" ou "A Sun That Never Sets", je préfère entendre ce genre d'album honnête et facile d'accès plutôt que les essais plus abstraits de "The Eye of Every Storm" ou de l'album avec Jarboe.

    La première moitié de cet album est même une très efficace entrée en matière, bien basse du front comme j'aime. Bon, après, il est vrai que l'album se perd un peu en redites et facilités de composition mais il n'empêche que l'écoute de ce "Honor Found in Decay" est plus agréable que l'écoute des 3 précédents.
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    Rye. Fleas. Chrismon. (2015)

    Sortie : . 7 morceaux.

    Album de KZOHH

    [Black atmo - Ukraine]

    À sa sortie, l'aura de ténèbres entourant cet album m'avait séduit et je m'étais directement dit que je l'écouterai rapidement. Plus de deux ans après, je le lance enfin sur un service de streaming musical suédois bien connu.

    La première chose qui frappe, lors de l'écoute de ce "Rye. Fleas. Chrismon" c'est l'extrême brio placé dans la construction d'une ambiance malsaine et terrifiante.
    Rien que le morceau introductif place la barre très haute en faisant entrer l'auditeur dans une taverne médiévale joyeuse avant de le tirer vers un littoral menaçant et orageux.
    L'album se déroulera ainsi entre terreur rampante, relents de crasse et empreintes mystiques inquiétantes.
    L'efficacité n'est pas en reste avec des morceaux ultra bourrins, criards et vicelards comme on les aime dans le black metal de l'Est.

    Bon, le black ukrainien est aussi souvent facho et Kzohh n'est pas une exception donc méfiance et prudence.
    Car il faut bien garder à l'esprit que lorsqu'on donne de la thune à ces groupes, on aide à financer des organisations nationalistes et/ou néo-fascistes (Militant Zone, Bataillon Azov, etc.). La séparation musique/idéologie a ses limites.
  • Burn Brightly Alone (2011)

    Sortie : . Death metal et néofolk. 13 morceaux.

    Album de Cadaverous Condition

    [Death metal / Néofolk - Autriche]

    Les albums hybrides bizarres épisode #2

    Après la thrashgrass de The Native Howl, il est grand temps d'aborder la death folk de Cadaverous Condition. Depuis leur formation en 1990, les Autrichiens aiment conjuguer un death metal abrasif avec une neofolk hors du temps. Là où plusieurs groupes auraient pu juxtaposer les deux, sans véritable intérêt, Cadaverous Condition alterne entre morceaux death classiques et morceaux où l'instrumentation néofolk acoustique est accompagnée d'un chant guttural.

    Et faut avouer que le mélange est fait avec justesse et pertinence. Les pistes death sont plutôt modernes, avec des riffs minimalistes rentre-dedans sur des structures répétitives ; alors que les titres acoustiques sont d'une grâce délicate, non ébranlée par le growl. Et c'est sûrement là qu'est l'attrait du groupe : malgré une technique typique du metal extrême, la finesse de la composition permet un résultat harmonieux et paisible.

    On pourra toutefois regretter le manque d'inventivité de certains morceaux, trop neutres, qui n'arrivent pas vraiment à maintenir l'équilibre de l'album à flot. Peut-être que les albums précédents tombent moins dans ce travers, à voir.
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    Station (2008)

    Sortie : . Post-rock et post-metal. 6 morceaux.

    Album de Russian Circles

    [Post-rock / Post-metal - USA]

    C'est curieux de voir à quel point Russian Circles est un groupe populaire dans la scène post-rock/metal sans avoir vraiment d'identité propre.

    Peut être que c'est justement là que le groupe tire toute sa force : une musique simple, facile d'accès, permettant une bonne entrée dans le monde des crescendos alambiqués.
    Sauf que lorsqu'on connaît déjà un minimum cette scène, j'ai du mal à voir ce que Russian Circles peut bien apporter. Pour le côté riff bourrin, autant écouter Steak Number Eight et pour le côté vaporeux, Caspian est une valeur sûre plus intéressante.

    Au-delà de ça, la musique des Américains est très sympathique, elle est juste trop neutre et assez fade.
    Seuls 3 morceaux surnagent : "Harper Lewis", "Station" et "Xavii'. Le reste c'est déjà entendu, déjà oublié.
    En revanche, en musique de fond c'est parfaitement efficace !