Repli. Séries vues en 2020

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25 séries

par Hunchat-Hunchat

Films vus en 2020 : https://www.senscritique.com/liste/Inversement_Films_vus_en_2020/2555658
Livres lus en 2020 : https://www.senscritique.com/liste/Sous_les_paves_et_cetera_Livres_lus_en_2020/2855032

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    Escape at Dannemora (2018)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Brett Johnson et Michael Tolkin avec Benicio Del Toro, Patricia Arquette, Paul Dano

    J'ai du mal à trouver un véritable intérêt à cette série : quand ils sont dans la prison puis à l'extérieur, je comprends mal où il veut en venir. Je trouve les persos écrits à la truelle, dans des archétypes qui n'évoluent pas. Les acteurs cabotinent pas mal. Je la suis avec une curiosité un peu maso, car sur la durée ça me devient assez pénible - je comprends assez mal la pourriture de certains persos. J'ai aussi du mal avec la structure narrative de l'ensemble, ça me semble manquer quelque peu de cohérence.
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    Maniac (2018)

    40 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, mini-série, comédie et drame.

    Série de Patrick Somerville et Cary Joji Fukunaga avec Jonah Hill, Emma Stone, Justin Theroux

    J'ai pas l'impression que ça parle de grand chose de bien sérieux en termes politiques ou philosophiques, ou alors au fond, tout au fond. Mais ça parle de trauma, alors je m'y connecte, et ça me plaît. Et c'est selon cet axe que j'apprécie beaucoup les persos et leurs acteurs. J'accroche aussi bien au récit, aux divers délirs que je trouve tenus avec cohérence. Et elle réussit à me surprendre pas mal.
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    Chernobyl (2019)

    1 h 05 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, historique et mini-série.

    Série de Craig Mazin avec Jared Harris, Stellan Skarsgård, Emily Watson

    C'est un calvaire, pour moi, à suivre, ce genre de série. Ça fait des jolies z'images sur une histoire aussi dramatique (je sors ma carte "abjection de Rivette", qui bloque le joueur "clipeur superficiel" en case prison), en s'octroyant en plus le droit le plus putassier de la réécrire avec une morale d'un mauvais goût crasse, et d'une vulgarité débordante. Son seul discours est que les Russes sont cons, je trouve ça d'une bêtise hallucinante, et d'une soumission inconsciente vertigineuse - surtout pour saluer le "génie scientifique"... Je trouve ça juste con. Extrêmement. Il n'a probablement aucune conscience ou curiosité géohistorique - parce que même sur wikipedia on peut apprendre que les "glorieuses démocraties" que sont la France et les États-Unis, par exemple, ont caché à leurs aimables populations des accidents nucléaires assez sérieux dans les années 50 et 60, par exemple... taper sur le communisme, ça transcende tout ! Je n'ai aucune empathie pour les persos, avec leurs acteurs qui cabotinent sous des kilos de maquillage dégueulasse. La grisaille de la photo est d'une facilité consternante. Cette série me consterne.
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    This is England (2010)

    This Is England '86

    44 min. Première diffusion : . 3 saisons. Mini-série, policier et drame.

    Série de Shane Meadows avec Vicky McClure, Joseph Gilgun, Andrew Shim

    J'ai un souvenir plutôt lointain du film originel. J'ai toutefois bien en tête que Meadows s'est sacrément perdu, à mon goût, après Somers Town, pour se réorienter dans le potache et l'indigent (Le Donk). Du coup, cette série, pour moi, c'est l'esthétique Strip Tease, je trouve qu'il filme ses persos avec un clientélisme racoleur qui me met assez mal à l'aise. Il touche pourtant, dans certaines séquences, une certaine grâce esthétique, avec des idées de figuration que je trouve assez fulgurantes. Mais ça finit par me gêner aussi un peu, car je me dis que soit il oublie qu'il filme un sujet aussi grave, soit il est trop 1er degré et va trop à l'évidence. Dans tous les cas, j'ai du mal à tenir sur la durée, je crois que je m'accroche surtout à la sympathie que j'ai pour des films comme Dead Man's Shoes, qui avait été pour moi une révélation. Mais dans cette série, notamment en saison 2, y a des épisodes que je trouve pas loin de l'indigne. Ce qu'il fait de ses persos, aussi, je trouve ça assez vulgaire, trop évident dans le trash. Heureusement, y a le perso de Woody, et cet acteur magnifique, qui redresse largement la barre.
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    The Virtues (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et drame.

    Série de Shane Meadows et Jack Thorne avec Stephen Graham, Niamh Algar, Helen Behan

    Après This Is England, Meadows poursuit dans sa croisade de traumatisé prostré dans sa victimisation, avec son esthétique Strip Tease. Bon. Je trouve les persos vraiment trop simples, l'écriture un peu trop basique. J'aime bien quand même, au moins un peu, la touche britannique de l'esthétique, dans la photo et les décors. Mais j'ai un peu de mal avec le récit.
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    Ronya, fille de brigand (2014)

    Sanzoku no Musume Ronia

    25 min. Première diffusion : . Fantastique et animation.

    Anime de Goro Miyazaki

    Ça me demande un petit temps d'adaptation avant de supporter les gloussements écervelés de la gamine, qui font pourtant bien partie de ce récit initiatique - ça a même fini par me mettre de bonne humeur, au bout d'un moment, toute cette bienveillance au bord de la mièvrerie. J'apprécie pas mal l'évolution des persos, jusqu'à des séquences qui arrivent à m'émouvoir. L'esthétique 3D est un peu plate, mais tout de même assez pertinente, et je trouve la réal plutôt intéressante.
  • Bande-annonce

    Mildred Pierce (2011)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Todd Haynes avec Kate Winslet, Guy Pearce, Miriam Shor

    Le savoir-faire de Todd Haynes dans toute sa splendeur. Malgré une facture de mélodrame classique, il maîtrise chaque aspect de son récit et de sa réal. J'aime beaucoup l'histoire, je trouve la BO sublime, et les acteurs brillants malgré des persos qui me laissent un peu à distance. J'ai aussi quelques doutes sur son découpage structurel.
  • Bande-annonce

    The Night Manager (2016)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, policier et drame.

    Série de Susanne Bier avec Tom Hiddleston, Hugh Laurie, Olivia Colman

    - Saison 1 (y en aura d'autres ?!?) : Susanne Bier et ses gros sabots qui rayent le plancher. J'ai déjà du mal en film, je sais pas trop pourquoi j'ai voulu regarder en série. Pour moi, le récit et les persos manquent vertigineusement de consistance et de portée dans leurs enjeux. Je trouve ça superficiel, archétypal et moraliste. Idem pour la réal, qui est sensationnaliste et purement utilitaire. Ça guide le regard, y a pas besoin de réfléchir. Et ça ne me semble pas original pour un sou.
  • Bande-annonce

    Afro Samurai (2007)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Action et science-fiction.

    Anime de Takashi Okazaki avec Samuel L. Jackson, Phil LaMarr, Yuri Lowenthal

    Je comprends pas l'intérêt, ni au scénar ni à la réal. Ça me semble bête et laid. Je n'accroche pas à l'histoire, avec ses enjeux survolés, et je trouve que y a des gros problèmes de rythme à l'écriture et au montage.
  • Bande-annonce

    Eden (2019)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et drame.

    Série de Edward Berger, Nele Mueller-Stöfen et Marianne Wendt avec Sylvie Testud, Wolfram Koch, Juliane Köhler

    J'ai les mêmes problèmes avec l'œuvre de Dominik Moll qu'avec celle de Susanne Bier. Ici, je trouve que le récit ne dépasse pas des évidences qu'il traite en + très maladroitement (la famille allemande traitée en mode cinéma allemand, je trouve ça très mal fait), avec une indignation facile, et superficielle. En ce qui concerne le sujet, d'un sérieux papal, je trouve qu'il ne va pas chercher loin, qu'il ne pousse pas sa réflexion. Et cette superposition d'arcs narratifs n'aide pas, surtout en ce qu'elle déséquilibre profondément le montage global. Dans cette lignée, je trouve les acteurs un peu en surjeu. Esthétiquement, ça fait le café, c'est utilitaire, mais ça me les secoue pas beaucoup non plus. C'est le réalisme mou, qui manque d'ambition par fidélité au monde.
  • Bande-annonce

    Westworld (2016)

    58 min. Première diffusion : . 3 saisons. Science-fiction, western, thriller et drame.

    Série de Jonathan Nolan et Lisa Joy avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, Jeffrey Wright

    - Saison 1 : Pour moi, ça se résume à un récit tenu, un rythme maîtrisé, ça respire peu, et une volonté de faire des jolies images (surtout par les décors et la photo), qui chancelle sensiblement. Du film originel de Crichton, ils relayent les pulsions humaines au 3e plan, pour se concentrer sur la gestion d'entreprise et le "ghost in the shell" - ce qui est, pour moi, un non-sens : les conséquences du principe de narratif et de boucle, avec ces souvenirs qui deviennent par la force des choses des prémonitions, ça m'intéresse, mais de là à appliquer le concept de libre arbitre à des robots, je trouve ça ridicule. Mais, surtout, ça ne dure pas, ils ne poussent pas la réflexion, ils se rabattent sur le simple récit, se contentant d'appliquer la même recette à tous les persos, en faisant réagir plus ou moins différemment leurs fonctions archétypales (je trouve que le casting surjoue). Je trouve l'écriture plutôt paresseuse (avec des pistes non exploitées, comme les reprises intra-diégétiques de chansons connues). La mise en scène est très variable, jamais trop folle. Je retrouve toutefois la patte Abrams, ses motifs structurels, son art du cliffhanger, son efficacité narrative. Je prends plaisir à suivre l'histoire, mais je m'ennuie.

    - Saison 2 : je trouve que ça se résume toujours au récit, mais il me semble très fragile - je ne vois pas pourquoi les directions qu'il prend plutôt que d'autres. Maeve est cheatée jusqu'à la chienlit, ça devient téléguidé. Je trouve le monde japonais redondant et cliché. Les persos me semblent très faibles, monotones. Je trouve qu'il n'explore aucune thématique, développe son écriture de révélations à vide. Et son "astuce" de la multi-temporalité ne cache pas, pour moi, ce vide sémantique. L'esthétique me semble assez atroce, notamment des raccords au montage, qui piquent les yeux, je trouve que y a un problème de rythmique. Et, à part les plans d'ensemble "cartes postales", je trouve qu'il n'y a plus la passion dans le filmage des décors.

    - Saison 3 : ils radicalisent la distance avec le film de Crichton en sortant du parc. J'admire les deux 1ers épisodes pour leur création d'un monde futuriste, par un foisonnement de détails pertinents. Mais ils s'éloignent aussi des thématiques, et là je ne les suis plus : je trouve l'écriture de l'ensemble assez insuffisante. Et la musique de Djawadi se résume à du cliché. Cette saison est + courte, mais me semble + étirée.
  • Fullmetal Alchemist : Brotherhood (2009)

    Hagane no Renkinjutsushi : Brotherhood

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Fantasy, drame, comédie, aventure et action.

    Anime de Hiromu Arakawa, Kanno Hiroki et Yasuhiro Irie avec Keiji Fujiwara, Kikuko Inoue, Minami Takayama

    La 1ère caractéristique qui me rebute, c'est le sérieux avec lequel il installe son univers : présentation de persos avec répliques didactiques, monstration des pouvoir avec surlignage démonstratif... Ça me fait penser à de la psychorigidité, et je trouve que, dans l'ensemble, cette série reste engoncée dans cette morgue peine-à-jouir.

    Du coup, je me sens trop rarement ému, au regard de la quantité de séquences au potentiel bouleversant. La faute aussi à une musique qui surgit systématiquement dans un surlignage extrêmement balourd, dans un geste très grossier.

    Un des symptômes les + proéminents, à mon goût, sont les scènes de flash-back : je trouve qu'elles n'apportent rien, à quelques exceptions près en fin de "saison", au récit, et ratent leurs enjeux émotionnels.

    Aussi, je trouve que cette série oublie de faire de la mise en scène. Son point fort est son scénar, sans conteste, il y a des scènes spectaculaires, mais dans l'idée de la morgue peine-à-jouir, je la sens là encore engoncée, figée dans une fidélité névrotique. Mais, lorsque le sénar ne me convainc pas, bah j'ai rien à quoi me raccrocher : autant dans le dessin qu'à la réalisation et au montage, je trouve qu'il n'y a aucune audace. Le seul contrexemple que je vois, ce sont les souvenirs de Greed, mais c'est extrêmement localisé, largement insuffisant, pour moi.
  • Bande-annonce

    Beck (2004)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Musique, comédie, animation et drame.

    Anime de Osamu Kobayashi et Harold Sakuishi

    Le 1er épisode fait une promesse alléchante, surtout esthétiquement, entre le mélange de textures et le chien "patchwork" (pour symboliser le bâtard ?), cette étrangeté dans le quotidien le + ordinaire. Mais après ça ne suit pas, et je n'y trouve pas grand intérêt. Globalement, il me donne l'impression d'oublier de faire de la mise en scène : je trouve qu'il n'y a pour ainsi dire pas d'idées visuelles - ou extrêmement peu. En outre, j'adhère très peu au scénario, je trouve que l'histoire de mafieux fait ajout forcé, et que le reste tourne en rond. Et la structure narrative me déplaît, surtout dans le 1er tiers : un épisode se concentre sur le développement des persos, sans "action", le suivant concentre les actions, les précipite jusqu'à en perdre réalisme, crédibilité et sérieux. Globalement, je le trouve charmant, mais d'une banalité plutôt médiocre.
  • Bakuman. (2010)

    25 min. Première diffusion : . 3 saisons. Romance, shōnen et comédie.

    Anime de Kasai Ken'ichi et Akitaya Noriaki avec Atsushi Abe, Satoshi Hino, Saori Hayami

    Le récit aborde des thématiques simples du quotidien, avec une narration linéaire simple, et une mise en scène sobre. Il développe une sensibilité qui me touche profondément, et je trouve les fulgurances stylistiques qui ponctuent cette simplicité d'une pertinence et d'une efficacité redoutables. Il n'a aucune ambition de révolution, mais il aborde ses sujets avec une candeur désabusée qui me renverse. Et j'aime beaucoup son utilisation de la BO de Audio Highs - je retiens particulièrement 2 morceaux à la basse proéminente.
  • Bakuman 2 (2011)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, shōnen, comédie et animation.

    Anime de Kasai Ken'ichi et Tsugumi Ōba avec Atsushi Abe, Satoshi Hino, Saori Hayami

    Après un épisode 1 que je trouve ultra jouissif, condensant les atouts de la saison 1 sur un rythme + serré, j'ai le sentiment qu'il donne davantage la priorité au récit : la mise en scène et le montage restent beaux et pertinents, mais je ne trouve plus de fulgurances, en tout cas ça me semble un peu + convenu. Reste un récit qui me tient en haleine, je le trouve d'une tension et d'une émotion admirables - même ce qui m'apparaît comme des facilités de prime abord se révèle, de mon point de vue, intéressant et pertinent, dans les thématiques et enjeux sociaux soulevés. Et la narration est également maîtrisée brillamment, transportant les émotions.
  • Bakuman 3 (2012)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Romance, shōnen, drame et comédie.

    Anime de Kasai Ken'ichi avec Atsushi Abe, Satoshi Hino, Saori Hayami

    Je me sens extrêmement déçu par cette saison 3 : je trouve que les persos et les situations (ressorts dramatiques) ne sont plus que leurs archétypes initiaux (les méchants sont juste méchants, d'autres disparaissent carrément), que le récit ne propose plus d'écriture au-delà. Ici, je trouve les persos superficiels, les enjeux aplatis, je trouve que ça tourne beaucoup en rond.

    Dans certains épisodes, ils travaillent des effets de narration, notamment des ellipses, mais pour moi ça participe à dévitaliser la dynamique de la série, car ça focalise le point de vue d'une manière que je trouve un peu trop impérialiste, et pas toujours pertinente.

    Niveau mise en scène, je trouve que ça n'assure plus le service minimum qui participe à la candeur des 2 saisons précédentes en transcendant la trivialité de son sujet. Le dessin ne propose rien de neuf, recycle ses propres formes sans fougue, l'animation me semble aussi paresseuse, de même que le montage, bien ronflant.

    En bref, ça me laisse une impression de complaisance, comme si les épisodes se laissent passivement mener en direction d'un final "évidemment évident" : refuser le happy ending aurait été d'une obscénité intolérable, mais le happy ending est traité par-dessus la jambe, sans engagement narratif ni formel, je trouve.
  • Bande-annonce

    Japan Sinks: 2020 (2020)

    Nihon Chinbotsu 2020

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame et animation.

    Anime de Masaaki Yuasa et Pyeon-Gang Ho

    1e saison (y en aura d'autres ?!?) : Je trouve l'animation quelconque, la mise en scène ne propose rien pour mettre en perspective son sujet. Je déteste l'écriture du récit et des persos, entre situations téléphonées, personnalités globalement clichées et/ou superficielles, et mises à mort gores et précipitées, je trouve tout ça assez ridicule, je suis passé largement à côté. J'aime bien la partie dans la secte, mais je trouve que tout est très mal exploité, ou dans une direction qui me déplaît - à de nombreuses reprises, j'ai tendance à trouver ça assez malsain.
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    The Heroic Legend of Arslân (2015)

    Arslan Senki

    20 min. Première diffusion : . 1 saison. Historique, fantasy, drame, aventure et action.

    Anime de Noriyuki Abe avec Yûsuke Kobayashi, Yoshimasa Hosoya, Daisuke Namikawa

    J'ai le sentiment que la narration condense des enjeux colossaux (en même temps, une histoire de guerre et de géopolitique...) en réussissant habilement à équilibrer avancée du récit et développement émotionnel des persos, que je trouve tous bien attachants. L'histoire m'intéresse pas mal, et du coup je me dis que ça aurait aussi pu être approfondi. Côté réal, je trouve la mise en scène assez insuffisante : il y a des idées assez fulgurantes dans quelques épisodes, mais, globalement sur la saison, je trouve ça peu audacieux.
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    Parasite: la maxime (2014)

    Kiseijuu: Sei no Kakuritsu

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Action, romance, drame, science-fiction et Épouvante-horreur.

    Anime de Kenichi Shimizu, Iwaaki Hitoshi et Komaru Toshiyuki avec Nobunaga Shimazaki, Aya Hirano, Atsuko Tanaka

    Après un épisode que je trouve d'une lourdeur étouffante, avec une narration insistante et une mise en scène didactique (on les compte, les gros plans sur la main droite de Shinichi ?), j'aime grandement l'articulation des arcs narratifs, navigant délicatement entre différents genres, notamment l'horreur et le drame, et la profondeur des thématiques abordées, jusqu'à une métaphysique qui me saisit directement. Cette série me laisse le sentiment d'être une somme totale. Bien que la grande partie de ces éléments "textuels" vient probablement du manga originel, je pense que la structure et le montage jouent une partition signifiante.

    La mise en scène est sobre, souvent discrète, et laisse libre cours, lorsque le scénar s'y prête, à des fulgurances à la fois subtiles et outrancières, d'une efficacité absolue. Enfin, j'aime aussi grandement certaines saillies dans l'utilisation de la BO, qui me semble déjà intéressante, mais intervient fréquemment pour aider la réal à transcender le scénar.
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    Keep Your Hands off Eizouken! (2020)

    Eizouken ni wa Te o Dasuna!

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation.

    Anime de Masaaki Yuasa

    - Saison 1 (09/10) : Sur ce sujet de jeunes auteurs, il m'est difficile de ne pas avoir Bakuman en tête, sur les thématiques de l'inspiration / créativité, et le travail d'équipe. Il inscrit son récit dans un cadre, esthétique et philosophique, + conflictuel et potache. Le dessin est moins "lissé", + rugueux, avec des effets de rupture ou de contraste prononcés et affirmés, aussi dans la bande son, qui amènent des aspérités intéressantes. Je trouve d'ailleurs que le mixage son met bien en valeur les fulgurances de la BO. Son humour ne me fait pas rire, et je saisis mal toute la pertinence d'avoir ces rapports de force entre les persos à tous les niveaux, mais je trouve cette dynamique en effet plutôt stimulante.
    Pour moi, c'est lorsqu'il laisse surgir sauvagement l'émotion qu'il atteint son apogée : la simplicité simili-candide du souvenir de gestes anodins de la grand-mère, me touche fortement.
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    The Haunting of Bly Manor (2020)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Épouvante-horreur, thriller et mini-série.

    Série de Mike Flanagan avec Victoria Pedretti, Oliver Jackson-Cohen, Amelie Bea Smith

    L'intro du 1er épisode, au présent de narration, est d'une laideur esthétique que je ne pensais pas possible en 2020 : la photo baveuse et le montage ignoblement charcuté... et ce qui va courir, selon moi, le long de la série : la musique en sur-surlignage, et une direction d'acteurs à la bouffonnerie grimaçante. Le récit fait un double pari : assumer les clichés les + éculés du genre, et disséminer les effets horrifiques avec une économie époustouflée. Seulement, elle ne transcende jamais ses clichés, n'apporte rien pour les dépasser, tout ça ne reste que des caricatures extrêmement vulgaires sans intérêt, et l'économie d'effets se révèle n'être qu'une une radinerie à l'épisode 8, qui se fait vertigineusement explicatif, au point que la voix-off dit "elle marche" quand le personnage marche. Un tel niveau de médiocrité me fout la gerbe. En outre, puisqu'il joue la carte du récit dans le récit, je trouve ça d'une connerie innommable, de faire des flash-back.

    Je note toutefois le petit miracle de l'épisode 5, quasi-milieu de saison : l'explosion ultra-bouffonne du dispositif narratif. Pauvre gimmick de montage (les épisodes suivants se prennent pitoyablement les pieds dedans), le jeu sur le temps y explose dans les variations qui amènent fugacement une profondeur aux persos, et les émotions peuvent se laisser apercevoir. Le début de l'épisode 6 me touche aussi, avec ces bouteilles en amorce, mais la promesse n'est pas tenue, ça retombe comme un soufflé, ça se contente de n'être que vulgaire. Cet épisode 5 n'aura été qu'un acmé lamentablement solitaire.
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    Anohana (2011)

    Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai

    20 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie, romance, animation et drame.

    Anime de Chouheiwa Busters, Masayoshi Tanaka et Tatsuyuki Nagai avec Ai Kayano, Miyu Irino, Haruka Tomatsu

    Globalement, cette série me bouleverse : les 1ers épisodes me rappellent l'ambiance si attendrissante de réalisateurs comme Kore-eda. Je trouve qu'elle mélange avec intelligence et sensibilité ses registres - drame, humour... J'aime beaucoup ses développements de persos. Et, lorsque certains épisodes apportent des petites fulgurances de mise en scène, ça achève de me mettre les larmes aux yeux. Malgré sa BO que je trouve d'un racolage vomitif - à part la splendide chanson d'intro.

    Petit bémol : le dernier épisode envoie beaucoup trop la tartine de pathos, c'est pas loin de m'en devenir insupportable.
  • Going My Home (2012)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Hirokazu Kore-eda avec Hiroshi Abe, Tomoko Yamaguchi, Aoi Miyazaki

    J'aime grandement le récit, les thématiques, les persos, les acteurs, les décors...
    La BO tire un peu vers le pathos, elle n'est pas utilisée avec la + grande des subtilités, mais je l'apprécie aussi énormément.
    Comme dans ses films, Kore-eda déploie une telle douceur à travers sa réal et son montage - qui sont, pour le coup, je pense, d'une grande délicatesse et d'une subtilité foudroyante. Il ose affronter les scènes mettant en difficulté ses persos, les mettre dans une fragilité ridicule, mais les écrit et les filme avec une telle gentillesse, ça me bouleverse.
    Je trouve cette série totale, dans les thématiques qu'il développe, qui à la fois reprennent ses habitudes cinématographiques, et les dépassent. L'enfance, la filiation, la ruralité, le salariat, la croyance, le deuil... Je la trouve complètement sublime, à la fois dans ses évidences comme dans ses transcendances. Les 2 derniers épisodes me font verser une larme chacun.
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    Wayward Pines (2015)

    44 min. Première diffusion : . 2 saisons. Policier, thriller, Épouvante-horreur, science-fiction et drame.

    Série de Chad Hodge avec Matt Dillon, Carla Gugino, Shannyn Sossamon

    - Saison 1 (08/10) : Je pense sans gros doute que le scénar fait tout. Malgré des défauts, à savoir des pistes bâclées avec des raccourcis sous forme de pirouettes faciles, et d'autres ignorées dans un malaise à peine voilé (et si un des enfants sur lesquels reposent tous les espoirs de reproduction était homo, ou stérile ?), l'histoire me reste globalement bien plaisante à suivre. Les 1ers épisodes ne prétendent pas ménager le suspense de manière piégeuse et perverse, les révélations s'enchaînent à une vitesse vertigineuse, tant que je retiens mon souffle à savoir jusqu'où ils vont aller dans cette frénésie enivrante. Malgré les grosses ficelles clichées, encore une fois, j'aime les persos, et les acteurs. Mais dans la 2nde moitié, le rythme narratif ralentit, et, de mon point de vue, la série devient molle. La mise en scène pâtit du budget (quel rapport ?), l'ambition brille par son absence, se contente d'être utilitaire, en service minimum, pour animer les storyboards. Et le montage me pique les yeux, certains raccords me sont désagréables.

    - Saison 2 (06/10) : Pour reprendre une idée que j'ai évoquée à propos de la saison 1, ils évoquent l'idée de l'homosexualité, mais à propos d'un gamin qui n'a aucune idée de sa sexualité, est totalement empêché par un système totalitaire tue-l'amour. Du coup l'homosexualité reste un problème. Et la question ne reviendra pas, ça n'aura été l'affaire que d'une pauvre réplique accusatrice. De même que Hassler qui reparaît avec un look de clochard, ça aurait été une occasion de questionner l'incohérence sociale de la ville. Au lieu de ça, la saison 2 copie connement la recette, le héros sacrificiel dans la dictature. S'ils avaient remplacé par une démocratie participative, aboutissant sur un échec collectif, ça aurait eu, à mon sens, un impact. Ils se lient face à l'ennemi commun, dans l'acceptation la + xénophobe du concept, je trouve ça abject. La manière de dépeindre le dogmatisme et l'idéologie me semble bêtement binaire. Ça se contente de n'être qu'un divertissement pop corn, bien consensuel, sans relief. Même la piste de la relation incestueuse, au potentiel riche, est aussi bâclée et survolée que le reste. Le scénar pâtit des limites budgétaires : la mort de Ben est expédiée en un plan silhouette minable, celle de sa mère dans une solitude sordide, etc. La musique est ultra lourde dans ses effets. Dans la réal, je retiens la belle sobriété de l'épisode 9, par Mathias Herndl. Tout le reste, un gâchis qui m'ennuie
  • Bande-annonce

    The Mandalorian (2019)

    37 min. Première diffusion : . 2 saisons. Action, aventure, science-fiction et fantastique.

    Série de Jon Favreau avec Pedro Pascal, Gina Carano, Carl Weathers

    Saison 2 (8/10) : Je trouve que cette saison mise tout sur le spectaculaire, dans un plaisir immédiat, mais sans profondeur ni réelle saveur sur le long terme. Elle confère à la série une réelle cinégénie, avec une cinéphilie intéressante mais auto-centrée (le western au lieu du film de samouraï). Les décors sont sympa, sous les lumières et à travers les cadrages et les valeurs de plans. Je suis loin d'être acquis à la cause de Göransson, j'apprécie de + en + son travail. Au scénario, ils reviennent à la définition du sériel, mais sans intelligence, se vautrant dans le répétitif et le redondant. Les enjeux sont soit flous soit superficiels, surtout dans ce qui fait la sève de 'Star Wars', le politique. Le développement des persos manque aussi de sel, et confine le tout à une esthétique de catalogue peine-à-jouir. Il maîtrise certes la dynamique des scènes d'action, mais je trouve que le montage s'empêtre dans son incontinence dans les moments + calmes et dramatiques, une dynamique sabordée parce que, pour moi, il ne sait clairement pas sortir des codes et conventions éprouvées mais éculées pour proposer quelque chose de neuf, ou simplement de (post-)moderne. Il ploie sous le cahier des charges qu'il s'impose, allant de facilités agaçantes voire frustrantes (deus ex machina) à une absence assourdissante de prise de risques, un manque d'imagination retentissant non seulement pour penser de nouvelles formes, mais aussi pour prolonger celles qui préexistent dans la saga SF fantasy. La fin de la saison retombe dans la malédiction Disney de l'attachement esclavagisé à George Lucas : ils sont incapables de proposer autre chose, et ça commence à me les briser. Même les séries qu'ils ont reniées avec leur concept de "canon", avec leurs grands airs sous-entendant qu'ils allaient faire mieux, ils finissent par les re-pomper. Un aveu d'échec qui fait aussi mal que tomber d'une falaise à marée basse.