Sergio Leone... et moi

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6 films

par Aramis

Sergio Leone, né le 3 janvier 1929, est issu d’une famille du cinéma. Son père est réalisateur et sa mère, actrice. Ils tournèrent d’ailleurs le premier western italien de l’histoire, en 1913. Leone est donc poussé naturellement vers le milieu et commence très jeune, dès 18 ans, comme assistant réalisateur et côtoie rapidement des grands noms, tels Vittorio de Sica dont il est assistant sur le tournage du fameux « Voleurs de bicyclettes ».

Il réalise son premier film, un péplum, en 1959. Par la suite, sa carrière va prendre une direction qui lui vaudra sa notoriété (et un héritage plus ou moins douteux) : le western. Leone est, de facto, l’un des pères du western dit "spaghetti", western italien tourné en Espagne ou dans les décors de Cinecitta. Dès ses premiers succès, en collaboration avec Clint Eastwood – qu’il popularise – et le compositeur Ennio Morricone, Leone devient un réalisateur de premier plan. S’il réalise finalement peu de films au cours de sa carrière, il fait preuve d’une impressionnante capacité à presque toujours s’améliorer de film en film, chaque œuvre gommant les défauts de la précédente.

Le style Leone est indissociable de la musique d’Ennio Morricone qui donne une dimension supplémentaire à chacun de ses grands films. Leone est un directeur d’acteurs, et cherche à rendre à l’écran des personnages charismatiques, employant à merveille ses acteurs. Des grands noms, tels Eastwood, Robbards, Fonda, Bronson, Cardinale, Van Cleef, Wallach, Woods, et peut-être même, De Niro, ne trouvèrent jamais meilleurs rôles que chez Leone.

Leone fut l’une des découvertes de mon enfance. Passionné par le "duel à trois" du « Bon, la Brute et le Truand » (et son côté mathématique), mais également traumatisé par l’ouverture démesurément longue de « Il était une fois dans l’Ouest », j’ai ensuite eu la possibilité de redécouvrir, avec fascination, l’œuvre de Leone, qui s’est imposé comme l’un des plus grands cinéastes de l’histoire.

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    Bande-annonce

    Il était une fois en Amérique (1984)

    Once Upon a Time in America

    3 h 49 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Sergio Leone avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern

    Le cinéma de Sergio Leone a cette capacité fantastique à continuer à se bonifier avec le temps ; sa dernière œuvre « Il était une fois en Amérique » est peut-être son chef d’œuvre. Il s’agit aussi de l’un des films les plus chers à mes yeux. Œuvre infiniment triste et mélancolique, le film se fait récit de vie du gangster Noodles, de son enfance à sa vieillesse, un homme seul qui est passé à côté de sa vie. Dans ce métrage monumental, tous les éléments sont réunis pour proposer un spectacle inoubliable : des acteurs exceptionnels, une reconstitution du New York de la Prohibition en tout point irréprochable et la meilleure bande-son de tous les temps, dirigée par le virtuose Morricone. Une merveille de quatre heures de perfection, un film qui vous reste éternellement gravé en mémoire.
  • 2
    Bande-annonce

    Il était une fois dans l'Ouest (1968)

    C'era una volta il West

    2 h 55 min. Sortie : . Western.

    Film de Sergio Leone avec Charles Bronson, Claudia Cardinale, Henry Fonda

    Après avoir conclu brillamment la trilogie du dollar, Leone ne veut plus réaliser de western. Ce sera pourtant la condition posée par les studios afin de financer son projet ultime, « Il était une fois en Amérique ». Toujours est-il qu’en 68, Leone sort donc son nouveau western. Après le trio inoubliable de « Le Bon, la Brute et le Truand », c’est ici à un quatuor que l’on s’intéresse, qui donne un rôle très fort à la sublime Claudia Cardinale et offre paradoxalement à Henry Fonda – pourtant LE gentil par excellence – le meilleur personnage de sa carrière, un tueur maléfique et au-delà de toute rédemption. Leone, qui ne voulait plus faire de western, signe du même coup l’un des meilleurs films du genre, une œuvre presque parfaite.
  • 3
    Bande-annonce

    Le Bon, la Brute et le Truand (1966)

    Il buono, il brutto, il cattivo

    2 h 59 min. Sortie : . Western et aventure.

    Film de Sergio Leone avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef

    L’excellent "Indio" du deuxième volet de la trilogie, Gian Maria Volonté, choisit de donner une orientation plus politisée à sa carrière ; il est remplacé par Eli Wallach dans le troisième volet de la trilogie du dollar, un choix impeccable ! Leone nous offre ici un monument du western, ce qui constitue peut-être son film le plus célèbre : un face-à-face à trois avec les "gueules" les plus inoubliables du Far West. Entre le "Bon" Eastwood, la "Brute" Van Cleef et le "Truand" Wallach, le plomb et les punchlines fusent à toute allure pour un festival de trois heures sur fond de guerre de sécession – dont on se moque bien – sous la musique entêtante d’Ennio Morricone. Incontournable !
  • 4
    Bande-annonce

    ...Et pour quelques dollars de plus (1965)

    Per qualche dollaro in più

    2 h 12 min. Sortie : . Western et action.

    Film de Sergio Leone avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Gian Maria Volontè

    Le deuxième volet de ce qui deviendra la "Trilogie du dollar" fait entrer Leone dans une autre dimension. Après un premier western intéressant, qui se démarque des productions américaines par son extrême violence, son Far West sanglant et sans concession, « … Et pour quelques dollars de plus » s’élève au-delà du statut de film de genre. Tous les éléments de son prédécesseur sont améliorés : acteurs (avec une partition exquise de Gian Maria Volonté en méchant), musique, rythme… On retrouve avec plaisir le Far West violent de Leone, mais celui-ci se pare désormais de personnages intéressants et détaillés, d’une histoire haletante et maîtrisée jusqu’au bout. Le maître a fait ses preuves, toute la suite ne sera qu’une succession de chefs d’œuvre.
  • 5
    Bande-annonce

    Pour une poignée de dollars (1964)

    Per un pugno di dollari

    1 h 39 min. Sortie : . Western.

    Film de Sergio Leone avec Clint Eastwood, Marianne Koch, Gian Maria Volontè

    S’il a déjà été impliqué dans la réalisation de trois films, tout commence véritablement en 1964 pour Sergio Leone avec la sortie de « Pour une poignée de dollars ». Le film, un western particulièrement sombre et violent, met Clint Eastwood dans la peau de "l’homme sans nom", un pistolero plus rapide que son ombre et visiblement dénué du moindre scrupule. Sans hésiter un instant à trahir ses anciens "alliés" ou à se vendre au plus offrant, il se met en tête de réaliser un profit conséquent en jouant de la gâchette. Le film marque les débuts de la collaboration Eastwood/Leone et pave la voie aux prochains westerns du cinéaste italien, presque tous des merveilles. Ce coup d’essai souffre encore de multiples défauts, de rythme notamment, mais dévoile déjà tout le potentiel de son auteur.
  • 6
    Bande-annonce

    Il était une fois la révolution (1971)

    Giù la testa

    2 h 37 min. Sortie : . Western.

    Film de Sergio Leone avec Rod Steiger, James Coburn, Romolo Valli

    « Il était une fois la révolution » fait presque figure d’intrus dans la filmographie de Sergio Leone. Si son titre français semble le rattacher à la "seconde" trilogie du cinéaste, ce n’est pas le cas en italien et en américain ; le film possède une place bien à lui. Intercalé entre deux chefs d’œuvre, l’Ouest et l’Amérique, le métrage suit les aventures mexicaines – en pleine guerre civile – d’un ancien terroriste irlandais. Film d’amitié aux envolées lyriques – parfois oniriques – empli d’une certaine mélancolie que l’on retrouvera dans le dernier Leone, « Il était une fois la révolution » est un western solide qui bénéficie d’une belle musique et de bons acteurs. Le film fait toutefois pâle figure face aux mastodontes de la filmographie de Leone.