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    Bande-annonce

    Réveil dans la terreur (1971)

    Wake in Fright

    1 h 54 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Ted Kotcheff avec Gary Bond, Donald Pleasence, Chips Rafferty

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2014/436685/page-5

    Le film fait évidemment penser au classique de Boorman, Délivrance (pour l'aspect perversion de la nature et du beau), ainsi qu'à celui de Peckinpah, Les Chiens de Paille (pour l'aspect instinctif de la violence), tous deux sortis un an plus tard, en 1972. On pense également au récent et beaucoup moins réussi – mais correct – Wolf Creek réalisé par Greg McLean en 2005.
    L'originalité et la force de Wake In Fright tient à la sobriété de sa mise en scène et son scénario réaliste, dédale haletant d'un instituteur innocent pris dans les rouages d'une communauté et de son mode de vie, accueillant en apparence mais insidieusement malsain. D'abord esclave de son métier (il a contracté un prêt important pour se former et se considère lui même comme "a bonded slave of the Australian Department of Education"), il va se retrouver enchaîné à une ville et à ses habitants, terrifiants. Mais cette terreur n'a rien d'extraordinaire ou de soudain comme c'est souvent le cas dans les productions classiques du genre, elle est ici diffuse et jaillit du quotidien de ces gens victimes d'un ennui des plus profonds, transformés en bêtes sauvages par défaut. La scène de chasse au kangourou, réalisée à partir d'un montage de scènes bien réelles, est à ce titre insoutenable. Inoubliable.
    Les thèmes connexes au métrage sont très variés et traités avec une finesse très appréciable, en témoignent les scènes de violences (physique, morale, sexuelle) ordinaires et l'irruption inopinée d'un questionnement homosexuel, véritable tabou dans cette contrée reculée. Cette agressivité tout à fait involontaire, empreinte de réalisme et surgissant parfois des sentiments les plus sincères, projette le spectateur qui ose poser son regard sur Wake In Fright dans une ambiance exceptionnelle, oppressante, et diablement tenace.
  • 2
    Bande-annonce

    Les Proies (1971)

    The Beguiled

    1 h 45 min. Sortie : . Drame, thriller et guerre.

    Film de Don Siegel avec Clint Eastwood, Geraldine Page, Elizabeth Hartman

  • 3
    Bande-annonce

    Le Pays du silence et de l'obscurité (1972)

    Land des Schweigens und der Dunkelheit

    1 h 25 min. Sortie : .

    Documentaire de Werner Herzog avec Resi Mittermeier, Vladimir Kokol, Fini Straubinger

  • 4
    Bande-annonce

    John McCabe (1971)

    McCabe and Mrs Miller

    2 h. Sortie : . Drame et western.

    Film de Robert Altman avec Warren Beatty, Julie Christie, René Auberjonois

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2018/1957168/page-15

    Mais ce qui reste en mémoire, c'est bien l'absence manifeste de dramatisation et de spectaculaire. Les personnages sont complexes, leur psychologie est progressivement dévoilée, l'ambiance travaille son originalité très sobrement : dans ces conditions, rien n'obéit à des règles préétablies et le film file dans une direction incertaine. Warren Beatty est tout sauf un héros, et face à trois tueurs à ses trousses (dont un homme vêtu d'une peau d'ours à la carrure impressionnante, et un autre aux traits presque enfantins qui se montrera particulièrement cruel), il n'ira pas les affronter à la loyale dans la rue principale. De la même façon, Julie Christie interprète un personnage féminin assez subtil, lucide et déterminé, loin des canons habituels (surtout dans ce registre peu flatteur à leur égard).

    Après les brutes sanguinaires dénuées de morale chez Peckinpah, Altman souffle sur les flammes d'une autre déconstruction du western. Le pathétique se dilue dans la crasse, les émotions se fossilisent dans la neige, les hommes s'étripent dans l'indifférence. "John McCabe" vaut également le détour pour la vision du libéralisme qu'il renvoie, celle des États-Unis au début des années 70 qui regardaient le passage du 19ème au 20ème siècle. L'impuissance des institutions et la vérole humaine étaient déjà bien présentes.
  • 5
    Bande-annonce

    Point limite zéro (1971)

    Vanishing Point

    1 h 39 min. Sortie : . Road movie, drame, action, aventure et policier.

    Film de Richard C. Sarafian avec Barry Newman, Cleavon Little, Dean Jagger

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2017/1554170/page-15


    J'aime aussi beaucoup la gratuité de l'entreprise, relier Denver à Frisco en moins de 15 heures, comme ça, balancé à son dealer de speed sur un coup de tête. L'origine même du road trip ne tient à rien du tout, semble-t-il, même si l'allégorie contestataire déborde de toutes parts. Le film n'échappe pas à certains stéréotypes, propres à l'époque, avec la police raciste et incapable, parangon de la force conservatrice. Mais il se révèle beaucoup plus surprenant dans sa peinture des médias, à travers la figure du DJ noir aveugle. Le dialogue entre les deux est étrange, et s'il soutient le délit de fuite dans un premier temps, consacrant la chose en un éminent acte politique, on n'en voit pas moins les limites dans son exploitation du phénomène, repris à son compte (en renommant le nom de la radio, par exemple). Le fait que l'homme soit aveugle, ainsi que les vitres comme emmurées suite à l'agression par les redneks, sont autant de signes révélateurs. Même si la complicité entre les deux est attachante (et démontre, à l'occasion, que les problématiques ségrégationnistes existe depuis bien longtemps), la fin du rêve 60s semble déjà bien entamée. Le dealer de speed est devenu un commerçant et les hippies ne sont plus qu'un ilot de bonheur dans un océan de poussière, ils appartiennent déjà au passé, au cliché périmé (quoique solidaire, altruiste, et même émancipé, cf. la figure de l'amazone à moto). Le naturel et la sympathie de cette scène sont impressionnants. Et à côté de ça, les groupes peace and love ressemblent à une secte menaçante.

    La révolte semble déjà vaine, en 1971, comme vouée à l'échec, au renoncement ou à l'aveuglement. Kowalski a beau être un chauffard-héros, par opposition à la police-criminelle, cf. la scène du flic macho violeur, son obsession aveuglante l'aura conduit droit dans le mur. "Vanishing Point", le point de fuite vers quoi tout converge autant que le lieu et le moment de la disparition. Comparé à "Easy Rider", on est dans le registre de l'introspection, à travers les flashbacks successifs, les révélations quant aux motivations du protagoniste, etc. au milieu d'une Amérique en lambeaux, perdue, en quête de sens et d'unité. Comme un western réactualisé, avec la figure du solitaire, l'icône, le héros ambivalent, la légende qu'on imprime, et la manipulation (plutôt adroite) des clichés et des facilités caractéristiques de l'époque.
  • 6
    Bande-annonce

    Deep End (1971)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Jerzy Skolimowski avec Jane Asher, John Moulder-Brown, Karl Michael Vogler

  • 7
    Bande-annonce

    La Dernière Séance (1971)

    The Last Picture Show

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Peter Bogdanovich avec Timothy Bottoms, Jeff Bridges, Cybill Shepherd

    Séances de cinéma (1 salle)
    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2018/1957168/page-11

    La tonalité du film en devient presque traumatisante, entre la fin du cinéma collectif et repaire des amoureux tel qu'il est décrit dans le film, anéanti par l'avènement de la télévision, et le discours extrêmement mélancolique sur la mort d'une époque, de manière presque allégorique, à travers l'agonie de la ville. La rue principale est déserte, les billards ne sont guère accueillants, les juke-box ne tournent plus. Au milieu de cet ennui généralisé, seul vrai lien unissant la jeunesse aux adultes, quelques éclairs érotiques viennent électrifier la morosité du cauchemar. Comme un sursaut de vie dans la tempête.
  • 8
    Bande-annonce

    A Touch of Zen (1971)

    Xia nü

    3 h. Sortie : . Arts martiaux, drame et aventure.

    Film de King Hu avec Hsu Feng, Shih Chun, Pai Ying

  • 9

    Les Emigrants (1971)

    Utvandrarna

    3 h 11 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jan Troell avec Max von Sydow, Liv Ullmann, Eddie Axberg

    Suite de là : https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2017/1554170/page-10

    Puis vient le temps de l'émigration, en bateau, chargé de toutes ces formes d'espoir, qui était le point de départ de "Pelle le conquérant". C'est sans doute le passage le plus horrible du film, au cours duquel la suffocation et la claustrophobie deviennent palpable. Le voyage est synonyme d'agonie et les six longues semaines verront progressivement s'installer la faim, la promiscuité, les soupçons, et la maladie sous toutes ses formes : poux, choléra, scorbut et même scrofule dissimulé sous les traits d'un banal mal de mer, emportant femmes et enfants. La nausée ainsi générée est aussi puissante que celle, dans un registre évidemment bien différent, d'un autre célèbre voyage en bateau conté par Louis-Ferdinand Céline.

    L'arrivée sur le continent américain est un immense soulagement, même s'il ne correspond pas exactement à la description élogieuse qui en avait été fait. Non, tous les paysans ne peuvent pas devenir riches sur la base de leur simple bonne volonté. Non, les esclaves ne sont pas forcément mieux traités que les pauvres de leur propre pays ("Je me déclarerai comme esclave !", s'était écrié un jeune homme un peu trop enthousiaste dans la première partie). Non, tous les hommes ne sont pas égaux, à l'écart de tout système de classe (la scène sur le bateau les menant au Minnesota, avec les riches propriétaires terriens à l'étage, est un peu trop bassement illustrative). Non, ce pays n'est pas la terre promise tant attendue, il n'est pas aussi prospère que ce que les livres rapportent.

    Les désillusions s'enchaînent mais devant l'ampleur de leur décision et devant l'impossibilité de faire marche arrière, d'autres illusions viennent régulièrement cacher celles qui se sont envolées. À mesure que se cristallise le choc entre le rêve et la réalité, on réalise que le soin apporté à l'immersion dans cette communauté a porté ses fruits. Après la dureté des deux premiers tiers, on partage instinctivement leurs joies, leurs peurs, et dans une certaine mesure leurs rêves les plus candides. La dernière séquence du film est un accomplissement bouleversant, d'une incroyable tranquillité : Max von Sydow, après avoir parcouru des kilomètres dans la nature nord-américaine, trouve l'emplacement de son nouveau domicile, face à un lac, au pied d'un arbre sur lequel il a gravé son nom.

    ↓↓
  • 10
    Bande-annonce

    Johnny s'en va-t-en guerre (1971)

    Johnny Got His Gun

    1 h 51 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Dalton Trumbo avec Timothy Bottoms, Kathy Fields, Marsha Hunt

    ↑↑

    Il y a dans son sourire apaisé, alors qu'il est adossé à l'arbre, quelque chose d'aussi émouvant que la dernière scène du "Pays du silence et de l'obscurité" de Herzog, qui voyait un personnage handicapé embrasser un tronc. C'est une vision de l'émigration qui m'aura autant frappé, de manière viscérale, que celle dans "Heimat" d'Edgar Reitz.
  • 11
    Bande-annonce

    Il était une fois la révolution (1971)

    Giù la testa

    2 h 37 min. Sortie : . Western.

    Film de Sergio Leone avec Rod Steiger, James Coburn, Romolo Valli

  • 12
    Bande-annonce

    Les Diables (1971)

    The Devils

    1 h 51 min. Sortie : . Biopic et historique.

    Film de Ken Russell avec Vanessa Redgrave, Oliver Reed, Dudley Sutton

  • 13

    Amour (1971)

    Szerelem

    1 h 24 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Károly Makk avec Lilly Darvas et Mari Törőcsik

  • 14
    Bande-annonce

    La Rage du tigre (1971)

    Xin du bi dao

    1 h 42 min. Sortie : . Arts martiaux et drame.

    Film de Chang Cheh avec David Chiang, Ti Lung, Li Ching

  • 15
    Bande-annonce

    Mort à Venise (1971)

    Morte a Venezia

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Luchino Visconti avec Dirk Bogarde, Silvana Mangano, Bjorn Andresen

  • 16
    Bande-annonce

    La Loi du milieu (1971)

    Get Carter

    1 h 52 min. Sortie : . Gangster et thriller.

    Film de Mike Hodges avec Michael Caine, Ian Hendry, Britt Ekland

  • 17

    Joe Hill (1971)

    1 h 57 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Bo Widerberg avec Thommy Berggren, Anja Schmidt, Kelvin Malave

    Séances de cinéma (4 salles)
    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-10

    C'est un film social réussi, au sens où il embrasse pleinement la cause qu'il illustre, à savoir la dénonciation des inégalités sociales de la société américaine au début du 20ème siècle, sans pour autant renoncer à une forme de nuance. Une romance à peine évoquée par-ci, un lyrisme musical à la sauce comique par-là, et le portrait d'une personnalité fort atypique se dessine alors spontanément. On est loin du film à thèse, même si le destin tragique de Joe Hill se prête assez naturellement au drame persuasif, et même si la violence du bloc bourgeois aidé par les forces de police est abordée de front, avec souffrance au travail et bouillonnement du combat social — on compte notamment la séquence marquante d'un groupe de grévistes contraint de chanter l'hymne américain et d'embrasser le drapeau national très vite maculé de sang. C'est tout simplement un film qui trouve l'angle de l'émotion débarrassée de sa composante larmoyante, comme en témoigne le traitement final de ses cendres (envoyées aux quatre coins du monde sans grandiloquence aucune), dans le respect des derniers mots de Joe Hill : "Don't mourn, organize!".

    My will is easy to decide,
    For there is nothing to divide,
    My kin don't need to fuss and moan,
    "Moss does not cling to a rolling stone."
    My body? Ah, If I could choose,
    I would to ashes it reduce,
    And let the merry breezes blow
    My dust to where some flowers grow.
    Perhaps some fading flower then
    Would come to life and bloom again.
    This is my last and final will,
    Good luck to all of you, Joe Hill.

  • 18

    Avenir handicapé (1971)

    Behinderte Zukunft

    45 min. Sortie : 1971.

    Documentaire de Werner Herzog avec Rolf Illig et Adolf Ratzka

  • 19
    Bande-annonce

    La Randonnée (1971)

    Walkabout

    1 h 35 min. Sortie : . Aventure.

    Film de Nicolas Roeg avec Jenny Agutter, Lucien John, David Gulpilil

  • 20

    Fata Morgana (1968)

    1 h 19 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Documentaire de Werner Herzog avec Lotte Eisner, Eugen Des Montagnes, James William Gledhill

    Séances de cinéma (1 salle)
  • 21
    Bande-annonce

    L'Inspecteur Harry (1971)

    Dirty Harry

    1 h 42 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Don Siegel avec Clint Eastwood, Andrew Robinson, John Vernon

    Séances de cinéma (1 salle)
  • 22
    Bande-annonce

    Au nom du peuple italien (1971)

    In nome del popolo italiano

    1 h 43 min. Sortie : . Drame.

    Film de Dino Risi avec Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Ely Galleani

  • 23
    Bande-annonce

    Macadam à deux voies (1971)

    Two-Lane Blacktop

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et road movie.

    Film de Monte Hellman avec James Taylor, Warren Oates, Laurie Bird

    Séances de cinéma (1 salle)
  • 24
    Bande-annonce

    Taking Off (1971)

    1 h 33 min. Sortie : . Comédie, drame et comédie musicale.

    Film de Miloš Forman avec Lynn Carlin, Buck Henry, Georgia Engel

  • 25
    Bande-annonce

    Panique à Needle Park (1971)

    The Panic in Needle Park

    1 h 50 min. Sortie : . Policier, drame et romance.

    Film de Jerry Schatzberg avec Al Pacino, Kitty Winn, Alan Vint

  • 26
    Bande-annonce

    Les Nuits rouges de Harlem (1971)

    Shaft

    1 h 40 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Gordon Parks avec Richard Roundtree, Moses Gunn, Charles Cioffi

  • 27
    Bande-annonce

    THX 1138 (1971)

    1 h 26 min. Sortie : . Science-fiction.

    Film de George Lucas avec Robert Duvall, Donald Pleasence, Don Pedro Colley

  • 28
    Bande-annonce

    Punishment Park (1971)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Peter Watkins avec Carmen Argenziano, Patrick Boland, Kent Foreman

  • 29
    Bande-annonce

    Le Mystère Andromède (1971)

    The Andromeda Strain

    2 h 11 min. Sortie : . Science-fiction et thriller.

    Film de Robert Wise avec Arthur Hill, David Wayne, James Olson

  • 30

    Le Lien (1971)

    Beröringen

    1 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Sheila Reid, Bibi Andersson, Elliott Gould

  • 1
  • 2