Tu m'as déçu en 2019

Avatar takeshi29 Liste de

146 films

par takeshi29
Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • Bande-annonce

    Greta (2019)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Neil Jordan avec Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maika Monroe

    Je ne me faisais pas beaucoup d'illusions, j'entendais bien le bruit de fond concernant ce film, et la rencontre entre un réalisateur qui semble s'être totalement perdu depuis bien longtemps et une actrice qui tourne environ 163 films par an et devient tout doucement la caricature d'elle-même pouvait difficilement déboucher sur un chef-d’œuvre.

    Mais là ça a dépassé toutes mes espérances, j'avais envie de sortir toutes les cinq minutes tellement c'était affligeant mais j'étais retenu par une sorte de fascination malsaine devant un tel naufrage, et le besoin de vérifier si la connerie de la scène qui venait de passer allait être surpassée par la suivante. Et je ne fus jamais déçu car oui, sur l'échelle du ridicule ça ne cesse jamais de monter, l'image est de plus en plus laide, les dialogues de plus en plus surréalistes, le scénario de plus en plus cassé, la mise en scène (ah ben non là rien, y'en a pas), la musique de plus en plus insupportable, et le jeu de Mademoiselle Huppert de plus en plus... désopilant (en témoignent les quelques rires dans la salle à chacune de ses apparitions et saillies verbales).

    Et tout ça sans une once de second degré. On verra si avec les années ce machin mérite d'obtenir le qualificatif enviable de nanar, pour l'instant c'est juste une bouse. Et c'est pas sympa pour les bouses parce qu'elles au moins peuvent servir à quelque chose.
  • Bande-annonce

    Les Estivants (2019)

    2 h 08 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Valéria Bruni-Tedeschi avec Valéria Bruni-Tedeschi, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky

  • Bande-annonce

    Victor et Célia (2019)

    1 h 31 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Pierre Jolivet avec Alice Belaïdi, Arthur Dupont, Adrien Jolivet

    Allez je me débarrasse de deux trucs qui fâchent.

    Tout d'abord ce truc qui prouve une fois de plus que la curiosité est souvent punie. J'avais compris que ça sentait le traquenard mais rien à faire, j'ai pas pu m'empêcher d'y aller, parce que Pierre Jolivet est un réalisateur qui m'a apporté quelques bonheurs dans le passé.

    Et là boum, un Bénabar dans la tronche au bout de 5 minutes, premières gouttes de sueur, et paf, scène suivante, une Bérengère Krief qui déboule (Je l'avoue, j'ai été obligé de chercher son nom, je ne la connaissais que de visage et c'était suffisant pour cauchemarder), là tu sens que t'es parti pour morfler sévère.

    Tout est à l'unisson : le scénario tient sur un post-it, les dialogues sont affligeants, les acteurs principaux (même s'ils semblent sortir de la Comédie Française en comparaison des seconds rôles) ont le charisme d'une tranche de jambon, et parce qu'autrement ça aurait fait tâche Jolivet choisit d'éviter toute mise en scène et de filmer ça comme un téléfilm du dimanche AM sur M6.

    Je suis resté jusqu'au bout, rien que pour ça je devrais recevoir la Légion d'honneur, et j'ai été rassuré quant à la cohérence du projet : la fin est aussi nulle que le début et le milieu.
  • Bande-annonce

    A cause des filles… ? (2019)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Pascal Thomas avec José Garcia, Marie-Josée Croze, Audrey Fleurot

    Jamais je n'aurais cru dire ça un jour car j'aime follement le travail de Pascal Thomas, à tel point que j'ai créé une liste en son honneur très peu de temps après être arrivé sur ce site, mais ce film est un naufrage absolu devant lequel je n'ai ressenti qu'une seule chose : de la gêne.

    Cette même sensation que m'ont procuré parfois des films récents de Lelouch, cette impression terrible de voir un artiste en perdition sombrer dans le ridicule, être totalement dépassé ou pire, arriver peut-être au bout de son parcours créatif.

    D'ailleurs, comme une sorte de lapsus, Lelouch est cité dans "A cause des filles.. ?", et autre constat troublant, Thomas semble atteint du même syndrome, celui qui consiste à mettre dorénavant du people dans ses films, comme un stratagème destiné à attirer l'attention du spectateur vers autre chose que l’œuvre, comme si le metteur en scène savait lui-même qu'il valait mieux la cacher.

    On sent bien dans les intentions que tout sera fait pour combler le vide en mettant du trop du trop et du trop. Trop de personnages, trop de dialogues eux-mêmes trop appuyés, trop d'acteurs en roue libre, trop de scénario, d'où le film à sketchs, comme si un seul film ne pourrait pas suffire.

    En résumé c'est du Pascal Thomas qui montre Pascal Thomas en train de faire du Pascal Thomas. Et ça forcément ça fait trop de Pascal Thomas...

    https://www.franceinter.fr/emissions/on-aura-tout-vu/on-aura-tout-vu-26-janvier-2019

    https://www.franceinter.fr/emissions/popopop/popopop-28-janvier-2019
  • Bande-annonce

    Ayka (2019)

    1 h 49 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sergeï Dvortsevoy avec Samal Yeslyamova et Aleksandr Zlatopolskiy

    En début d’année j’en avais voulu à mon petit ciné chéri d’avoir renoncé à programmer ce film, malgré affiche pendant des semaines dans le hall et bande-annonce, car il m'empêchait de mettre un point final à mon palmarès cannois 2018...

    Maintenant que je l’ai vu je comprends qu’ils avaient juste voulu me préserver, en effet le calvaire est autant pour le spectateur que pour Ayka...

    En ce qui concerne le bilan de la Compétition cannoise, comme je m'y attendais le divorce est absolu entre mon palmarès et celui du jury. En résumé : un prix commun (celui de l'interprète masculin, Marcello Fonte dans "Dogman), et les quatre films à qui j'aurais attribué les récompenses les plus importantes sont repartis sans rien.

    https://www.senscritique.com/liste/Jury_quand_je_vois_le_palmares_de_Cannes_2018/2119900

    NB : Les prix d'interprétations dans les festivals ou autres César et Oscars sont souvent des caricatures mais là ils ont fait fort. En effet, c'est Samal Yeslyamova, actrice de ce film abominable, qui a reçu la Palme l'an dernier. Moralité : il faut geindre, souffrir en gros plan, et cerise sur le gâteau, tirer son lait en se tordant de douleur pendant qu'une maman teckel allaitent ses chiots en pissant le sang, pour être distinguée. J'ai du mal à croire à ce que j'écris, et pourtant c'est vrai, "Ayka" c'est cette finesse symbolique durant près de 2 heures.
  • Bande-annonce

    Curiosa (2019)

    1 h 47 min. Sortie : . Drame et biopic.

    Film de Lou Jeunet avec Noémie Merlant, Niels Schneider, Benjamin Lavernhe

    Parfois le mauvais goût, la volonté de choquer le bourgeois, la direction d'acteurs niveau zéro, l'excès d'esthétisme, l'accumulation de mauvaises idées (comme celle de plaquer la musique électro d'Arnaud Rebotini sur des travellings dans des couloirs étroits avec léger ralenti et p'tite image voilée à rendre jaloux David Hamilton, ah pardon j'ai failli oublier les sourires trop coquins voyous j'vais t'choper dans un coin) permettent d'accéder au sublime.

    C'est alors ce qu'on appelle un nanar, mais il n'y a que le temps qui permette de savoir si l’œuvre peut prétendre à ce statut (qui se mérite). Je place en ce "Curiosa" de gros espoirs pour décrocher cette timbale...
  • Indomptable Chantal Goya (2018)

    52 min.

    Documentaire de Sandrine Dumarais avec Chantal Goya, Jean-Jacques Debout et Wendy Bouchard

    Ça passait sur Ciné + Classic alors je m'attendais à voir un doc sur Chantal Goya actrice chez Godard. Pas de bol je me suis bouffé 52 minutes de Pandi Panda et de Bécassine. Le cauchemar, j'ai perdu un tympan et un paquet de neurones (Déjà qu'il m'en restait peu)...
  • Bande-annonce

    Les grands squelettes (2019)

    1 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Philippe Ramos avec Pauline Acquart, Denis Lavant, Melvil Poupaud

    Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu une telle masturbation intellectuelle (et pas qu’intellectuelle), un tel vide intersidéral drapé dans une poésie de CM2.

    Philippe Ramos a fait de bons films mais là j’ai la sensation qu’il m’a fait les poches, volé quelques euros et... 70 minutes.
  • Bande-annonce

    La Dernière folie de Claire Darling (2019)

    1 h 34 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Julie Bertuccelli avec Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Samir Guesmi

    Dans la série « Bonsoir SC je vais te faire économiser un temps précieux », le 6 février prochain tu auras 94 minutes de plus pour boire un verre avec tes amis, travailler, te promener, lire, venir faire des bêtises ici, ou ne rien glander du tout. A moins bien sûr que tu kiffes des trucs genre Marc Levy revisité par Jean-Pierre Jeunet...

    Ce naufrage m'a d'autant plus étonné qu'on ne retrouve nulle trace de la sobriété qui faisait la force de précédents métrages de Julie Bertuccelli comme "Depuis qu'Otar est parti..." ou le documentaire "Dernières Nouvelles du Cosmos".

    Ici ça sent le kitsch à plein nez, le scénario ressemble à un mauvais page-turner (Je n'irai pas vérifier si c'était déjà le cas du roman de Lynda Rutledge), la mise en scène fait parfois froid dans le dos, comme dans cette scène finale qui semble sortie des pires heures du cinéma français des années 90, et surtout la pléiade de grands acteurs (Je devrais même dire des actrices car les personnages masculins sont transparents) ici convoqués semblent en roue libre, absolument pas (ou mal) dirigés.

    Et rien que pour ça j'en veux à Mlle Bertuccelli, voir cohabiter à l'écran Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Laure Calamy et Alice Taglioni aurait dû être un bonheur, ce fut un supplice.

    https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-05-fevrier-2019
  • Bande-annonce

    Les Fauves (2019)

    1 h 23 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Vincent Mariette avec Lily-Rose Depp, Laurent Lafitte, Camille Cottin

    Ce film est d'une cohérence absolue : le scénario est nul, les dialogues sont nuls, les acteurs sont nuls (et en cela y voir Lily-Rose Depp en tête d'affiche fait sens), le suspense est nul..........................

    Incroyable de voir un réalisateur qui avait jusqu'à maintenant une filmographie plus qu'honorable (Les courts "Double mixte" et "Les Lézards" ainsi que son premier long "Tristesse Club") partir ainsi en vrille, se vautrer dans un film de genre qui a malgré tout un mérite : il peut faire rire. En effet nous n'étions que trois dans la salle, mais comme solidaires dans la galère, nous n'avons pu réfréner quelques "tirebouchonnages" coupables.
  • Bande-annonce

    Le Mystère Henri Pick (2019)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Rémi Bezançon avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz

    J'avoue tout, je suis allé voir ce "Mystère Henri Pick" pour des motivations assez peu cinématographiques : afin que ma moitié puisse voir de près Mister Luchini qu'elle adore et me régaler de la présence de ma cousine chérie à l'écran.

    But finalement atteint :

    1/ Lucchini a fait un show de 15 minutes avant la projection, et pour ça je m'incline, il est très très fort... https://twitter.com/takeshi2922/status/1101832537272446977

    2/ Ma cousine éclabousse le film de tout son talent. (Réalité : aucun acteur n'est bon, puisque pas dirigé)

    3/ En ce qui concerne l'objet cinématographique proprement dit, j'ai souffert pendant 1h40. Mais bon visiblement j'ai raté quelque chose si j'en crois sa moyenne ici-même. Je vous laisserai (ou non) juger par vous-mêmes à partir de mercredi.

    NB : Pourvu qu'Aurea ne tombe pas sur cette note...

    https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-05-mars-2019
  • Bande-annonce

    Abominable (2019)

    1 h 37 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Jill Culton et Todd Wilderman avec Chloe Bennet, Albert Tsai, Tenzing Norgay Trainor

    J'avais toujours dit que la mondialisation finirait par nous tuer. La preuve, ce film d'animation qui était une forme d'avertissement chinois avant de nous balancer le coronamachin.

    De la mignonnerie dégoulinante à te faire passer du Disney pour du Bruno Dumont. Et en guise de dernier clou dans le cercueil, du Coldplay plein les cages à miel. P.... de confinement !
  • Bande-annonce

    Edmond (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alexis Michalik avec Thomas Soliveres, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner

    Parfois il faut avoir l’honnêteté de dire qu’un film n’est pas forcément mauvais mais qu’on n’aime simplement pas ce type de cinéma. J'ai compris très vite que j'avais commis une boulette en constatant la présence à l'écran de Mathilde Seigner, mon médecin m'ayant conseillé de ne plus approcher cette personne à moins de 600 mètres sous peine de subir des crises de démence, puis les minutes passant, je me suis senti de trop dans la salle, les quelques autres (peu nombreux) spectateurs présents riant à chaque réplique alors qu'aucun début de sourire ne m'avait encore frappé. Alors par politesse, au bout d'environ 1h20, j'ai préféré m'éclipser afin de les laisser s'amuser entre personnes de bonne composition.

    J’aurais dû savoir que la rencontre serait un échec et m’abstenir. Tant pis pour moi.

    Signé : Un amoureux fou du "Cyrano", qu'il s'agisse du texte de Rostand ou de l'adaptation de Rappeneau
  • Bande-annonce

    Alien Crystal Palace (2019)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie dramatique et musique.

    Film de Arielle Dombasle avec Arielle Dombasle, Nicolas Ker, Asia Argento

    Un alien qui n'a pas grand chose dans le ventre...
  • Bande-annonce

    Convoi exceptionnel (2019)

    1 h 22 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Christian Clavier, Farida Rahouadj

    Je dois être d'une cruauté totale mais au cours de la projection je me suis fait la réflexion qu'il faudrait créer un label "EHPAD" au cinéma, qu'on remettrait aux "films de trop", et malheureusement après des Lelouch et Pascal Thomas (pour son dernier film), je le remettrais (à regret) à Bertrand Blier.

    "Convoi exceptionnel" n'est qu'un “Buffet froid” réchauffé, appuyé, gênant, jamais grinçant, jamais drôle, avec des acteurs qui font ce qu'ils peuvent ou qui s’en foutent. Ça tourne à vide au bout de 15 minutes, les bons mots semblent artificiels quand ils ne tombent pas à plat.

    Je sais que beaucoup d'entre vous sont énervés en lisant ces lignes, alors ne ruminez pas et venez plutôt m'insulter en allemand ici-même. :-D

    NB : J'ai revu "Buffet froid" et "Beau-père" il y a très peu de temps, ce qui n'a rendu ma séance d'hier que plus douloureuse, car oui trêve de plaisanterie, Blier a été un grand artiste, tellement singulier et délicieusement dérangeant. D'où ma peine extrême à assister à cette mauvaise parodie de lui-même. On sent l'homme triste et je partage ce sentiment avec lui.

    https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-11-mars-2019
  • Bande-annonce

    Colette (2019)

    1 h 52 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Wash Westmoreland avec Keira Knightley, Dominic West, Eleanor Tomlinson

    J'ai trouvé en "Colette" exactement ce que je craignais, soit un biopic bien lisse, corseté, académique, convenu.

    En un mot c'est sage, comme malheureusement 95% des films de ce genre, et la sagesse c'est justement tout sauf Colette.

    Les deux points sont pour toi Keira, n'hésite pas à me contacter en MP.

    https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-15-janvier-2019
  • Bande-annonce

    5 est le numéro parfait (2019)

    5 è il numero perfetto

    1 h 46 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Igort avec Toni Servillo, Valeria Golino, Carlo Buccirosso

    "5 est le numéro parfait" intrigue au départ tant la mise en scène d’Igort est léchée, l’amour pour le cinéma et la BD évident. Puis l’absence de scénario, les personnages désincarnés, la stylisation tournant au maniérisme vain finissent par lasser. Et c’est l’ennui qui gagne.

    Aveu : J'ai pris la tangente au bout d'une heure, ce qui se passait à l'écran ne m'intéressait pas une seconde, et 45 minutes dans une vie c'est trop précieux.
  • Bande-annonce

    Gloria Bell (2019)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Sebastián Lelio avec Julianne Moore, John Turturro, Caren Pistorius

    J'ai décidé de vous retranscrire mot pour mot l'échange que j'ai eu avec ma moitié au bout d'environ 45 minutes de film, je pense que c'est le meilleur moyen de vous faire comprendre ce qui m'est arrivé face à ce "Gloria Bell". Ne soyez pas étonnés du vouvoiement employé durant ce petit dialogue, nous l'utilisons souvent avec cette femme charmante, et par là même, merci de ne pas juger notre santé mentale.

    - Oh p... c’est pas possible. J’ai fait la bêtise de regarder l’original hier et là c’est dingue, il a juste changé de pays, d’acteurs mais autrement tout est exactement pareil, les scènes, les situations, les plans, et les dialogues, c’est presque à la virgule près. C’est sympa, je peux deviner quand le téléphone va sonner. Il y a même le sphinx (chat sans poil) du voisin maboul. Ah non la BO est différente pour que le bon petit public américain (et européen) aime. Quel foutage de gueule !!!!

    NB : Le mec est un punk alors il a changé la passion du beau-fils, dans l’original il gravissait des montagnes, là il est surfeur

    - Quel plaisir il peut prendre à reproduire la même chose ? Vous devez vous ennuyer.

    - Aucun, c’est ce qu’on appelle le plaisir du tiroir-caisse. Je pense que je vais partir, ça a zéro intérêt de voir la même chose en moins bien. Le moins bien, ce sont les acteurs, ça me fait mal de le dire mais Julianne Moore est écrasée par son double chilien.

    - Vous avez raison, inutile de perdre votre temps.

    - Ouais je ne vais quand même pas rester pour jouer au jeu des 3-4 différences, le temps est trop précieux. Ouaiiiiiis j’en ai trouvé une autre : le fils jouait du violon, il a dû s’en lasser car là il est passé au piano. Allez je fais un bisou à Sébastien * et je rentre à la niche.

    * Non non ce n'est pas le réalisateur que je suis allé embrasser en sortant de la salle mais le patron du ciné

    https://www.franceinter.fr/emissions/popopop/popopop-25-avril-2019

    https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-17-avril-2019
  • Bande-annonce

    Little Joe (2019)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Jessica Hausner avec Emily Beecham, Ben Whishaw, Kerry Fox

    Quel soulagement, j’ai enfin trouvé plus prétentieux, esthétisant, insupportable que les derniers Yorgos Lanthimos. "Little Joe" est le parfait petit truc auteuriste et creux pour festivals, et pourquoi se priver puisque le jury cannois a couronné Emily Beecham. Si le cinéma frigide existe, on tient là un beau spécimen du genre.
  • Bande-annonce

    Jessica Forever (2019)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Jonathan Vinel et Caroline Poggi avec Aomi Muyock, Sebastian Urzendowsky, Augustin Raguenet

    Là c'est un cas bien plus complexe et gênant que le Jolivet qui n'est après tout qu'une petite chose innocente qui ne fera pas de mal à grand monde, parce que Jonathan Vinel et Caroline Poggi sont les nouveaux chouchous d'une certaine critique hexagonale, parce que ce "Jessica Forever" est présenté par beaucoup comme un grand film, qui fera date dans le cinéma de genre français.

    Et je l'avoue je l'attendais moi aussi avec excitation, parce que ce duo gravite depuis un moment autour de réalisateurs dont je respecte énormément le travail, parce que leur court "After School Knife Fight" m'avait rendu curieux autant qu'il m'avait mis le doute. Et pui m.... Bertrand Mandico m'avait dit à plusieurs reprises que c'était un film follement excitant, et j'y peux rien, mon Béber je l'adore, alors, comme un abruti, je le crois.

    Je crois aussi pouvoir dire que le doute précédemment évoqué est dorénavant levé : au mieux ce truc est fait par des petits malins ayant accouché d'un OFNI fascinant de connerie, au pire ils sont prétentieux au point de croire vraiment en ce qu'ils font et là c'est plus gênant. C'est en quelque sorte du sous-sous-sous-Virgil Vernier, sans l'intelligence de celui-ci, et si ce n'est que la bouse que l'on perçoit au premier de niveau de lecture, ce n'est pas bien grave. Par contre, et à ce sujet impossible de trancher, si l'idéologie que je crois percevoir en dessous (on peut parler sans trop trembler de crypto-fascisme), là ça pose vraiment problème, et la bouse sent plus fort...
  • Bande-annonce

    Frankie (2019)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ira Sachs avec Isabelle Huppert, Sennia Nanua, Ariyon Bakare

    Bien longtemps que je n’avais pas vu Isabelle Huppert aussi remarquable. Dommage que ce soit dans le film du Noah Baumbach du pauvre venu faire du ciné intello new-yorkais au Portugal.

    "Frankie" ou la définition du vide absolu. En compétition à Cannes ça ? Quelle blague !!!

    Par contre l'office du tourisme de Sintra peut remercier Ira Sachs, j'ai envie d'y aller, ça a l'air magnifique.

    NB : J'aurais volontiers mis 1 à ce truc mais mon petit cœur m'interdit de mettre moins de 2 à un film où apparaît Marisa Tomei.
  • Bande-annonce

    Fête de famille (2019)

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Cédric Kahn avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot, Vincent Macaigne

    Parce que j’aime trop Cédric Kahn, (habituellement) audacieux réalisateur des remarquables "L’Ennui", "Roberto Succo", "Feux rouges" ou encore de sa récente et formidable "Prière", je m’abstiendrai de dire ce que je pense de cette "Fête de famille".

    Il me faudra plusieurs heures pour décolérer donc plutôt que prononcer des paroles qui pourraient dépasser mes pensées, je vais me contenter de lui donner sa jolie petite note et d'écouter en boucle.... https://youtu.be/2ICFtXx546A

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-culture/la-grande-table-culture-1ere-partie-du-lundi-02-septembre-2019

    https://www.franceinter.fr/emissions/popopop/popopop-02-septembre-2019
  • Bande-annonce

    Oleg (2019)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Juris Kursietis avec Valentin Novopolskij, Dawid Ogrodnik, Anna Prochniak

    Film lettonien présenté à la dernière Quinzaine des réalisateurs, "Oleg" est un drame social avec caméra portée. Ça vous rappelle des frangins belges ? Oui oui ça y ressemble fortement, et soit c’est moi qui n’y arrive plus avec ce type de films, soit c’est vraiment faible.
  • Bande-annonce

    Dernier Amour (2019)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Benoît Jacquot avec Vincent Lindon, Stacy Martin, Valeria Golino

    Que ce "Dernier amour" est sec, froid, que la chair y est triste. La caméra semble ne pas s’intéresser à ce(ux) qu’elle filme alors difficile d’en demander plus au spectateur. Et Lindon en Casanova, on en parle ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/benoit-jacquot-casanova-est-un-de-mes-meilleurs-amis

    https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-19-mars-2019
  • Bande-annonce

    Boy Erased (2019)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Joel Edgerton avec Lucas Hedges, Nicole Kidman, Joel Edgerton

    Si quelqu'un a dit du mal de "My Beautiful Boy" et défend ce truc, rendez-vous sur le pré dès potron-minet, je lui laisse le choix des armes.
  • Bande-annonce

    Just Charlie (2019)

    1 h 39 min. Sortie : . Drame.

    Film de Rebekah Fortune avec Harry Gilby, Scot Williams, Patricia Potter

    "Just Charlie" est foiré sur toute la ligne, à part l’interprétation.

    Aucun passage obligé ne nous est épargné, c’est confortable, bien balisé, le thème est bien bien polissé afin de ne gêner personne. Mais curieusement je me dis qu’il est bon signe de voir le mauvais cinéma s’emparer d’un tel sujet. Ça se démocratise, c’est déjà ça...

    NB : Une question m'est venue durant la projection, pourquoi faut-il qu'au cinéma trouble de l'identité sexuelle et sport soient forcément liés ? Vous avez quatre heures.
  • Bande-annonce

    Rêves de jeunesse (2019)

    1 h 32 min. Sortie : . Drame.

    Film de Alain Raoust avec Salomé Richard, Yoann Zimmer, Estelle Meyer

    Je n'aime pas taper sur ce type de cinéma « fragile » mais décidément Alain Raoust et moi ça ne fonctionne toujours pas. 17 ans après "La Cage" il signe une nouvelle caricature de film d’auteur français, au propos finalement très convenu. L'ACID (et sa sélection cannoise) a pour vocation de soutenir la création différente, et pourtant là on est dans l'inoffensif complet.

    Mais je pardonne tout à quelqu’un qui aime Christophe et les Thugs car c'est forcément un mec bien.
  • Bande-annonce

    Un monde plus grand (2019)

    1 h 39 min. Sortie : . Drame.

    Film de Fabienne Berthaud avec Cécile de France, Narantsetseg Dash, Tserendarizav Dashnyam

    La Mongolie et le chamanisme je prends, mais impossible pour moi de rentrer dans ce récit trop terne, un brin National Geographic, qui n’est jamais parvenu à m’embarquer ni m’intéresser une seconde. Malgré une Cécile de France comme toujours remarquable...
  • Bande-annonce

    L'Insensible (2019)

    Podbrosy

    1 h 27 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Ivan I. Tverdovsky avec Denis Vlasenko, Anna Slyu, Danil Steklov

    Ivan Ivanovitch Tverdovsky a une révélation à nous faire : la Russie est un pays où la corruption est généralisée. Ah bon ? Quel scoop ! Le garçon sait tenir une caméra, mais quelle lourdeur dans son propos ! A pratiquer le mélange des genres démonstratif, à trop appuyer et en rajouter, la dénonciation devient inopérante, et même à mes yeux contre-productive.

    Les jeunes cinéastes russes m'inquiètent et pour être sincère me désolent, tant ils sont dans la propagande, rappelant en cela les pires heures du cinéma soviétique. Sans en avoir probablement conscience ils pratiquent ce qu'ils dénoncent et ne fabriquent que des œuvres d'exportation. C'est en réalité un produit extrêmement rassurant pour nous, petits français au c.. propre, ils nous confortent dans la seule image de la Russie véhiculée par des médias paresseux : ce pays est gangrené, peuplé de corrompus et de dégénérés (cf l'histoire d'inceste totalement gratuite).

    Au second degré cet "Insensible" pourrait être recevable, les personnages tellement caricaturaux (L'avocate de la défense qui se cure les ongles pendant chaque procès tient de la blague) ressemblant à des entités farcesques, et le jeu volontairement outré des acteurs renforçant cette impression.

    NB : J'ai pris trois minutes de plaisir, Fishbach, célèbre chanteuse russe ???, est au programme de la BO.
  • Bande-annonce

    La Favorite (2019)

    The Favourite

    1 h 59 min. Sortie : . Historique, drame, comédie, biopic et thriller.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz

    Mon Dieu comme je me sens seul au monde avec ma note pourrie ! "La Favorite" reçoit tous les éloges du monde et j'ai été absolument incapable de profiter de ce que j'y décelais pourtant. J'ai bien vu que c'était beau, drôle, cruel, grandiloquent comme j'aime, que les actrices étaient formidables, en particulier Olivia Colman, mais je suis resté à la porte pour une raison toute simple : je ne parviens plus à passer au-delà du maniérisme de Lanthimos, je ne vois plus que ses recettes, que ses trucs de mise en scène là pour faire grimper aux rideaux les jurys des festivals et les cinéphiles. Pour résumer, je ne vois plus un film, j'ai le sentiment d'arriver dans une foire à la focale.

    Nous nous sommes tant aimés avec Yórgos. L’amour étant aveugle je ne voyais que ses qualités durant les premières années de notre idylle. Puis un cerf sacré m’a ouvert les yeux et depuis c’est un malin faussement sulfureux mais vraiment prétentieux qui se trouve face à moi.