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Xbox 360 / PS3 : critiques et collection d'un retardataire (liste annotée)

Avatar Ramlladu Liste de

172 jeux vidéo

par Ramlladu

**Travail en cours pour mettre à jour cette liste. A venir, d'autres jeux que j'ai terminé en 2016/2017 , comme Metal Gear Solid 1/2 HD, Shadow of the Colossus HD, Rogue Legacy, Space Marine, Asura's Wrath, Mirror's Edge, Journey, etc. Bref, beaucoup de nouveautés, et un affinage de certaines anciennes critiques**

A croire que je n'avais pas digéré le décès prématuré de la Dreamcast. Mon parcours vidéoludique, du moins sur les jeux modernes, a connu une longue hibernation après avoir terminé Shenmue II. Pendant de nombreuses années, je me suis délibérément limité au rétro 16/32 bits, refusant tout contact avec l'histoire récente du média, arguant que ses évolutions ne m’intéressaient que très peu, me contentant, obtus, de découvrir ou redécouvrir ce qu'avait proposé un âge d'or révolu.

Jusqu'à finalement décider de sortir de mon ermitage, et acquérir aux alentours de début 2013, une Xbox 360. Au fil des expériences, force est de reconnaître que je n'ai jamais regretté ce choix, tant les bons, et même fabuleux moments se sont enchaînés sur cette boite noire. Depuis, je tâche de rattraper mon lourd retard, et j'approche petit à petit du moment où, ayant terminé, ou presque, tout ce qui m’intéressait, je ferai l'acquisition d'une console de la génération actuelle. Il me reste cependant un certain chemin à faire, et c'est pour ne rien rater que mon couple s'est transformé en ménage à trois, avec l'arrivée d'une aguichante Playstation 3 au potentiel certain.

Sur cette liste, mes retours sur la forme de petites critiques des jeux sur ces deux consoles, avec un semblant de classement en complément. Un bilan de mon parcours de joueur depuis quelques années. La liste est en constante évolution, et je reviens fréquemment sur certaines critiques, ou notes, au gré de l'enrichissement de ma culture.

Je n'ai évidemment pas résisté à acquérir des compilations/jeux rétro de ma période 90's chérie, qui seront présentes au coté du reste.
Les jeux non testés de ma collection, et ceux en pause sont à la suite du classement.

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    Dark Souls (2011)

    Dāku Souru

    Sortie : . Action et jeu de rôle.

    Jeu vidéo de From Software Inc. et BANDAI NAMCO Games sur PlayStation 3, Xbox 360 et Xbox One

    (+DLC compris dans la "Prepare to die edition")

    Je m'étais juré de ne pas succomber. Non pas que je partais avec un mauvais à-priori sur Dark Souls, bien au contraire. Mais mes deux premières tentatives, soldées par un abandon à 1/6eme du jeu, m'avaient fermement convaincues que le titre de From Software n'était pas pour moi.

    Et les plus qu'excellentes notes attribuées au jeu par mes éclaireurs les plus chéris ne parvenaient pas à me motiver à m'y replonger. Je défendais corps et âme mon droit à ne pas aimer ce titre, allant parfois à grommeler sur une hype excessive.

    Vint cette décision de m'y remettre une troisième fois, un beau soir d'hiver 2016. En cherchant cette fois à mieux comprendre le jeu et prendre mon temps. Au cas où. Car oui, je jalousais secrètement l'expérience orgasmique vécue par tant de joueurs.

    Et ce qui devait arriver arriva : j'ai succombé. Tout a été dit sur Dark Souls, qui possède même son ouvrage dédié, je n'y reviendrai donc pas dans les détails. En résumé, mon expérience fut un enchainement de claques : quelle profondeur dans le système de jeu ! Quelle ambiance, quelle direction artistique ! Quel lore fascinant ! Quel level design, avec cette architecture plus que brillante, un monde aux lieux interconnectés conçus avec un soin d'orfèvre. Malgré l'aspect technique du jeu déjà moyen à sa sortie, j'ai été, en 2016, ébloui comme rarement lors de mon périple en Lordran.

    Et les quelques reproches que je pourrais adresser à l’œuvre n'ont pas suffit à faire baisser d'un cran ce 10/10, sans doute conforté après ce savoureux new game +, où le retour dans un monde désormais connu fut particulièrement jouissif, et ce PVP juste entraperçu, mais qui m'a offert quelques moments inoubliables.

    Dark Souls a contribuer à élever le dungeon crawler au rang d'art, processus déjà très bien entamé avec le fantastique Demon's Souls, (qui, pour être honnête, le surpasse parfois, mais le monde ouvert de son successeur sublime vraiment l'expérience). Dark Souls est la concrétisation quasi totale du rêve d'un gosse qui inventait avec passion une multitude de donjons avec le pack de création de cartes du vénérable jeu de plateau Hero Quest de Games Workshop.

    L'enfer de Hidetaka Miyazaki a bien un goût de paradis.
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    Shadow of the Colossus (2005)

    Wanda to Kyozō

    Sortie : . Action-Aventure.

    Jeu vidéo de Team Ico, SIE Japan Studio, Fumito Ueda sur PlayStation 2 et PlayStation 3

    J'ai attendu plus de dix ans pour enfin jouer à Shadow of the Colossus, depuis ce jour où je l'avais vu tourner dans un Micromania du coin. Après avoir appris la sortie d'une version HD très bien reçue, il était évident que le titre de Fumito Ueda serait mon premier contact avec la PS3.

    Dix années d'espoirs et de fantasmes sans cesse renouvelés, rien de pire pour, une fois face à la réalité, connaître une cruelle déception. Pourtant, Shadow of The Colossus n'a pas failli.

    Malgré sa technique d'un autre âge (qui a prodigieusement repoussé les limites de la Playstation 2), SoTc, sublimé par une HD sans fausse note, est encore magnifique aujourd'hui. Les moments où je chevauchais Agro, me perdant parfois pendant plus d'un quart d'heure, n'ont jamais été lassants, tant la beauté de cet univers se fait enchanteresse. Avec un simple travail de maître sur les textures, la caméra et les lumières, le titre parvient à rendre une plaine vide délicieuse pour les yeux, à proposer des panoramas qui écrasent sans sourciller des jeux modernes.

    Expérience totale, on alterne ici contemplation pure et moments de bravoure hallucinants, faisant vivre, manette en main, des scènes qui ailleurs se seraient résumés à des cinématiques.

    Certes, les tares existent : affrontement inégaux, jouabilité (bien que plutôt agréable une fois compris ses ressorts) quelque peu frustrante, le temps à terre une fois attaqué peut faire tiquer, les phases dans l'eau sont agaçantes au possible... Mais qu'importe, des instants comme l'abordage, dans une cavalcade épique, du colosse Phalanx, titanesque serpent du désert, s'inscrivent au panthéon des instants les plus fous que j'ai pu vivre grâce à une œuvre culturelle.

    La majesté des colosses n'a rien perdu de sa force, et, débarrassé d'une résolution PS2 ainsi que de soucis de framerate, le titre assène claque sur claque, et ce malgré ses 11 années. Renversant. Si un Zone of The Enders 2 HD ou un MGS 3 HD ont su m’impressionner, Shadow of The Colossus se situe un bon cran an dessus. La narration, épurée mais efficace, la poésie ambiante, la bande son magistrale, le naturel du comportement d'Argo ou la sensation d'accomplissement une fois l'acier planté dans la chair d'une bête que l'on a mis longtemps à atteindre, ballotté comme une feuille au gré de ses mouvements, touchent régulièrement au sublime.

    Mes fantasmes étaient à la hauteur du réel. Merci.
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    Resident Evil 4 HD (2014)

    Resident Evil 4

    Sortie : . Action et aventure.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur PlayStation 4, PlayStation 3, Xbox One, Xbox 360 et PC

    JJ'étais totalement passé à coté du phénomène Resident Evil 4. Ma dernière expérience Biohazard, Code Veronica, se pose comme un excellent souvenir.

    Un jeu, certes légendaire, mais qui a presque inventé un genre, depuis maintes fois affiné dans son gameplay, peut-il traverser le temps sans en souffrir terriblement ? Cela me semblait impossible, et j'abordais le titre avec une pointe de méfiance.

    Et pourtant. Comme pour Link's Awakening que j'avais découvert très tardivement, je n'ai que peu hésité à attribuer un 10 immédiat.

    Certes, ayant bouclé tous les Gears of War ainsi que deux Batman Arkham, et ayant taté du Dead Space et du Space Marine, la rigidité des contrôles de ce précurseur du TPS m'a dérangé lors des premiers instants.

    Mais une fois dans le bain, c'est oublié. Car aucun des jeux que j'ai cité ne peux rivaliser avec la leçon totale de rythme et de tempo que reste Resident Evil 4. Au service de celui-ci, un scénario prétexte à une succession ininterrompue de moments cultes dans des d'environnements inoubliables qui ont instantanément marqué ma vie de joueur. Rarement ai-je autant eu de mal à lâcher la manette.

    Ce remake HD, avec 16-9, résolution augmentée, textures améliorées et quelques bonus en plus provenant de la version PS2 (Separate Ways) est un travail plutôt réussi, en tout cas très loin dessus de la désastreuse version PC de 2007.
  • Sega Vintage Collection: Streets of Rage (2012)

    Sortie : . Beat'em up.

    Compilation de jeux de M2 et SEGA sur Xbox One et Xbox 360

    Les trois Streets of Rage, série de beat em up culte (notamment le 2, toujours un des meilleurs jeux de tous les temps) avec un paquet d'options (choix de la version EUR/JAP/US notamment), de paramétrages et des défis de scoring/time attack avec classements en ligne et co-op, et ce pour une dizaine d'euros.

    Ai-je besoin d'en dire plus ? Un achat indispensable.
  • Sega Mega Drive Ultimate Collection (2009)

    SEGA MEGA DRIVE Ultimate Collection

    Sortie : . Action, plateforme, beat'em up et jeu de rôle.

    Compilation de jeux de SEGA et Backbone Entertainment sur PlayStation 3 et Xbox 360

    Difficile de noter cette compilation. D'un coté, une somme jamais vue de jeux cultes (auxquels j'ai parfois attribué ici la note parfaite, Phantasy Star 4, Shining Force, Sonic 2...) provenant de la machine qui reste à mes yeux la reine des consoles. De l'autre une interface et un habillage médiocres, des options et des bonus rachitiques. -1 donc à la note en guise de petite sanction.

    J'éviterai toutefois de chipoter au regard du rapport qualité-prix qui reste le meilleur à l'heure actuelle pour une telle compilation. D'autant qu'elle propose aussi en bonus des jeux emblématiques dans leur version arcade (Alien Syndrome, Shinobi, Space Harrier..) ainsi que les titres Master System Phantasy Star et Golden Axe Warrior !

    Bref, SM Ultimate Collection est un putain de gros morceau d'histoire de jeu vidéo sur dvd.

    Reste que j'attends toujours LA collection SEGA de luxe, celle qui proposera une flopée de bonus (artworks, morceaux, scans de manuels, publicités..) et de paramétrages.

    Pour des portages moins paresseux, on peut se tourner vers les très bonnes compilation "Sega vintage", qui proposent, en plus de nombreuses options, des défis avec classement et la possibilité de jouer en ligne.
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    Sonic Generations (2011)

    Sortie : . Plateforme et action.

    Jeu vidéo de Sonic Team et SEGA sur PC, Xbox 360 et PlayStation 3

    Le jeu qui m'a fait franchir le pas d'acheter la console, avec Bayonetta et Lost Odyssey.

    Beau, addictif, grisant, long si on cherche à débloquer la masse de bonus, peu avare en fan service, Sonic Generations est sans nul doute le meilleur Sonic depuis Sonic 3 & Knuckles, conservant le meilleur du hérisson bleu et jetant la pile d'expérimentations ratées aux ordures.

    Le résultat est un savant mélange de gameplay 2D et 3D parfaitement réussi et une belle leçon de level design. Pour un temps, le héros phare de Sega a retrouvé sa place sur l'Olympe. (je pleure toutes les larmes de mon corps depuis la sortie de Sonic Boom).

    Un rêve de fan exaucé, de ceux que l'on aimerait voir plus souvent. Mes espoirs sont grands pour Sonic 2017.
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    Zone of The Enders HD Collection (2012)

    Sortie : . Action.

    Compilation de jeux de Kojima Productions et KONAMI sur PlayStation 3, Xbox 360 et PS Vita

    Zone of the Enders m'avait fait de l’œil à l'époque où je lisais encore Joypad. Je crois qu'il est le premier titre qui m'ait donné envie de posséder une Playstation 2, de part l’incroyable design du mécha, la beauté des images, et la participation d'un Kojima qui m'avait diablement impressionné avec son Metal Gear Solid.
    Cette collection fut l'occasion d'un bon rattrapage.

    Le premier opus est surtout une démonstration technique pour l'époque, couplée à un prologue/tutoriel. Le potentiel y est, avec un sublime mécha aux contrôles fluides, intuitifs et nerveux,, une ambiance séduisante, un univers qui donne envie de s'y plonger. Reste que le titre est très court, manque clairement de variété dans l'action et les zones de combat, et se termine là où la vraie aventure devrait commencer.

    Venons-en au plat principal, The 2nd Runner, dont je n'étais pas loin de tout ignorer. Mes aïeux, quelle baffe. Dés la superbe séquence d'introduction, la sensation de se retrouver devant le "vrai" Zone of The Enders est palpable. The Second Runner est un bolide lancé à cent à l'heure, corrigeant tous les défauts du premier, proposant un périple plus long, et qui surtout, se renouvelle sans cesse. Disparue ici la sensation de répéter un schéma identique : opération de sauvetage en intérieur, poursuite, traversée de grandes étendues piégées, boss fights de luxe qui font penser à cette Kojima's touch dans la création d'adversaires clés inoubliables, lutte homérique contre une vaste armada, et même plongée au centre d'une scène de guerre faisant s'affronter des dizaines de méchas, le tout servi par un scénario prenant... monstrueux !

    La présence de cell shading au niveau du rendu visuel rend le titre intemporel, les passages animés sont de bonne facture. Le jeu est aussi bien plus difficile que son prédecesseur (le premier affrontement donne directement le ton), et incite ainsi a réellement tirer parti de toutes les possibilités du Jehuty, encore plus agréable à contrôler.

    The Second Runner est un immense classique, un monument de jeu vidéo, qui gagnerait à être plus connu.

    Quant à la qualité du portage, n'ayant pas joué aux jeux sur PS2, je ne peux tellement me prononcer, mais il assure hélas le strict minimum : le rendu à l'écran est bon (ZOE 2 reste très beau, lissé et mis en HD), mais le framerate est loin d’être optimal, les vidéos auraient gagnées à ne plus avoir leur compression PS2, et l'absence des voix japonaises ou de divers bonus à de quoi décevoir.
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    Demon's Souls (2009)

    Sortie : . Action et jeu de rôle.

    Jeu vidéo de From Software Inc., SIE Japan Studio, Hidetaka Miyazaki sur PlayStation 3

    Mon expérience sur le premier Dark Souls, véritable révélation, indubitablement le meilleur titre auquel j'ai pu jouer depuis des lustres, et sur sa suite et ses DLC, ne pouvaient que donner envie de me replonger immédiatement devant un autre titre de la gamme " Soulsborne" de From Software. Pourtant, une fois ma PS3 acquise, il ne faisait étrangement pas figure de priorité, tant je m'étais mis en tête que Demon's Souls n'allait pas être franchement emballant, une petite ébauche trop dépassée depuis.

    Énorme erreur. Demon's Souls est toujours une pure merveille.

    Certes, le titre propose moins de variété dans l'équipement que Dark Souls, certes son découpage en "niveaux" distincts, accessibles par le biais d'un hub, ne procure pas cette sensation d'explorer un monde parfaitement cohérent, qui contribuait à rendre son successeur si incroyable. Il n'empêche que Demon's Souls fait montre d'une sacrée maturité.

    La plupart des fondations des Souls y sont déjà savamment posées : le gameplay est excellent, le level design savamment pensé, l'ambiance de nombreux lieux incroyable, et le titre se permet même de proposer une gestion des lumières, un framerate, une régularité dans la qualité des zones et des boss supérieurs à sa suite ! Si les moments les plus flamboyants de Demon's Souls ne parviennent à égaler leur pendant dans Dark Souls, les passages médiocres à la Izalith sont aussi moins nombreux.

    J'ai donc rempilé pour des dizaines et des dizaines d'heures de plaisir, des nuits blanches passant à toute vitesse, avec cette impression (familière désormais), à la conclusion, de manque, de frustration, en sachant que bien peu d'autres titres sauraient me procurer ces sensations.

    Alors que je reproche plus bas à Dark Souls 2 une paresse évidente sur certaines zones ou boss, Demon's Souls limite le quantitatif pour offrir du qualitatif sans grandes fausses notes. Nombre de boss sont sensationnels, passionnants à affronter et introduits avec panache, et le titre a su m'offrir des instants "wow" très au delà de mes attentes.

    L'idée de la "tendance du monde" m'a paru cependant perfectible, l'absence de covenants assez frustrante, et le lore n'a pas la consistance de sa suite, mais il est impressionnant, et admirable, de constater à quel niveau de finition et d'aboutissement dans la formule l'autrefois discret From Software est parvenu avec son premier jet, laissant immédiatement une empreinte dans l'histoire du jeu vidéo dans son ensemble.
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    Bayonetta (2010)

    Sortie : . Action et beat'em all.

    Jeu vidéo de Hideki Kamiya, PlatinumGames et SEGA sur Nintendo Switch, Wii U, Xbox 360, PlayStation 3 et PC

    Bayonetta fait partie des jeux qui m'ont fait acheter la 360, et, tout comme Sonic Generations, je n'ai pas été déçu, et ce malgré des attentes énormes.

    Riche, singulier, décalé, facile d'accès mais si difficile à maitriser sur le bout des doigts, bourré de références et de clins d’œils savoureux, très beau et sublimé par une bande son de haute volée... c'est un carton plein que nous offre Platinum Games, qui saura parler à beaucoup d'entre nous.

    Le novices du genre, ceux qui abordent le jeu vidéo en dilettante, pourront amplement se satisfaire de profiter du très grand spectacle offert par le titre, qui bénéficie d'une énorme qualité de production, avec un festival visuel incroyable, une puissance musicale, un art de la démesure jusqu'au boutiste, notamment lors des combats de boss, et sa variété dans les phases de jeu, grâce au mode "très facile" disponible.

    Celui qui cherche à pousser le jeu, qui (au minimum) commence réellement une fois un certain nombre d'armes, objets, et le mode "difficile" débloqués, se délectera devant un contenu gargantuesque et une profondeur d'une richesse rare, fruit de tout un chemin d'évolutions du genre beat em up.

    La possibilité d’arrêter son combo et de le reprendre après une esquive est un mécanisme ingénieux certes difficile à maitriser, mais o combien délicieux une fois que l'on commence à se l'approprier. La variété des armes (quatre équipables en même temps par paire de deux "switchable" en plein jeu, avec une flopée de combinaisons possibles, héritage de Devil May Cry) et des objets et des techniques à débloquer (parry à la Street Fighter 3, sortilèges valorisant l'attaque, la défense, etc.) permet d'optimiser de manière extrêmement précise son style de jeu.

    Le système de combo/scoring (trop ?) complexe et l'obtention des rangs S/S+ (ainsi que les bonus stage à Alfheim, parfois très retords) permettent des dizaines, que dis-je centaines, d'heures de plaisir à devenir une sorcière respectée du pad.

    Bayonetta est d'une telle générosité, d'une telle opulence, que le nombre de joueurs dans le monde ayant assimilé toute son essence doit être très restreint (j'en suis loin).

    Difficile enfin, d'oublier une héroïne qui a fait une entrée fracassante dans mon panthéon des meilleurs persos féminins de jeux vidéo, entre provoc sexy et badasserie des plus sauvages. Et il y a des stages hommages à Outrun/Hang-on et Space Harrier !

    Généreux comme un multimilliardaire philanthrope, je vous dis.
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    Dark Souls II (2014)

    Dāku Souru Tsū

    Sortie : . Jeu de rôle et action-aventure.

    Jeu vidéo de From Software Inc. et BANDAI NAMCO Games sur PC, PlayStation 3, Xbox 360, PlayStation 4 et Xbox One

    **Note pour ensemble DS2 + les 3 DLC**

    Après la claque Dark Souls, c'est logiquement avec une impatience humide que je me suis rué vers sa suite.
    Compte tenu du rôle ténu du maître d’œuvre de génie H. Miyazaki dans sa conception, celle-ci allait-être dépouillée de tout ce qui a rendu si prodigieux ses prédécesseurs ? Le bilan est heureusement satisfaisant.

    Certes, l'alchimie complexe, les ajustements d'horloger qui faisaient toute la force des précédents Souls semblent ne pas avoir été entièrement compris. L'aspect « dur, mais toujours (ou presque) juste », se transforme ici parfois en injustice crasse, le jeu multipliant ennemis et ganking à la pelle. Une volonté, sans doute, de proposer un challenge aux baroudeurs, mais pas toujours bien pensée.
    .
    De même, le contenu plus vaste est bancal du point de vue qualitatif. Des boss parfois anecdotiques quand ils ne sont pas une copie ou un reskin paresseux de DS1. Conservation du concept du monde ouvert et de l’interconnexion des lieux, mais alchimie globale perfectible, avec des incohérences criantes dans l’agencement de Drangleic. Certaines zones sont fades au possible, le potentiel de la torche a été abandonné au dernier moment... Le lore du jeu, intéressant, pèche par des liens maladroits et parfois forcés avec le 1.

    Bien heureusement, DS2 reste une proposition bien supérieure à une large majorité de jeux son temps. La qualité du gameplay est toujours au rendez-vous, le feeling Souls également, et plusieurs améliorations rendent les possibilités de personnalisation du personnage et de son jeu plus vastes encore. L'univers du jeu reste fascinant malgré certaines tares, et sait offrir des moments de désespoir, de mélancolie ou de poésie inoubliables. La partie technique fait un bon en avant, et les meilleures zones sont un délice pour les yeux, à l'image de Majula.

    Surtout, Dark Souls 2 marque de gros points lorsqu'il est envisagé comme compris avec ses trois DLC. Ceux-ci enrichissent le monde de manière salvatrice, avec un background intéressant, des zones réussies artistiquement et globalement très satisfaisantes sur le plan du level design, et des combats de boss parmi les meilleurs que j'ai pu vivre dans un jeu vidéo.

    Dans sa version complète, le jeu est une expérience qui certes troque parfois la qualité au service de la quantité, mais suffisamment passionnante et sincèrement brillante lorsqu'elle est à son meilleur niveau, pour être indispensable.

    En espérant un feu d'artifices avec DS3.
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    Dungeons & Dragons : Chronicles of Mystara (2013)

    Sortie : 2013. Beat'em up.

    Compilation de jeux de Iron Galaxy Studios et CAPCOM sur PC, PlayStation 3, Xbox 360 et Wii U

    Deux mythes du Beat em up 2D de l'âge d'or de Capcom enfin disponibles pour un prix très abordable, arcade perfect et proposés dans un sympathique enrobage, loin de la bête émulation : j'en rêvais depuis des lustres.

    (cf. critique)
  • Street Fighter III 3rd Strike : Online Edition (2011)

    Sortie : . Combat.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur Xbox 360 et PlayStation 3

    Street Fighter 3 m'avait rebuté à l'époque de sa sortie de part son audace, préférant le plus rassurant Alpha 3, mais cette redécouverte (favorisée par les chroniques sur le jeu de combat et les beat em up de sieur @StandingFierce, que je recommande chaudement) fut une révélation.

    En plus d'être excellent sur le plan du gameplay pur (personnellement, j'adore le système de parry), le jeu est une merveille visuelle (le design très particulier de certains personnages est l'occasion d'admirer de sacrées prouesses d'animation 2D, à mes yeux encore inégalées pour un jeu vidéo) .

    Après de très longues heures de tâtonnement et d'humiliantes roustes magistrales en ligne, j'ai fini par vaguement m'en sortir avec Makoto et Ken, avec un ratio de 3/4 défaites pour une victoire. Et pourtant je n'avais pas compris le dixième du jeu.

    Même en temps que spectateur, les joutes sont un plaisir à vivre , ce fameux "EVO moment" qui avait régalé nombre de visionneurs totalement étrangers au titre, en est la preuve.

    Si j'ai fini par assez rapidement le délaisser au profit de Street Fighter IV, nettement plus joué (d'autant que la version Ultra a débarqué), Street 3.3 restera le titre qui m'aura insufflé l'envie de me plonger avec "sérieux" dans les jeux de combat, de comprendre leurs mécanismes, leurs histoire, leurs termes techniques, d'intégrer une communauté... Et c'est inestimable.

    A noter que, à l'instar de la compilation Darkstalkers, Capcom ne s'est pas moqué de nous avec tout un tas de bonus à débloquer (artworks, musiques), des options graphiques de bon aloi, une gestion des replays avec possibilité d'envoi sur youtube, des défis, ainsi qu'un large panel de paramétrages.
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    Batman : Arkham Asylum (2009)

    Sortie : . Action-Aventure, infiltration et beat'em up.

    Jeu vidéo de Rocksteady Studios, Eidos Interactive et Warner Bros. Games sur PlayStation 3, Xbox 360, PC, Mac, PlayStation 4 et Xbox One

    Une mes premières acquisitions sur 360, parmi celles qui m'ont fait regretter amèrement tout ce temps à snober les jeux "modernes".

    En tant qu'amoureux du chevalier noir depuis la diffusion de la série animée au début des années 90, j'ai pris un pied fou à me prendre pour "Batou", d'autant que malgré une certaine rigidité le gameplay m'a vraiment séduit : on enchaine avec aisance coups, esquives, contres, utilisation de bat gadgets, envol, élimination dans l'ombre, pour une immersion totale dans la peau du justicier. Toute l'essence de Batman est là : de la castagne sauvage, de l'infiltration animale, de l'enquête minutieuse.

    L'univers de Batman tire aussi sa force de ses "super vilains" emblématiques, et la galerie offerte dans Arkham Asylum est un véritable rêve exaucé. Et quoi de mieux qu'un asile pour héberger toute cette galerie de personnalités dérangées ?

    Mention spéciale pour la somme de secrets et tout le contenu additionnel (énigmes, objets cachés, bios, artworks, entretiens des patients de l’asile, mode défi)... un perfectionnisme de la part de Rocksteady qui fait plaisir à voir.
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    Batman : Arkham City (2011)

    Sortie : . Action-Aventure, infiltration et beat'em up.

    Jeu vidéo de Rocksteady Studios et Warner Bros. Interactive Entertainment sur PlayStation 3, Xbox 360, PC, Mac, PlayStation 4 et Xbox One

    Difficile de passer après Arkham Asylum.

    Le virage "open world" aurait être pu s'avérer très dommageable : peu évident de maitriser une narration et un rythme en monde ouvert. Au final, même si Arkham City ne propose pas un scénario aussi captivant que celui de son prédécesseur et que le coté freakshow est fatalement moins adapté à son cadre qu'à celui d'un asile, le jeu reste un délice.

    Incarner Batman, avec de nouveaux bat-gadgets et mouvements est toujours un plaisir, l'aventure propose de beaux moments de bravoure (notamment un final en apothéose et quelques jolis combats de boss), l'ambiance y est excellente à l'instar du rendu à l'écran de la cité d'Arkham, les nouveaux super vilains sont majoritairement réussis, et le fan-service en masse fait fatalement mouche chez le fan que je suis.

    Les très nombreux défis sont l'occasion de maitriser un Caped Crusader un peu moins rigide et ses nouveaux mouvements/gadgets, le système de combat et d'infiltration étant toujours aussi efficace.

    Dommage que Catwoman (un plaisir à diriger) soit sous-exploitée, et Robin encore d'avantage (le DLC "Harley Quin's Revenge" est plutôt décevant). On les utilisera finalement d'avantage dans le mode défi (accompagnés de Nightwing).
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    Batman: Arkham City - Harley Quinn se venge (2012)

    Batman Arkham City : Harley Quinn's Revenge

    Sortie : . Action, infiltration et aventure.

    Extension de jeu de Rocksteady Studios et Warner Bros. Games sur Xbox One, PlayStation 4, PC, Xbox 360 et PlayStation 3

    DLC assez dispensable. Toujours aussi bon de retrouver Batman, on appréciera aussi pouvoir incarner Robin. Mais la confrontation avec Harley est dénuée d'inspiration. Très court.
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    The Walking Dead : Saison 1 (2012)

    The Walking Dead: Season 1

    Sortie : . Aventure et fiction interactive.

    Jeu vidéo de Telltale Games sur PlayStation 3, Xbox 360, PC, PlayStation 4, Xbox One, Mac, PS Vita, Android, iPad et iPhone

    Inclus le DLC "400 Days".

    Un titre dont la réputation ne me semble pas usurpée, avec son scénario à l'écriture exemplaire, ses choix cornéliens qui pèsent (ou plutôt en donnent l'illusion, mais cela fonctionne pour une première découverte), cette tension omniprésente efficace, et surtout cette galerie d'inoubliables personnages, tous très humains.

    Un démarrage en trombe, jusqu'à un final d'une puissance dramatique rare.

    Moi qui était réticent à l'idée de me plonger dans un "film interactif", j'ai été conquis.

    Toutefois, si la sauce a pris ici, il sera bien difficile de réitérer la force de cette saison 1 avec une formule identique : la réutilisation de certaines grosses ficelles sautant d'avantage aux yeux de même que les failles du système Telltale et son coté illusoire, que l'on a pu passer, par accord tacite, sous silence. C'est pour cette raison que je ne suis pas tenté de me replonger pour l'heure dans une réalisation de cette boîte.
  • Bande-annonce

    Spec Ops : The Line (2012)

    Sortie : . Action.

    Jeu vidéo de Yager Development et 2K Games sur Linux, Mac, PC, Xbox 360 et PlayStation 3

    Quelques échanges avec des joueurs ont suffi pour m'insuffler une détermination à découvrir Spec Ops : The Line. J'ai bouclé le jeu en une unique session de 8 heures, nuit blanche à la clé, un sourire béat sur mes lèvres après la scène finale.

    En choisissant de prendre à contre-pied les jeux militaires dans un cadre contemporain, en remettant en cause le désir d'exploits héroïques, en rendant poreuse la frontière entre "bons" et "méchants" tout en traitant du stress post traumatique du soldat, SOtL est une œuvre audacieuse qui joue sur le terrain des Apocalypse Now (le livre originel de Conrad a été une inspiration majeure), Platoon et autres The Deer Hunter.

    Brillant, le jeu l'est à plus d'un titre. Par sa trame à l'écriture excellente ainsi que sa cohérence (bien qu'imparfaite) entre le game design et le message de l’œuvre, qui rend l'expérience immersive et suffisamment crédible (Bioshock s'est d'avantage cassé les dents à ce sujet). A souligner les différents choix offerts au joueur (peu nombreux hélas) en temps réel, sans le moindre QTE.

    Cette approche est portée par une réalisation soignée et un cadre qui fait une entrée fracassante dans le panthéon des environnements les plus marquants de mon expérience de joueur.

    Difficile de retranscrire les sensations procurées par cette Dubaï en déliquescence après le passage des tempêtes du désert. Le sable est infiltré de toute parts, tel un Léviathan châtieur désormais assoupi, entré en symbiose avec ce sanctuaire brisé de l'opulence.

    À ce linceul de sable se greffent les traces des factions de survivants, de l'abri de fortune aux ruines transpirant parfois de religiosité malsaine, des simples inscriptions sur les murs aux gigantesques peintures souvent sublimes. Et en dernier lieu, les hallucinations de Walker.

    Qu'il sera difficile d'oublier les lieux parcourus dans Spec Ops : The Line, de chasser de sa mémoire certaines scènes emblématiques, parfois d'une dureté rare.

    Une mot pour la bande son : excellente.

    Hélas, le titre reste construit comme TPS trop classique dans sa forme, efficace, mais ne se démarquant pas sur ce point des jeux auquel il s'oppose tout en souffrant d'une IA.médiocre.

    L'approche originelle tendait vers plus de subtilité avec d'avantage de pauses dans une action moins généreuse en tueries de masse. On s'en écarte dans le produit final, sa puissance étant amoindrie.

    Un écueil qui n'aura pas suffit à m’empêcher de placer le titre de Yager au rang de chef-d’œuvre.
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    XCOM : Enemy Unknown (2012)

    Sortie : . Stratégie tour par tour, tactique et gestion.

    Jeu vidéo de Firaxis, Take-Two Interactive Software et 2K Games sur PC, PlayStation 3, Xbox 360, Mac et Linux

    Alors que le RTS et le MOBA ne m'attirent plus depuis longtemps (Dawn of War 2 excepté), la stratégie au tour par tour avec de petites escouades m'a toujours fait de l’œil. J'ai été initié au genre par l’agréable Warhammer 40.000 : Squad Command sur PSP, et les critiques dithyrambiques sur ce retour en force d'X-Com étaient alléchantes.

    Quel bonheur une fois l'aventure démarrée !

    Chaque mission fut un réel plaisir. Déployer ses troupes, utiliser intelligemment le décor, penser chaque placement, chaque action, faire monter en grade ses unités et tout faire pour ne pas les perdre (la mort étant permanente), prévoir et développer des unités de secours en cas de lourde blessure de ses soldats phares, doser les prises de risque, souffrir face à la RNG... l'expérience est addictive au possible et pensée avec intelligence.

    En dehors des missions, X-Com : EU nous propose de développer sa base, avec nécessité de gestion intelligente des ressources et des placements des bâtiments, développement d'une force aérienne pour bloquer les tentatives d'invasion ennemie, étude d'armements de plus en plus puissants pour son escouade... La gestion des relations avec différents pays du globe rajoute une dose de complexité avec parfois certains choix cornéliens (sacrifier le soutien d'un pays au programme X-Com au détriment du soutien durable d'autres ?).

    L'ensemble forme un mélange qui fonctionne à la perfection, et il est difficile d’adresser des reproches au titre, si ce n'est peut être un bestiaire manquant de variété sur la fin et la part importante de l'aléatoire qui, tout en faisant le sel de certaines mission, peut logiquement frustrer.

    Je regrette aussi de n'avoir pas découvert le titre avec sa version "1.5" (Ennemy Within) qui rajoute une bonne dose de contenu, mais la tentation de me lancer dans le bain était trop grande.
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    Ultra Street Fighter IV (2014)

    Sortie : . Combat et action.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur PlayStation 4, PlayStation 3, Xbox 360 et PC

    Après ma première plongée "sérieuse" dans le monde du jeu de combat avec Street 3.3 Online Edition, j'ai décidé de tenter l'aventure Street Fighter IV, avec comme objectif d'avoir un niveau correct et de participer à des tournois locaux (il existe une salle d'arcade et un Meltdown qui organisent régulièrement des tournois près de chez moi).

    Pari difficile pour un novice dans le domaine qui se lance dans le bain début 2014, alors que beaucoup y jouent depuis des lustres !

    Entrainement intensif, humiliations inoubliables, visionnage de matchs pros, rencontres, lecture d'articles, victoires miraculeuses, rage... Ce fut long, mais le travail commence par payer. Avec près de 380 heures de jeux au compteur, me voilà avec un Dudley qui sait parfois (très rarement, pour être honnête) se montrer dangereux.

    Des premiers tournois tous inoubliables.

    Ultra Street Fighter IV est bien la version ultime du jeu qui a participé à re-populariser le jeu de baston 2D chez nous.

    5 nouveaux stages (qui vont du joli au dégueulasse) et 4 nouveaux personnages, certes déjà présents dans Street X Tekken, + Decapre, une combattante intéressante même si j'aurai préféré un retour d'Alex, apparition du "red focus", du "delayed wake up" et de l'"ultra combo double" qui renforcent les possibilités stratégiques et tactiques, un rééquilibrage par petites touches minutieuses mais qui changent beaucoup...

    De plus, un patch récent permet enfin la gestion du delayed wake up en training ainsi que des tout nouveaux défis pour tous les persos dans leur version Ultra, tandis que l'upload direct des matchs sur youtube a été rendu plus stable.

    Le produit final est un jeu très complet, non dénué de tares, mais solide. L'orientation portée sur un jeu plutôt défensif a fini par me frustrer. Surtout pour un joueur de Dudley. J'attends donc avec impatience ma PS4 pour jouer au 5eme opus, qui semble mieux me correspondre.
  • Ninja Gaiden Black (2005)

    Sortie : . Action.

    Jeu vidéo de Team Ninja et Tecmo sur Xbox et Xbox 360

    Enfin ! 10 ans après sa sortie, j'ai enfin pu me frotter à Ninja Gaiden Black, une légende de la génération GC/XB/PS2. Allait-il être à la hauteur de sa réputation ?

    C'est un oui. Avec son ambiance incomparable, ses 16 chapitres, son battle system savamment étudié et sa bande son savoureuse, Ninja Gaiden Black est bien la tuerie que l'on m'a vendu.

    Pour un jeu sur Xbox première du nom, le titre a très bien vieilli visuellement et passe très bien en 720P 16/9.

    Loin de la folie des innombrables combos et des mixs sans fin d'un DMC 4 ou Bayonetta, Ninja Gaiden joue sur la rigueur (les changements d'armes se font par le menu et la palette de coup est "limitée", de même que la connectivité des coups), chaque bouton pressé devant être savamment étudié par rapport à son environnement.

    Un coup de folie mal dosé, une esquive ou une parade trop tardive et c'est la (grosse) punition instantanée. Après les difficultés de départ, les sensations sont là et l'on DEVIENT le Ninja. Mais bien connaitre son équipement et sa palette de techniques est loin de suffire, le titre étant clairement difficile (même si moins inhumain que ce à quoi je m'attendais), notamment lors des affrontements de boss qui pour certains méritent d'entrer dans la légende. Le sentiment d'accomplissement devant certaines victoires est immense, tant l'impression d'avoir remporté les combats sans l'aide d'un coup de chance ou d'une improvisation heureuse se savoure.

    Le jeu ne se limite pas à la pure castagne et mêle aussi des zestes d'exploration et de plates-formes, avec un level design de bonne facture. Même si je ne suis pas un amateur de ces aspects dans un beat em up, force est de constater que l'ensemble est est conçu avec soin et que ces passages ne sont pas les ennuyeux sabordeurs de rythme que je craignais.

    Divisé en 16 chapitres, Ninja Gaiden offre déjà une longue durée avec le mode "normal", et il est bien difficile de décrocher.

    Malgré ses immenses qualités, le jeu pèche aujourd'hui par un système de caméra dépassé qui a de quoi agacer notamment lors de certains sauts/combats, où la vue n'est pas toujours idéale. En découle quelques moments frustrants et des morts injustes qui ont légèrement gâché mon expérience.

    Me reste désormais à m'attaquer aux difficultés supérieures et au mode mission, d'avantages à même d'exploiter toute la richesse de ce battle system d'une conception quasi-parfaite.
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    Lost Odyssey (2007)

    Rosuto Odessei

    Sortie : . Jeu de rôle.

    Jeu vidéo de Mistwalker, Feelplus et Microsoft Game Studios sur Xbox 360

    Assez durement reçu par une partie de la presse, LO a pourtant conquis un grand nombre de joueurs, sa bonne moyenne sur SC en témoignant. Je fais partie de ceux-là. Malgré des combats en tour par tour classiques qui manquent parfois de rythme (si on les compare à ceux d'un FFXIII ou Resonance of Fate) en dépit du système de lock, ce RPG est une de ces expériences qui marquent, se détachant, entre autres, par des personnages emblématiques matures, de puissants immortels bien loin des habituels clichés.

    L'excellent scénario, sombre et peu avare en moments épiques, est porté par une direction artistique au cachet unique (merci sire Inoué) et un Uematsu en pleine forme qui nous livre là certaines de ses meilleures compositions et enfin en version orchestrale, s'il-vous-plait !
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    Sleeping Dogs (2012)

    Sortie : . Action-Aventure, beat'em all, aventure et action.

    Jeu vidéo de United Front Games et SQUARE ENIX sur PC, Xbox 360 et PlayStation 3

    Celui-là, je ne l'ai pas vu venir ! Offert gratuitement dans le cadre du Games with Gold, ce GTA-like à la sauce hong-kongaise ne me disait pas grand chose. C'est à force de lire des critiques appétissantes (dont celle de m. @Raoh ) que j'ai décidé de m'y mettre.

    Je précise que je n'avais jamais vraiment joué à un jeu de ce genre. Évidemment les Yakuza m'ont toujours tenté, mais ne possédant ni PS3 ni PS2, je me suis contenter d'en rêver. Pour le reste, même si l'idée d'un monde ouvert me tentait, j'étais freiné par les univers proposés et l'impression d'un manque de remplissage, de faiblesses au niveau du gameplay, un rapport qualité/quantité défavorable.

    Sleeping Dogs a balayé toutes ces craintes, avec son Hong Kong superbement rendu (malgré quelques faiblesses techniques), son scénario axé sur un flic infiltré au sein des triades classique mais diablement efficace, des missions principales ET annexes prenantes (mention spéciale à la dernière partie délicieusement intense).

    Certes, la ville n’a ici pas les dimensions de celles de ses principaux concurrents, mais qu'importe quand la finition y est ? On évite aussi le syndrome des milliers de quêtes annexes à l’intérêt médiocre bouffant totalement la map.

    D'autant (et surtout) que le gameplay est au poil. Des combats réalistes, intuitifs et fluides (les concepteurs ont reçu l'aide de la star du MMA Georges Saint Pierre) avec possibilité d'utiliser de nombreux éléments de décors. Des gunfights plutôt dynamiques qui profitent d'effets de ralentis cinématographiques bienvenus. Une conduite très agréable, typée arcade. Des déplacements fluidifiés par un mode "parkour", là encore très intuitif.

    Un excellent jeu, totalement inattendu pour moi, qui, il me semble, n'a pas rencontré le grand succès qu'il méritait.
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    Asura's Wrath (2012)

    Sortie : . Inclassable, combat, action et beat'em up.

    Jeu vidéo de CyberConnect2 et CAPCOM sur Xbox 360 et PlayStation 3

    Beat em up mais surtout grand film interactif complètement over the top propre à faire fantasmer tout amateur de manga et d'action débridée, Asura's Wrath m'a conquis.

    J'étais pourtant plutôt méfiant, en tant qu'amateur très légèrement éclairé du genre : allais-je outrepasser ma frustration devant ce gameplay semblant vraiment basique, le réel intérêt du titre étant clairement ce show grand spectacle, à grands renforts de scripts et de QTE ?

    La réponse s'est avérée être un oui. Parce que dans sa dimension cinématographique, son déferlement ininterrompu de séquences cultes pétées jusqu'au possible, dominées par le bruit et le fureur, Asura's Wrath est bougrement impressionnant. Avec sa mise en scène royale, sa galerie inoubliable de personnages, cette vengeance et cette haine qui habitent chaque moment, sa bande son magistrale et sa direction artistique de luxe, Capcom/Cyberconnect 2 offrent un cadeau inoubliable. Je ne pourrais citer le nombre de coups d'éclats du titre qui m'ont durablement marqués, tant le périple est un festival de tous les instants.

    Alors oui, le tout est très scripté, et le gameplay est relativement simpliste... Mais pas aussi anecdotique que prévu, du moins dans certains affrontements clés. Et si on se fixe pour but d'obtenir un rang élevé à chaque chapitre, et donc de ne pas se contenter de bourrer les boutons comme un dératé, il est possible de trouver un réel intérêt, même si relatif, dans le système de jeu. Bon, j'avoue ensuite que l'expérience m'a tellement transportée que j'en arrivais à prendre du plaisir à simplement réussir parfaitement mes QTE, en accompagnant presque les hurlements rageurs du héros par les miens.

    C'est dire si l'ensemble a vraiment fonctionné sur moi, même si j'imagine que bien des joueurs n'ont pas réussi à autant rentrer dedans. D'autant qu'il est aisé de reprocher certains choix honteux, comme cette véritable fin (plusieurs chapitres tout de même, on ne parle pas d'un simple combat en bonus !)... en DLC, alors que le jeu est relativement court.

    Mais, là encore, j'ai fait preuve d'une tolérance inhabituelle, tant j'ai été pris dans l'action, et ce dés la première minute qui donne brillamment le ton, nous plaçant dans l'espace en plein cœur d'un combat dantesque.

    Un vrai trip jouissif au possible, jusqu'au-boutiste du début à la fin, une débauche brillante de créativité exacerbée, qui a de quoi marquer, pour peu que celle-ci nous transporte au point de nous faire tout, ou presque, excuser.
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    Tomb Raider (2013)

    Sortie : . Action-Aventure.

    Jeu vidéo de Crystal Dynamics et SQUARE ENIX sur PlayStation 3, Xbox 360, PC, Mac et Linux

    J'avais abandonné les aventures de Lara après le second volet sur Playstation. Les suivants n'ont pas réussi à m'emballer... Jusqu'à l'épisode Legends que je m'étais juré de faire, couplé avec le volet Anniversary. Je n'ai jamais trouvé le moment propice pour m'y attaquer.

    Ce dernier Tomb Raider m'avait charmé par son approche et l'idée d'une Lara en devenir, moins surhumaine, avec un cadre angoissant. Offert gratuitement en Games With Gold, j'ai enfin franchis le pas. Je ne m'attendais pas à un tel jeu ! On a reproché au titre de copier Uncharted. Et là, je partais avec un avantage : je n'ai fait aucun Uncharted, la formule était quasi neuve à mes yeux.

    Grande claque visuelle, tonitruant sur le plan de la mise en scène (nombre de gros films d'action n'excellent pas à ce point), avec un scénario plutôt intéressant (évidemment, Lara Croft passe de fragile jeune fille apeurée en super héroïne assez rapidement avec un certain manque de finesse, mais l'expérience est intéressante et immersive au possible), le jeu brille également par un gameplay aux petit oignons avec des contrôles très fluides.

    C'est un réel bonheur de contrôler la nouvelle Lara : le pad en main, on alterne déplacements, éliminations en finesse à coup de flèches, rafales de tir Rambo-esques, esquives, contres, sauts, escalade par divers moyens avec grande facilité.
    Très étouffant au départ, le jeu vire au très grand spectacle, sans toutefois être un pur jeu d'action centré sur le dérouillage de vagues d'ennemis. : le rythme de l'action varie au gré de la progression et il est fréquent après une séquence d'une rare intensité de profiter d'une phase d'exploration/infiltration plus calme. Rarement dans un jeu vidéo j'ai eu autant la sensation d'"y être".

    On pourra reprocher le choix de privilégier l'aspect cinématographique (qui n'abuse toutefois pas des QTE) au détriment de l'exploration plus posée de vastes lieux avec moult énigmes (les misérables quelques tombes qui se bouclent vite n'y changent rien), mais personnellement je ne suis pas un féru d'énigmes, et cette aventure, certes bien différente du feeling Tomb Raider traditionnel, est un pari réussi avec brio.

    Une belle introduction aux volets à venir qui j'espère ne décevront pas.
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    Catherine (2011)

    キャサリン

    Sortie : . Puzzle, action et aventure.

    Jeu vidéo de Atlus sur PlayStation 3, Xbox 360 et PC

    Je n'aime pas les puzzle-games. Du moins je prends encore du plaisir à jouer à des jeux dans la veine de Puyo Puyo, l'idée même de puzzle en 3D est un repoussoir, tant je suis une quiche à ceux-ci (ma dyspraxie n'aidant pas). Si Catherine m'a toujours intrigué, le fait que le jeu comprenne de nombreuses phases de puzzles à base de mouvements de cubes réputées impitoyables avait refroidi mes ardeurs.

    J'ai fini par l'acquérir lors d'une promo bienvenue, et je me suis lancé en choisissant avec précaution la difficulté "easy", ce qui ne m'a pas empêché de ramer à de nombreuses reprises. Mais celles-ci sont tellement bien imbriquées dans la trame et si bien construites que je n'ai pu que m'incliner, et je me suis surpris à savourer le plaisir de franchir les épreuves sans aide, et pouvoir savourer toutes les autres composantes du titre.

    Loin d'être un jeu de drague derrière ses affiches aguicheuses, Catherine offre un scénario savamment construit, habile métaphore sur les thèmes des responsabilités, de la liberté, du changement... plus généralement, tout le panel des angoisses de la trentaine. Les personnages présentent plusieurs facettes et la trame à l'intelligence de n'imposer aucun point de vue, le joueur restant libre de son jugement. L'ajout d'éléments de thriller et d'horreur ne fait que rendre l'ensemble plus délectable, d'autant que les révélations finales sont loin d'être téléphonées. Difficile de ne pas être captivé : j'ai bouclé le jeu en 18 heures espacées sur 3 jours, je crois que je n'avais jamais autant joué depuis des lustres.

    Brillant, le jeu l'est aussi par sa direction artistique et par sa bande son qui se permet d'excellentes reprises épiques de célèbres compositions classiques. Les genres et les tons s'imbriquent avec harmonie pour former une œuvre définitivement unique.

    Je ne reprocherai au jeu que des accrocs mineurs, comme la difficulté de gérer les déplacements sur l'arrière des cubes (la caméra qui se refuse à faire un tour complet pour se repérer n'aide pas), ou le fait que les choix du joueur ne soient pas toujours en accord avec leurs conséquences dans le jeu, si l'on n'agit pas de manière unilatérale sur la balance du chaos et de l'ordre.

    La nécessité d'obtenir le rang Gold à chaque épreuve de puzzle pour pouvoir faire l'impasse sur elles et se limiter à modifier le comportement de Vincent (neuf fins !) n'a pas favorisé pas la replay value pour un manchot du genre.

    Un indispensable pour toute ludo 7eme gen qui se respecte.
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    Castlevania : Symphony of the Night (1997)

    Akumajō Dracula X: Gekka no Yasōkyoku

    Sortie : . Action-Aventure, plateforme et jeu de rôle.

    Jeu vidéo de KCET et KONAMI sur PlayStation, Saturn, PSP, PlayStation 3, PlayStation 4 et Xbox 360

    Culte un jour, culte toujours. Dommage que le titre soit une bête émulation de la version Psone, sans aucun bonus et très minimaliste en termes d'options : une telle légende méritait mieux, et on préférera se tourner vers la version proposée sur Dracula X Chronicles (PSP).
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    Gears of War 2 (2008)

    Sortie : . Action.

    Jeu vidéo de Epic Games et Microsoft Studios sur Xbox 360 et Xbox One

    Gears of War passe en mode très, très grand spectacle et ajoute une dose supplémentaire de badasserie à un univers déjà sauvagement burné.

    Nouvelles armes, passages dantesques, sauvagerie à tous les étages, avalanche de one liners, un Augustus Cole en roue libre : la campagne est un grand moment de bravoure (comme tous les Gears of War, je me suis contenté de ce mode en coop 2 joueurs).

    Le jeu est plus scripté que son prédécesseur, ce qui permet d'offrir certains passages mémorables même s'ils sont que peu intéressants en termes de jeu pur. Ceux qui se lancent dans la campagne en l'abordant comme une séance popcorn face un blockbuster d'action jouissif et régressif apprécieront.

    A mes yeux le meilleur de la tetralogie, du moins pour une à deux campagnes en Coop en mode normal/difficile. Pour le reste, les joueurs ayant dosé la saga depuis le 1er (campagne solo/coop + multi) auront des avis bien plus complets et pertinents quant à l'évolution de la série.
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    Earth Defense Force 2025 (2013)

    地球防衛軍4

    Sortie : . Action et jeu de tir.

    Jeu vidéo de Sandlot et D3 Publisher sur PlayStation 3 et Xbox 360

    Earth Defence Force 2017 avait rencontré un petit succès chez nous, et si j'avais, comme d'autres, succombé au charme nanardesque de ce titre à petit budget d'action pétée sous fond d'invasion alien, j'étais resté sur un sentiment mitigé.

    Il faut savoir que le volet "Insect Armageddon" sorti peu après n'est qu'un spin off réalisé par une équipe américaine, beaucoup plus proche du TPS tout fade que de la folie furieuse caractéristique des EDF.

    Earth Defense Force 2025 est donc la véritable suite (EDF 4 au Japon), hélas passée un peu inaperçue début 2014, alors que les rutilantes nouvelles consoles commençaient à s'installer dans le paysage.

    Earth Defence Force 4 c'est plus d'armes, plus de types d'ennemis, plus de missions, plus de chaos à l'écran, bref, MORE !

    La campagne propose près de 90 (!) missions parfois longues, et 3 nouvelles classes font leur apparition, en complément du classique soldat à pied.

    L'air diver compense sa faible résistance par la possibilité de voler à l'aide d'un jetpack (un vrai plaisir à manier !) et par des armes "expérimentales" destructrices. Le fencer est le "tank" du jeu, très résistant, pouvant s'équiper de boucliers, mais lent. Ses deux armes disposent de deux modes, et si switcher entre 4 est intéressant, on la déconseillera aux novices. Enfin, le "air raider" est une puissante classe de soutien, pouvant faire appel à de violents raids aériens et de demander le largage de véhicules sur le champ de bataille.

    Avec 4 classes, un arsenal immense, de nouveaux ennemis, autant de missions, inutile de dire que le jeu est particulièrement jouissif, notamment en multijoueur, et que sa durée de vie pourra aisément dépasser les 80 heures pour ceux qui accrochent.

    Tout ce qui fait le charme du 2017 est ici présent (le cheap assumé, la bande son épique, les grandes maps, le chaos total à l'écran, le plaisir immédiat)... ainsi que les mêmes tares (petit budget clairement perceptible, réalisation faiblarde bien qu'un peu plus fine, ralentissements à tout va et caméra qui part facilement aux fraises, environnements peu variés).

    Mais avec une richesse énorme qui ridiculise son prédécesseur et son délire "over the top" encore plus extrême, EDF 4 est juste un indispensable de cette génération de consoles. Dégotez le pour quelques piécettes et rameutez des amis partant pour l'expérience, je doute que vous serez déçus !
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    Halo : Reach (2010)

    Sortie : . FPS.

    Jeu vidéo de Bungie Software et Microsoft Corporation sur Xbox One et Xbox 360

    Après les bons moments passés avec en coop sur la campagne d'Halo 3 qui m'a en quelque sorte réconcilié avec les FPS, nous avons enchainé avec Reach (en faisant volontairement l'impasse sur ODST qui aura été bouclé bien plus tard).

    Ici, pas de Master Chief quasi-immortel, mais une petite compagnie de Spartans devant survivre à un rapport de force bien trop défavorable, sur une planète soudainement envahie par une immense armada.

    Un cadre qui nous a tenu en haleine, terrain propice à l'enchainement de morceaux de bravoure, au point que le jeu fut bouclé en un week-end. A la différence d'Halo 3 qui ne brillait pas sur ce point, Reach est techniquement convainquant, de quoi apprécier d'avantage l'esthétique soignée de l'univers créé par Bungie.

    La campagne est aussi plus immersive (le final est excellent) au point que j'ai eu envie de m'y replonger, cette fois en solo, dans un mode plus difficile.
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    BioShock (2007)

    Sortie : . FPS et action-aventure.

    Jeu vidéo de Irrational Games, 2K Marin, 2K Boston sur PC, Xbox 360, PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox One et Mac

    Près de 6 ans après ma première tentative (qui n'a pas duré plus de trois heures), je me suis replongé dans Bioshock, désireux d'être assuré de ne pas être passé à coté d'une expérience potentiellement séduisante. Une question de culture également, tant le jeu revenait dans plusieurs discussions pointues sur le média où j'étais de fait exclu.

    Bien m'en a pris de lui accorder cette seconde chance. Certes, certains problèmes que j'avais entraperçu se sont bel et bien confirmés, même si souvent atténués.

    Les gunfights sont plutôt lourds et confus et, malgré un large arsenal riche en bonnes idées,la méthode no-brain s'avère souvent plus efficace, d'autant que les vita chambres qui éliminent tout "game over" n'invitent pas à la mesure. Et si la première rencontre avec un Big Daddy est plutôt marquante, on finira par les enchainer de façon industrielle, anéantissant tout le potentiel anxiogène de ces confrontations.

    On peut aussi se questionner sur l'approche FPS assez convenue du titre, choix qui semble avoir été fait par défaut.
    Je reste convaincu que le jeu aurait gagné à être un survival-horror à la troisième personne. Nombre important de boutiques, quasi-absence d'empathie du joueur vis à vis du sauvetage ou non des petites sœurs et de l'impact de ce choix qui s'avère pourtant un thème central... Plusieurs éléments induisent une dissonance entre certains choix de game design purs (qui fonctionnent) et la proposition de Ken Levine, qui perd alors de sa force.

    Malgré tout, Bioshock a été une délicieuse expérience. Je suis littéralement tombé amoureux de Rapture, œuvre d'Art (avec un grand A) à part entière. Chaque section de la ville, chaque zone, chaque pièce, est propice à un émerveillement visuel, appuyé par les écoutes des enregistrements qui ne participent pas seulement à reconstituer la trame, mais à influer une âme à l'environnement.

    Très rarement une unité de lieu m'aura autant marquée que celle de Bioshock. Et malgré le fait que son impact est sabordé par les éléments que j'ai cité plus haut, le scénario du titre reste une petite merveille d'écriture, qui, en plus de tenir en haleine, réussit à surprendre et à justifier de manière intelligente certaines actions du joueur.

    Les tares de l’œuvre de 2K Games, pourtant loin d'être anecdotiques, n'ont pas suffit à me faire sortir de l'expérience. Sans être ce fameux "messie" et encore moins un modèle d’œuvre vidéoludique, Bioshock reste un trip inoubliable.