☾ baroudage cinématographique : 2019. ☾

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151 films

par lolitamng

‹ 2018, j'ai fait la rencontre de quelques 237 oeuvres cinématographiques, mais je suis encore loin de la boulimie. En 2019, j'espère dévorer entre 240 et 250 films. Néanmoins, j'aimerais surtout équilibrer mon emploi du temps entre la littérature, le cinéma et l'écriture. De fait, je ne m'engage pas à exposer ici des annotations très savantes sur les films que je vais visionner, mais plutôt une sorte de journal intime sur mon rapport à ces oeuvres au fil de leurs découvertes et redécouvertes. Vous êtes prévenus, vous vous apprêtez à pénétrer dans l'antre de mon coeur et de mes pensées.

‹ nombre exact de films vus : x + ?

janvier ‹ 24.
février ‹ 17.
mars ‹ 10.
avril ‹ 15.
mai ‹ 5.
juin ‹ 15.
juillet ‹ 5.
août ‹ 8.
septembre ‹ 15.
octobre ‹ 14.
novembre ‹ x.
décembre ‹ x.

— diversity, please [or at least try to].

53 ‹ français.
19 ‹ étasuniens.
6 ‹ italiens.
6 ‹ japonais.
5 ‹ chinois.
2 ‹ britanniques.
2 ‹ polonais.
2 ‹ allemands.
2 ‹ islandais.
2 ‹ espagnols.
2 ‹ coréens.
1 ‹ argentin.
1 ‹ australien.
1 ‹ israélien.
1 ‹ mexicain.
1 ‹ singapourien.
1 ‹ turc.
1 ‹ québécois.
1 ‹ canadien.

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  • Bande-annonce

    Les Demoiselles de Rochefort (1967)

    2 h. Sortie : . Comédie dramatique, comédie musicale et romance.

    Film de Jacques Demy avec Catherine Deneuve, George Chakiris, Françoise Dorléac

    ‹ revu le 1/01 sur arte.tv

    C'était sans doute la meilleure manière de démarrer l'année que d'admirer pour la énième fois ces pantalons pailletés, maxence clamant son idéal féminin, et les horreurs de dutrouz. J'arrive à un point où les répliques sortent tout naturellement d'entre mes lèvres.

    'Tiens on a découpé une femme en morceaux rue de la Bienséance à deux pas du château.'
  • Bande-annonce

    Les Oiseaux (1963)

    The Birds

    1 h 59 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Tippi Hedren, Rod Taylor, Jessica Tandy

    ‹ vu le 1/01.

    J'ai enfin pu soigner mon addiction grandissante pour Tippi Hedren — il n'en est rien, je n'ai qu'une envie : visionner Marnie.

    Décidément horrible dans la manière dont le film s'est construit, à base de maltraitance inouïe et d'abus de pouvoir, mais j'essaie de m'imposer pour règle de ne juger un film en ne me tenant qu'à sa valeur cinématographique. De fait, Les Oiseaux est une adaptation très réussie de la nouvelle de Daphné du Maurier, dont il me demeure quelques souvenirs nuageux. Hitchcock développe ses blondes obsessions et s'attache à construire un véritable récit dans cette histoire de plumes, qui est des plus plaisantes : l'intrigue amoureuse est fantaisiste, en lien avec la trame narrative, et les deux interprètes, mais avouons-le, surtout Tippi, sont subtils et élégants dans leur jeu du chat et de la souris.

    Si je dois émettre un doute, c'est sur cette fin qui semble hachée, il me manquait une ultime scène pour conclure ce drame, ou alors, un basculement plus terrible dans l'horreur — mais cette mise à distance vient sans nul doute du fait que je visionne ce film de 1963 en 2019 et que ces oiseaux ressemblent plutôt à des chimères. Néanmoins, le talent du cinéaste fonctionne toujours dans sa maîtrise du suspens, je l'avoue, je répète tout ce que l'on a déjà dit, mais je suis bien forcée de le reconnaître : peu de gens savent jouer avec l'attente comme Sir. Alfred.
  • Bande-annonce

    Pas de printemps pour Marnie (1964)

    Marnie

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Tippi Hedren, Martin Gabel, Sean Connery

    ‹ vu le 3/01.

    Cher Journal, aujourd’hui j’ai regardé Marnie. Vois-tu, j’ai une certaine obsession pour Tippi Hedren, alors je n’ai pas pu m’en empêcher, malgré mon souhait de m’éloigner du cinéma hollywoodien. Enfin.

    Je tiens à lire très vite ‘On ne naît pas soumise, on le devient’ car cela m’irrite vraiment de constater que je suis aussi attirée non seulement par les films d’Hitchcock, mais de manière plus générale, aux histoires de femmes à la fois sauvages et sensibles dont le salut se trouve dans les bras d’un homme.

    Comme toujours chez le cinéaste, Marnie est visuellement un très beau film : le rouge, les cheveux blonds, les costumes d’Edith Head, ce manoir à la décoration dont je ne saurais identifier la période, pardon ma culture, mais à l’esthétique irréprochable. Évidemment, certaines scènes paraissent absurdes, comme cette pirouette à cheval. Le rythme global du film est plutôt long et aurait gagné à être raccourci, mais soit, Hitchcock aime faire dans la dentelle. Tippi Hedren surjoue, un peu, beaucoup parfois, certes. Tout tient comme très souvent, dans l’amour du détails du cinéaste pour ces plans et ces scènes très bien construites, à la manière d’un orfèvre.
  • Bande-annonce

    La Baie des anges (1963)

    1 h 20 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jacques Demy avec Jeanne Moreau, Claude Mann, Paul Guers

    ‹ vu le 4/01.

    Alors oui, la réalisation de Demy est toujours un petit joyau et ce, dès les premières secondes de ce nouveau long-métrage. Alors oui encore, Jeanne Moreau est inoubliable, dans un premier temps grâce à ses cheveux platines, puis par ce caractère impossible, mais surtout ces innombrables cigarettes qui m'ont fait mal aux poumons pour elle. Je ne peux pas m'empêcher d'éprouver une pointe de déception à l'égard de ce film, qui est loin d'arriver au niveau des autres oeuvres du cinéaste. Le rythme est très classique et se base sur l'éternel cycle de l'élévation, puis de la chute, le tout se répétant inlassablement. C'est évident une jolie métaphore du jeu, du hasard et de la roue qui tourne, mais malheureusement, dans un long-métrage, l'effet est en demi-teinte.
  • L'Amour en fuite (1979)

    1 h 34 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Marie-France Pisier, Claude Jade

    ‹ vu le 5/01.

    Il aura fallut attendre l'ultime épisode de la saga Doinel pour que je tombe complètement sous le charme de ce bandit de Jean-Pierre Léaud, déguisé en François Truffaut. L'Amour en fuite réunit le meilleur de la saga, à commencer par toutes les femmes de notre insupportable héros. Il permet d'introduire un dernier personnage qui m'a touché au plus haut point, en la ravissante Sabine qui m'a donné envie de vendre des disques et d'embrasser des écrivains plus âgés que moi sur du Alain Souchon (et sans doute que ce film a si bien résonné en moi du fait que c'est déjà le cas). En somme, une très jolie conclusion qui aurait pu sombrer dans le pessimisme et le drame, mais qui se remplit d'espoir et de poésie pour les plus grands plaisirs de mon coeur amoureux.
  • Bande-annonce

    L'Homme de Rio (1964)

    1 h 52 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et romance.

    Film de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo, Françoise Dorléac, Jean Servais

    ‹ vu le 6/01.

    La présence de Rappeneau au scénario est d'une discrétion inexistante. L'homme de Rio reprend en effet bien des codes et des paroles issues des oeuvres du cinéaste, telle que l'Homme Sauvage ou La vie de château (« Une femme, c’est la tendresse… »). De fait, l'humour du film n'est pas à remettre en question : tout est orchestré, de rebondissements aux prouesses loufoques de Belmondo. François Dorléac est subtilement insupportable et la musique de George Delerue éclate toujours au bon moment.
  • Bande-annonce

    Le Voyage dans la Lune (1902)

    13 min. Sortie : . Aventure, fantastique, science-fiction et muet.

    Court-métrage de Georges Méliès avec Victor André, Bleuette Bernon, Brunnet

    ‹ revu le 7/01, en version colorée (images peintes à la main, une par une).

    Le travail exercé, dans, je l'imagine, un immense respect pour l'oeuvre de Méliès, me touche profondément. Je trouve cela fascinant qu'un groupe de personne puissent, cent ans après, s'adonner à une restauration d'un ordre presque religieux, image par image, d'un film quasiment détruit par le temps et l'oubli — la version colorée, j'entends, et non l'oeuvre originale, qui est bien loin de l'oubli.
    La coloration nous paraît aujourd'hui grotesque, oui d'accord mais ici, pour moi l'intention a bien plus d'intérêt que le résultat produit.
  • Bande-annonce

    Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001)

    2 h 02 min. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou, Mathieu Kassovitz, Rufus

    ‹ vu le 8/01.

    J'ai eu beaucoup de mal avec ce film. En habitante du 10e arrondissement, me baladant amoureusement dans le 18e, longeant le canal St Martin quotidiennement et m'engouffrant dans les sous-sols de Gare de l'est tous les jours, je n'ai pas pu ne pas être affectée par les tribulations amoureuses de la jeune Amélie, qui comme moi, et sans doute comme nous tous, préfère parfois rêver sa vie idéalisée plutôt que la vivre pleinement. Néanmoins, passé outre ce bijou d'ode à la simplicité des choses ainsi qu'aux émotions brutes, j'ai été quelques peu rebutée par ces personnages parfois grotesques, et la réalisation de Jeunet, qui, finalement, s'en sort très bien. Ce sont ces très gros plans sur le visage d'Audrey Tautou, dont le regard transperce la caméra pour venir me rendre mal à l'aise qui avant toute chose, m'ont déplu. Autrement, j'ai beaucoup d'affection pour Matthieu Kassovitz et sa mobylette, ainsi que pour ce nain de jardin vagabond.
  • Bande-annonce

    Si tu tends l'oreille (1995)

    Mimi o sumaseba

    1 h 51 min. Sortie : . Animation, drame, comédie musicale et romance.

    Long-métrage d'animation de Yoshifumi Kondo avec Yôko Honna, Issey Takahashi, Takashi Tachibana

    ‹ vu le 9/01.

    Un Ghibli dont le niveau se situe bien au-dessous de ce que le studio a l'habitude de nous proposer, tant du côté de l'histoire, que des dessins. L'on y retrouve néanmoins la beauté des choses simples, la lecture, l'écriture et tant de thèmes qui me sont chers, mais le long-métrage, dans son ensemble, manque du grain de magie habituel qui rendent ses histoires merveilleuses à partir de simples éléments du quotidien. De plus, pour avoir grandi avec Le Royaume des Chats comme Ghibli favori, je n'ai pu être que désappointée par l'utilisation faite du baron, drôlement effacé de ce récit.
  • Bande-annonce

    Asako I&II (2019)

    Netemo sametemo

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Ryusuke Hamaguchi avec Masahiro Higashide, Erika Karata, Rio Yamashita

    ‹ vu le 10/01.

    Dès les premiers instants de ce film, j'ai ressenti comme un malaise entre lui et moi, un décalage. Non vraiment, ce premier baiser, il me dégoûte, il me dérange. Et la scène qui le suit ne le rend pas beaucoup plus sympathique. Dès lors, impossible pour moi de croire en l'histoire d'Asako et de Baku. Je me suis laissée plus séduire par le second acte, piquée par cette ressemblance, avide de connaître la vérité derrière ce mystère. Mais encore une fois, le destin de Baku m'a déçue, et grand un point grandiose à mon dés amour, la décision ultime d'Asako, de retourner vers son premier amour. Inutile de dire que j'abhorre cette sacralisation du premier amour.
    Sur la forme, j'ai à la fois aimé cette douceur des couleurs maussades, mais je n'y ai rien trouvé de bien extraordinaire.
  • Bande-annonce

    L'Ange (2019)

    El ángel

    2 h. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Luis Ortega avec Lorenzo Ferro, Chino Darín, Daniel Fanego

    ‹ vu le 11/01.

    Comme je me sens coupable d'être tombée sous le charme d'un monstre. À ce jeu, Luis Ortega a été plus fort que moi et a transpercé mon coeur d'un milliers de flèches de joie et d'admiration, illustrées par le sourire qui animait mon visage pendant une bonne majorité de cette séance matinale — qui ne présageait que le meilleur, à savoir que j'étais seule dans une salle immense.
  • Bande-annonce

    Flavors of Youth (2018)

    Sì shì qīngchūn

    1 h 14 min. Sortie : . Animation, drame, romance et sketches.

    Film de Yoshitaka Takeuchi, Jiaoshou Yi et Li Haoling

    ‹ vu le 12/01.

    J'ai été très déçue par ce film, qui manque cruellement de cohérence et de pertinence. En effet, chacune de ces histoires pêchent par une absence totale d'intérêt et de consistance qui permettrait au spectateur de s'y attacher.
  • Bande-annonce

    Prête à tout (1995)

    To Die For

    1 h 46 min. Sortie : . Policier.

    Film de Gus Van Sant avec Nicole Kidman, Matt Dillon, Joaquin Phoenix

    ‹ vu le 14/01.

    Nicole Kidman interprète dans ce film l'un des meilleurs personnages féminins de fiction que j'ai rencontré jusqu'ici, sublimée par la réalisation en apparence dénuée de message de Gus Van Sant, mais qui, en réalité, fait toujours son effet et parvient à ses fins. Joaquin Phoenix est également particulièrement brillant dans le rôle de l'homme le plus idiot de la terre, formant un duo improbable et loufoque avec sa partenaire.
  • Bande-annonce

    Cold War (2018)

    Zimna Wojna

    1 h 28 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paweł Pawlikowski avec Joanna Kulig, Tomasz Kot, Jeanne Balibar

    ‹ revu le 16/01.

    Le choc fut moins ressenti au second visionnage.
  • Bande-annonce

    Judith Hotel (2018)

    15 min. Sortie : 2018.

    Court-métrage de Charlotte Le Bon

    ‹ vu le 22/01.

    Ma "note" ne peut le faire transparaître, car je ne peux ignorer les défauts d'une première production filmique auxquels peu échappent, mais j'ai été profondément touchée par ce premier court-métrage de Charlotte Le Bon. L'on y rencontre des inspirations éclectiques qui semblent former un ménage bienheureux (David Lynch, Wes Anderson et Yorgos Lánthimos, pour citer ceux que j'ai cru repérer). L'esthétique et les thèmes dépeints par la jeune réalisatrice me sont chers et la mise en scène, délicate et moqueuse, a su leur rendre justice.
  • Bande-annonce

    Réponses de femmes (1977)

    8 min. Expérimental.

    Documentaire de Agnès Varda

    ‹ vu le 23/01 à la cinémathèque avec maman varda.

    Il ne manque que la question du genre ('Est femme toute personne née dans un corps de femme'). Heureusement que la troisième vague est là. ♡
  • Bande-annonce

    L'une chante, l'autre pas (1977)

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Agnès Varda avec Thérèse Liotard, Valérie Mairesse, Robert Dadies

    ‹ vu le 23/01 à la cinémathèque française avec maman varda. ♡

    Sublime dans ses couleurs, dans ces deux portraits de femmes, dans ses revendications, dans ses aventures, en Iran, à Hyères, à Paris...
  • Conte de printemps (1990)

    1 h 48 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Anne Teyssedre, Hugues Quester, Florence Darel

    ‹ vu le 25/01 sur arte.tv
  • Bande-annonce

    Conte d'été (1996)

    1 h 53 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Melvil Poupaud, Amanda Langlet, Gwenaëlle Simon

    ‹ vu le 26/01 sur arte.tv

    Insupportables déclamations, insupportables histoires, insupportables personnages... Sauvés in extremis par quelques dialogues que je retiens, pour leur légèreté et philosophie de comptoir, mais ils sont trop peu nombreux pour me faire aimer Rohmer.
  • Bande-annonce

    Pauline à la plage (1983)

    1 h 34 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Amanda Langlet, Arielle Dombasle, Pascal Greggory

    ‹ vu le 27/01 au Louxor en présence d'Amanda Langlet et de Rosette.
  • Bande-annonce

    Dracula (1931)

    1 h 15 min. Sortie : . Fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Tod Browning avec Bela Lugosi, Helen Chandler, David Manners

    ‹ vu le 28/01 à la cinémathèque universitaire.

    Le film raté par excellence.. J'ai vraiment du mal avec les productions hollywoodiennes de tout âge, car à mon sens, elles n'inventent rien ou apportent peu, et pourtant, demeurent pour la plupart considérées comme des pierres angulaires de l'histoire du cinéma. Cette interprétation de Dracula est ennuyante, la mise en scène est parfois époustouflante, mais ces plans ne sont que de pâles copies de ce qu'ont pu faire les meilleurs réalisateurs de l'expressionnisme allemand.
    Je trouve dommage ou mal construite cette utilisation du silence, qui associée à un aussi vieux film, peine à faire naître la peur. Une véritable production musicale n'aurait pas été de trop.
  • Bande-annonce

    Les Parapluies de Cherbourg (1964)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de Jacques Demy avec Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo, Anne Vernon

    ‹ revu le 28/01 sur arte.tv

    Note augmentée de deux points, du fait que mon amour pour Jacques Demy n'a cessé de grandir depuis la première fois que j'ai vu ce film. Et puis, la séquence de la gare est décidément l'une des plus belles du cinéma, la plus déchirante sans nul doute.
  • Bande-annonce

    Propaganda - La fabrique du consentement (2017)

    53 min.

    Documentaire de Jimmy Leipold avec Edward Bernays, Noam Chomsky et Woodrow Wilson

    ‹ vu le 29/01 en cours de sociologie des médias de masse.

    Se rapproche d'une sorte de biographie d'Edward Bernays. Rudement intéressant si l'on ne connaît que très peu ses actions, qui sont pour la plupart, plutôt connues du grand public (United Fruit Company, les torches de la liberté.. Or is it just because i studied American history ?).
  • Bande-annonce

    Arctic (2019)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame et aventure.

    Film de Joe Penna avec Mads Mikkelsen, Maria Thelma Smáradóttir et Tintrinai Thikhasuk

    ‹ vu le 29/01 en avp avec mads mikkelsen. ♡

    Très bon jusque dans son dernier segment, qui à mon sens, s'enfonce (au sens propre comme figuré) dans le misérabilisme et le mélo larmoyant qui ne me touche guère.
    En outre, de très beaux plans (comment rater des plans de coucher de soleil en Arctique ?) et un Mads Mikkelsen toujours très bon.
  • Wild Love (2018)

    7 min.

    Court-métrage d'animation de Paul Autric, Quentin Camus, Léa Georges

    ‹ vu le 1/02 sur myfrenchfilmfestival.com.

    Loufoque, bien construit et bien 'dessiné' si j'ose dire (je ne sais pas quel est le terme approprié ?). Ne se détache pas vraiment de thèmes déjà visités mais apporte un angle horrifique et drôle.
  • Bande-annonce

    Au hasard Balthazar (1966)

    1 h 35 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Robert Bresson avec Anne Wiazemsky, Walter Green, Francois Lafarge

    ‹ vu le 1/02 à la cinémathèque universitaire.

    Ce film m'a fait du mal à plusieurs égards. D'abord, dans les violences infligées à Balthazar, révélatrice de la nature impétueuse de l'homme — avec un H minuscule. J'ai aussi été perturbée par ce silence triomphant, qui, s'il était parfois juste et subtil, tendait également à me tenir éloignée du film et de l'intrigue. La composition des séquences me paraissait parfois comme maladroite. Les personnages, comme c'est le cas dans les romans de Dostoïevsky, m'étaient tous, sans exception, antipathiques, étranges, voire méprisables, renforçant l'antagonisme entre nature et culture, homme et animal, vieille France rurale, passé, et modernité, présent : 'C'est rapide l'âne. C'est moderne.'
  • Bande-annonce

    Pique-nique à Hanging Rock (1975)

    Picnic at Hanging Rock

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Peter Weir avec Rachel Roberts, Vivean Gray, Helen Morse

    ‹ vu le 2/02 sur arte.tv

    Que reste-t-il de Hanging rock ? Et bien d’abord, cette musique, mystique, étrange, qui envoûte, qui donne à ce film, associé à une lenteur indigeste, son caractère à la fois oppressant et, je dois utiliser le mot, onirique. La torpeur et l’humidité sont également récurrentes, dans ces terres où les filles ne peuvent devenir des femmes qu’en fuyant, disparaissant, abandonnant l’enfance pour rejoindre les hauteurs, dont la forme phallique ne saura tromper personne. Comment un tel film pouvait me déplaire, avec son esthétisme léchée, ses ambiguïtés quant à certains liens féminins, entre Miranda et Sarah, son mystère.

    Inter-textualité ; Lolita, Virgin Suicides
  • Bande-annonce

    Fauve (2018)

    17 min. Sortie : . Drame.

    Court-métrage de Jérémy Comte avec Félix Grenier, Alexandre Perreault et Louise Bombardier

    ‹ vu le 3/02.

    J'ai comme l'impression d'avoir visionné un film d'horreur, qui, en si peu de temps, a réussi la prouesse de parvenir à m'ébranler, ne serait-ce qu'un peu. Ses deux personnages principaux sont très bien incarnés, les plans sont d'une beauté glaciale, le jeu de l'attente et du silence font un travail ravageur.
  • Bande-annonce

    Conte d'automne (1998)

    1 h 52 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Marie Rivière, Béatrice Romand, Alain Libolt

    ‹ vu le 6/02 sur arte.tv.

    Quelle horrible scène d'incipit, qui a failli me faire abandonner mon visionnage dès les premiers instants de ce troisième tome des contes des quatre saisons. Dans cette séquence de déjeuner, tout sonne faux : les phrases prononcées, tant dans leur formulation que dans la manière dont elles sont déclamées, les acteurs gênés, ou gênants, ou tout simplement, les deux à la fois.

    Par la suite, je me suis radoucie. Peut-être ou peut-être pas du fait de l'apparition de ce professeur de philosophie aux charmes redoutables, constituant mon talon d'Achille le plus fameux [je me repentie chaque jour et vous prie de m'en faire grâce]. Ainsi, la suite du long-métrage se déroule de la même manière que toutes les autres oeuvres de Rohmer que j'ai regardées jusqu'ici : une esthétique irréprochable, des dialogues pour la plupart légers, ennuyants, stupides ou amusants, mais somme toute, peu attachants, et enfin, des chassé-croisés amoureux reflétant parfois l'absurdité et une représentation surannée de la réalité, ou bien une vérité à la fois cruelle et légère.

    Sans doute que le dernier épisode, l'hiver, de cette série des saisons sera mon ultime Éric Rohmer avant un certain temps. Je ne suis que l'esclave des programmations d'Arte, après tout.
  • Bande-annonce

    Michel Legrand, sans demi-mesure (2018)

    52 min. Sortie : . Musique.

    Documentaire de Gregory Monro

    ‹ vu le 8/02 sur youtube (arte).