Carnet de bord : Angélique
Une belle et innocente ingénue ? peut-être pas ! Découverte d'une femme de caractère au rythme de ses aventures pour un Carnet de Bord sur la Saga Angélique au Cinéma !
5 films
créée il y a plus de 8 ans · modifiée il y a plus de 8 ansAngélique, marquise des anges (1964)
1 h 55 min. Sortie : 8 décembre 1964 (France). Aventure, Historique, Drame
Film de Bernard Borderie
Jonathan TJo a mis 7/10.
Annotation :
Angélique emerveille par des décors et des costumes somptueux. Mais derrière ces apparats, derrière des effets et une mise en scène très classiques, et derrière encore un scénario qui emprunte aux contes d'antan comme à la Belle et la Bête se cache également une intrigue qui me semble assez avant gardiste pour son époque. Car Angélique ne met pas seulement un personnage féminin au centre de son intrigue, il en fait un exemple de volonté et de courage en se permettant même de montrer la Belle sauver son (Prince ?) homme.
Angélique est une œuvre riche et surprenante, qui donne envie de voir la suite !
Merveilleuse Angélique (1965)
1 h 45 min. Sortie : 7 juillet 1965 (France). Aventure
Film de Bernard Borderie
Jonathan TJo a mis 5/10.
Annotation :
Merveilleuse Angélique reprend les aventures de sa protagoniste là où on l'avait laissée à la fin du premier volet, dans les bras de Nicolas et à la tête d'un groupe hostile à la monarchie. Il n'en est cependant quasiment rien fait et Angélique va vite prendre la gestion d'une Auberge, puis d'une vente de chocolats et j'en passe...
Ce n'est pas que les péripéties manquent dans cet épisode mais elles manquent cruellement d'enjeux. Là où le premier volet montrait un bras de fer entre la courageuse Angélique et la justice, pour ne pas dire la monarchie ou l'Eglise, celui-ci cherche surtout un moyen de la faire remonter en société. C'est Angélique même qui le dit : elle veut retrouver ses titres et son identité ; et sa vengeance envers ses persécuteurs semble bien loin tandis que ceux-là sont omniprésents.
On n'en apprécie pas moins le caractère du personnage principal, qui se montre toujours avec une grande intelligence et une force.
Angélique et le Roy (1966)
1 h 40 min. Sortie : 31 janvier 1966 (France). Aventure, Historique, Romance
Film de Bernard Borderie
Jonathan TJo a mis 7/10.
Annotation :
Angélique quitte le monde du business et revient à des enjeux plus importants dans ce troisième volet. Si le cousin, avec qui elle s'est mariée au précédent, subit un sort semblable à celui de Nicolas (disparition anecdotique en début de films), Angélique n'a pas de temps pour s'ennuyer au fil de ses différentes rencontres.
Le Roi lui-même, pour commencer, cherchera à se rapprocher de la belle. Il est pourtant un grand absent de cet opus et c'est davantage du coté d'un ambassadeur étranger et des gens de la Cour que la Comtesse doit se faire les griffes. Les enjeux de pouvoirs et de séduction sont donc bien de retours ici et l'on retrouve aussi les manigances et les secrets qui font la richesse de l'intrigue. Cet opus se permet même quelques plans dérangeants - où l'on repense au fouet d'une servante, à la menace de viol d'un homme de pouvoir ou encore à un rituel satanique avec sacrifice de nourrisson - et propose une violence plus crue qui ne dénote pas avec l'univers et l'époque présentés.
Indomptable Angélique (1967)
1 h 35 min. Sortie : 22 octobre 1967 (France). Aventure, Historique
Film de Bernard Borderie
Jonathan TJo a mis 7/10.
Annotation :
Indomptable Angélique, à l'instar d'un Angélique et le Roy où on voyait fort peu le monarque, porte sans doute très mal son nom.
Je relis mon premier commentaire et vois combien j'ai apprécié la femme forte du premier volet, ce caractère qui ne se laissait pas plier et qui a su défier même les plus grands, jusqu'à l'épisode précédent.
"Vous n'êtes plus à la Cour, madame !" Lui dira-t-on dans cet épisode-ci et effectivement la sauvagerie et la barbarie seront au rendez-vous. Ce qui peut poser problème alors, c'est que la belle Angélique en est réduite à son corps, non pour ses charmes (dont elle usait elle même) comme auparavant mais bien comme un objet dont les hommes vont disposer et lui causant toutes ses peines. Et la Marquise au caractère indomptable n'aura souvent d'autre choix que de se soumettre. Violences, viol, elle ne peut rien ni ne fait rien pour son salut et devra attendre un véritable deus ex machina pour s'en sortir.
Alors on peut regretter, comme moi, de voir tomber ainsi cette femme forte de la sorte, il n'en est pas moins que la cruauté et la violence de cet épisode ne l'est pas gratuitement mais au travers de vérités historiques et c'est sans doute là que le film gagne tout son intérêt. En espérant que l'opus prochain laisse a nouveau plus de marge de manœuvre pour le caractère de la Marquise.
Angélique et le Sultan (1968)
Angelica e il gran sultano
1 h 45 min. Sortie : 21 août 1968 (France). Aventure, Romance
Film de Bernard Borderie
Jonathan TJo a mis 7/10.
Annotation :
Dernier épisode avec Michelle Mercier, ce volet reprend dans l'ensemble la recette du précédent en mettant en avant les mœurs étrangères, pour ne pas dire quasi exotiques ici. Il le fait cependant en minimisant cette violence si glaçante dans le film passé. Il le fait également en dilapidant davantage l'intrigue entre la belle Angélique, retenue malgré elle, et son époux, manigancant pour la récupérer.
On apprécie ainsi d'autant moins la force et le caractère du personnage, qui en serait presque réduit à une femme en détresse attendant les secours de son dévoué prince. Presque et il est heureux que le métrage ne tombe pas dans cet écueil.
Le happy end un rien forcé n'est pas étranger à ce sentiment, comme un rendez-vous manqué avec la force de la Marquise là où celui des deux amoureux est quant à lui enfin réussi.







