Critique de l'urbanisme et politiques de la domination

Depuis toujours, la cité fut terrain d'affrontement historique et stratégique entre dominants et ceux qui voulaient qu'elle soit espace de liberté et de rencontre, de dialogue et de démocratie directe.
Ainsi, il fallut malgré tout près de 150 ans à la domination marchande pour, par ...

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68 livres

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modifiée il y a 4 mois

La Cité à travers l'histoire
8.7

La Cité à travers l'histoire

Sortie : 2011 (France). Essai

livre de Lewis Mumford

steka a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Résumé : Qu'est-ce que la cité ? Comment a-t-elle commencé ? Quelles ont été les phases de son développement ? Est-elle destinée à disparaître, ou notre planète se transformera-t-elle en une immense ruche urbaine, ce qui serait, pour les villes individualisées, une autre façon de disparaître ? Les besoins qui conduisirent les hommes vers ce mode d'existence recevront-ils un jour les satisfactions qu'ont pu promettre autrefois Jérusalem, Athènes ou Florence ? Est-il encore possible de construire une cité permettant à l'homme de poursuivre un développement harmonieux ? Avant de penser un nouveau mode d'existence urbaine, il faut comprendre la nature historique de la cité et l'évolution de son rôle primitif. Nous serons mieux à même alors d'envisager les décisions qui nous incombent. Il nous appartient de diriger nos efforts vers l'accomplissement de la plus profonde valeur humaine ; ou sinon de subir l'automatisme des forces que nous avons déclenchées. Par l'analyse de la formation des regroupements urbains, ce classique fait apparaître les limites démographiques, technologiques et économiques au-delà desquelles la cité ne rend plus possible la survie d'une unité communautaire. Critique d'une organisation économique qui sacrifie le progrès de l'humanité au perfectionnement des machines, l'auteur revient au souci du bien public, à la recherche d'un équilibre écologique et à la coopération sociale comme base de notre milieu de vie.

Annotation :

"Notre univers technologique en expansion emmène notre existence quotidienne toujours plus loin de son noyau humain, pendant que l'extension de la cité disperse des constructions fragmentaires détachées du centre, laissant les individus plus dissociés sans doute et plus désespérément solitaires qu'ils ne le furent à aucune autre époque de l'histoire. La mobilité obligatoire laisse encore moins de chance à la coopération sociale que la stabilité obligatoire dans l'enceinte de la ville fortifiée. "

Lewis Mumford, philosophe de l’environnement :
http://revueagone.revues.org/1012

Critique de la vie quotidienne, tome 2

Critique de la vie quotidienne, tome 2 (1962)

Fondements d'une sociologie de la quotidienneté

Sortie : 13 juin 1997 (France). Culture & société

livre de Henri Lefèbvre

steka a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Résumé : Tous ceux qui se préoccupent de la réalité humaine, écrivains ou sociologues, psychologues ou ethnographes, cherchent le "concret". Où se situe ce "concret humain" ? Il se trouve dans la vie quotidienne, dans notre vie quotidienne. Mais la vie quotidienne ne peut être déterminée, dans son caractère concret, que si l'on dispose d'un instrument et d'une méthode. Où se situe ce "concret humain" ? Il se trouve dans la vie quotidienne, dans notre vie quotidienne. Mais la vie quotidienne ne peut être déterminée, dans son caractère concret, que si l'on dispose d'un instrument et d'une méthode. Dans la ligne du marxisme vivant, cette Critique de la vie quotidienne apporte une réponse à la question précise de l'instrument et de la méthode. Deux attitudes ont été prises en ce qui concerne la vie quotidienne par les penseurs, écrivains ou idéologues (non marxistes) : les uns, réalistes ou "populistes", considèrent la vie quotidienne comme pleine et accomplie, ses gestes les plus obscurs, ses actes et ses événements les plus répétés comme infiniment chargés de sens ; d'autres au contraire, esthètes ou métaphysiciens par tempérament ou par doctrine, déprécient la vie quotidienne au profit d'une autre vie, d'un autre monde plus vrai, plus homogène (même s'ils affirment que cette autre réalité se mêle à la vie de chaque jour).

Annotation :

" Toute vie humaine est marche ou démarche vers un possible, ouverture ou fermeture des possibles, supputation et option tenant compte des aléas et de l'intervention des "autres". "

Le Droit à la ville
6.4

Le Droit à la ville

Sortie : avril 2009 (France). Vie pratique, Essai

livre de Henri Lefèbvre

steka l'a mis en envie.

Résumé : L'urbain manifeste aujourd'hui son énormité, déconcertante pour la réflexion, l'action et même l'imagination. Sens et fin de l'industrialisation, la société urbaine se forme en se cherchant et oblige à reconsidérer la philosophie, l'art et la science qui ne peuvent éviter la confrontation avec cet objet nouveau. Ce qui oblige à concevoir une stratégie de la connaissance, inséparable de la stratégie politique. Selon quel axe penser cette stratégie du savoir ? Vers l'entrée en pratique d'un droit : le droit à la ville, à la vie urbaine, condition d'un humanisme et d'une démocratie renouvelés. Ce livre fondateur a été prolongé par Espace et politique, Du rural à l'urbain, La production de l'espace.

Espace et politique

Espace et politique

Sortie : janvier 2001 (France).

livre de Henri Lefèbvre

City of Quartz
8.2

City of Quartz

Los Angeles, capitale du futur

City of Quartz - Excavating the Future in Los Angeles

Sortie : 1990 (France). Essai

livre de Mike Davis

steka a mis 8/10.

Résumé : Rythmé par un va-et-vient permanent entre culture et société, entre réel et imaginaire, entre passé et présent, City of Quartz explore le destin de Los Angeles à travers son urbanisme et son architecture, ses élites politiques et économiques, ses intellectuels et ses artistes, sa police et sa multiethnicité. Pétrie de mythes hollywoodiens et de contradictions écologiques et sociales, la mégapole L.A. y est décrite comme le prisme grossissant permettant de saisir certaines tendances lourdes de la société américaine : privatisation grandissante des espaces publics, séparatisme fiscal et résidentiel des possédants, polarisation sociale et économie de la drogue, développement des dispositifs de sécurité et de surveillance. Paradigme de l'Extrême-Occident, Los Angeles nous parle aussi des virtualités de notre avenir social et urbain. Ce livre est désormais un classique de la sociologie urbaine, mais aussi un ouvrage profondément original s'adressant à un public plus large que les spécialistes des problèmes urbains et déployant une gamme étonnante de ressources intellectuelles et esthétiques. Tout autant qu'une synthèse créative de la tradition de l'École de Chicago et de la théorie critique d'origine européenne, cette oeuvre inclassable est à la ville postmoderne ce que Paris, capitale du XIXe siècle de Walter Benjamin est au monde de Haussmann et de Baudelaire.

Annotation :

LE DÉPOTOIR DES RÊVES
" Les géographies mentales trahissent les préjugés de classe. (...)
Dans la topographie consciente des yuppies, entièrement dessinée par leurs habitudes de consommation, les paysages ont tendance à rétrécir de façon exponentielle dès que l'on quitte le territoire du luxe."

Au-delà de Blade Runner : Los Angeles et l'imagination du désastre
7.8

Au-delà de Blade Runner : Los Angeles et l'imagination du désastre

Sortie : 27 janvier 2006 (France). Essai, Culture & société

livre de Mike Davis

steka a mis 7/10.

Résumé : Blade Runner, le film de Ridley Scott, a imposé la vision futuriste et apocalyptique d'un Los Angeles dévasté, livré au chaos. Ce que montre Mike Davis dans cet essai, c'est que le visage futur de la ville, dont tous les éléments sont déjà en place, sera à la fois moins spectaculaire et, en un sens, beaucoup plus effrayant. Véritable laboratoire social et urbanistique, Los Angeles offre d'ores et déjà le modèle vers lequel tendent les mégapoles modernes : destruction de toute mixité sociale par cloisonnement strict des populations dans des quartiers réservés, certains laissés à l'abandon et à la domination des gangs, tandis que les couches les plus aisées se "bunkerisent" grâce à la généralisation de la vidéosurveillance et des milices de sécurité privées. La ville vit désormais dans un état perpétuel de "guerre sociale de faible intensité", susceptible à tout moment d'éclater, comme lors des émeutes provoquées par le tabassage de Rodney King. À la fois sociologique, urbanistique et politique, illustré de photos saisissantes, l'essai de Mike Davis, qui s'appuie autant sur des statistiques précises que sur son expérience personnelle, au-delà du cas de Los Angeles, offre un portrait saisissant de l'Amérique contemporaine et de l'évolution qui menace les sociétés occidentales.

Annotation :

"Les discours politiques mettent constamment en avant le ressentiment à l'égard des pauvres et des gens de couleur, alors qu'ils passent discrètement sous silence les structures réelles de l'inégalité urbaine. "

Le pire des mondes possibles
8

Le pire des mondes possibles

Sortie : 2006 (France). Essai

livre de Mike Davis

steka a mis 8/10.

Résumé : "Pour mortels et dangereux qu'ils soient, les bidonvilles ont devant eux un avenir resplendissant. " Des taudis de Lima aux collines d'ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille Ville de Pékin, on assiste à l'extension exponentielle des mégalopoles du tiers monde, produits d'un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de la pauvreté des années 1970 et 1980 - dopé par les thérapies de choc imposées par le FMI et la Banque mondiale - a ainsi transformé les bidonvilles traditionnels en " mégabidonvilles " tentaculaires, où domine le travail informel, " musée vivant de l'exploitation humaine Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux de reproduction de la misère, à laquelle les gouvernements n'apportent aucune réponse adaptée. Désormais, les habitants mettent en péril leur vie clans des zones dangereuses, instables ou polluées. Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le Pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l'échelle planétaire, un avenir cauchemardesque.

Annotation :

DE L'EXPLOSION URBAINE AU BIDONVILLE GLOBALE
" La majorité de la population urbaine pauvre ne vit plus dans les centres-villes.
Depuis 1970, ce sont les communautés de bidonvilles de la périphérie des villes du tiers monde qui ont absorbé la plus forte proportion de la croissance urbaine mondiale. "
Les plus grands mégabidonvilles (en millions d'habitants)
1. "Nezal/Chalco/Izta" à Mexico 4,0
2."Libertador" à Caracas 2,2
3. "El Sur/Ciudad Bolivar" à Bogota 2.0
4. "San Juan de Luringancho" à Lima 1,5
5. "Cono Sur" à Lima 1,5
6."Ajegunie" à Lagos 1,5
7. "Sadr City" à Bagdad 1,5
8. "Soweto" à Gauteng 1,5

Paradis infernaux, les villes hallucinées du néo-capitalisme
7.1

Paradis infernaux, les villes hallucinées du néo-capitalisme

Sortie : octobre 2008 (France). Essai

livre de D.b. Monk et Mike Davis

steka l'a mis en envie.

Internationale situationniste
8.2

Internationale situationniste

Sortie : 7 mai 1997 (France). Culture & société, Essai

livre de Internationale situationniste

steka a mis 10/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Résumé : Si la théorie de I'I.S. désormais peut encore être souvent incomprise ou abusivement traduite, comme il est arrivé parfois à celles de Marx ou de Hegel, elle saura bien revenir dans toute son authenticité chaque fois que ce sera historiquement son heure, à commencer par aujourd'hui même. Nous sommes sortis de l'époque où nous pouvions être falsifiés ou effacés sans appel.

Annotation :

" Si l’on accepte cette spécialisation de l’urbanisme, on se met du même coup au service du mensonge urbaniste et social existant, de l’État, pour réaliser un des multiples urbanismes « pratiques » possibles, mais le seul urbanisme pratique pour nous, celui que nous avons appelé urbanisme unitaire, est par là abandonné, puisqu’il exige la création de conditions de vie tout autres."
" La contestation de la société actuelle dans son ensemble est le seul critère d’une libération authentique sur le terrain des villes, comme à propos de n’importe quel autre aspect des activités humaines. Autrement, une « amélioration », un « progrès », sera toujours destiné à huiler le système, à perfectionner le conditionnement qu’il nous faut renverser dans l’urbanisme. "

Un espace indéfendable

Un espace indéfendable

Sortie : 1 mai 2012 (France). Essai

livre de Jean-Pierre Garnier

steka l'a mis en envie.

Résumé : La globalisation du capitalisme a eu pour effet de fragiliser, paupériser et marginaliser de larges fractions des couches populaires. Face aux " désordres locaux " qui en résultent - violence, incivilité et insécurité -, les pouvoirs publics mettent en place des dispositifs de " pacification " où urbanisme et architecture sont mis à contribution. La reconfiguration de l'espace public doit, à la fois, dissuader le nouvel " ennemi intérieur " de passer à l'acte et faciliter la répression, confirmant ainsi le lien entre urbanisme et maintien de l'ordre social. Jean-Pierre Garnier est sociologue critique de l'urbanisme. Il a publié plusieurs livres sur la gentrification, les politiques de la ville et l'urbanisme.

L'espace public

L'espace public

Sortie : octobre 2008 (France).

livre de Thierry Paquot

steka l'a mis en envie.

Résumé : Au singulier, l'espace public désigne la sphère du débat politique. Au pluriel, les espaces publics correspondent au réseau viaire, aux places et parvis, parcs et jardins Pourtant, l'un comme l'autre, avec la mondialisation, réduisent plus qu'ils n'encouragent la pratique démocratique et le vivre-ensemble. L'un comme l'autre jouent sur la richesse ou la pauvreté des échanges, des communications, en cela ils doivent être traités ensemble. Il en va de l'esprit de la ville comme de l'avenir de la démocratie et de la liberté de la presse.

Paris, capitale du XIXème siècle
7.5

Paris, capitale du XIXème siècle (1935)

Sortie : 1935. Essai

livre de Walter Benjamin

steka a mis 8/10.

Résumé : “Notre enquête se propose de montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique que nous devons au siècle dernier entrent dans l’univers d’une fantasmagorie. Ces créations subissent cette 'illumination' non pas seulement de manière théorique, par une transposition idéologique, mais bien dans l’immédiateté de la présence sensible. Elles se manifestent en tant que fantasmagories. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris.” Paris, capitale du XIXe siècle constitue l’exposé programmatique de l'œuvre de Benjamin : le livre des passages. Tous les thèmes de ses recherches y sont présentés sous une forme concise : le flâneur, les passages, l’architecture comme concrétisation de l’idéologie d’une époque, la figure emblématique de Baudelaire, la mode, l’intérieur, etc. Le tout est une tentative d’interprétation globale du XIXe siècle et de son équivoque modernité.

Villes bonnes à vivre, villes invivables.

Villes bonnes à vivre, villes invivables.

Sortie : 10 novembre 1999 (France). Culture & société

livre de Revue du Mauss

steka l'a mis en envie.

Résumé : Qu'est ce qui fait que certaines villes semblent invivables tandis que d'autres dégagent un charme inépuisable ? Que tel ensemble architectural nous parle quand tel autre nous fait horreur ? On sait à quel point ces questions sont aujourd'hui difficiles à trancher. Car, nous détestons nos villes massifiées et fonctionnelles qui nous font regretter l'harmonie des villes anciennes ; et, en même temps, nous ne pouvons envisager de faire retour à celle-ci. Pourquoi faire de l'ancien avec du neuf, en effet ? Mais aussi : comment donc construire nos villes, désormais ? Telles sont les questions - les questions de tout le monde - auxquelles ont été invités à répondre les auteurs de ce numéro. Avec, au départ, une certitude : celle qu'il existe une étroite connivence et interdépendance entre le fonctionnalisme architectural et urbanistique - celui qui triomphe avec le Bauhaus et la charte d'Athènes, et qui cristallise la représentation de la modernité du XXe siècle - et l'utilitarisme théorique qui domine depuis deux siècles dans les sciences sociales, en philosophie politique et, sans doute, en politique tout court. C'est le résultat de cette première enquête, menée aussi bien par des architectes et des urbanistes que par des philosophes, des sociologues, des géographes ou des économistes, que nous livrons à la méditation du lecteur dans ce numéro.

Explorer la ville

Explorer la ville (1977)

Sortie : 1 février 1983 (France). Culture & société

livre de Ulf Hannerz

steka l'a mis en envie.

Résumé : Entre les premiers écrits de l’école de Chicago des années 20 et l’œuvre de Goffman sur les relations en public, le livre d’Ulf Hannerz se présente comme un inventaire raisonné des travaux empiriques et théoriques qui ont fait de l’anthropologie urbaine un champs de recherches spécifiques dans le monde anglo-saxon. Tout en présentant et en commentant un nombre considérable d’études localisées et de monographies ethnographiques du milieu urbain, généralement inconnues du public français, Ulf Hannerz entend reprendre à son compte la question fondatrice d’une sociologie et d’une anthropologie de la ville : quels sont les effets organisationnels et culturels de la diversité des rôles et de la densité des réseaux qui caractérisent le milieu urbain ? Hannerz se réclame du courant interactionniste et privilégie l’étude des acteurs sociaux et des situations sociales dans lesquelles ils déploient des répertoires de rôles divers, c’est-à-dire des engagements situationnels finalisés. Mais cette approche micro-sociologique se trouve combinée ici de manière originale avec une analyse des domaines d’activités qui structurent la ville comme assemblage de textes : rapports d’approvisionnement, de parenté, de voisinage, de loisirs et de trafic. Au terme de ces analyses, il apparaît que la fluidité apparente des sociétés urbaines n’est que l’effet d’une surdétermination des rapports sociaux et des situations d’interaction dans lesquels se trouve inscrit le citadin ordinaire.

Annotation :

Entre les premiers écrits de l’école de Chicago des années 20 et l’œuvre de Goffman sur les relations en public, le livre d’Ulf Hannerz se présente comme un inventaire raisonné des travaux empiriques et théoriques qui ont fait de l’anthropologie urbaine un champs de recherches spécifiques dans le monde anglo-saxon.
Tout en présentant et en commentant un nombre considérable d’études localisées et de monographies ethnographiques du milieu urbain, généralement inconnues du public français, Ulf Hannerz entend reprendre à son compte la question fondatrice d’une sociologie et d’une anthropologie de la ville : quels sont les effets organisationnels et culturels de la diversité des rôles et de la densité des réseaux qui caractérisent le milieu urbain ?

La conscience de l'oeil

La conscience de l'oeil

Sortie : 2000 (France). Essai, Culture & société

livre de Richard Sennett

steka l'a mis en envie.

Résumé : Ce livre est consacré à un problème très contemporain: le manque d'échanges et d'interaction sociale entre les divers fragments qui composent la mosaïque urbaine. Le Paris d'aujourd'hui est une ville qui doit concilier le local et le global, elle est marquée par une grande diversité ethnique. Dans la description du Paris du XIXe siècle, la différenciation sociale reposait sur la différence de classe. Mais Paris, comme New York ou Londres aujourd'hui, gère ses complexités grâce à un régime d'indifférence sociale, une culture de la dissociation qui exclut ceux qui sont différents. J'avais pensé, pour cette raison, donner à ce livre le titre de Différence et indifférence, mais j'ai finalement préféré La Conscience de l'œil, pour souligner le rôle joué par l'architecture et l'urbanisme dans ce décalage. Dans les villes modernes, la plus grande part de l'information sociale nous vient par les yeux. Notre société privilégie les images par rapport aux mots; l'œil est devenu notre organe sociologique. Né en 1943, Richard Sennett a enseigné les sciences sociales à l'université de New York. Sociologue, il est également romancier et musicien. Il vit actuellement à Londres où il est professeur à la London School of Economics.

Annotation :

une suggestion de compote

Villes sous contrôle : La militarisation de l'espace urbain

Villes sous contrôle : La militarisation de l'espace urbain

Cities Under Siege. The New Military Urbanism

Sortie : 24 mai 2012 (France). Essai

livre de Stephen Graham

steka l'a mis en envie.

Résumé : Checkpoints, drones. GPS, passeports biométriques, insectes cyborgs. puces RFID, détecteurs de cibles, essaims de nanocapteurs, soldats-robots. barrières Jersey, dirigeables de surveillance, bombes " incapacitantes " et arsenal " non létal "... Qu'ont en commun toutes ces " technologies " qui. pour certaines, semblent relever de la science-fiction et qui, pour d'autres. imprègnent déjà notre quotidien de citadins ? Concoctées dans les laboratoires de l'armée, elles sont les nouvelles armes de la guerre en cours, cette " guerre asymétrique " ou " permanente " qui transforme les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech et chacun d'entre nous en cible potentielle nécessitant d'être identifiée, pistée, surveillée, au nom de la prévention d'une menace indistincte. Avec Israël comme laboratoire et la " guerre contre le terrorisme " comme terrain d'application mondial, cette nouvelle forme de conflit touche de manière très différenciée les habitants du monde riche et ceux des espaces post- et néocoloniaux. Elle se signale cependant par un trait commun à tous ces territoires : ses champs de bataille ne sont plus les plaines ou les déserts, mais les principales agglomérations urbaines mondiales. Dans le sillage des travaux de Mike Davis, Naomi Klein ou Eyal Weizman, le livre de Stephen Graham nous donne les clés pour comprendre les logiques profondes de cet emballement militaro-sécuritaire globalisé. Stephen Graham est professeur de géographie urbaine à l'université de Newcastle. Ses recherches, qui portent sur les relations entre villes, technologies et infrastructures, et sur la surveillance urbaine. l'ont également amené à enseigner au MIT et à la New York University.

Annotation :

"Avec Israël comme laboratoire et la «guerre contre le terrorisme» comme terrain d’application mondial, cette nouvelle forme de conflit touche de manière très différenciée les habitants du monde riche et ceux des territoires post- et néo-coloniaux. Elle se signale cependant par un trait commun à tous : ses champs de bataille ne sont plus les plaines ou les déserts, mais les principales agglomérations urbaines mondiales. Dans le sillage des travaux de Mike Davis, Naomi Klein ou Eyal Weizman, le livre de Stephen Graham nous donne les clés pour comprendre les logiques profondes de cet emballement militaro-sécuritaire globalisé."

Paroles dans le vide - Malgré tout

Paroles dans le vide - Malgré tout

Sortie : 26 octobre 1979 (France). Essai

livre de Adolf Loos

steka a mis 8/10 et a écrit une critique.

Résumé : Adolf LOOS (1870-1933), viennois, architecte. Parmi ses œuvres : à Vienne, Le Café Muséum (1899), le Kärtner Bar (1907), l'immeuble de la place Saint-Michel (1910); à Paris, la maison de Tristan Tzara; à Prague, la maison du docteur Müller(1930). Dès 1897, il polémique contre le style "fin de siècle", s'élève contre la tyrannie de l'ornement, en souligne le ridicule, plaide pour la sobriété et l'utilisation de matériaux bruts dans la construction. Adolf Loos aimait à dire: "Il est notoire que je ne classe pas les architectes parmi les êtres humains."

Annotation :

"Que celui qui n'a pas assez d'argent pour s'offrir un fauteuil de cuir se rabatte sur une chaise paillée. Je vois d'ici plus d'un se récrier : une chaise paillée, que cela est commun ! Mais mes chers amis viennois, une chaise paillée n'est pas plus "commune" que de ne pas posséder de diamants, ou d'avoir un simple col de drap à son pardessus. Ce qui est commun, en revanche, ce sont les diamants d'imitation, les fausses fourrures, et les fauteuils en simili-cuir. "

Géographie de la domination
8.2

Géographie de la domination

Sortie : mars 2008 (France). Essai

livre de David Harvey

steka l'a mis en envie.

Résumé : Depuis la fin du XVIIIe siècle, la logique d'accumulation du capital a bouleversé les équilibres économiques et politiques mondiaux, les rapports de force et de domination, la technique et le travail, la production des richesses et les manières de les consommer... Ceci appartient à l'histoire du capitalisme ; ce qui intéresse David Harvey, c'est aussi sa géographie : le pouvoir de détruire ou de construire, de façonner les espaces, de s'approprier la terre, de reconfigurer le visage des villes, de modifier en profondeur l'urbanisme et l'architecture, de changer notre rapport au temps et à l'espace. Dans ce livre, David Harvey nous montre à quel point le capitalisme mondialisé est marqué par la nécessité - pour acquérir de nouvelles rentes de monopoles - d'encourager la production de singularités culturelles locales. Ainsi peut-on lire par exemple les principales reconfigurations urbanistiques et architecturales de ces dernières années. Il s'attache aussi, dans un texte majeur, à y définir une " géopolitique du capitalisme ", en montrant comment la logique d'accumulation du capital l'oblige à trouver des solutions spatiales aux contradictions qui le minent.

L'Invention de Paris
8.1

L'Invention de Paris

Sortie : 2002 (France). Culture & société

livre de Eric Hazan

steka l'a mis en envie.

Zéropolis
7.6

Zéropolis (2002)

Sortie : 2002 (France). Culture & société

livre de Bruce Bégout

steka l'a mis en envie.

Résumé : "Je ne serais pas très loin de la vérité me semble-t-il, si, à celui qui, d'aventure, me poserait la question de savoir ce que j'ai appris à Las Vegas, je répondais tout simplement : "rien"."

L'assassinat de Paris

L'assassinat de Paris

Sortie : 5 juin 1997 (France). Essai

livre de Louis Chevalier

steka a mis 8/10.

Résumé : L’enlisement, telle est en définitive la principale explication de ce livre : la certitude que, dans un petit nombre d’années facile à calculer, plus personne n’aura la moindre idée de ce que Paris était, il y a quinze ans à peine, si ce n’est en allant en exhumer l’image, toujours déformée, dans les livres ; plus la moindre empreinte où poser ses pas, comme il était possible autrefois de le faire ; plus la moindre pierre, si ce n’est douteuse, où asseoir ses rêves, où bâtir le passé de la ville sur son propre passé. Oubli inéluctable, insupportable. Comment ne pas entendre monter du royaume des ombres la plainte de l’Enfer ? « Et moi aussi j’ai habité dans cette ville. » Et j’étais cette ville. « M’as-tu donc oublié ? »

Annotation :

"En 1977, se jeter aux pieds de la ville, c'était se jeter dans un trou, celui des Halles. En quelques années, Paris venait de passer, d'être passé de vie à trépas."

Les maisons de Paris

Les maisons de Paris

Sortie : 20 octobre 2003 (France). Essai

livre de Jacques Fredet

steka l'a mis en envie.

Résumé : Types courants de l'architecture mineure parisienne de la fin de l'époque médiévale à nos jours, avec l'anatomie de leur construction. Coffret 3 volumes

La Rage et la révolte
8.1

La Rage et la révolte

Sortie : 2010 (France). Essai

livre de Alessi Dell'umbria

steka l'a mis en envie.

Résumé : Les incendies de la banlieue ne posent pas la question des droits mais celle de la lutte sociale réelle. Parce que les jeunes chômeurs-à-vie et précaires qui naissent et grandissent dans ces zones de relégation ne sont pas le résultat d'une injustice particulière mais la condition de fonctionnement d'un pays capitaliste avancé. Vingt ans après la défaite de la première vague de contestation dans les banlieues pauvres, la dislocation sociale a progressé, l'exclusion s'est faite plus radicale et la misère culturelle et politique sans limites. Les jeunes révoltés sont l'encombrant produit de cette dislocation. Dans cet espace sans appartenance où ils grandissent, certains tentent de s'en construire une au niveau le plus élémentaire qui soit, celui de la bande, de la meute. Nés dans un monde hostile, ils se montrent hostiles à tout le monde.

Annotation :

La "société civile bourgeoise" n'est pas civilisée : fondée sur la concurrence et l'exclusion, elle ne tient sa cohérence que de l’État policier.

Un Paris révolutionnaire

Un Paris révolutionnaire

Émeutes, subversions, colères

Sortie : 15 novembre 2001 (France).

livre de Claire Auzias

steka a mis 7/10 et a écrit une critique.

Résumé : Ce livre est une incitation au jeu. Pour rire encore, nous avons répudié pédantisme ou didactisme ; ces pages n’étalent pas des connaissances monumentales qui sont la vie commune de ceux qui se contemplent dans les révolutions. Encore bien moins s’agit-il de faire le tour de la question ! Seuls les ignorants croient tout savoir. Les kilomètres de bibliothèques du monde, les kilogrammes de papiers impubliés, les monceaux d’archives jamais triées, les mémoires sensibles des contemporains confirment qu’on ne vient pas à bout — c’est son essence même — d’une chose illimitée telle que la révolution. Depuis « Sur certaines possibilités d’embellissement irrationnel d’une ville » des surréalistes, jusqu’aux flâneries du Baudelaire barricadier de 1848, à travers les jeux de l’oie des pouvoirs successifs qui s’approprièrent la ville, nous dérivons, après les situationnistes, parmi nos émotions arbitraires : pourquoi ce lieu plutôt qu’un autre ? Pourquoi cette silhouette, et non pas celle-ci ? Les quelques règles du jeu proposées aux auteurs étaient précisément leur bon plaisir, et entière partialité ; ni représentativité (ce leurre d’objectivité auquel les scientifiques durs ont renoncé depuis belle lurette), ni concours général : nos manuels scolaires sont là pour nous promener d’images pieuses en Champs-Élysées tricolores. À quoi bon célébrer ceux que chacun connaît ? Place ici aux rassemblements anonymes, aux héros d’un grand soir, aux visionnaires inaperçus et aux cosmopolites de toujours. Mais oui, nous nous jouons aussi des constructions hiérarchiques, et les plus visibles devant la scène ne sont peut-être qu’instruments provisoires. Ce livre est invitation à Cythère : à continuer l’écriture des révolutions comme il vous plaira.

Annotation :

"En quarante années de "la dernière des républiques", les promoteurs ont réussi là où les nazis avaient échoué en 1944 : éventrer Paris. (...) il ne faut plus s'étonner d'une architecture aveugle à l'environnement, amnésique à l'histoire et insensible à la poésie."

Le piéton de New York

Le piéton de New York

Sortie : 1 janvier 2001 (France). Culture & société

livre de Lewis Mumford

steka l'a mis en envie.

Résumé : Un esprit libre et critique, érudit et militant, dit ce qu’est la ville et ce qu’elle pourrait être si la spéculation était jugulée et la circulation automobile maîtrisée ; il admire les bâtiments qui allient la qualité des espaces et leur convenance à ses habitants, mais critique – sévèrement – ceux qui privilégient l’image sans se soucier de l’usage. C’est écrit dans les années 1950, mais spéculation et pollution n’ont fait que croître et les bâtiments sont toujours là ; certains (l’Unesco, l’immeuble de Le Corbusier à Marseille) sont familiers du lecteur français.

Promenade dans le Paris disparu

Promenade dans le Paris disparu

Sortie : 15 septembre 2011 (France). Vie pratique

livre de Leonard Pitt

steka l'a mis en envie.

Londres, 1851-1901. L'Ere victorienne ou le triomphe des inégalités

Londres, 1851-1901. L'Ere victorienne ou le triomphe des inégalités

Sortie : juin 1992 (France). Histoire

livre de Neil Davie

steka l'a mis en envie.

Résumé : Une impression d'immensité et d'écrasement. Le bruit, les odeurs, la foule, la violence des contrastes. L'argent et la misères, Belgravia et Whitechapel. 1851. Plus grand port du monde, Londres est la métropole impériale d'une Angleterre orgueilleuse et la Babylone enfouie d'une société insultante, inégalitaire. Les grandioses fêtes impériales et les "saisons" des gens biens nés apportent à la cité des brumes un éclat de rêve pendant que Sherlock Holmes traque dans les bas-fonds crimes et perversions, révélant ainsi aux nantis la profondeur de leurs peurs. Ville de tous les luxes, de toutes les déchirures, Londres est, entre 1851 et 1901, le révélateur de la supériorité écrasante du Royaume-Uni, première nation industrielle, et le creuset d'une société conformiste, aux pulsions inavouées. Elle préfigure d'autres ruptures, d'autre inégalités plus proches de nous.

Une violence éminemment contemporaine : Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes po
6.8

Une violence éminemment contemporaine : Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes po

Sortie : 2010 (France). Essai

livre de Jean-Pierre Garnier

steka l'a mis en envie.

Résumé : Synthèse de quarante ans d'observation ; réalités urbaines et d'analyse critique discours dont elles font l'objet, ce recueil entre comment la gestion politique des villes nourrit les appétits économiques de bourgeoisie désormais "mondialisée " les aspirations culturelles des néo-petits bourgeois. D'un côté, des espaces " requalifiés" réservés aux gens de qualité, de l'autre des couches populaires reléguées la périphérie. " Violences urbaines "," crise du logement relégation " et " gentrification s sont autant de symptômes dont le "traitement ", de plus en plus sécuritaire, est voué à échec. Du moins tant qu'on se refusera à reconnaître la nature du conflit fondamental qui oppose les citadins ordinaires à ceux pour qui l'espace urbain est une ; source de profit, sinon de valorisation de leur capital culturel par la colonisation les quartiers populaires bien situés. Et tant qu'on voudra donner l'illusion qu'on peut réconcilier par magie les contraires au moyen d'arguties et d'innovations langagières, violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s'exerce sur les dépossédés du droit à la ville, plus nombreux que jamais.

Annotation :

"Synthèse de quarante ans d’observation des réalités urbaines et d’analyse critique des discours dont elles font l’objet, ce recueil montre comment la gestion politique des villes nourrit les appétits économiques de la bourgeoisie désormais « mondialisée » et les aspirations culturelles des néo-petits bourgeois. D’un côté, des espaces « requalifiés » réservés aux gens de qualité, et de l’autre des couches populaires reléguées à la périphérie."

De la compacité

De la compacité

Sortie : décembre 2006 (France). Essai

livre de Miguel Abensour

Résumé : Essai qui explore la relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle.

Annotation :

"Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique ? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique."

L'evolution des villes

L'evolution des villes

Sortie : 2 mars 1995 (France). Essai

livre de Patrick Geddes

steka l'a mis en envie.

Résumé : Geddes considérait que l'homme était partie prenante de son environnement, de sa ville, de son quartier, avec lesquels il était en interaction constante.