ELTON JOHN
59 morceaux
créée il y a plus de 3 ans · modifiée il y a 19 joursLove Me Do (first version)
02 min.
Morceau de The Beatles
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Michael Johnson [était] le seul type aussi obsédé de musique que moi. On aurait même dit, parfois, qu’il savait des choses que j’ignorais. C’est lui qui, deux ou trois ans plus tard, se pointerait en classe avec un exemplaire de « Love Me Do », le disque de parfaits inconnus appelés les Beatles, dont il affirmait qu’ils allaient devenir le truc le plus énorme depuis Elvis. J’ai trouvé qu’il en rajoutait vraiment beaucoup jusqu’à ce qu’il me le fasse écouter, et j’ai compris qu’il n’avait peut-être pas tort : une nouvelle obsession musicale venait de naître." (Biographie d'Elton John)
Your Song (Live) (2000)
Your Song (feat. Ronan Keating)
04 min. Sortie : 2000 (France). Pop rock
Live de Elton John et Ronan Keating
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Bernie a écrit le texte de « Your Song » un matin au petit déjeuner à Frome Court, il me l’a passé et j’ai pondu la musique en quinze minutes chrono – parce que d’une certaine façon le gros du boulot était déjà fait. Notre style était la résultante des heures passées à écrire ensemble, des concerts avec Nigel et Dee qui m’avaient donné de l’aplomb, des années à traîner des pieds à la Royal Academy, des nuits de tournée dans les boîtes avec Bluesology." (Biographie d'Elton John)
Someone Saved My Life Tonight (1996)
Someone Saved My Life Tonight
06 min. Sortie : 1996 (France). Pop rock
Morceau de Elton John
abscondita a mis 7/10.
Annotation :
"(...) L’idée de quitter Frome Court me plaisait bien. Et je pense que je faisais ce que faisaient à mes yeux les gens à vingt ans – s’installer avec quelqu’un.
C’est ainsi que nous avons atterri dans un appartement à Islington, dans Furlong Road, moi, Bernie, Linda et son chihuahua, Caspar. Elle a pris un emploi de secrétaire et la conversation s’est mise à tourner de plus en plus souvent autour de nos fiançailles. Il était à présent difficile d’ignorer les signaux d’alarme qui fusaient de partout, car mon entourage ne cessait d’en émettre. Ma mère y était farouchement opposée et on peut se faire une bonne idée de ce qu’en pensait Bernie à la lecture de la chanson que lui inspirerait un jour cette époque, « Someone Saved My Life Tonight ». Pas tout à fait un hymne à la gloire des innombrables qualités de Linda, dépeinte en « reine dominatrice […] assise comme une princesse perchée sur sa chaise électrique2 ». Bernie ne l’aimait pas du tout. Elle allait nuire à notre musique avec ses histoires de Buddy Greco. Il la trouvait autoritaire – ça le mettait hors de lui qu’elle lui ait fait décrocher, on se demande pourquoi, le poster de Simon et Garfunkel qu’il avait au mur de sa chambre. (...) Le lendemain, une autre dispute, et coup de fil désespéré à Frome Court. « They’re coming in the morning with a truck to take me home4 », écrit Bernie dans « Someone Saved My Life Tonight ». On va appeler ça de la licence poétique. Il n’y a pas eu de « ils » ni de camion : juste Derf et sa petite fourgonnette de décorateur. En revanche, on nous a bel et bien emmenés chez nous, Bernie et moi. Retour aux lits superposés de Frome Court. Bernie a collé au mur son poster de Simon et Garfunkel. Aucun de nous n’a jamais revu Linda." (Biographie d'Elton John)
Rocket Man (2000)
Rocket Man (I Think It's Going to Be a Long, Long Time)
04 min. Sortie : 31 octobre 2000 (France). Pop rock, Hard/metal, Rap/hip hop/R&B
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Bernie a apporté sa machine à écrire au château et, hors du studio proprement dit, on a aussi disposé quelques instruments dans la salle à manger. Bernie écrivait son texte et il me le déposait sur le piano. Je me levais tôt, je descendais à la salle à manger, je jetais un œil à ce qu’il avait trouvé et j’y mettais de la musique en prenant le petit déj. Le premier matin, j’en avais ficelé trois avant que le groupe descende manger : « Mona Lisas And Mad Hatters », « Amy » et « Rocket Man ».
Une fois Davey convaincu qu’on ne le faisait pas marcher et que j’avais vraiment écrit trois chansons pendant sa grasse matinée, il a attrapé sa guitare et m’a demandé de rejouer « Rocket Man ». Et là, il n’y a pas mis de solo ni rien de ce qu’aurait mis un guitariste ordinaire. Il a pris un bottleneck et s’est mis à jouer des notes éparses, solitaires, qui gravitaient autour de la mélodie puis s’en éloignaient. Fabuleux. Je vous l’ai dit : tout tient parfois à l’intuition, il faut s’en remettre au sort." (Biographie Elton John)
Border Song (1970)
Border Song
03 min. Sortie : 22 juillet 1970 (France). Pop rock
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Des chansons comme « Border Song » ou « Take Me To The Pilot » avaient un côté funk, une âme dont je m’étais imprégné en accompagnant Patti LaBelle et Major Lance, mais on y décelait aussi une influence classique qui s’était insinuée en moi à coups de samedis matin le nez sur Chopin et Bartók.
Ces chansons étaient issues de notre chambre à Frome Court. Lorsqu’on les avait écrites, deux artistes se succédaient sur notre petite chaîne stéréo de chez Littlewoods. Il y avait le duo rock-soul Delaney and Bonnie. J’étais complètement gaga de la façon dont Leon Russell les accompagnait aux claviers. On aurait dit qu’il s’était incrusté dans mon cerveau et avait découvert très précisément ce que je voulais faire au piano avant que je ne le sache moi-même. Il réussissait à fondre en un style unique, complètement naturel, tout ce qui me plaisait – le rock’n’roll, le blues, le gospel, la country.
L’autre, c’était The Band. On se passait leurs deux premiers albums en boucle. Comme le jeu de piano de Leon Russell, leurs chansons allumaient un flambeau qui nous montrait la voie, la façon de faire ce qu’on cherchait à faire. « Chest Fever », « Tears Of Rage », « The Weight », voilà ce qu’on crevait d’envie d’écrire. Bernie était dingue de leurs paroles. Il adorait depuis tout petit les rudes histoires de l’Ouest, précisément celles que racontait The Band : « Virgil Caine is the name and I served on the Danville train, ’til Stoneman’s cavalry came and tore the tracks up again3. » Des musiciens blancs faisaient de la soul sans reprendre « In The Midnight Hour » ni livrer une pâle copie de ce que faisaient les artistes noirs. Une vraie révélation." (Biographie d'Elton John)
I Need You to Turn To (1970)
I Need You to Turn To
02 min. Sortie : 22 juillet 1970 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 10/10.
Annotation :
"C’est à peine si j’avais déjà touché un clavecin quand on en a loué un pour « I Need You To Turn To » ; l’instrument est extrêmement ardu, mais je me suis débrouillé. Terrifié à l’idée de jouer avec tout un orchestre, je me suis rassuré en me racontant que cette fois c’était la bonne, que quelque chose allait enfin éclore de tout ça : les boîtes miteuses avec Long John Baldry et son magnéto, les séances de studio, Derf qui faisait la manche au Northwood Hills Hotel, Bernie et moi détalant de Furlong Road, fuyant Linda et ses rêves de faire de moi Buddy Greco : tout aboutissait à ce moment-là. Et ça a marché. L’enregistrement de l’album a été bouclé en quatre jours." (Biographie d'Elton John)
All the Nasties (remastered 2016) (1971)
All the Nasties
05 min. Sortie : 15 novembre 1971 (France). Pop rock
Morceau de Elton John
Annotation :
"J’adore Madman Across The Water. À l’époque, il a beaucoup mieux marché aux États-Unis, où il est entré dans le Top Ten, qu’en Grande-Bretagne où il a plafonné à la quarante et unième place. Ce n’est pas un album très commercial, il n’inclut pas de mégatube, et les chansons sont bien plus longues et plus complexes que tout ce que j’avais écrit jusque-là. Certains textes de Bernie constituaient une espèce de journal de l’année écoulée. L’une des chansons, « All The Nasties », était à propos de moi, elle demandait ouvertement ce qu’il adviendrait si je faisais publiquement mon coming out : « If it came to pass that they should ask, what would I tell them ? Would they criticize behind my back ? Maybe I should let them. » Personne, absolument personne n’a relevé ce que j’étais en train de chanter." (Biographie d'Elton John)
Bennie and the Jets
05 min.
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
" La maison de disques américaine me poussait à sortir « Benny And The Jets » en single et je résistais bec et ongles : c’est une chanson curieuse, qui ne ressemble à rien de ce que j’ai fait et dure cinq minutes, alors pourquoi ne pas simplement sortir « Candle In The Wind », comme en Grande-Bretagne ? C’est là qu’ils m’ont dit que ça passait en boucle sur toutes les radios noires de Detroit. À sa sortie, le single a grimpé directement au sommet du classement soul de la revue Billboard : voir mon nom parmi les titres d’Eddie Kendricks, Gladys Knight ou Barry White avait quelque chose d’irréel. Je n’étais peut-être pas le premier artiste blanc à qui ça arrivait, mais sans aucun doute le premier venu de Pinner." (Biographie d'Elton John)
Don’t Let the Sun Go Down on Me
05 min.
Morceau de Elton John
abscondita a mis 7/10.
Annotation :
"On a passé les premières semaines de l’année 1974 à enregistrer au Caribou Ranch, un studio perché dans les Rocheuses, qui donnerait son nom à l’album, Caribou. Avec l’altitude, chanter pouvait être difficile, et c’est la raison de la crise que j’ai piquée pendant l’enregistrement de « Don’t Let The Sun Go Down On Me ». Une fois que j’ai annoncé que je détestais la chanson, que je renonçais à l’enregistrer et qu’il fallait l’envoyer à Engelbert Humperdinck – « et s’il n’en veut pas, dites-lui de la refiler à Lulu ! Elle pourra toujours en tirer une face B ! » –, on m’a reconduit de force dans la cabine et j’ai fini la prise. Après quoi j’ai hurlé à Gus Dudgeon que je la détestais encore plus à présent qu’elle était terminée et que je le tuerais de mes mains s’il osait la mettre sur l’album." (Biographie d'Elton John)
We All Fall in Love Sometimes (session demo)
07 min.
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Au milieu de la traversée [sur le paquebot France], j’ai reçu à bord un appel m’informant que mon dernier album, Caribou, paru en juin 1974, était disque de platine. J’étais justement en train d’en composer la suite. Bernie m’avait apporté une série de textes évoquant nos premières années : les morceaux formaient un tout qui retraçait le récit de notre histoire. C’était très beau. Il y avait des chansons sur l’écriture de chansons. Des chansons sur le fait que personne ne veuille de nos chansons. Une sur ma stupide tentative de suicide de Furlong Road et une autre sur l’étrange relation que nous avions nouée lui et moi. Celle-là s’appelait « We All Fall In Love Sometimes ». Elle me faisait monter les larmes aux yeux parce qu’elle touchait vraiment juste. Je n’avais pas d’attirance physique pour Bernie, mais je l’aimais comme un frère, c’était le meilleur ami que j’aie jamais eu." (Biographie d'Elton John)
Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy (1975)
Captain Fantastic and The Brown Dirt Cowboy
05 min. Sortie : 19 mai 1975 (France). Pop rock
Morceau de Elton John
Annotation :
"[sur le paquebot France] : on ne me laissait la salle de musique qu’une ou deux heures par jour, pendant le déjeuner, la pianiste classique du bord l’occupant le reste du temps. Dès que j’arrivais, elle s’en allait dans de grandes manifestations d’altruisme fatigué rejoindre la salle au-dessus, où elle se remettait aussitôt à jouer. Elle était parfois accompagnée d’un chanteur d’opéra, la vedette d’un des numéros de l’épouvantable cabaret précédemment évoqué. Je passais alors les deux heures suivantes à jouer bien fort pour couvrir le son venant d’en haut. Et c’est comme ça qu’a été écrit Captain Fantastic And The Brown Dirt Cowboy, en composant chaque jour un morceau – parfois deux – à l’heure du repas, au son d’une pianiste vexée qui martelait son clavier à l’étage du dessus. Et il fallait tout garder en mémoire, je n’avais pas de magnétophone." (Biographie d'Elton John)
Whatever Gets You Thru the Night (1974)
Whatever Gets You Thru the Night
03 min. Sortie : 26 septembre 1974 (France). Pop rock
Morceau de John Lennon
abscondita a mis 7/10.
Annotation :
"À New York, nous sommes descendus à l’hôtel Pierre, sur la Cinquième Avenue. John Lennon, qui occupait la suite au-dessus de la nôtre, a appelé. Il voulait nous faire écouter les mises à plat de son nouveau disque. Et me demander de jouer sur deux titres, « Surprise Surprise » et « Whatever Gets You Thru The Night ». Le second sentait le tube à plein nez, une impression qui s’est confirmée deux nuits plus tard, au studio Record Plant East, tout près de Times Square. On avait pour ingénieur du son Jimmy Iovine, qui allait devenir l’un des grands patrons mondiaux du business musical, mais John produisait lui-même son album et il travaillait très vite. On croit toujours que John Lennon était du genre à s’éterniser dans les expérimentations de studio – réputation qui lui vient de Sergeant Pepper et de « Strawberry Fields » –, mais c’était en vérité un rapide qui se lassait vite, et ça m’allait comme un gant. Quand on a eu fini, j’étais certain qu’il tenait un numéro un. John, lui, n’y croyait pas : Paul en avait eu, George en avait eu, Ringo en avait eu, mais John, jamais. Alors je lui ai proposé un pari : si la chanson atteignait la première place des ventes, il monterait sur scène avec moi. Je voulais juste le voir jouer en public, chose qu’il n’avait quasiment pas faite depuis la séparation des Beatles, si ce n’est pour une ou deux apparitions dans tel ou tel gala de bienfaisance, et encore.
Il faut lui accorder qu’il n’a pas cherché à se défiler quand « Whatever Gets You Thru the Night » est bel et bien devenue numéro un, pas même après avoir fait un saut avec Tony à l’un de mes concerts à Boston pour voir dans quoi il s’était embarqué. Pour le rappel, quand j’étais remonté sur scène vêtu d’un truc qui ressemblait à une petite boîte de chocolats en forme de cœur à laquelle était agrafée une chasuble, John s’était tourné vers Tony, un peu consterné : « Mon Dieu, alors c’est ça, le rock’n’roll, aujourd’hui ? »" (Biographie d'Elton John)
Philadelphia Freedom (Live) (2008)
Philadelphia Freedom
05 min. Sortie : 28 octobre 2008 (France).
Live de Elton John
abscondita a mis 7/10.
Annotation :
"L’enregistrement de Captain Fantastic s’est avéré aussi facile que sa composition. Les séances ont filé au galop : de retour au studio Caribou à l’été 1974, on a aligné les morceaux dans leur ordre d’apparition sur le disque, comme si on racontait l’histoire au fur et à mesure. On a enregistré deux singles aussi, une reprise de « Lucy In The Sky With Diamonds » sur laquelle John joue de la guitare et fait les chœurs, et « Philadelphia Freedom », l’une des très rares chansons dont j’aie passé commande à Bernie. Je le laissais toujours écrire sur ce qu’il voulait – on savait que les commandes n’étaient pas trop notre fort depuis le temps où on s’était acharnés à pondre des tubes pour Tom Jones ou Cilla Black – mais Billie Jean King m’avait demandé un morceau pour son équipe de tennis, les Philadelphia Freedoms. Impossible de refuser, j’adorais Billie Jean. On s’était connus deux ou trois ans auparavant dans une fête à LA, et elle était devenue l’une de mes meilleures amies. (...) Bernie, on peut le comprendre, n’était pas très emballé à l’idée d’écrire sur le tennis – le sujet n’est pas franchement inspirant pour une chanson pop –, alors il s’est plutôt focalisé sur la ville de Philadelphie. Ça fonctionnait très bien, parce qu’on a produit le morceau sous l’influence du son local : les O’Jays, MFSB, Harold Melvin and the Blue Notes, des choses que j’avais entendues dans les clubs gays de New York comme le Crisco Disco, Le Jardin et 12 West. J’adorais ces boîtes, bien qu’on m’ait un jour refusé l’entrée à Crisco Disco. D’autant que j’étais ce soir-là avec Divine, la drag-queen de légende. Je sais, je sais : Elton John et Divine refoulés à l’entrée d’un club gay ? Mais c’est parce qu’il portait un caftan et moi une veste aux couleurs vives, alors on nous a dit qu’on était trop habillés : « Putain, mais vous vous croyez à Halloween ou quoi ? »'" (Biographie Elton John)
Don’t Go Breaking My Heart (Live) (2000)
Don't Go Breaking My Heart (feat. Kiki Dee)
04 min. Sortie : 2000 (France). Pop rock
Live de Elton John et Kiki Dee
abscondita a mis 7/10.
Annotation :
"La seule fois où j’ai écrit une chanson dans l’idée d’en faire un hit, c’était à la fin de 1975. On était en vacances à la Barbade avec une bande de copains : il y avait Bernie et Tony King, ainsi que Kiki Dee, et tout un tas d’autres gens. J’ai eu envie d’écrire un duo pour Kiki et moi. On s’est attelés à la tâche avec Bernie, et il en est sorti deux morceaux. L’un s’intitulait « I’m Always On The Bonk » : « I don’t know who I’m fucking, I don’t know who I’m sucking but I’m always on the bonk. » L’autre, c’était « Don’t Go Breaking My Heart ». J’ai composé la mélodie au piano, j’ai trouvé le titre, et Bernie a fini le boulot. Cette chanson, il la détestait et je peux difficilement lui en vouloir – Bernie n’a jamais aimé la pop superficielle. Mais il a quand même été forcé d’admettre qu’elle avait plus de potentiel commercial que « I’m Always On The Bonk »" (Elton John)
Song for Guy (1978)
Song for Guy
06 min. Sortie : 1978 (France). Pop rock
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Et puis, fait exceptionnel, j’ai écrit vraiment seul pour la première fois. Un dimanche, à Woodside, mal luné et avec la gueule de bois, j’ai trouvé un instrumental qui collait à mon humeur et l’ai associé à un vers qui me trottait dans la tête avec insistance, « Life isn’t everything3 ». J’ai appris le lendemain matin qu’un garçon nommé Guy Burchett, employé chez Rocket, avait perdu la vie dans un accident de moto, à peu près au moment où j’étais en train de composer, alors j’ai donné au morceau le titre « Song For Guy ». Ça ressemblait si peu à ce que j’avais fait jusque-là que mon label américain a refusé d’en tirer un single – à ma grande fureur –, mais c’est devenu un tube immense partout en Europe. Quelques années plus tard, quand je ferais la connaissance de Gianni Versace, il me confierait que de toutes mes chansons c’était sa préférée, en insistant beaucoup sur le fait qu’il en admirait l’audace. Ça m’a quand même paru un peu exagéré : différente, je veux bien, mais pas audacieuse pour autant. J’ai fini par m’apercevoir que Gianni la trouvait courageuse parce qu’il avait mal compris le titre et croyait que c’était « Song For A Gay »." (Biographie d'Elton John)
Empty Garden (Hey, Hey Johnny) (1982)
Empty Garden (Hey Hey Johnny)
Sortie : 1982 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 7/10.
Annotation :
"La tournée s’est poursuivie aux USA, puis en Australie. On venait d’atterrir à Melbourne quand la voix d’une hôtesse a annoncé dans les haut-parleurs que le groupe d’Elton John devait rester à bord. C’est curieux, mon cœur s’est immédiatement arrêté ; ça signifiait forcément que quelqu’un était mort. J’ai d’abord pensé à ma grand-mère. À chacun de mes départs, je passais l’embrasser à l’orangerie en me demandant si elle y serait encore à mon retour. John Reid est allé prendre des nouvelles à la cabine de pilotage, puis il est revenu en larmes, totalement abasourdi. John Lennon avait été assassiné.
Je n’en revenais pas. Ce n’était pas tant sa mort que la brutalité des circonstances dans lesquelles elle s’était produite. J’avais perdu d’autres amis dans la fleur de l’âge, d’abord Marc Bolan en 1977, puis Keith Moon en 1978, mais ils n’étaient pas morts comme ça. Marc avait eu un accident de voiture et Keith avait succombé à un mal incurable qui consistait essentiellement à être Keith Moon. Ils n’avaient pas été assassinés devant chez eux sans l’ombre d’une raison par un parfait inconnu. C’était inexplicable. C’était inconcevable.
Que faire ? Que fait-on dans ce cas ? Plutôt que des fleurs, j’ai envoyé à Yoko un énorme gâteau au chocolat. Elle avait toujours raffolé du chocolat. Il n’y aurait pas de funérailles et nous nous trouvions toujours à Melbourne le jour de l’hommage organisé par Yoko le dimanche suivant la mort de John. Alors on a loué la cathédrale de la ville et tenu notre propre service à l’heure précise où la foule se rassemblait à Central Park. On a chanté le psaume 23, « L’Éternel est mon berger », en larmes, tous autant que nous étions : le groupe, l’équipe, tout le monde. Bernie et moi écririons plus tard une chanson pour lui, « Empty Garden ». Un texte superbe. Pas de mièvrerie, pas de sentimentalisme – Bernie, qui connaissait John, savait à quel point il aurait détesté ça –, seulement de la colère, du désarroi et de la tristesse. C’est une de mes chansons préférées, mais je ne la joue presque jamais en concert. Elle est trop dure à interpréter, trop émouvante. Plusieurs décennies après la mort de John, on a mis « Empty Garden » au répertoire d’un concert à Las Vegas et diffusé sur les écrans de superbes images que Yoko nous avait prêtées. Les larmes me venaient encore en la chantant. J’aimais vraiment John, et quand on aime quelqu’un à ce point, je crois qu’on ne se remet jamais totalement de sa disparition." (Biographie d'Elton John)
Empty Sky (1975)
Empty Sky
08 min. Sortie : 13 janvier 1975 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 7/10.
Annotation :
" (...) Ryan est mort le lendemain matin, le 8 avril, à 7 h 11. Il avait dix-huit ans. Il allait finir le lycée un mois plus tard.
Jeanne m’avait demandé d’être l’un des porteurs du cercueil, mais aussi de jouer quelque chose aux obsèques. J’ai choisi « Skyline Pigeon », que j’ai chantée avec un portrait de Ryan sur mon piano. Extraite de mon premier album, Empty Sky, c’est l’une des premières chansons vraiment bonnes qu’on ait écrites, Bernie et moi, et elle semblait adaptée aux circonstances : « Il rêve de l’azur, attendant le jour où il déploiera ses ailes et s’envolera de nouveau. » (Biographie Elton John)
The Last Song
The Last Song
03 min. Sortie : 0001 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
" (...) j’ai eu beaucoup de mal à enregistrer la chanson intitulée « The Last Song ». Les paroles de Bernie racontaient l’histoire d’un type malade du sida qui se réconciliait juste avant de mourir avec son père, qui l’avait mis à la porte en apprenant qu’il était gay. C’était une chanson magnifique. Pourtant, j’étais incapable de la chanter. Freddie venait de mourir. Et quelque part en Virginie, Vance Buck en prenait à son tour le chemin. Dès qu’on commençait une prise, je fondais en larmes. J’ai fini par y arriver, et « The Last Song » a servi pour la bande-son du documentaire And The Band Played On (Les Soldats de l’espérance), qui raconte l’histoire du combat contre le sida. Elle accompagnait un montage de photos de gens qui en étaient morts. Je connaissais personnellement la moitié d’entre eux : Ryan, Freddie, ou Steve Rubell, le propriétaire du Studio 54."
I Just Can’t Wait to Be King (1994)
I Just Can't Wait to Be King
03 min. Sortie : 31 mai 1994 (France). Bande-originale
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Ce fut une drôle d’aventure. Tim travaillait comme Bernie : il écrivait d’abord les paroles, ce qui me convenait bien. En fait, ça me rappelait la manière dont on s’y était pris pour Captain Fantastic : il y avait une histoire, et on devait respecter un ordre précis, celui des chansons étant fixé à l’avance. J’avoue que je me posais beaucoup de questions sur ce projet ou plutôt sur la place que j’y tenais. J’ai certainement de nombreux défauts, mais pas celui de me prendre trop au sérieux en tant qu’artiste. Cela dit, je me retrouvais parfois au piano à m’interroger sur ce tournant dans ma carrière. J’ai écrit « Someone Saved My Life Tonight ». J’ai écrit « Sorry Seems To Be The Hardest Word ». J’ai écrit « I Guess That’s Why They Call It The Blues ». "
Candle in the Wind ’97 (1997)
Candle in the Wind 1997
04 min. Sortie : 1997 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
"Peu après la mort de Diana, j’ai reçu un coup de fil de Richard Branson. Il m’a raconté que de très nombreux messages de condoléances déposés à St James citaient ma chanson « Candle In The Wind ». Branson m’a demandé si j’accepterais d’en modifier les paroles et de l’interpréter lors des funérailles. (...)
Mes nerfs ne m’ont pas lâché, mais je ne vais pas prétendre que le fait d’être vu par deux milliards de personnes ne me préoccupait pas. Au moins, je me trouvais dans la partie de la cathédrale où se tenaient les représentants des différentes associations parrainées par Diana. Je n’avais pas vraiment le trac, mais une peur bien plus précise : et si je passais en pilote automatique sans m’en rendre compte et que je me mette à chanter les anciennes paroles ? Je les avais chantées des centaines de fois. (...)
La réaction suscitée par le single a été délirante. Les gens faisaient la queue devant les disquaires puis se précipitaient à l’intérieur pour ressortir avec des dizaines de CD sous le bras. On citait toutes sortes de statistiques absurdes. On a même dit qu’il s’en vendait six exemplaires par seconde ; c’était la première fois qu’un single se vendait à une telle cadence ; c’était même le single qui s’était le mieux vendu dans toute l’histoire de la… Finlande. (...)
J’ai commencé à mal supporter ce succès qui n’en finissait pas. On a vu pendant des semaines et des semaines des images des funérailles de Diana dans l’émission Top of the Pops – ça en devenait gênant, comme si les gens se complaisaient dans sa mort et refusaient de tourner la page. C’était malsain – morbide et pas naturel. Et ce n’était certainement pas ce qu’aurait voulu Diana. Les médias, après s’être fait l’écho de l’émotion générale, l’attisaient à présent parce que ça boostait leurs ventes.
C’était insupportable, et je m’interdisais de faire quoi que ce soit qui y contribue encore plus. Alors quand Oprah Winfrey m’a proposé de participer à son talk-show pour parler de la mort de Diana, j’ai dit non. J’ai refusé que la fondation inclue « Candle In The Wind » dans un CD commémorant sa vie. La chanson n’a jamais figuré dans aucune de mes compilations et elle n’a jamais été remise en vente. J’ai même cessé de chanter la version originale du morceau en concert pendant quelques années. J’estimais opportun qu’on ne l’entende plus pendant un moment"
Can You Feel the Love Tonight?
03 min.
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Annotation :
Et là, j’étais en train d’écrire une chanson sur un phacochère péteur. Soit, c’était une chanson plutôt bonne sur un phacochère péteur : sans vouloir me la raconter, dans la catégorie des chansons sur les phacochères péteurs, la mienne se posait là. N’empêche, on était loin de ce jour où The Band s’était pointé en coulisses en insistant pour écouter mon dernier album, ou de celui où on avait croisé Dylan dans un escalier et où il avait complimenté Bernie pour « My Father’s Gun ». Mais, prenant le parti de trouver du piquant à la dimension franchement ridicule de la situation, j’ai continué.
Et j’ai bien fait. J’ai trouvé le film terminé absolument extraordinaire. Je ne suis pas le genre d’artiste qui invite tout le monde chez lui pour écouter son dernier album, mais j’ai tellement aimé Le Roi lion que j’ai organisé des projections privées pour mes amis. J’étais vraiment fier du résultat ; je sentais qu’on tenait quelque chose de très spécial. Je n’aurais jamais imaginé que ça deviendrait l’un des plus grands succès de tous les temps au box-office. Il a fait connaître ma musique à un public entièrement nouveau. « Can You Feel The Love Tonight ? » a remporté l’Oscar de la meilleure chanson. Trois des cinq nominations dans cette catégorie étaient des chansons du Roi lion, dont « Hakuna Matata », celle sur le phacochère péteur. Le disque s’est vendu à dix-huit millions d’exemplaires, plus qu’aucun autre de mes albums – si l’on excepte ma première compilation de grands succès.
I’m Still Standing (Live) (2000)
I'm Still Standing
03 min. Sortie : 2000 (France). Pop rock
Live de Elton John
abscondita a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Blue Avenue (1989)
Blue Avenue
04 min. Sortie : 1989 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
Crocodile Rock (Live) (2000)
Crocodile Rock
04 min. Sortie : 2000 (France). Pop rock
Live de Elton John
abscondita a mis 8/10.
I Guess That’s Why They Call It the Blues (Live) (2000)
I Guess That's Why They Call It the Blues (feat. Mary J. Blige)
05 min. Sortie : 2000 (France).
Live de Elton John et Mary J. Blige
abscondita a mis 7/10.
Saturday Night’s Alright (for Fighting) (Live) (2000)
Saturday Night's Alright for Fighting (feat. Anastacia)
04 min. Sortie : 2000 (France). Pop rock
Live de Elton John et Anastacia
abscondita a mis 7/10.
Sad Songs (Say So Much) (Live) (2000)
Sad Songs (Say So Much) (feat. Bryan Adams)
03 min. Sortie : 2000 (France). Pop rock
Live de Elton John et Bryan Adams
abscondita a mis 7/10.
The Greatest Discovery (1970)
The Greatest Discovery
04 min. Sortie : 22 juillet 1970 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.
The King Must Die (1996)
The King Must Die
05 min. Sortie : 1996 (France).
Morceau de Elton John
abscondita a mis 8/10.





























