Cover Filmographie de John Wayne

Filmographie de John Wayne

John Wayne, né Marion Morrison en 1907, est plus qu’un acteur : il est devenu une figure archétypale de l’imaginaire américain. Pendant plus de 40 ans, il a incarné le cow-boy droit, le soldat loyal, le shérif taciturne, porteur d’un code d’honneur aussi rugueux que sa voix. Mais derrière le géant du western, il y avait un homme complexe, tenace, souvent plus fin qu’on ne l’imagine.

Grand, massif, boitant légèrement (à cause d’une ancienne blessure au football), Wayne imposait une présence physique inimitable. Pourtant, il n’était pas un acteur au sens académique : peu formé, instinctif, il jouait en restant lui-même — et c’est justement cette authenticité qui a touché des générations de spectateurs.

Patriotique, attaché à certains idéaux conservateurs, il fut aussi capable de rire de lui-même, de jouer des figures fatiguées, ambiguës, vieillissantes, avec une lucidité poignante. Il a refusé les rôles de cynique ou de traître, mais a accepté de mourir à l’écran, de vieillir à l’image, et même de déranger son propre public dans ses derniers films.

Son art n’était pas celui de la finesse psychologique, mais de la droiture incarnée, de la fidélité à une ligne intérieure, même au prix de la solitude. Dans la vraie vie, il était loyal envers ses amis, exigeant sur les tournages, pudique dans ses sentiments, et parfois emporté dans ses prises de position. Mais il a toujours vécu et joué comme un homme debout.

Il meurt en 1979, des suites d’un cancer, après avoir tourné son dernier film (The Shootist) en sachant qu’il incarnait aussi sa propre fin. Sa carrière, traversée par l’histoire de l’Amérique, laisse le portrait d’un homme de devoir, à la fois dépassé par son époque et plus grand que son rôle.

Liste de

42 films

créée il y a 10 mois · modifiée il y a 2 mois
La Piste des géants
7.5

La Piste des géants (1930)

The Big Trail

2 h 05 min. Sortie : 17 juin 1970 (France). Western, Aventure

Film de Raoul Walsh

abscondita a mis 8/10 et a écrit une critique.

Annotation :

« La Piste des géants » est le premier grand rôle de John Wayne, qui y incarne Breck Coleman, un éclaireur guidant un vaste convoi de pionniers vers l’Oregon et cherchant à venger l’assassinat d’un ami. Le film se distingue par son tournage ambitieux en décors naturels, avec des centaines de chariots et une version tournée dans un format large novateur pour l’époque, ce qui en fait l’un des westerns techniquement les plus audacieux du début du parlant. Bien que John Wayne y adopte pour la première fois son nom de scène et qu’il soit repéré pour sa présence physique, le film est un échec commercial à sa sortie, freinant sa carrière pendant presque une décennie avant qu’il ne s’impose définitivement comme star avec « La Chevauchée fantastique » en 1939.

La Chevauchée fantastique
7.5

La Chevauchée fantastique (1939)

Stagecoach

1 h 36 min. Sortie : 24 mai 1939 (France). Western

Film de John Ford

abscondita a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

« La Chevauchée fantastique » (Stagecoach, 1939) marque la véritable naissance de John Wayne en star : après presque dix ans de séries B consécutives à l’échec de « La Piste des géants », John Ford impose enfin son ami dans un grand rôle, contre les réticences des producteurs qui auraient préféré Gary Cooper. Sur le tournage, Ford traite Wayne avec une dureté quasi systématique – le couvrant d’insultes, critiquant son jeu, en faisant de lui un souffre-douleur – non par mépris, mais pour le forger en acteur à part entière, capable d’incarner une présence calme, digne et maîtrisée à l’écran. Cette exigence se reflète dans le fameux plan d’entrée du Ringo Kid, où Wayne apparaît debout, fusil à la main, sur fond de paysage, un plan devenu iconique qui fixe pour des décennies son image de héros de l’Ouest. Le tournage ancre aussi l’association entre Wayne et Monument Valley, paysage découvert et imposé par Ford, même si ironiquement les acteurs principaux, dont Wayne, tournent la majorité de leurs scènes ailleurs, le décor réel servant surtout de toile de fond mythique à ce western fondateur de leur légende commune.

L'Escadron noir
6.5

L'Escadron noir (1940)

Dark Command

1 h 30 min. Sortie : 3 août 1949 (France). Western

Film de Raoul Walsh

abscondita a mis 6/10 et a écrit une critique.

Annotation :

Ce western de Raoul Walsh, est l’un des premiers films où John Wayne consolide son image naissante de star, juste après le succès de « La Chevauchée fantastique ». Dans ce film, il retrouve Claire Trevor, déjà sa partenaire chez John Ford, ce qui contribue à installer à l’écran une dynamique de couple récurrente qui renforce sa crédibilité de héros romantique autant que de figure d’homme d’action.

Le tournage participe aussi à façonner sa future persona patriotique : l’intrigue se déroulant sur fond de guerre de Sécession, Wayne y incarne un personnage droit, courageux et loyal, traits qui deviendront presque indissociables de son image publique et nourriront ensuite les rôles de soldat et de pionnier auxquels il sera identifié. Enfin, le fait de travailler à nouveau avec un grand metteur en scène de western comme Walsh, après leur collaboration précoce sur « La Piste des géants », symbolise une forme de revanche personnelle : l’acteur revient en haut de l’affiche dans une grosse production de studio, cette fois porté par le succès et non plus affaibli par un échec.

Le Retour du proscrit
6.9

Le Retour du proscrit (1941)

The Shepherd of the Hills

1 h 38 min. Sortie : 13 mars 1942 (France). Aventure, Drame, Western

Film de Henry Hathaway

abscondita a mis 8/10.

L'Amazone aux yeux verts
6.1

L'Amazone aux yeux verts (1944)

Tall in the Saddle

1 h 27 min. Sortie : 27 octobre 1948 (France). Western

Film de Edwin L. Marin

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

« L’Amazone aux yeux verts » est l’un des derniers westerns de série B que John Wayne tourne pour RKO avant son ascension vers les grandes productions : il s’agit de sa dernière collaboration à l’écran avec son fidèle acolyte George « Gabby » Hayes, avec qui il avait partagé de nombreux rôles depuis les années 1930, marquant la fin d’une complicité amicale et professionnelle qui avait jalonné sa carrière de « cowboy » de second rang. Ce film, réalisé par Edwin L. Marin, met en valeur la présence physique de Wayne face à des héroïnes fortes comme Ella Raines, renforçant son image d’homme viril capable de tenir tête à des personnages féminins indépendants, un trait qui préfigure ses rôles plus complexes des années suivantes. Tourné en pleine Seconde Guerre mondiale, il illustre aussi la période où Wayne, exempté de service militaire pour raisons familiales, continue d’incarner l’Amérique des pionniers à l’écran, consolidant sa persona patriotique tout en enchaînant les productions rapides pour soutenir l’effort de guerre du cinéma hollywoodien.

Le Massacre de Fort Apache
7.5

Le Massacre de Fort Apache (1948)

Fort Apache

2 h 08 min. Sortie : 4 août 1948 (France). Western

Film de John Ford

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

« Le Massacre de Fort Apache » voit John Wayne partager l’affiche avec Henry Fonda dans le premier volet de la « trilogie de la cavalerie », où Wayne incarne le capitaine Kirby York, un officier expérimenté et pragmatique confronté à l’arrogance du colonel Thursday (Fonda). Sur le tournage à Monument Valley, Ford pousse Wayne à affiner son jeu dramatique, lui imposant une retenue nouvelle pour contraster avec le flamboyant Fonda et ancrer sa stature de leader moral, loin des cowboys simplistes de ses séries B. Anecdote marquante, Ford surprend tout le monde en choisissant Fonda – héros positif récent dans « Les Grapes de la Wrath » – pour un rôle de despote rigide inspiré de Custer, tandis que Wayne, désormais star confirmée, accepte le second rôle pour renforcer sa crédibilité chez Ford et explorer une complexité psychologique naissante. Le film consolide aussi l’association légendaire Wayne-Ford, avec des scènes d’action épiques tournées en conditions rudes qui forgent l’image mythique du soldat intègre face aux injustices.

La Rivière rouge
7.7

La Rivière rouge (1948)

Red River

2 h 13 min. Sortie : 10 août 1949 (France). Western, Drame

Film de Howard Hawks

abscondita a mis 7/10 et a écrit une critique.

Annotation :

Pour ce film, Hawks, qui avait d’abord envisagé Gary Cooper, choisit finalement Wayne sur conseil de John Ford et bichonne sa performance, affinant sa présence physique pour en faire un patriarche à la fois imposant et vulnérable, tandis que hors plateau, Clift heurte le machisme de Wayne sans que cela n’altère leur alchimie à l’écran. Anecdote marquante, Howard Hughes retarde la sortie du film en accusant Hawks de plagiat sur son propre « Le Banni », mais Wayne intervient personnellement pour apaiser le milliardaire et débloquer la diffusion, démontrant déjà son influence croissante à Hollywood.

La Charge héroïque
7.1

La Charge héroïque (1949)

She Wore a Yellow Ribbon

1 h 43 min. Sortie : 29 septembre 1950 (France). Western

Film de John Ford

abscondita a mis 8/10.

Le Fils du désert
7

Le Fils du désert (1948)

3 Godfathers

1 h 46 min. Sortie : 17 novembre 1950 (France). Western, Drame

Film de John Ford

abscondita a mis 7/10 et a écrit une critique.

Iwo Jima
5.8

Iwo Jima (1949)

Sands of Iwo Jima

1 h 40 min. Sortie : 18 août 1950 (France). Guerre

Film de Allan Dwan

abscondita a mis 6/10.

Annotation :

« Iwo Jima » (Les Bravades de Iwo Jima / Sands of Iwo Jima, 1949), réalisé par Allan Dwan, vaut à John Wayne sa première nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle de sergent Stryker, un instructeur impitoyable qui forge ses recrues, un personnage initialement destiné à Kirk Douglas. Wayne hésite d’abord à accepter le rôle, craignant à 42 ans d’être trop âgé et lassé des films de guerre, mais des généraux des Marines le convainquent personnellement d’incarner ce héros dur mais juste, renforçant son image patriotique malgré son absence de service militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors de la cérémonie des empreintes devant le Grauman’s Chinese Theatre, le ciment utilisé pour les mains et pieds de Wayne est mélangé avec du sable volcanique noir authentique rapporté d’Iwo Jima, un hommage direct au film qui scelle sa légende de « Marine d’écran ».

La Cité disparue
6

La Cité disparue (1957)

Legend of the Lost

1 h 49 min. Sortie : 2 juillet 1958 (France). Aventure, Drame

Film de Henry Hathaway

abscondita a mis 5/10.

Rio Grande
6.9

Rio Grande (1950)

1 h 45 min. Sortie : 17 août 1951 (France). Western, Romance

Film de John Ford

abscondita a mis 7/10.

L'Homme tranquille
7.3

L'Homme tranquille (1952)

The Quiet Man

2 h 09 min. Sortie : 7 novembre 1952 (France). Comédie dramatique, Romance

Film de John Ford

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

« L’Homme tranquille » voit John Wayne incarner Sean Thornton, un boxeur américain rentrant en Irlande, dans un rôle qui lui permet d’explorer une facette comique et romantique inhabituelle, loin des westerns, grâce à l’insistance de Ford qui l’avait convaincu malgré ses doutes initiaux sur ce projet atypique. Wayne accepte une réduction de salaire pour concrétiser le film auprès de Republic Pictures, où il est la star maison, et passe un pacte avec Ford : pas d’alcool excessif ni de liaisons avec les locales, en échange de paquets de cigarettes fournis par un Irlandais local qui devient sa doublure. Le tournage en Irlande, dans des conditions pluvieuses et festives près de Cong, forge une complicité légendaire avec Maureen O’Hara, dont la chimie explosive culmine dans la fameuse bagarre finale de 20 minutes, improvisée en partie et devenue iconique, tandis que Ford remporte l’Oscar du meilleur réalisateur pour cette fable irlandaise.

La Prisonnière du désert
7.6

La Prisonnière du désert (1956)

The Searchers

1 h 59 min. Sortie : 8 août 1956 (France). Western, Aventure, Drame

Film de John Ford

abscondita a mis 9/10.

Annotation :

« La Prisonnière du désert » (The Searchers, 1956), chef-d’œuvre de John Ford souvent qualifié de plus grand western de tous les temps, offre à John Wayne son rôle le plus complexe en Ethan Edwards, un raciste tourmenté prêt à tuer sa nièce si elle est « souillée » par les Comanches, une profondeur psychologique inédite que Wayne peaufine sous la direction exigeante de Ford. Tourné à Monument Valley dans des conditions rudes, le film marque un tournant pour Wayne, qui porte un œil paresseux – vestige d’une blessure de boxe dans « L’Homme tranquille » – utilisé par Ford pour accentuer le regard ambigu et hanté d’Ethan, symbole de son ambiguïté morale. Wayne, conseillé par James Stewart pour le rôle, refuse toute doublure pour les cascades physiques malgré ses 49 ans, consolidant sa légende d’acteur investi tandis que Ford, en plaçant Natalie Wood en Debbie adulte, crée un final iconique où Ethan porte sa nièce vers la maison, geste immortalisé comme l’une des plus grandes portes de cinéma.

Le plan final, où Ethan reste seul sur le seuil de la porte, rejeté du foyer qu’il a sauvé, est devenu l’un des plans les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Wayne ferme la porte sur lui-même — littéralement.
Un hommage sera fait par Spielberg dans E.T. (le plan de la silhouette dans l’encadrement lumineux), ou encore par Logan (qui cite explicitement le film).

L'aigle vole au soleil
7.1

L'aigle vole au soleil (1957)

The Wings of Eagles

1 h 50 min. Sortie : 11 octobre 1957 (France). Biopic, Drame, Guerre

Film de John Ford

abscondita a mis 7/10.

Rio Bravo
7.8

Rio Bravo (1959)

2 h 21 min. Sortie : 21 octobre 1959 (France). Western

Film de Howard Hawks

abscondita a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Les Cavaliers
7.2

Les Cavaliers (1959)

The Horse Soldiers

2 h. Sortie : 30 septembre 1959 (France). Western, Aventure, Romance

Film de John Ford

abscondita a mis 8/10 et a écrit une critique.

Annotation :

« Les Cavaliers » (The Horse Soldiers, 1959), dernier western de John Ford avec John Wayne dans le rôle du colonel Marlowe, est marqué par une tragédie sur le tournage : le cascadeur Fred Kennedy, ami de longue date de Ford, se tue lors d’une chute à cheval pendant la bataille finale, ce qui dévaste le réalisateur au point qu’il abandonne la scène prévue d’un retour triomphal et boucle le film abruptement avec un adieu sur le pont. Wayne partage l’affiche avec William Holden, incarnant un médecin aux méthodes opposées aux siennes, une dynamique qui met en lumière son autorité naturelle tout en explorant les tensions morales d’un raid nordiste durant la guerre de Sécession, renforçant son image de leader inébranlable malgré les doutes personnels. Ce tournage, réalisé en conditions rudes dans le Sud américain, scelle une collaboration tardive entre Ford et Wayne, où l’acteur assume pleinement sa stature physique pour des séquences d’action épiques, tout en portant l’héritage ambivalent de Ford sur la guerre civile.

Alamo
7

Alamo (1960)

The Alamo

2 h 35 min. Sortie : 21 décembre 1960 (France). Western, Historique

Film de John Wayne

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

« Alamo » (The Alamo, 1960) représente le rêve personnel de John Wayne, qui produit, réalise et joue Davy Crockett dans cette fresque épique sur la bataille de 1836, investissant plusieurs millions de dollars de sa poche et plus de dix ans de sa vie pour honorer les héros texans. Lors du tournage à Brackettville, Texas, où Wayne fait construire une réplique massive de la mission, Laurence Harvey se fracture le pied quand le recul du canon qu’il actionne dans une scène clé lui tombe dessus, mais il reste stoïque jusqu’au « Cut » de Wayne, gagnant l’admiration de l’acteur-réalisateur pour son professionnalisme. Le film, malgré ses sept nominations aux Oscars (dont meilleur film), pâtit d’une campagne promotionnelle agressive – notamment Chill Wills impliquant que ne pas voter pour lui serait « anti-américain » – et ne rentre pas dans ses frais à sa sortie, bien que Wayne y ait imposé sa vision patriotique sans compromis.

Le Grand Sam
6.3

Le Grand Sam (1960)

North to Alaska

2 h 02 min. Sortie : 10 février 1961 (France). Comédie, Western, Romance

Film de Henry Hathaway

abscondita a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Les Comancheros
6.4

Les Comancheros (1961)

The Comancheros

1 h 36 min. Sortie : 20 avril 1962 (France). Western

Film de Michael Curtiz

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Pour « Les Comancheros » (The Comancheros, 1961), réalisé par Michael Curtiz, John Wayne assure une partie de la réalisation en raison de la grave maladie du metteur en scène, mourant d’un cancer, démontrant son autorité montante à Hollywood tout en incarnant le capitaine Cutter, un Texas Ranger bourru et intègre. Wayne partage une dynamique relationnelle avec Stuart Whitman, dans le rôle du joueur Regret, créant une complicité rare qui préfigure les duos modernes du western. Ce tournage tardif pour Curtiz scelle aussi la première collaboration entre Wayne et son fils Patrick, en figurant discret, renforçant l’image familiale de la star alors au sommet de sa popularité.

L'Homme qui tua Liberty Valance
8

L'Homme qui tua Liberty Valance (1962)

The Man Who Shot Liberty Valance

2 h 03 min. Sortie : 3 octobre 1962 (France). Western

Film de John Ford

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Dernier western de John Ford avec John Wayne. Wayne, au sommet de sa carrière, partage pour la première fois l’écran avec James Stewart dans une dynamique iconique opposant l’homme d’action viril au législateur idéaliste, tandis que Ford, en fin de parcours, tourne en noir et blanc pour mieux souligner la fin d’une ère mythique de l’Ouest. Anecdote marquante, Ward Bond, fidèle de Ford, meurt juste avant le tournage et devait jouer Valance, laissant Marvin s’imposer dans un rôle clé qui renforce la légende de Wayne comme figure sacrificielle cachée derrière la « légende imprimée ».

Le Jour le plus long
7.3

Le Jour le plus long (1962)

The Longest Day

2 h 58 min. Sortie : 25 septembre 1962 (France). Guerre

Film de Ken Annakin, Andrew Marton et Bernhard Wicki

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Wayne, qui s’était brouillé avec le producteur Darryl F. Zanuck depuis « Le Culot » (Reunion in France, 1943), exige et obtient un cachet exorbitant de 250 000 dollars plus 10% des recettes.

Lors du tournage, il se fracture la cheville gauche comme son personnage réel, mais refuse toute doublure pour les séquences physiques, renforçant sa légende d’acteur investi dans ses rôles militaires malgré son absence controversée au front durant la Seconde Guerre mondiale.

Hatari !
7

Hatari ! (1962)

2 h 31 min. Sortie : 17 décembre 1962 (France). Aventure, Romance, Comédie

Film de Howard Hawks

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

« Hatari ! » réalisé par Howard Hawks, réunit John Wayne et l’équipe pour des séquences de capture d’animaux sauvages en Afrique tournées sur place en Tanzanie, où les acteurs, dont Wayne, réalisent eux-mêmes les prises réelles de rhinocéros et d’éléphanteaux sans cascadeurs, intégrant des incidents authentiques comme la fuite d’un rhino recapturé en direct.

Wayne, en leader bourru Sean Mercer, improvise une complicité paternelle avec les trois bébés éléphants orphelins qu’il adopte sur le tournage, une anecdote devenue légendaire car ces animaux le suivent partout, y compris lors de sa lune de miel finale avec Elsa Martinelli, tandis que la musique de Henry Mancini naît spontanément de cette scène.

Ce film marque l’une des collaborations les plus détendues de Hawks et Wayne, tourné dans une ambiance familiale multinationale sans script rigide.

La Conquête de l'Ouest
6.9

La Conquête de l'Ouest (1962)

How the West Was Won

2 h 44 min. Sortie : 27 novembre 1962 (France). Western

Film de John Ford, Henry Hathaway, George Marshall et Richard Thorpe

abscondita a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Pour « La Conquête de l’Ouest » (How the West Was Won, 1962), fresque en Cinérama réalisée notamment par John Ford, John Wayne n’apparaît que brièvement en général nordiste lors de l’épisode sur la guerre de Sécession, un caméo imposé par la production pour inclure sa superstar dans cette superproduction malgré un rôle mineur qui ne laisse pas de souvenir marquant. Ford livre ainsi une séquence jugée bâclée et confuse, bien en deçà de ses standards, où Wayne sert surtout de nom au générique parmi une constellation d’étoiles comme Stewart ou Fonda, illustrant son statut iconique au-delà de toute implication réelle dans le projet.

Le Plus Grand Cirque du monde
6.3

Le Plus Grand Cirque du monde (1964)

Circus World

2 h 15 min. Sortie : 9 décembre 1964 (France). Drame, Western

Film de Henry Hathaway

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Le Plus Grand Cirque du monde » est réalisé par Henry Hathaway après le retrait de Frank Capra pour désaccords créatifs avec l’entourage de John Wayne.

La scène d’incendie du chapiteau manque de coûter la vie à Wayne, cerné par les flammes réelles sans s’en rendre compte, restant dans son personnage alors que l’équipe fuit, et n’en réchappe qu’à moitié asphyxié grâce à l’intervention in extremis d’un assistant.

Ce film, tourné entre deux collaborations avec Ford et Preminger, marque aussi la première rencontre à l’écran entre Wayne et Claudia Cardinale, alors en pleine ascension.​

Le Grand McLintock
5.6

Le Grand McLintock (1963)

McLintock!

2 h 06 min. Sortie : 31 janvier 1964 (France). Western, Comédie

Film de Andrew V. McLaglen

abscondita a mis 5/10.

Annotation :

Pour « Le Grand McLintock » (McLintock!, 1963), réalisé par Andrew V. McLaglen, John Wayne retrouve Maureen O’Hara dans une comédie western inspirée de La Mégère apprivoisée de Shakespeare, où leur dynamique explosive culmine dans une bagarre mémorable dans la boue, recréant l’esprit de leur bagarre irlandaise dans L’Homme tranquille.

Wayne produit le film via sa société Batjac et dirige son fils Patrick dans un rôle clé.

Maureen O’Hara a écrit dans ses mémoires que la fameuse scène de fessée finale est authentique et si vigoureuse qu’elle en a gardé des bleus une semaine.

Les Quatre Fils de Katie Elder
6.5

Les Quatre Fils de Katie Elder (1965)

The Sons of Katie Elder

2 h 02 min. Sortie : 21 octobre 1965 (France). Western

Film de Henry Hathaway

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Wayne, qui vient de terminer un cancer du poumon et subit encore les effets de la chimiothérapie, porte le film avec une autorité physique intacte malgré sa fragilité, refusant toute doublure pour les scènes d’action et imposant Dennis Hopper, alors débutant turbulent, dans un rôle clé qu’il défend personnellement.

Le tournage en Durango, Mexique, voit George Kennedy s’imposer comme l’un des rares à pouvoir intimider Wayne à l’écran lors d’une bagarre mémorable au cimetière, tandis que la musique d’Elmer Bernstein renforce l’hommage à la figure maternelle, un thème cher à Wayne dans cette période post-maladie.​

El Dorado
7.2

El Dorado (1966)

2 h 06 min. Sortie : 28 juin 1967 (France). Western

Film de Howard Hawks

abscondita a mis 9/10.

Annotation :

« El Dorado », remake léger de Rio Bravo par Howard Hawks, réunit John Wayne en Cole Thornton, gunfighter vieillissant blessé au dos causant des paralysies temporaires, avec Robert Mitchum en shérif alcoolique J.P. Harrah, leur unique duo à l’écran.

Wayne, alors 59 ans, improvise avec James Caan (Mississippi), jeune couteau suisse armé d’un fusil à canon scié, tandis que leur chanson « El Dorado » chantée à deux dans le saloon devient un moment culte, et que le tournage à Paramount voit Wayne pousser Mitchum à boire du vrai whisky pour des scènes d’ivresse authentiques.

La Caravane de feu
6.3

La Caravane de feu (1967)

The War Wagon

1 h 41 min. Sortie : 12 juin 1967 (France). Western

Film de Burt Kennedy

abscondita a mis 7/10 et a écrit une critique.

Annotation :

« La Caravane de feu », réunit John Wayne en Taw Jackson et Kirk Douglas en Lomax pour leur unique duo à l’écran, où tous deux arrivent en retard sur le tournage pour cause de pubs politiques opposées : Wayne pour Reagan, Douglas pour Brown.

Le tournage à Durango voit Wayne, post-cancer du poumon, porter les scènes d’action avec une équipe incluant Howard Keel en Indien et Robert Walker Jr. en expert explosif.

Les Feux de l'enfer
5.5

Les Feux de l'enfer (1968)

Hellfighters

2 h 01 min. Sortie : 21 février 1969 (France). Action, Aventure, Drame

Film de Andrew V. McLaglen

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Le tournage utilise des explosions réelles pour les scènes ’incendies, avec Wayne qui coordonne les cascades pyrotechniques et dirige son fils Michael dans un petit rôle

abscondita

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