Cover Filmographie exhaustive de François Truffaut (1954-1983)

Filmographie exhaustive de François Truffaut (1954-1983)

10 = chef-d’œuvre
9 = indispensable
8 = excellent
7 = très bon
6 = bon
5 = moyen (par définition 5/10 c'est la moyenne)
4 = des choses valables, mais plus qui ne le sont pas
3 = une ou deux choses à sauver malgré tout
2 = raté
1 = mauvais, très mauvais ou nul (0/10 n'existant pas sur SensCritique)

Liste de

26 films

créée il y a presque 9 ans · modifiée il y a 7 mois
Une visite
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Une visite (1954)

08 min. Sortie : 1954 (France).

Court-métrage de François Truffaut

Muffinman l'a mis en envie.

Annotation :

Pas vu. Et pour cause !
Film renié par Truffaut. Invisible.

Les Mistons
6.6

Les Mistons (1957)

18 min. Sortie : 6 novembre 1958. Comédie dramatique

Court-métrage de François Truffaut

Muffinman a mis 5/10.

Annotation :

La campagne est jolie. Le film est gentil.

A noter que l'on voit un passage de LA SONATE A KREUTZER (une immondice de Rohmer) lorsque Gérard & Bernadette vont au cinéma.
Et c'est le premier film de Bernadette Lafont.

Une histoire d'eau
6.4

Une histoire d'eau (1958)

12 min. Sortie : 3 mars 1961. Aventure, Comédie

Court-métrage de François Truffaut et Jean-Luc Godard

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Truffaut tourna des séquences d'inondations en Ile-de-France avec Jean-Claude Brialy et Caroline Dim. Mais comme il ne savait pas quoi faire de tous ses rushes, Godard les récupéra et créa une histoire à partir de ceux-ci.
Le résultat est sympathique.

Les Quatre Cents Coups
7.7

Les Quatre Cents Coups (1959)

1 h 39 min. Sortie : 3 juin 1959. Policier, Drame

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 8/10.

Annotation :

Le film le plus sobre et le plus sincère de Truffaut.
Une de ses grandes réussites et le seul film dans lequel Jean-Pierre Léaud vaut quelque chose, pour la simple et bonne raison que c'est la seule fois qu'il est naturel.

René, le pote d'Antoine Doinel, est excellent.
Demy, Moreau et Brialy font une apparition dans le film.

Tirez sur le pianiste
6.6

Tirez sur le pianiste (1960)

1 h 21 min. Sortie : 25 novembre 1960. Policier, Drame, Thriller

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 7/10.

Annotation :

Un très bon film de Truffaut, qui a encore des choses à prouver.

Tire au flanc 62
3.8

Tire au flanc 62 (1961)

1 h 27 min. Sortie : 20 décembre 1961. Comédie

Film de Claude de Givray et François Truffaut

Muffinman a mis 1/10.

Annotation :

Eh ben !
Le Truffaut qui conspue la "qualité France", qui descend les Carné, Duvivier et Delannoy (c'est vrai qu'on peut se permettre de les démonter lorsqu'on commet ce genre de film), qui exècre le cinéma de papa, ce Truffaut-là donc, co-écrit et co-réalise ce navet franchouillard digne des futures œuvres des Charlots. Il fait même de la figuration en prisonnier (qui lit un bouquin, évidemment).
Tandis que Godard et les copains de la Nouvelle Vague cherchent à évoquer la guerre d'Algérie de manière réaliste, de Givray et lui nous donnent à voir une image désincarnée et intemporelle d'une armée de gaudriole d'avant '14.
Du comique troupier pitoyable.

A noter, la présence de Cabu (avec les cheveux courts !) parmi les soldats et de Pierre Etaix en chef de gare à la fin.

Jules et Jim
7.1

Jules et Jim (1962)

1 h 45 min. Sortie : 23 janvier 1962. Drame, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 4/10.

Annotation :

La première partie n'est plutôt pas mal, mais la seconde est franchement pénible. Le personnage de Jeanne Moreau est caricatural dans le genre "j'ai pas de problèmes alors je m'en crée", annonçant la future horreur de DEUX ANGLAISES ET LE CONTINENT, d'après le même auteur (H-P Roché), et le nombrilisme de la "nouvelle qualité France"*.

* : voir texte d'intro ici :
https://www.senscritique.com/liste/1955_66_chronologie_de_la_nouvelle_vague/1733782?mode=preview

Antoine et Colette
7.1

Antoine et Colette (1962)

32 min. Sortie : 22 juin 1962 (France). Comédie, Drame

Moyen-métrage de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Trois ans après LES QUATRE-CENTS COUPS, on retrouve une première fois Antoine Doinel et son copain René qui désormais s'intéressent aux filles.
Premier film de Marie-France Pisier, fraîchement débarquée de Nouvelle-Calédonie.

La Peau douce
7.1

La Peau douce (1964)

1 h 59 min. Sortie : 20 avril 1964 (France). Drame, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Un Truffaut méconnu, coincé qu'il est entre le surestimé JULES & JIM et LA MARIEE ETAIT EN NOIR suivi de BAISERS VOLES, tous deux sortis en 1968 (FAHRENHEIT 451 étant une parenthèse).
C'est pourtant un bon film, sobre et efficace et aussi son dernier film Nouvelle Vague.

Fahrenheit 451
6.9

Fahrenheit 451 (1966)

1 h 52 min. Sortie : 15 septembre 1966. Fantastique, Science-fiction

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 9/10.

Annotation :

Un film à part dans la filmographie de Truffaut. SF tournée en Angleterre et en anglais avec de bonnes idées qui fonctionnent bien (les choix des décors naturels, le monorail suspendu, Julie Christie dans un double rôle, la musique de Bernard Herrmann) et d'autres, moins (le film à reculon, la photo d'identité de dos) mais qui ne gâchent pas le résultat. Et puis la fin est moins pessimiste que celle du livre.

La mariée était en noir
7.1

La mariée était en noir (1968)

1 h 47 min. Sortie : 17 avril 1968. Drame, Policier

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Truffaut joue à Hitchcock (il s'adjoint même les services de Bernard Herrmann pour l'ambiance musicale), mais ça évoque plutôt Chabrol (Michel Bouquet fredonne même "Fascination").
Le résultat est intéressant, surtout grâce au scénario, adapté de William Irish, mais la réalisation et la mise en scène laissent souvent à désirer.

Baisers volés
7.3

Baisers volés (1968)

1 h 31 min. Sortie : 4 septembre 1968. Comédie dramatique, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Deuxième retour d'Antoine Doinel. Le jeu de Léaud est devenu aussi raide et froid que la mise en scène de son réalisateur.
L'originalité de l'histoire permet cependant de la suivre avec plaisir, et les seconds rôles (Seyrig, Lonsdale, Falcon, Ceccaldi) insufflent la vie à leurs personnages, ce qui profite aux deux principaux, et sauve ainsi le film.

A noter que Christine et Antoine s'envoient, dès 1968, des SMS à la fin du film, et que Marie-France Pisier reprend brièvement son rôle de Colette lors d'une brève apparition.

La Sirène du Mississipi
6.7

La Sirène du Mississipi (1969)

2 h 03 min. Sortie : 18 juin 1969 (France). Policier, Drame, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 4/10.

Annotation :

On ne sait trop quoi penser de ce film. On suit le déroulement de l'histoire sans passion, uniquement grâce à la présence de Deneuve et Belmondo. Autrement, c'est assez fade, sans grand relief. Le début évoque fortement le MARNIE de Hitchcock, puis dans la seconde moitié, ça s'enlise petit à petit.

L'Enfant sauvage
6.8

L'Enfant sauvage (1970)

1 h 25 min. Sortie : 26 février 1970. Drame

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Le film est certes beau et touchant, mais relève avant tout de la légende tenace qui fait de Victor un enfant sauvage, ce qu'il n'était absolument pas, d'après les témoignages de l'époque. C'était un enfant martyr, incapable de survivre seul dans la nature (peur du vide et de l'eau), ne sachant pas chasser.
Autrement, Truffaut ne s'en sort pas trop mal en professeur Itard, mais il aurait tout de même dû laisser le rôle à un vrai acteur.

On ne peut également pas ne pas penser à la caricature de Gotlib dans le tome 3 de "La Rubrique-à-brac", ce qui fait parfois sourire en voyant le film.

Domicile conjugal
7.1

Domicile conjugal (1970)

1 h 37 min. Sortie : 9 septembre 1970. Comédie dramatique, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 4/10.

Annotation :

La première heure ressemble un peu trop à une succession de sketches et à une compil' de blagues enchaînées, mais c'est ce qui permet de tenir, même si c'est trop artificiel et que ça tombe souvent comme un cheveu sur la soupe ; mais les dernières 40mn sont assez ennuyantes, voire insupportables. Et puis, il y a toujours cette raideur propre à Truffaut à laquelle répond le jeu rigide de Léaud. La réalisation est toujours aussi froide et plate depuis qu'il est passé à la couleur (FAHRENHEIT 451 excepté).
DOMICILE CONJUGAL est l'exemple du mieux ennemi du bien. Les aventures d'Antoine Doinel auraient dû s'arrêter à BAISERS VOLES, et peut-être même à ANTOINE & COLETTE.

Les Deux Anglaises et le Continent
6.7

Les Deux Anglaises et le Continent (1971)

2 h 10 min. Sortie : 18 novembre 1971 (France). Romance, Drame

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 1/10 et a écrit une critique.

Annotation :

voir critique ci-dessus

Une belle fille comme moi
6.4

Une belle fille comme moi (1972)

1 h 38 min. Sortie : 13 septembre 1972 (France). Comédie, Policier, Drame

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 2/10.

Annotation :

C'est vrai qu'on peut se permettre de faire des films comme ça lorsqu'on conchie ceux écrits par Audiard : "Les dialogues de Michel Audiard dépassent en vulgarité ce qu'on peut écrire de plus bas dans le genre." (F. Truffaut, 1957)
Dans le genre vulgaire, Truffaut atteint un niveau certain avec ce film de troisième zone. Un des pires. Seule la gouaille de Bernadette Lafont le sauve du naufrage absolu.

Premier film d'André Dussollier

La Nuit américaine
7.5

La Nuit américaine (1973)

1 h 56 min. Sortie : 24 mai 1973. Comédie dramatique, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 5/10.

Annotation :

Pour la première fois depuis bien longtemps, Truffaut se montre créatif dans sa réalisation à défaut de l'être dans sa mise en scène, mais on ne peut nier que le côté "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" du film, lui donne des airs de film de patronage. Effectivement, en dehors des parties qui concernent la vie privée des personnages, tout le monde adore tout le monde, l'entente est idyllique dans l'équipe, etc... C'est quand même bien superficiel et pas très réaliste, tout ça. Disons que c'est une vision fantasmée de ce qu'est un tournage à cette époque, et que dans le milieu, ça brosse le poil dans le bon sens (il a d'ailleurs eu droit à un Oscar).

L'Histoire d'Adèle H.
6.7

L'Histoire d'Adèle H. (1975)

1 h 40 min. Sortie : 8 octobre 1975. Drame, Historique

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Le film est plutôt pas mal dans son ensemble, mais il souffre des habituels tics et raideurs de Truffaut ; de cette artificialité pénible qui gène souvent chez lui (l'anti-naturel des lettres qu'on écrit, simultanément lues à voix haute, principalement - un relent des DEUX ANGLAISES, sans doute), et les inserts de noyades (les cauchemars) ne servent à rien si ce n'est à alourdir l'histoire.

Et puis il y a le grotesque de l'apparition de Truffaut dans le film, totalement incohérente, voire franchement stupide : comment Adèle-la-passionnée peut confondre - même de dos - son grand brun à cheveux courts avec un petit à cheveux gris broussailleux !? Truffaut voulait juste apparaître dans son film pour faire comme Hitchcock. Le problème, c'est que ça sort immédiatement le spectateur du récit. Alors qu'on est plongé au XIXe siècle à Guernesay, tout à coup on se dit : "Oh tiens ! Truffaut !" Vanité lamentable.

L'Argent de poche
7

L'Argent de poche (1976)

1 h 44 min. Sortie : 17 mars 1976. Comédie, Drame

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

LES 400 COUPS ! LES 400 COUPS ! LES 400 COUPS !
Oui, ben on commence à le savoir que le film de Truffaut sur l'enfance s'appelle LES 400 COUPS !

Et L'ARGENT DE POCHE alors ?
Tout le monde l'oublie celui-là.
Pour les personnes qui ont grandi dans les années 1970, comme c'est mon cas, ce film est beaucoup plus parlant et évocateur sur le monde de l'enfance que le premier long-métrage de Truffaut, même s'il est moins réussi.

L'Homme qui aimait les femmes
7.4

L'Homme qui aimait les femmes (1977)

2 h. Sortie : 27 avril 1977. Comédie dramatique

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 6/10.

Annotation :

Ça commence de manière assez peu convaincante par une historiette très peu vraisemblable et artificielle comme les affectionne Truffaut, mais petit à petit Charles Denner emporte le morceau et donne envie de le suivre et d'écouter ce qu'il a à raconter.
Le film est sans doute un peu long, et il y en a aussi ras le bol du recyclage de répliques et de clins d’œil aux films précédents (autosatisfaction évidente), mais au bout du compte le tout fonctionne bien.

La Chambre verte
6.4

La Chambre verte (1978)

1 h 35 min. Sortie : 5 avril 1978. Drame

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 4/10.

Annotation :

Un scénario original. Une histoire macabre un peu gothique. Mais la mise en scène encore trop plate et la réalisation peu inventive rendent le tout trop fade. Et pourquoi Truffaut persiste à se prendre pour un acteur, bon sang !? N'aurait-il pas pu engager quelqu'un de compétent qui n'aurait ni la froideur ni l'élocution d'un robot ? Trintignant, par exemple.
Le film pourrait faire un bon remake.

A noter qu'on ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre Davenne/Truffaut et Massigny/Godard.

L'Amour en fuite
6.5

L'Amour en fuite (1979)

1 h 34 min. Sortie : 24 janvier 1979. Comédie, Drame, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 3/10.

Annotation :

Lorsqu'on est en panne d'imagination dans une série TV, on fait un épisode-compil' avec les meilleurs moments des précédents. C'est ce que fait Trufffaut avec L'AMOUR EN FUITE, et le résultat n'apporte pas grand chose.
Dorothée (qui est pourtant convaincante dans PILE OU FACE de Robert Enrico l'année suivante) joue mal, Léaud également, mais chez lui c'est habituel. Et ça doit déteindre, parce que Pisier (co-scénariste) n'est pas terrible non plus.
Dispensable donc, même si l'on apprécie de revoir des extraits des QUATRE-CENTS COUPS.

A noter, pour finir, que Truffaut disait lui-même que ce film était une erreur et qu'il n'aurait pas dû le faire, et que Mesguisch et Dorothée regardent UNE BELLE FILLE COMME MOI au cinéma.

Le Dernier Métro
7.3

Le Dernier Métro (1980)

2 h 11 min. Sortie : 17 septembre 1980 (France). Drame, Romance, Guerre

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 7/10.

Annotation :

Pour la première fois depuis bien longtemps, Truffaut met de côté sa propension au nombrilisme (le sien ou celui de ses personnages principaux), il engage de vrais comédiens pour tous les rôles (finis les Léaud et Truffaut-acteur) et nous propose un genre de NUIT AMERICAINE dans le monde du théâtre, mais dans un contexte guerrier plus propice à parler de l'être humain en général et non d'un individu égocentrique.
Le résultat est évident : c'est très bon.
Seul reproche, encore, le recyclage de dialogues anciens (LA SIRENE DU MISSISSIPPI en l'occurrence), procédé un peu trop systématique qui s'apparente à de la flemme créatrice.

Première rencontre cinématographique entre Deneuve et Depardieu.

La Femme d'à côté
7

La Femme d'à côté (1981)

1 h 46 min. Sortie : 30 septembre 1981. Drame, Romance

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 5/10.

Annotation :

La passion dévastatrice doit être une des choses les plus difficiles à rendre crédible au cinéma. Si les interprètes sont primordiaux (et ils sont ici excellents), la mise en scène et la réalisation doivent se faire oublier pour immerger le spectateur au maximum. Or, même s'ils sont moins prépondérants que d'habitude, les tics et gimmicks de Truffaut sont bien là (tous ces fondus au noir - et même une fermeture à l'iris ! La narratrice, totalement inutile, au début et à la fin), qui nous rappellent constamment qu'on regarde un film, une fiction, et que tout cela est faux.

Vivement dimanche !
7

Vivement dimanche ! (1983)

1 h 50 min. Sortie : 10 août 1983 (France). Comédie, Policier, Thriller

Film de François Truffaut

Muffinman a mis 9/10.

Annotation :

Réjouissant ! C'est le premier mot qui vient à l'esprit lorsqu'on regarde VIVEMENT DIMANCHE ! C'est également un bel hommage à la Nouvelle Vague originelle, et le film n'aurait sans doute pas été tellement différent si Truffaut l'avait tourné vingt ans auparavant. Le résultat n'aurait certes pas été aussi élégant à cause du manque d'expérience, mais dans le fond il aurait été pareil.
Le chant du cygne de l'auteur est une de ses plus grandes réussites. Indéniablement. Et mention spéciale au duo Ardant-Trintignant, jubilatoire.

Muffinman

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