Cover Films indiens : cinéma MALAYALAM

Films indiens : cinéma MALAYALAM

L'industrie du cinéma malayalam, également connu sous le nom de Mollywood, est basée dans le Kerala. Elle est considérée comme la quatrième plus grande industrie régionale cinématographique de l'Inde. Le cinéma malayalam est connu pour produire des films qui comblent l'écart entre le cinéma parallèle et le cinéma grand public mettant typiquement en scène des situations d'ordre social et familial qui suscitent la réflexion avec la technique top-notch et des budgets faibles.

Films classés par date de sortie

Liste de

24 films

créée il y a plus de 3 ans · modifiée il y a environ 2 mois
Memories
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Memories (2013)

2 h 12 min. Sortie : 9 août 2013 (Inde). Thriller

Film de Jeethu Joseph

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Le film s’inscrit dans le renouveau du cinéma malayalam des années 2010, connu pour ses récits réalistes, son rythme maîtrisé et ses thématiques profondes. Le film suit un policier alcoolique confronté à une série de meurtres rituels, mêlant enquête policière et drame intérieur. Il reflète l’attention du cinéma kerali à la complexité psychologique des personnages et au poids du passé, tout en s'insérant dans un paysage cinématographique régional où la qualité de l’écriture prime souvent sur le spectaculaire. Ce style s’oppose aux codes plus flamboyants du Bollywood du nord.

Bangalore Days
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Bangalore Days (2014)

2 h 51 min. Sortie : 30 mai 2014 (Inde). Comédie, Drame, Romance

Film de Anjali Menon

abscondita a mis 6/10.

Annotation :

Trois cousins du Kerala débarquent à Bangalore, une métropole du Karnataka en pleine essor, symbole d’émancipation pour de nombreux jeunes Malayalis .

La ville est présentée comme la "Garden City", une cité moderne, cosmopolite et accueillante, contrastant avec les rigidités sociales et familiales de leur région natale .

Le film explore la transition identitaire de personnages en quête de liberté — Kuttan qui quitte les valeurs traditionnelles, Divya lâchée dans un milieu professionnel, Aju en quête de ses passions — face au dynamisme urbain de Bangalore .
* La dimension architecturale souligne ce passage d’une vie rurale ou villageoise à un appartement urbain, illustrant le tiraillement entre nostalgie et modernité .

Bangalore Days devient ainsi porte d’entrée du "New‑Gen Malayalam cinema", reflétant les aspirations, conflits et rêves d’une jeunesse du Kerala en pleine mutation .

Ee.Ma.Yau.
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Ee.Ma.Yau. (2018)

1 h 58 min. Sortie : 4 mai 2018 (Inde). Drame

Film de Lijo Jose Pellissery

abscondita a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Ee.Ma.Yau. se déroule dans le village côtier de Chellanam, près de Kochi, dans le Kerala, ancré dans la communauté catholique latine des pêcheurs, peu représentée au cinéma . Le film, tragico-comique, débute avec la mort brutale de Vavachan Mestri, dont l'organisation funéraire devient le prisme pour explorer les tensions familiales, les hiérarchies sociales et la foi populaire

Tourné en seulement 18 jours et caractérisé par une mise en scène réaliste, il mêle humour noir, satire et procession rituelle, incarnant le nouveau souffle du mouvement « New Wave Malayalam »

. Le film a valu à Lijo Jose Pellissery le Kerala State Best Director et le Silver Peacock à l’International Film Festival of India, confirmant son statut d’œuvre majeure et universelle sur le deuil et le sacré

Kumbalangi Nights
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Kumbalangi Nights (2019)

2 h 15 min. Sortie : 7 février 2019 (Inde). Comédie, Drame, Romance

Film de Madhu C. Narayanan

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Kumbalangi Nights prend place dans le village de pêcheurs de Kumbalangi, près de Kochi au Kerala, au cœur des backwaters et des mangroves, offrant un cadre visuel quasi poétique à la caméra qui suit la vie paisible des habitants .

Le film appartient à la New‑Gen Malayalam cinema, mariant réalisme et émotions vraies, qui séduit aussi bien la critique que le public, et introduit un nouveau modèle de famille — imparfaite, réconciliée, régénérée .

The Great Indian Kitchen
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The Great Indian Kitchen (2021)

1 h 40 min. Sortie : 15 janvier 2021 (Inde). Comédie, Drame

Film de Jeo Baby

abscondita a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

The Great Indian Kitchen s’inscrit dans le contexte socioculturel du Kerala, État du sud de l’Inde souvent perçu comme progressiste (fort taux d’alphabétisation, place des femmes en politique), mais où les traditions patriarcales restent profondément ancrées dans les sphères privées. Le film met en lumière les injonctions invisibles qui pèsent sur les femmes au sein des familles dites « respectables », en particulier la soumission domestique et les tabous liés aux menstruations. Il entre ainsi en résonance avec les luttes féministes du Kerala, notamment autour de l'accès des femmes au temple de Sabarimala, un sujet brûlant à l’époque de la sortie du film. Réalisé en malayalam, il rompt avec les conventions cinématographiques locales en adoptant un ton minimaliste et une dénonciation radicale, devenant rapidement un phénomène sur les réseaux sociaux et dans les débats publics. Le film a ainsi joué un rôle de miroir sociétal, révélant que le patriarcat ne se niche pas que dans les lois ou les slogans, mais dans les gestes répétés du quotidien.

Minnal Murali - Par le pouvoir de l'éclair
6.4

Minnal Murali - Par le pouvoir de l'éclair (2021)

Minnal Murali

2 h 38 min. Sortie : 24 décembre 2021. Action, Aventure, Comédie

Film de Basil Joseph

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Le film est profondément enraciné dans la culture malayalam : il est tourné dans la langue du Kerala et se déroule entièrement dans un village typique de la région, avec ses codes sociaux et son humour local. Les décors, les costumes (notamment le lungi) et les modes de vie représentés renvoient directement à l’univers culturel du Kerala tel qu’il apparaît dans le cinéma malayalam contemporain.

Saudi Vellakka
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Saudi Vellakka (2022)

2 h 17 min. Sortie : 2 décembre 2022 (Inde). Drame

Film de Tharun Moorthy

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Saudi Vellakka se déploie dans le quartier populaire surnommé Saudi, à Kochi (Cochin), ancien port cosmopolite du Kerala où se mêlent quartiers densément peuplés et vie collective intense .

Ce drame judiciaire s’inscrit dans la réalité du système juridique surchargé du Kerala, où le film critique le temps interminable des procès et la bureaucratie tout en restant humain et sensible .

On découvre la communauté musulmane locale et une figure de femme âgée marginalisée, Ayisha, rehaussée par un portrait sobre et authentique, jouée par Devi Varma — première actrice à donner corps à ce microcosme social .

Jaya Jaya Jaya Jaya Hei
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Jaya Jaya Jaya Jaya Hei (2022)

Sortie : 28 octobre 2022 (Inde). Comédie

Film de Vipin Das

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Jaya Jaya Jaya Jaya Hey se situe dans le Kerala profond, milieu rural/urbain–périphérique, incarnant la vie quotidienne dans une petite ville, où les mentalités patriarcales persistent malgré une apparence modeste et moderne .

Le film met en lumière la domination patriarcale subtile, à travers les décisions familiales (choix d’éducation, carrière) qui relèguent la femme à un rôle secondaire — un écho des rapports de genre ancrés dans la culture keralaise .

Jaya, personnage central, incarne une femme du milieu classe moyenne modeste, qui lutte pour son autonomie malgré les injonctions familiales et sociales — tout cela dans le cadre d’un mariage traditionnel célébré avec faste local .

Ton satirique et comique noir : le film utilise l’humour pour dénoncer les violences domestiques ordinaires, en s’ancrant dans les perceptions sociales du Kerala où la question du genre est souvent cousue de silences .

Cela résonne avec les discussions contemporaines sur l’émancipation féminine dans l’État, un sujet central dans le cinéma “New‑Gen Malayalam” qui met en scène des femmes qui s’affirment à travers des petits gestes de rébellion .

Au final, Jaya Jaya Jaya Jaya Hey reflète un Kerala en mutation : attaché à ses traditions, mais prêt à questionner les inégalités au sein du foyer, à travers une héroïne qui, avec humour, secoue les conventions et laisse entrevoir la revendication d’un espace propre.

Neru
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Neru (2023)

2 h 26 min. Sortie : 21 décembre 2023 (Inde). Drame

Film de Jeethu Joseph

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

S’inscrit dans le paysage du cinéma juridique moderne du Kerala, se différenciant des drames ruraux ou domestiques par son cadre urbain et institutionnel (Thiruvananthapuram, tribunaux contemporains) .

Le film explore avec réalisme la lenteur et la complexité du système judiciaire indien, un écho direct aux frustrations des citoyens du Kerala, habitués à contester des injustices à travers des procédures légales — notamment pour les droits des femmes ou des minorités .

Au cœur de l’intrigue, la protagoniste Sara, aveugle, incarne une autre facette de la résistance : celle d’une femme vulnérable brisant les conventions, portée par une jeune génération du Kerala éduquée, sensible aux enjeux de consentement, égalité de genre, et reconnaissance des victimes .

Mohanlal, figure emblématique du cinéma malayalam, y adopte un rôle sobre et professionnel en tant qu’avocat, contrastant avec ses incarnations plus mythiques, et soulignant un tournant vers des récits plus nuancés et réalistes .

Avec sa mécanique de procès rigoureuse, Neru s’inscrit aussi dans la lignée des courtroom dramas nationaux, mais en conservant une sensibilité locale : le regard sur les dynamiques de pouvoir, la place de la femme, et la résonance d'une justice imparfaite, mais poursuivie avec dignité.

Enfin, son succès commercial — un des plus gros succès malayalam de l’année — marque l’engouement du public pour un cinéma qui rend justice aux enjeux sociaux régionaux, tout en combinant émotions, suspense et un fort ancrage culturel local

Somante Krithavu
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Somante Krithavu (2023)

2 h. Sortie : 2023 (Inde). Comédie

Film de Rohith Narayanan

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Somante Krithavu est ancré dans un village rural du Kerala, où Soman, fonctionnaire agricole, incarne un retour aux pratiques naturelles — médecine traditionnelle, élevage de canards, jardinage — face à la modernité .

Ce microcosme communal, souvent prudent et attaché aux normes, réagit vivement à ses choix non conventionnels, dévoilant les tensions entre savoirs populaires et bureaucratie locale .

Le film évoque aussi un aspect sensible : la lutte des agriculteurs, notamment d’éleveurs de canards, impactés par la grippe aviaire — un reflet concret des défis du monde rural au Kerala .

À travers l’urgence écologique, la relation de cohésion villageoise et d’exclusion sociale, Somante Krithavu illustre les contradictions d’une société en chemin vers la modernité.

Abraham Ozler
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Abraham Ozler (2024)

2 h 23 min. Sortie : 20 janvier 2024 (France). Policier, Drame, Thriller

Film de Midhun Manuel Thomas

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Neru éclaire un autre pan du Kerala, en mêlant enquête urbaine et drame social à travers le prisme d’un thriller judiciaire. Le film suit ACP Abraham Ozler, flic chevronné de Thrissur, aux prises avec un tueur en série surnommé "Birthday Killer" — une plongée dans la violence cachée des villes moyennes du Kerala .

Tourné entre Thrissur, Palakkad, Idukki et Wayanad, il illustre la mobilité entre centre et arrière-pays — un reflet des connexions culturelles et institutionnelles régionales .

À travers sa figure principale (Jayaram), le film engage une réflexion sur les négligences médicales et la lenteur bureaucratique, deux réalités bien ancrées dans le système de santé et de justice du Kerala contemporain
feminisminindia.com

On y perçoit un portrait de l’institution policière locale : sombre, érodée par le traumatisme personnel (perte de sa femme et sa fille), mais aussi soumise à de fortes pressions sociétales — un reflet des attentes à l’échelle régionale .

Dans la foulée du "New‑Gen Malayalam", « Abraham Ozler » incarne un cinéma plus urbain, plus sombre, se confrontant à des thèmes graves : justice, culpabilité, éthique médicale, tout en restant fidèle à son enracinement régional.

Bramayugam
6.9

Bramayugam (2024)

Bramayugam - The Age of Madness

2 h 19 min. Sortie : 15 février 2024. Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Rahul Sadasivan

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Bramayugam (2024) prend place au Kerala du XVIIᵉ siècle, région de la Malabar élégiaque, où la croyance au folklore, au tantrisme et aux forces occultes est partie intégrante du quotidien, surtout dans les campagnes et les anciennes dynasties rurales . Le film suit Thevan, un chanteur de caste inférieure (paanan), échappé de l’esclavage en bord de fleuve, qui se retrouve enlacé par le pouvoir mystérieux d’un manoir ancien — symbole de l’aristocratie infantile et des pratiques de magie noire

Tourné intégralement en noir et blanc, le film évoque l’implacable hiérarchie des castes, l’oppression sociale, et la réappropriation inquiétante du sacré — notamment via des figures comme la yakshi et le chaathan, issues du folklore local —, soulignant ainsi l’histoire troublée et violente de la région

La présence de Mammootty en baron sorcier accentue le contraste entre tradition terrifiante et modernité naissante

Ce folk‑horror s’inscrit dans une veine régionale jusqu’alors inexplorée au Malayalam, où le film décloisonne les mythes ancestraux pour en faire l’allégorie d’une société brimée, hantée par son passé, et en proie à la corruption du pouvoir . En rehaussant le cadre rural ancien par une atmosphère sonore minimaliste et une iconographie soignée, Bramayugam ressuscite ainsi les "âges de la terreur" du Kerala, ouvrant une nouvelle page sous le signe du cinéma ethnographique et horrifique.

Manjummel Boys
7.5

Manjummel Boys (2024)

2 h 15 min. Sortie : 28 février 2024 (France). Aventure, Drame, Catastrophe

Film de Chidambaram

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Le film se déroule d’abord dans Manjummel, un quartier périurbain de Kochi, avant de s’installer dans les grottes de Guna à Kodaikanal (Tamil Nadu), reliant ainsi deux réalités distinctes—la vie collective keralaise et l’inconnu sauvage .

Le film est inspiré d’un fait divers réel survenu en 2006, où un groupe de jeunes du Kerala organise une expédition risquée, ancrant le récit dans le réel social et géographique de la région .

C’est aussi un portrait de la solidarité communautaire keralaise : village, ONG locales, forêts et services d’État se mobilisent pour un drame de survie, révélant un État sensibilisé au collectif et à l’entraide .

Ce survival-thriller incarne une esthétique très New‑Gen Malayalam : intensité visuelle, naturalisme, bande son immersive de Sushin Shyam et direction de Chidambaram, qui affirment le Kerala comme terre de cinéma social novateur .

L’important succès – plus de ₹200 crores au box‑office – prouve l’engouement pour un cinéma enraciné dans l’authenticité régionale, loin des superstars, qui parle aux jeunes générations .

Varshangalkku Shesham
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Varshangalkku Shesham (2024)

2 h 46 min. Sortie : 11 avril 2024. Comédie, Drame

Film de Vineeth Sreenivasan

abscondita a mis 6/10.

Annotation :

Varshangalkku Shesham (« Des années plus tard ») se déroule dans le Madras des années 70-80, explorant le parcours de deux jeunes hommes – Murali et Venu – venus du Kerala pour percer dans le cinéma indien . Le film juxtapose deux époques et deux aspirations : d’un côté la jeunesse pleine d’espoir et de projets, de l’autre un retour en Kerala, mûrs mais marqués, dans un monde du cinéma en transformation .

Cette odysée introspective s’inscrit dans le sillage du Malayalam New‑Gen : un cinéma sensible, ancré dans les aspirations culturelles et professionnelles des Malayalis qui rêvent grand, ici dans la capitale du Tamil Nadu .

Finalement, Varshangalkku Shesham devient un miroir régional et générationnel : le Kerala qui envoie ses enfants chercher la réussite hors de ses frontières, la confrontation entre tradition et modernité – et surtout, un regard tendre et honnête sur la fraternité artistique.

The Goat Life
6.4

The Goat Life (2024)

Aadujeevitham

2 h 41 min. Sortie : 28 mars 2024. Aventure, Drame

Film de Blessy

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Se base sur l’histoire vraie d’un migrant malayali, Najeeb Muhammad, contraint à l’esclavage dans un élevage de chèvres en Arabie saoudite .

Le film commence dans le Kerala, avec les rêves d’un travail à l’étranger pour subvenir aux besoins de sa famille — un départ motivé par l’essor migratoire vers le Golfe, typique des régions côtières du sud de l’Inde .

Blessy, avec Prithviraj Sukumaran dans le rôle-titre, transforme cette odyssée en survival drama anthropologique, tourné dans les déserts de Jordanie et d’Algérie, mais gardant l’âme de ces villages keralaise dans ses souvenirs – la nature, la communauté, la foi.

Le film soulève la réalité souvent ignorée de la main-d’œuvre migrante indienne, entre exploitation et isolement, et jette un regard sévère sur les espoirs brisés suit à ce qu’on appelle le "rêve du Golfe"

Sur le plan culturel, The Goat Life fait le lien entre le modèle de migration historique du Kerala et sa littérature (le roman fondateur de Benyamin), tout en contribuant au renouveau du cinéma malayalam sur des thèmes universels, loin du cadre familial ou villageois

Techniquement, c’est une fresque d’envergure régionale mais portée à l’échelle globale : musique d’A. R. Rahman, image immersive, acteurs multiculturels – le film fait déjà partie des plus gros succès de Malabar en termes de budget et recette

Enfin, sa diffusion sur Netflix en juillet 2024 et la controverse liée à sa représentation de l’Arabie saoudite montrent que ce film dépasse largement le cadre régional pour provoquer des débats internationaux sur le sort des migrants

En résumé, The Goat Life fait écho à l’histoire de migration du Kerala tout en réinscrivant la souffrance et la quête de dignité de ses habitants dans un cadre global, et s’ancre dans le « New‑Gen Malayalam » par son ambition visuelle et narrative.

Anweshippin Kandethum
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Anweshippin Kandethum (2024)

2 h 22 min. Sortie : 9 février 2024 (Inde). Drame, Thriller

Film de Darwin Kuriakose

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Le film trouve son ancrage dans le Kottayam rural et périurbain du Kerala, au cœur d'une société marquée par les tensions communautaires — notamment les rivalités entre congrégations chrétiennes locales — et la pression institutionnelle sur la police .

Le film se structure en deux temps : d'abord l’enquête sur la disparition d’une étudiante dans les années 90, puis la réouverture d’un "cold case" dans un village, mettant en lumière les rouages de la bureaucratie, les compromis politiques et la mémoire collective des petites villes ke­ra­laises .

À travers les rues étroites de Chingavanam, la caméra et les décors évoquent une nostalgie visuelle — voitures d’époque, architectures modestes — qui inscrit fermement l’histoire dans un passé récent du Kerala.

La figure de SI Anand Narayanan, interprété par Tovino Thomas, reflète ce kinship copangal (policier de cœur), luttant pour la justice dans un système parsemé d'obstacles : pression hiérarchique, dynamiques religieuses, et crainte du jugement communautaire.

Le film s’inscrit dans une veine encore peu explorée localement : le polar procédural, hommage aux thrillers des années 80-90, lumineux et sobre, avec des enquêtes méthodiques plus que des poursuites spectaculaires .

Enfin, la réception remarquable du film (succès box-office, critique louangeant l’écriture et la mise en scène) montre que le public du Kerala est avide de récits enracinés, ancrés dans la réalité sociale locale, tout en renouvelant les genres cinématographiques régionaux .

Pallotty 90's Kids
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Pallotty 90's Kids (2024)

2 h 06 min. Sortie : 25 octobre 2024 (Inde). Comédie

Film de Jithin Raj

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Pallotty 90’s Kids (2024) se déploie dans un village de Palakkad, Kerala rural, projetant le regard nostalgique d’un homme revenant sur son enfance des années 90, quand la télévision était limitée et les loisirs simples mais précieux .

Le film célèbre l’insouciance et la puissance des amitiés enfantines, incarnées par Kannan et Unni, qui partagent jeux d’enfance et bidouilles artisanales — comme ces friandises en jaggery appelées pallotty — reflet de la culture locale .

Situé juste avant l’ère numérique, il capte l’essence d’un Kerala encore dominé par les liens de communauté, les rues ouvertes, les bancs d’école de campagne.

La musique rétro, la bicyclette, les jouets faits maison et les ambiances captées à travers une photo immersive restitue l’atmosphère fidèle aux souvenirs collectifs des « 90’s kids » du Kerala .

Ce récit personnel s’inscrit dans la mouvance du cinéma nostalgique malayalam, salué par le public et la critique, notamment via trois Kerala State Film Awards (Meilleur film pour enfants, Meilleur jeune espoir, Meilleure chanson) .

En somme, Pallotty 90’s Kids est une lettre d’amour à une enfance révolue, offrant un miroir touchant à une région en mutation, tout en demeurant un témoignage universel sur la puissance des petits bonheurs and feel‑good.

Thudarum
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Thudarum (2025)

2 h 43 min. Sortie : 25 avril 2025. Drame, Thriller

Film de Tharun Moorthy

abscondita a mis 5/10.

Annotation :

Le film se situe principalement à Ranni, dans les collines du Kerala, offrant un décor à la fois intime et rural pour un récit empreint d’un fort ancrage local.

Le film suit Shanmughan (Mohanlal), un chauffeur de taxi modeste, dont la vie paisible bascule lorsque sa voiture emblématique – une Ambassador d’occasion – est saisie par la police sous un faux prétexte, révélant ainsi une critique tranchante de l’abus de pouvoir policier et de la bureaucratie étouffante au Kerala.

L’histoire évoque des thèmes sensibles — rumeurs d’un « crime d’honneur », pression sociale, soupçons d’un passé criminel — rappelant des affaires locales très médiatisées tout en préservant une part de fiction universelle.

Visuellement, le film navigue entre la chaleur du Kerala rural (maisons, collines, gens simples) et la tension progressive d’un thriller procédural urbain, traduisant la peur collective face à une institution opaque.

Thudarum confirme son statut de blocbuster régional, cumulant plus de ₹100 crores au Kerala et se hissant parmi les plus gros succès de l’histoire du cinéma malayalam, preuve d’un public avide de récits enracinés, critiques et incarnés.

En bref, Thudarum est un thriller social profondément ancré dans le Kerala contemporain : un conflit entre l’homme simple et les institutions, un miroir des peurs collectives, servi par deux figures majeures du cinéma régional, dans un décor local qui fait sens.

Am Ah
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Am Ah (2025)

അം അഃ

1 h 53 min. Sortie : 24 janvier 2025 (Inde). Drame, Thriller

Film de Thomas K. Sebastian

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

L'intrigue se situe dans les hautes terres d’Idukki, un district montagneux du Kerala, offrant un décor naturel à la fois luxuriant et isolé, propice aux mystères . L’histoire commence avec l’arrivée de Stephen, ingénieur sur un chantier routier, dans un hameau reculé — le village de Kavantha — ce qui introduit le contraste entre modernité et traditions locales.

Au cœur de ce lieu vit Amminiyamma, une grand-mère silencieuse et énigmatique, symbole du monde rural marqué par les blessures du passé (inondations de 2018, abandon d’un enfant). Sa relation avec sa petite-fille malentendante révèle la solidarité familiales ancrée dans la foi et la douleur communautaire du Kerala post-catastrophe.

Am Ah propose une vision du Kerala contemporain qui dépasse l’image de carte postale : un entrelacs de traumas naturels, dynamiques villageoises, silences intergénérationnels, rendu avec finesse dans une écriture sensorielle typique du new-gen Malayalam cinema.

Alappuzha Gymkhana
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Alappuzha Gymkhana (2025)

2 h 19 min. Sortie : 10 avril 2025. Action, Comédie, Drame

Film de Khalid Rahman

abscondita a mis 7/10.

Annotation :

Alappuzha Gymkhana s’ancre dans le Kerala, État du sud de l’Inde connu pour sa conscience sociale, ses taux d’alphabétisation élevés… mais aussi pour la pression scolaire intense. Le film capte l’ambiance des petites villes comme Alappuzha, où les jeunes cherchent des issues hors des parcours balisés. Il reflète une jeunesse kéralite à la croisée des chemins, entre traditions familiales, désillusions académiques et nouvelles formes de débrouillardise. Le recours à la « quota sportive » illustre un système éducatif complexe, où l’on bricole sa place. La boxe y devient métaphore d’un combat social et identitaire, dans un État en tension entre excellence et exclusion.

Lokah - Chapter One : Chandra
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Lokah - Chapter One : Chandra (2025)

Lokah

2 h 31 min. Sortie : 28 août 2025. Drame, Science-fiction, Action

Film de Dominic Arun

abscondita a mis 7/10 et a écrit une critique.

Annotation :

Un film qui puise dans le riche folklore du Kerala

Dominic and The Ladies' Purse
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Dominic and The Ladies' Purse (2025)

2 h 31 min. Sortie : 23 janvier 2025. Drame, Policier, Comédie

Film de Gautham Vasudev Menon

abscondita a mis 6/10.

Sarvam Maya
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Sarvam Maya (2025)

2 h 26 min. Sortie : 25 décembre 2025. Comédie dramatique

Film de Akhil Sathyan

abscondita a mis 5/10.

Eko
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Eko (2025)

2 h 05 min. Sortie : 21 novembre 2025. Thriller

Film de Dinjith Ayyathan

abscondita a mis 8/10.

Annotation :

Eko met en scène les liens historiques maritimes du Kerala avec la Malaisie britannique (migrations malabars et échanges commerciaux), la géographie mystique d’Idukki dans les Ghats occidentaux (Kaattukunnu comme personnage vivant, échos des légendes de yakshis et esprits forestiers), et le symbolisme linguistique du titre “Eko” (écho, sœur aînée ou “un” en sanskrit, incarnant solitude et hantise du passé). Le style adopte l’esthétique du “new Malayalam cinema” post-Nayattu : thriller rural lent aux ellipses immersives, refusant l’action spectaculaire au profit d’une atmosphère folklorique et multiculturelle.

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