Liste de

133 films

créée il y a 4 mois · modifiée il y a 1 jour
Zootopie 2
6.8

Zootopie 2 (2025)

Zootopia 2

1 h 47 min. Sortie : 26 novembre 2025. Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Jared Bush et Byron Howard

Sébastien Decocq a mis 7/10.

Annotation :

02 janvier : premier film et premier ciné de l'année ! Et on entame cette dernière une suite très appréciable, bien loin du syndrome Vaiana 2 auquel nous aurions pu avoir droit - film au rabais dans ses intentions et sa production, prenant les spectateurs pour du jambon. Ici, c'est plutôt l'effet Vice-Versa 2 qui se produit. A savoir un second film qui reste sur la même lancée que le précédent, sans véritablement se fouler. Gardant la même thématique, tout en se voulant plus poussif sur l'humour et les situations. Mais parvenant à faire évoluer ses personnages - le duo principal étant le moteur fort des Zootopie - et enrichir son univers. Et livrant au public un divertissement toujours aussi efficace par son enquête bien écrite, ses séquences d'action endiablées et sa bonhommie véritablement sincère. Bref, c'était une bonne séance !

Working Girl
6.2

Working Girl (1988)

1 h 53 min. Sortie : 8 mars 1989 (France). Comédie, Drame, Romance

Film de Mike Nichols

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

02 janvier : avec cette version de Cendrillon en plein Wall Street, je ne peux rester de marbre devant quelques niaiseries vieillotes quant à la romance entre Melanie Griffith et Harrison Ford. A quelques répliques un poil cucul la praline. Et à la bande-original qui n'arrange pas trop les choses. Mais je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai passé un mauvais moment. Au contraire, Working Girl est un long-métrage très appréciable par le jeu de ses comédiens - Sigourney Weaver en tête. Mais surtout par son aspect assez avant-gardiste pour ce qu'il est de dépeindre la femme dans le monde du carrière - le film date de 1988. Il y a certes quelques situations qui peuvent faire crisser des dents aujourd'hui. Mais de voir un personnage féminin tentant de s'émanciper professionnellement parlant, devenant l'égal de l'homme - aussi bien dans ses atouts que ses vices -, il y a clairement quelque chose de jubilatoire dans Working Girl. Et c'est ce qui permet de passer un bon moment devant le titre.

La Proposition
5.1

La Proposition (2009)

The Proposal

1 h 48 min. Sortie : 23 septembre 2009 (France). Comédie romantique, Drame

Film de Anne Fletcher

Sébastien Decocq a mis 5/10.

Annotation :

04 janvier : les comédies romantiques américaines de ce calibre ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Même si le postulat s'avère rigolo, je trouve le résultat toujours poussif. A tel point que je n'arrive pas à m'investir ni à vraiment m'amuser des situations que le film propose. Et La Proposition ne déroge pas à la règle, surtout avec son humour que je trouve forcé - le coup de l'aigle, la danse tribale dans la forêt... - et son intrigue amoureuse cousue de fil blanc à laquelle il est difficile de croire. D'autant plus que, concernant cette dernière, il est difficile de la voir venir avec crédibilité tant elle surgit de nulle part. Il est vrai que le duo Sandra Bullock/Ryan Reynolds fonctionne plutôt bien, permettant à l'ensemble d'avoir des petites joutes pouvant faire sourire. Mais non, ce genre de divertissement n'est décidement pas ma came. Et je me surprends encore à vouloir tenter l'expérience à chaque fois qu'une occasion se présente... Ou tout simplement parce que j'avais besoin d'une comédie sans prise de tête, histoire de me vider la tête. Allez savoir !

Godzilla Minus One
7.1

Godzilla Minus One (2023)

2 h 05 min. Sortie : 7 décembre 2023 (France). Action, Science-fiction, Aventure

Film de Takashi Yamazaki

Sébastien Decocq a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

04 janvier : cela fait un petit moment que le steelbook traîne sur le meuble de télé, ayant envie de me le revoir depuis celui de 1954. Il aura fallu attendre le blues du dimanche et la fin des vacances pour pour insérée le disque dans le lecteur, et profiter une nouvelle fois du spectacle !

Scream
5.1

Scream (2022)

1 h 54 min. Sortie : 12 janvier 2022 (France). Épouvante-Horreur

Film de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett

Sébastien Decocq a mis 5/10.

Annotation :

04 janvier : je pensais freiner un peu, histoire de ne pas arrêter le marathon et et d'attendre fin février. Mais l'envie de finir les vacances sur un film non prise de tête à vitre pris le dessus. A voir si je vais traîner exprès pour revoir le 6.

Maya, donne-moi un autre titre
6.1

Maya, donne-moi un autre titre (2025)

1 h 03 min. Sortie : 18 juin 2025. Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Michel Gondry

Sébastien Decocq a mis 5/10.

Annotation :

05 janvier : je n’aurai franchement rien de plus à dire sur cette suite, tant mon avis ne diverge pas depuis le volet précédent. Donc, au risque de me répéter, je dirai donc que Maya, donne-moi encore un titre est une jolie proposition en matière de cinéma artisanal, à l’image de Michel Gondry et de son cinéma. Permettant à ce dernier de parler de paternité de manière indirecte, via un enchaînement de saynettes pouvant être appréciées par les plus jeunes. Mais l’ensemble est si mécanique et hermétique – à moins d’être de la famille ou un proche du réalisateur pour y trouver un quelconque intérêt – que l’heure de visionnage s’avère longue et peu captivante. En tout cas en ce qui me concerne, souhaitant un retour de Gondry à des œuvres pour lesquelles je ne sois pas indifférent.

Novocaine
5.6

Novocaine (2025)

1 h 50 min. Sortie : 26 mars 2025 (France). Action, Thriller, Comédie

Film de Dan Berk et Robert Olsen

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

05 janvier : j’ai agréablement été surpris devant Novocaïne car je n’en attendais rien, ou du moins pas grand-chose. Juste un divertissement qui sache me passer le temps, et autant dire qu’il y est parvenu sans difficulté. Car dans Novocaïne, il y a quelque chose de sympa et sincère de la part des réalisateurs. Une envie de proposer un concept farfelu – un homme ne craignant pas la douleur se jetant dans le feu de l’action – et de traiter ce dernier comme un enfant s’amuserait de son jouet. Ne cherchez pas de cohérence ou de vraisemblance dans Novocaïne, il n’y en a simplement pas ! Mais c’est justement ce parti pris assumé qui en fait un divertissement appréciable, parvenant à s’amuser de son personnage looser et des situations que son handicap confère. Devenant pour le coup une sorte de cartoon en live qui malmène son héros avec délectation mais également affection. Un constat appréciable que nous devons également à Jack Quaid, qui certes se complait dans les rôles de losers pathétiques mais dans lesquels il s’en sort encore sans fatiguer l’assistance. Mais si tout va bien, quel est donc le problème de Novocaïne ? Qu’est-ce qui fait que je sois sorti du visionnage ravi mais sans être non plus euphorique ? C’est simple : l’ensemble ne va pas au-delà de son postulat. Que ce soit au niveau de son écriture, de sa mise en scène ou bien de son concept en lui-même, le film ne cherche jamais à faire plus que le minimum syndical. Et c’est vraiment dommage car, vu que le titre parvient à amuser la galerie avec peu, je n’ose pas imaginer ce que cela aurait donné s’il avait poussé tous les potards à fond. Bref, une comédie d’action appréciable, bien que trop gentillette dans ce qu’elle entreprend !

La Légende d'Ochi
5.9

La Légende d'Ochi (2025)

The Legend of Ochi

1 h 35 min. Sortie : 23 avril 2025 (France). Aventure, Fantastique

Film de Isaiah Saxon

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

06 janvier : sur le papier, il y a clairement un Kamoulox à se faire : une production des frères Russo, distribué par A24, qui s'apparente à un film Amblin' qui aurait été réalisé par David Lowery, en voulant reproduire l'ambiance des films scandinaves. Oui, c'est un objet bien étrange et fantasque que voici, et c'est justement ce qui fait tout autant sa force que sa faiblesse Car La Légende d'Ochi, c'est avant toute-chose un joli conte qui mise énormément sur son ambiance singulière et poétique, enjolivée par les compositions de David Longstreth. Sur son parti pris de privilégier les effets pratiques (animatroniques, costumes, matte painting...) et ainsi de procurer un visuel enchanteur. Mais c'est également un divertissement familial à l'écriture beaucoup trop simple et parfois grossière - notamment sur la fin -, empêchant d'avoir une émotion sincère. Ainsi qu'un film se permettant quelques sorties de route se rapprochant du style de Wes Anderson - la séquence du supermarché - sans pour autant en retrouver la maîtrise. Voilà donc ce qu'est La Légende d'Ochi : une parenthèse vivifiante et captivante malheureusement ternie par des faiblesses non négligeables.

Le Grand Déplacement
4.1

Le Grand Déplacement (2024)

1 h 22 min. Sortie : 25 juin 2025. Comédie

Film de Jean-Pascal Zadi

Sébastien Decocq a mis 3/10.

Annotation :

07 janvier : cela aurait pu être pas plaisir masochiste que je me suis lancé dans le visionnage de ce film, histoire de voir l'ampleur du désastre. Voulant un film de fond pendant le repas. Mais en vrai, ce film me tentait à la base. Parce que j'avais apprécié Tout simplement noir, précédent film de Zadi avec lequel il osait traiter du racisme de manière assez frontale et osée. Ce n'était pas du grand art mais le film allait droit au but et marchait bien. Alors, voir l'acteur/réalisateur s'attaquer à un projet ambitieux - film de conquête spatial français - pour continuer sur sa lancée thématique - suivre une équipe d'astronautes africains -, il y avait clairement matière à faire une comédie politique et sociale. Et il y a clairement des traces de cela dans le rendu final. Notamment dans son concept et son postulat. Mais je ne peux que rejoindre la majorité : Le grand déplacement est un ratage total ! Et incompréhensible, qui plus est ! Car comment après Tout simplement noir, peut-on livrer un film aussi inerte en matière de rythme, de maîtrise et de tempo comique ? Avec des comédiens absents - un exploit, en ce qui concerne Reda Kateb ? Tout l'aspect critique du film se retrouve dilué dans un florilège de vannes et situations malaisantes. Raciste, Islamophobe, sexiste, grossophobe... Je ne pense pas que le film voulait l'être. Mais l'écriture et la mise en scène sont tellement bâclées qu'il est difficile de tout prendre autrement qu'au premier degré. Et quand on voit les effets spéciaux vraiment réussit, on ne peut que crier au gâchis. Bref, un moment bien dérangeant...

La Proie d'une ombre
6.3

La Proie d'une ombre (2021)

The Night House

1 h 48 min. Sortie : 15 septembre 2021 (France). Épouvante-Horreur, Thriller

Film de David Bruckner

Sébastien Decocq a mis 7/10.

Annotation :

07 janvier : n'ayez pas peur du classicisme dans lequel démarre La Proie d'une Ombre. Car s'il démarre comme une histoire de fantôme basique pour dévier sur un thriller sur le banal papier, la proposition de Brucker est beaucoup plus maligne et complexe qu'il n'y paraît. Déjà parce que le réalisateur se lance dans un exercice de style assez maîtrisé, parvenant à captiver. A instaurer une ambiance par l'utilisation d'effets d'optique et de perspective très convaincants - comme former une silhouette en utilisant différents éléments de décor -, sans tomber dans l'abus d'artifices. Mais c'est par son climax que le film puise toute sa force ! Sans en révéler plus, le final donne à l'ensemble une toute autre ampleur, faisant de La Proie d'une Ombre une métaphore pertinente sur le deuil et surtout la dépression. Sans doute un peu tiré par les cheveux dans son déroulé, mais le résultat s'avère d'une justesse assez prenante. Et rien que pour cela, je ne peux que conseiller ce long-métrage !

Rock Academy
6.2

Rock Academy (2003)

School of Rock

1 h 48 min. Sortie : 24 mars 2004 (France). Comédie, Musique

Film de Richard Linklater

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

08 janvier : en soi, il n’y a pas grand-chose à dire sur Rock Academy, tant le film se montre classique. Dans ce qu’il raconte mais aussi dans ce qu’il montre : la rocambolesque histoire d’un musicien loser et glandeur qui se retrouve professeur par nécessité, et qui va former un groupe de rock avec ses élèves. À aucun moment le film ne surprend, déballent ses séquences un poil prévisibles servant au show d’un Jack Black déjanté qui pique malheureusement la vedette à tout le reste du casting. Notamment aux jeunes personnages, qui n’ont droit à aucune sous-intrigue mais juste à de simples caractéristiques (lui sait jouer de la batterie, elle sait chanter…) au service de la tête d’affiche. Pourtant, Rock Academy fonctionne par le numéro de sa star, bien plus sincère et sympathique que ce qui m’a été donné de voir dans ses récents projets. Et surtout, l’ensemble respire une ambiance énergique qui fait du bien. Que ce soit par sa malice ou sa bande son rock, le long-métrage se regarde avec plaisir qui donne du baume au cœur. En réalité, je n’en demandais pas plus, et le film est parvenu à me plaire tel quel. Que demande le peuple ?

Daffy & Porky sauvent le monde
6.4

Daffy & Porky sauvent le monde (2024)

The Day the Earth Blew Up: A Looney Tunes Movie

1 h 31 min. Sortie : 12 février 2025 (France). Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Peter Browngardt

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

09 janvier : je ne peux clairement pas résister aux Looney Tunes ! Ils me suivent depuis l'enfance, via l'émission Ça cartoon et quelques VHS que j'avais. Autant dire que je ne loupe aucune de leurs aventures. Et j'avais clairement besoin de me laver l'esprit de l'affront Space Jam 2. Et quel plaisir de retrouver les Looney Tunes dans ce qu'ils savent faire le mieux : une intrigue délurée et généreuse en humour cartoonesque, référencé et méta. Même si Daffy et Porky sont les seuls qui répondent présents, c'est un véritable plaisir de replonger dans cet univers, et de s'amuser sans se prendre la tête un seul instant. Le seul bémol à mon goût, c'est de voir un long-métrage qui semble aborder une approche propre aux cartoons actuels. Celle de proposer un divertissement au rythme effrené, non-stop. D'avoir une énergie sans faille. Si cela peut fonctionner sur des courts-métrages d'une dizaine de minutes, c'est beaucoup moins appréciable sur un métrage d'une heure et demie. J'ai trouvé l'ensemble au bout d'un moment un peu éreintant, agaçant. Et c'est clairement quelque chose que je ne ressentais pas chez les Looney Tunes à l'époque. Qui savaient, même dans leurs sketches, prendre le temps de se poser. Même d'offrir des moments tout aussi jolis qu'aériens. Et c'est encore quelque chose qui manque à ce long-métrage. Peut-être pour le suivant, qui, je l'espère, sera Coyote vs. Acme !

Animale
6.1

Animale (2024)

1 h 38 min. Sortie : 27 novembre 2024. Drame, Fantastique

Film de Emma Benestan

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

11 janvier : ce que j'apprécie dans ce type de proposition, c'est que quelque chose est tenté. Ici, la réalisatrice Emma Benestan met en avant une partie de notre patrimoine - la Camargue et ses taureaux - et l'utilise pour faire du cinéma. En utilisant les décors pour aborder un peu le genre du western et donner à ces paysages une certaine ambiance. Mais également en livrant une intrigue qui détourne en quelque sorte le mythe du loup-garou pour aborder une thématique forte. Ou - ATTENTION, SPOILERS !!!! - comment suivre une jeune femme abusée qui, malgré elle, se transforme en bovin pour se venger de ses agresseurs. Dit comme cela, le postulat peut paraître assez casse-gueule. D'autant plus que le long-métrage ne parvient pas à cacher son manque de moyen, notamment en ce qui concerne les maquillages et effets spéciaux - beaucoup de hors champs ou de gros plans nocturnes. Quitte à s'autoriser quelques longueurs pour tenter d'enrichir son atmosphère via des artifices contemplatifs. Mais le résultat s'avère au final des plus satisfaisants. Et je ne peux que saluer cette tentative pour le moins plaisante et ambitieuse.

Scream VI
5.1

Scream VI (2023)

2 h 03 min. Sortie : 8 mars 2023 (France). Épouvante-Horreur

Film de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett

Sébastien Decocq a mis 5/10.

Annotation :

11 janvier : un peu en avance, mais comme ça, on termine le marathon avant la sortie du 7ème film, fin février. Et même si je reste campé sur mes positions devant ce numéro 6, j'apprécie d'avoir un Ghostface bien plus brutal qu'à l'accoutumée.

13 jours, 13 nuits
6.5

13 jours, 13 nuits (2025)

1 h 52 min. Sortie : 27 juin 2025. Action, Thriller, Guerre

Film de Martin Bourboulon

Sébastien Decocq a mis 5/10.

Annotation :

12 janvier : quand je regarde 13 jours, 13 nuits, j’y revois le dyptique des Trois Mousquetaires. Soit l’envie de faire un blockbuster français mais à l’américaine, avec son lot d’images spectaculaires et de mise en scène impressionnante. Une ambition louable qui a plutôt bien fonctionné avec Le Comte de Monte-Cristo, mais parce que ce dernier a été dirigé par d’autres réalisateurs. Ici, il est question de Martin Bourboulon, un cinéaste qui veut sans doute bien faire – je n’en doute pas – mais qui n’arrive pas à accoucher de quelque chose tenant la route. Certes, l’opus D’Artagnan pouvait présenter une certaine efficacité mais possédait bien des défauts techniques faisant peine à voir. Défauts qui se sont accentuer dans la seconde partie, Milady. Et c’est exactement ce qui se passe avec 13 jours, 13 nuits : l’envie de faire un film de guerre sans en avoir le savoir-faire ni la maîtrise. Ici, il s’agit d’une reconstitution faite par un bon petit soldat, qui tente de filmer à l’américaine et qui transforme son long-métrage en une œuvre cochant les cases sans se fouler. Le héros au centre de plans iconiques, check ! Moments tire-larmes poussifs, check ! Personnages fonction ne servant qu’aux besoin du scénario, check ! Photographie aux belles couleurs, bien loin d’un aspect crade et viscéral, check ! Que ce soit la direction des acteurs ou bien les choix de mise en scène, tout sonne presque faux dans 13 jours, 13 nuits. Je note cependant quelques passages vraiment réussis niveau tension, car parvenant à captiver l’attention par leur efficacité. Ou encore cette manière de filmer la foule de manière étouffante, pour retranscrire la détresse et le désespoir de la situation. Ce qui surprend et montre à quel point Bourboulon peut faire preuve d’une réelle capacité à faire ressentir une émotion par sa caméra. Mais ces instants sont beaucoup trop rares, n’empêchant pas 13 jours, 13 nuits de n’être qu’une reconstitution scolaire et prétentieuse de l’opération d’exfiltration de l’ambassade française de Kaboul en 2021.

Kika
6.8

Kika (2025)

1 h 50 min. Sortie : 12 novembre 2025 (France). Drame

Film de Alexe Poukine

Sébastien Decocq a mis 7/10.

Annotation :

13 janvier : Kika peut faire peur ne serait-ce que par son postulat. À savoir une femme qui se lance dans la prostitution BDSM après avoir perdu son mari et tenté de vendre ses culottes sales pour subvenir à ses besoins et ceux de sa fille. Outre l’étrangeté de son intrigue, le long-métrage nous plonge surtout dans un univers et des fantasmes qui peuvent déranger si l’on n’est pas familier avec ce genre de pratique. Moi-même, j’ai pu me trouver gêner par certaines séquences. Mais ce qu’il y a de bien avec Kika, c’est sa manière d’aborder cette thématique et ce milieu : de manière frontale sans jamais tomber dans la vulgarité ou la gratuité. Si habituellement ce genre de films fait la part belle à ceux aux travailleurs.euses, Kika prend le temps de se poser et de s’intéresser à ses clients. Offrant quelques instants d’humanité et non de voyeurisme moqueur. Car ce qui intéresse le plus la réalisatrice Axele Poukine, ce n’est pas tant ce sujet-là, mais bien plus son personnage principal. Et oui, Kika n’est pas la découverte du milieu du sexe mais le portrait d’une femme ne parvenant pas à faire son deuil, à extérioriser sa douleur. Et qui va, par nécessité urgente, se replier sur elle-même et tenter plein de choses avant de pouvoir exprimer et comprendre ce qu’elle a sur le cœur. Avec son passé dans le documentaire – Kika étant sa première fiction – et sa comédienne Manon Clavel, Poukine offre à son film une sincérité et une justesse qui en fait toute sa force. Se permettant même d’aborder ses situations et thématiques avec une pointe de malice bienvenue, sans que cela ne tombe dans la méchanceté. Ce qui en fait clairement un drame beau et touchant, quoiqu’un peu déroutant par moment. Par certaines séquences, comme je disais, mais aussi par son rythme parfois étrange. Comme sa première partie qui prend son temps pour poser ses bases mais en se permettant beaucoup d’ellipses qui cassent à mon sens la narration. Ou encore cette malice qui s’estompe d’un coup en seconde partie, renforçant la gêne de quelques situations. Mais mis à part cela, merci Colin pour cette chouette recommandation !

Freud, la dernière confession
5.4

Freud, la dernière confession (2023)

Freud's Last Session

1 h 48 min. Sortie : 4 juin 2025 (France). Drame

Film de Matt Brown

Sébastien Decocq a mis 4/10.

Annotation :

14 janvier : je ne peux pas spécialement dire que je sois friand de ce genre de cinéma, mais je savais à quoi m’attendre. Aux vues du personnage principal et du synopsis, je m’étais clairement préparé à avoir un huis clos pour mettre en scène une discussion, voire un débat, entre deux personnalités différentes et campées sur leurs positions. Et que les thématiques abordées (psychanalyse, religion, guerre…) ne seraient pas des plus simples ni appréciables à suivre. Il n’empêche que si l’ensemble avait été mené avec maîtrise, j’aurais pu me laisser happer par les joutes verbales et m’abreuver des paroles des protagonistes. Malheureusement, Freud, la dernière confession n’est pas parvenu à me captiver à seul instant, et ce parce qu’il manque à mon sens de dynamisme. La mise en scène scolaire n’arrive pas à donner à sa narration un élan d’énergie. La prestation d’Anthony Hopkins est certes excellente mais écrase celle de Matthew Goode, ce qui crée un sacré déséquilibre dans cette confrontation verbale. L’écriture ne trouve jamais son rythme, se perdant dans des flashbacks et sous-intrigues grossiers qui cassent grossièrement la cadence de la narration. Des défauts non négligeables qui me font dire que Freud, la dernière confession est un film ronflant et inintéressant, que je laisse avec plaisir à ceux qui sont férus de ce style de proposition.

La Ferme des Bertrand
7.4

La Ferme des Bertrand (2023)

1 h 22 min. Sortie : 31 janvier 2024. Société

Documentaire de Gilles Perret

Sébastien Decocq a mis 7/10.

Annotation :

14 janvier : ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas spécialement fan des documentaires. J’ai toujours préféré la fiction au réel, la trouvant parfois plus forte lorsqu’elle fait travailler l’imaginaire. Cela ne veut pas dire que je n’aime aucun documentaire. En effet, il m’arrive d’en regarder et d’en aimer. Et si je commence mon avis de la sorte, c’est pour annoncer la couleur : La Ferme des Bertrand est un film que j’ai beaucoup apprécié. Pas forcément par le milieu qu’il dépeint, n’étant pas familier du milieu agricole. Mais plutôt par son procédé et ce que le réalisateur Gilles Perret en fait. Car La Ferme des Bertrand, c’est en quelque sorte une suite. Celle du premier film du cinéaste, Trois frères pour une vie…, via lequel il mettait en lumière la vie de trois agriculteurs et de leur exploitation laitière. Vingt-cinq ans après, Perret décide donc de poser à nouveau sa caméra au sein de cette ferme, pour y révéler son parcours au cours des décennies. Et pour cela, il s’amuse à piocher des images de son premier film pour les juxtaposer avec les nouvelles, dans le but de comparer les époques. Juste en faisant cela, Perret raconte bien des choses sur les difficultés subies par nos chers agriculteurs. En effet, ils sont les acteurs d’un monde en perpétuelle évolution qui, paradoxalement, ne parvient pas à changer. Chaque jour, ils doivent constamment s’adapter à divers facteurs – politiques, climatiques, historiques, immobiliers, géographiques, touristiques… – tout en subissant des difficultés d’ordre économiques, sociales et familiales. Des difficultés qui, malheureusement font partie intégrante de leur existence et sont toujours d’actualité, comme peuvent en témoigner les récentes manifestations. Et rien que pour ce qu’il montre, pour ce qu’il pointe du doigt, La Ferme des Bertrand est un documentaire qui se doit d’être vu. Ne serait-ce que pour faire honneur à ses hommes et femmes qui se battent sans cesse pour survivre, alors que leur métier est de simplement contribuer à notre vie de tous les jours

Dragons
7.5

Dragons (2010)

How to Train Your Dragon

1 h 38 min. Sortie : 31 mars 2010 (France). Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Chris Sanders et Dean Deblois

Sébastien Decocq a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

15 janvier : allez, nouveau marathon en perspective ! Celui de la trilogie d'animation Dragons ! L'occasion de me refaire ces bons films que je n'ai pas vu depuis leur sortie respective.

11 mars : je l'ai revu il y a deux mois de cela. Mais qu'importe : un film qui fait du bien !

28 ans plus tard
6.2

28 ans plus tard (2025)

28 Years Later

1 h 55 min. Sortie : 18 juin 2025 (France). Épouvante-Horreur, Thriller, Road movie

Film de Danny Boyle

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

16 janvier : j'avais envie de me replonger dans ce film, avant de m'attaquer à sa suite. Et je pense avoir enfin mis le doigt sur pourquoi je suis sorti de la salle frustré. 28 ans plus tard, ce n'est pas un film bourrin ou énervé comme ses prédécesseurs - malgré la mise en scène et le montage punk de Danny Boyle. C'est une proposition beaucoup plus onirique, qui préfère offrir un message plutôt que de l'horreur pure. De ce fait, il s'agit du récit initiatique d'un jeune garçon, qui va découvrir un soupçon d'humanité dans ce monde ravagé. C'est ce qui fait le charme de ce 28 ans plus tard, mais également sa faiblesse. Car la proposition se montre tellement abstraite et radicale que le film m'a laissé sur le carreau. Et même si je l'ai un peu plus apprécié à ce second visionnage, je ne peux m'empêcher de regretter l'aspect cruel et rentre-dedans des deux premiers volets.

28 ans plus tard - Le Temple des Morts
6.8

28 ans plus tard - Le Temple des Morts (2026)

28 Years Later: The Bone Temple

1 h 49 min. Sortie : 14 janvier 2026 (France). Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Nia DaCosta

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

17 janvier : le film surprend dès le début, car avec Nia DaCosta à la réalisation, cette suite change de style. Adieu la mise en scène et le montage énervés des précédents volets, place à quelque chose de plus conventionnelle – ne serait-ce que par la colorimétrie ! Attention, je ne dis pas que le film ne soit pas techniquement maîtrisé, d’autant plus qu’il fourmille d’idées visuelles, offrant des séquences mémorables – dont une sous Iron Maiden, exceptionnelle à mes yeux. Mais après un 28 ans plus tard assez punk, cela surprend et déçoit même un peu. Par contre, avec ce Temple des Morts, DaCosta parvient à retrouver la cruauté viscérale de ses ainés, pour continuer le récit initiatique Du jeune garçon. Qui, après avoir découvert un soupçon d’humanité, va se rendre compte que cette même humanité peut engendrer les pires horreurs – allant même au-delà du danger que représentent les infectés. Cela, le film le traite efficacement en opposant la figure toute en pureté et philosophie du Dr. Kelson (Ralph Fiennes, exceptionnel) à la barbarie gratuite de Jimmy Crystal (Jack O’Connell, inquiétant) et de ses fidèles. Par cela, Le Temple des Morts complète, voire donne de l’ampleur à ce qu’avait implanté son aîné. Et le fait avec bien plus d’ouverture et de facilité que Danny Boyle, sans en perdre la substance. Mais mine de rien, je suis encore sorti de la salle déçu… Frustré de ne pas retrouver cette rage dans la mise en scène et le montage, qui faisait de 28 jours et 28 semaines plus tard des films d’horreur bien bourrin comme j’aime – sans pour autant être vide de sens. Frustré de voir donc une nouvelle trilogie qui semble, à mon sens, un peu trop se perdre dans ses métaphores, au point de m’ennuyer par moment. Et qui me fait peur sur le but de ces nouveaux films. Car arrive le troisième volet, avec le retour de Cillian Murphy. Et jusque-là, j’ai plutôt l’impression d’assister à une longue introduction, limite hors sujet, au retour de son personnage. À voir comment cela va se terminer. Peut-être que tout prendra sens. Que le troisième film fera éclore les jolies graines plantées jusque-là – comme l’évolution du personnage de Samson et de ce que cela implique dans le lore de la saga. Mais jusque-là, je suis plutôt à me demander si cela valait vraiment le coup de raconter cette histoire en trois films.

Dragons 2
7.1

Dragons 2 (2014)

How to Train Your Dragon 2

1 h 45 min. Sortie : 2 juillet 2014 (France). Animation, Action, Aventure

Long-métrage d'animation de Dean Deblois

Sébastien Decocq a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

18 janvier : me replonger dans cette saga me fais dire que j'en suis fan. Et ça me surprend car je les ai tous vus au moins une fois. Et jamais je ne me suis senti emballé à l'idée de me les refaire - jusque-là. Même si ce second volet est inférieur au premier à mon sens - à cause d'un début un peu trop porté sur la vanne -, je reste baba devant l'épique des séquences d'action ainsi et l'émotion qui se dégage des scènes plus posées. Vivement que je me remate le 3 !

The Alto Knights
5.7

The Alto Knights (2025)

2 h. Sortie : 19 mars 2025 (France). Biopic, Policier, Drame

Film de Barry Levinson

Sébastien Decocq a mis 5/10.

Annotation :

19 janvier : cela ne saute peut-être pas aux yeux, mais The Alto Knights avait un potentiel de fou ! Le projet se vendait comme un œuvre crépusculaire, avec pour ambition de montrer la fin de la mafia américaine. Qui plus est scénarisé par Nicholas Pileggi, à qui nous devons Les Affranchis, Casino, American Gangster et The Irishman. Et en sachant cela, le titre pouvait également se voir comme un chant du cygne de la part de Robert De Niro. Acteur dont la filmographie a notamment été marquée par des rôles de gangsters. Y retrouver le comédien, à l’âge de 81 ans, dans un film qui traite de la fin d’une époque dont il est en quelque sorte rattaché, c’était assez symbolique. D’autant qu’il incarne ici deux rôles bien distincts. Deux personnages que tout oppose, lui permettant de rejouer sa palette de jeu, tout en illustrant presque un affrontement interne – si l’on suggère que les deux rôles sont les faces d’une même pièce. Et puis, n’oublions pas le retour de Barry Levinson à la caméra, qui n’est plus parvenu à marquer les esprits depuis les années 90. Donc oui, le champ des possibles était assez prometteur The Alto Knights. Et c’est en cela que la déception n’en est que plus grande, le film n’étant pas à la hauteur de sa prétention. Ce dernier sent tout simplement le formol. Non pas que le casting soit principalement constituée de personne âgée – le jeu de mot n’est clairement pas voulu. Mais dans le sens où The Alto Knights se présente comme un film de gangsters vieillot, sans énergie ni panache. Les répliques s’enchaînent sans avoir le peps d’un Martin Scorsese, le montage paraît scolaire et l’ensemble donne par moment l’impression d’une caricature non désirée du genre. Même l’idée du double-rôle de De Niro passe à la trappe, devenant plus gadget qu’autre chose. Donc non, The Alto Knights se présente comme un titre vain, ennuyeux et un poil paresseux. Pas mauvais, car la photographie est de qualité et la reconstitution des années 50 plutôt convaincantes. Mais face à l’ambition de l’ensemble, la déception ne peut qu’être trop grande.

L'Agent secret
7.1

L'Agent secret (2025)

O Agente Secreto

2 h 39 min. Sortie : 17 décembre 2025 (France). Drame, Policier, Thriller

Film de Kleber Mendonça Filho

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

20 janvier : ne vous jetez pas à corps perdu dans le visionnage de L’Agent Secret, car il s’agit-là d’un gros morceau ! Car outre sa durée assez conséquente (2h40), le film se révèle être d’une importante densité. Un titre qui utilise son intrigue principale – à savoir à homme tentant de se cacher et de fuir car il s’attaque à plus gros que lui – comme simple prétexte pour parler de bien d’autres sujets. En clair, il faut voir L’Agent Secret non pas comme un simple thriller, mais plutôt tel un portrait du Brésil que tente de dresser le réalisateur. Et autant dire qu’il ne se montre pas avare en matière de sujets abordés : la corruption policière et politique, la résistance face à la répression, la puissance de l’industrie, la mémoire collective, la résistance intellectuelle, la culture du carnaval brésilien, l’évolution à travers le temps, la quête d’identité, l’omniprésence de la presse, le cinéma au sein du pays… J’en oublie certainement encore, mais c’est impressionnant de voir à quel point le réalisateur su caler toutes ces thématiques, sans jamais en mettre une seule de côté. Il faut dire aussi que le cinéaste fait preuve d’une maîtrise et d’un amour pour le 7ème art, qui explique la fluidité et la richesse de son titre. Et pour cause, L’Agent Secret est une proposition qui sait varier les genres et les émotions avec une facilité déconcertante, sans que cela ne paraisse bizarre ou incohérent au visionnage. Nous passons de la légèreté à la tension pure, avec du drame intense et de la série B jouissive au milieu de tout cela. Sans oublier que le tout propose une ambiance toute aussi lourde que chaleureuse, reproduisant l’atmosphère du Brésil de cette époque, entre moments d’évasion et de paranoïa. Mais si je suis sorti de la salle impressionné, c’est surtout de l’incompréhension qui s’est immédiatement faite ressentir. Sur l’intérêt de certaines séquences, sur ce qu’elles voulaient raconter. Je pense que le gros problème du film, c’est de ne pas planter son décor. Au début, vous n’avez qu’une indication spatio-temporelle, en mode « Brésil, 1977, point ». Et malgré toutes les thématiques abordées, le film ne vous précise pas qu’entre 1964 et 1985, le pays était en pleine dictature militaire. Il ne vous informe pas de la légende urbaine de la « jambe poilue » et de sa raison d’être – création sarcastique d’un journaliste pour dénoncer le pouvoir en place. L’Agent Secret demande à ce que vous possédiez un certain bagage, une certaine connaissance du Brés

Dragons 3 - Le Monde caché
6.9

Dragons 3 - Le Monde caché (2019)

How to Train Your Dragon: The Hidden World

1 h 44 min. Sortie : 6 février 2019. Animation, Action, Aventure

Long-métrage d'animation de Dean Deblois

Sébastien Decocq a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

20 janvier : marathon presque terminé - car je compte bien me revoir le remake live ! - sur l'opus le plus émotif de la saga. Le plus faible aussi en termes de narration, tant l'intrigue semble prendre les mêmes bases que le précédent. A savoir nos héros confrontés à des chasseurs voulant asservir des dragons, la découverte d'un endroit où vivent en paix ces créatures et un questionnement du personnage principal sur ses compétences de chef. Sans compter que niveau épique, ce Dragons 3 n'est pas le plus spectaculaire, même dans son climax. Par contre, et c'est un choix du réalisateur, il s'agit du volet le plus intime et émotif. Son ambition était de nous faire pleurer en signant la clôture de cette trilogie, les adieux entre Harold et Krokmou. Tout le film est basé là-dessus, et en fait indéniablement le plus beau et touchant de tous. Donc oui, de menu défauts. Mais rien qui n'entache la tenue de cette saga, qui aura tenu la ligne de bout en bout. Je regrette vraiment de ne pas m'être penché dessus plus souvent. Ce marathon de revisionnage m'a permis de trouver une nouvelle saga que j'adore, et je compte bien me les remettre de façon un peu plus régulière.

L'Amour c'est surcoté
6.2

L'Amour c'est surcoté (2025)

1 h 38 min. Sortie : 23 avril 2025. Comédie romantique

Film de Mourad Winter

Sébastien Decocq a mis 7/10.

Annotation :

21 janvier : quand je lis le synopsis de L’amour c’est surcoté, je m’attends forcément à une énième comédie romantique. Le genre qui voit un loser tomber amoureux d’une femme et dont les circonstances vont faire de leur relation un puits à gags, pas toujours finauds. Et qui aborde cela avec un premier degré souvent lourdingue, ne cherchant jamais complexifier ni la situation ni les personnages. D’où ma surprise de me retrouver face à une comédie présentant une véritable écriture. Car d’entrée de jeu, le film présente le trauma du personnage principal. Qui sera bien évidemment dévoilé au compte-gouttes mais qui plante déjà le cadre. Celui d’avoir un protagoniste beaucoup travaillé qu’à l’accoutumée et dont le parcours va offrir à l’intrigue une véritable ampleur. Je ne m’avance pas plus dans mes propos, de peur de spoiler un peu trop l’histoire. Mais sachez que, quand arrive la fin du film, vous serez submergés par une émotion solaire, qui fait du bien au cœur. Mais outre l’écriture, l’ensemble doit également son charme à son couple vedette, dont les interprètes s’amusent avec un naturel confondant. Ainsi qu’à une générosité comique, qui s’autorise un enchaînement de vannes bien dosées. En tout cas, cela fait un moment que je n’avais pas autant ri devant un film ! Bref, L’amour c’est surcoté se présente comme une excellente surprise. Une jolie parenthèse sans prise de tête, innocente sur le papier mais qui donne la banane avec une efficacité folle.

Marmelade
6

Marmelade (2024)

Marmalade

1 h 39 min. Sortie : 1 octobre 2025 (France). Comédie, Policier, Thriller

Film de Keir O'Donnell

Sébastien Decocq a mis 4/10.

Annotation :

21 janvier : alors, Marmelade c’est… comment dire… ? Vraiment pas pur hasard qu’il s’est retrouvé dans ma watchlist. Un jour, j’ai zappé un peu sur le contenu de MyCanal – qui comprend le catalogue de Paramount+ – et je suis tombé dessus avec une simple réflexion : « Tiens, un film qui a le nom de notre chienne ! ». Voilà pour l’anecdote ! Pour le film, en revanche, je n’aurais pas grand-chose à dire, si ce n’est que ce n’était pas fameux… Pour le décrire brièvement, le titre se présente comme un film indépendant, qui aurait voulu mixer Usual Suspects avec Bonnie & Clyde en version acidulée. L’ensemble se veut délirant et borderline, mais ne possède pas la maîtrise pour amuser la galerie. Ici, tout n’est que gentillet, inoffensif et même un peu agaçant – notamment à cause du personnage éponyme – pour finalement livrer une œuvre se pensant intelligente avec des twists pourtant prévisibles. Résultat des courses : un long-métrage terriblement lambda, ennuyeux et qui n’apporte rien. Même pas un soupçon d’intérêt malgré la présence de Joe Keery (Steve dans Stranger Things) en tête d’affiche, qui cherche à se renouveler et se détacher de la série Netflix. Mais dont nous aimerions voir dans de bien meilleurs projets.

The Astronaut
3.9

The Astronaut (2025)

1 h 30 min. Sortie : 1 décembre 2025 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction, Thriller

Film de Jessica Varley

Sébastien Decocq a mis 2/10.

Annotation :

22 janvier : The Astronaut, c’est un peu comme récemment Marmelade : avoir eu vent de l’existence de ce film vraiment par hasard. Et en l’occurrence après avoir feuilleté un site de cinéma que je suis, en tombant sur la critique publiée à son sujet. Autant vous dire qu’avec une intrigue pareille – une astronaute qui ne serait pas revenue seule sur Terre et le casting (Kate Mara, Laurence Fishburne, Gabriel Luna), la proposition me tentait. Mais je ne m’attendais clairement pas à recevoir une telle douche froide ! Sans dire que j’espérais quoi que ce soit, The Astronaut avait un potentiel de thriller SF assez juteux, pouvant tout aussi bien lorgner vers la série B assumée qu’une intrigue tortueuse et complexe. Plutôt que de choisir, la réalisatrice tente de joindre les deux tableaux, sans avoir les moyens et l’ambition recommandés. Pour décrire le film grossièrement, The Astronaut démarre comme un huis clos bien trop clean pour être honnête (décor et photographie aseptisés), voulant nous faire douter sur la présence d’une créature ou de la folie de son héroïne. Mais par un cruel manque de mise en scène, la cinéaste n’arrive pas à installer le doute une seule seconde. Filmant les situations de manière grotesque, comme s’il manquait l’envie de faire un bon film. Les scènes s’enchaînent sans impact ni cohérences, pour aboutir à un climax d’une effarante bêtise. Comme si The Astronaut n’arrivait pas à mener son intrigue comme il se doit, pour aboutir à une finalité nanardesque. Le tout en jouant à fond la carte du cache-misère pour masquer ses effets spéciaux dignes d’une vieille production SyFy. L’ensemble a beau duré 1h30, j’ai trouvé le temps bien long devant ce produit de plateforme creux et bâclé, qui envoie valdinguer toutes ses belles promesses au profit d’un thriller pour Bisounours. Typiquement le genre de film que je suis bien content de découvrir sur ma télé et non salles car, dans le cas contraire, cela aurait relevé du foutage de gueule.

The Rip
6

The Rip (2026)

1 h 52 min. Sortie : 16 janvier 2026. Action, Policier, Drame

Film de Joe Carnahan

Sébastien Decocq a mis 6/10.

Annotation :

23 janvier : The Rip est clairement un film devant lequel j’ai passé un bon moment. J’avais peur de me retrouver devant un énième blockbuster de plateforme, fadasse et interchangeable. Mais j’ai eu la surprise de me retrouver devant un divertissement qui sent bon les années 90 – et ça me manque un peu ! Et encore, The Rip n’est pas l’actionner bourrin auquel nous pourrions nous attendre. Car malgré son affiche et son postulat, Joe Carnahan prend nos attentes à revers et fait de son titre un huis clos intrigant. Durant lequel il parvient à instaurer une tension paranoïaque efficace, sur la nature de ses personnages –sont-ils des flics honnêtes ou bien corrompus ? Et cela, le réalisateur parvient à le maintenir tout du long, jusqu’à la fameuse révélation finale. Certes, ce n’est pas du grand art et l’ensemble souffre de quelques tares pouvant mettre à mal le visionnage. Comme une écriture parfois un poil grossière ou encore un final se voulant explosif mais tout à fait inutile – comme s’il fallait justifier le budget de 100 millions de dollars. Mais le résultat s’avère satisfaisant, permettant un visionnage sans prise de tête. Et ça, ça fait plaisir !

Primate
5

Primate (2026)

1 h 29 min. Sortie : 21 janvier 2026 (France). Épouvante-Horreur

Film de Johannes Roberts

Sébastien Decocq a mis 4/10.

Annotation :

24 janvier : mon amour pour les films de monstres/attaques animales devrait être comblé par Primate. Car avec ce long-métrage, on sent une volonté d’une réalisateur Johannes Roberts à revenir vers du cinéma de genre qui ne se prenne pas la tête. Le style de divertissement qui a un postulat – en l’occurrence, un singe tueur – et qui n’en démord pas jusqu’à la fin. Et sur ce point, Primate ne s’éloigne jamais de son objectif : le film promet un massacre jouissif, il nous l’offre sans retenue ! Les personnages se font malmenés par le chimpanzé avec pas mal de cruauté, et le film propose des séquences assez funs dans le genre. Pourtant, je ne peux m’empêcher d’y voir un rendez-vous manqué… Oui, Primate est un film décérébré, mais il ne va jamais au-delà de cette simple étiquette, alors que le potentiel est bien présent. Il aurait pu, par exemple, avoir un regard sur la condition des animaux domestiques qui ne devraient pas être justement domestiqués. Cela, vous le trouverez bien plus développé et pertinent dans la scène d’introduction de Nope. Ou s’attarder sur certains moments, qui font preuve d’une tension assez convaincante – une scène d’horreur avec le singe et la surdité du personnage joué par Troy Kotsur. Mais ces instants sont expédiés trop vite, au profit d’une écriture vraiment lamentable. Que ce soit les personnages inexistants, les invraisemblances qui s’accumulent ou la mise en scène qui en fait des caisses, Primate peut amuser autant qu’il désespère. Pour ma part, je suis plutôt sorti en mode « Mouais, ça m’a passé le temps, sans plus ». C’est bien mieux que le récent Anaconda, ça je ne peux pas le nier ! Mais j’espérais peut-être un peu plus que ce Cujo simiesque.

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