
Halloween Watchlist 2025
Nouvelle rétro spéciale pour ce mois d’Halloween 2025, avec des films d'horreur/épouvante que j’avais envie de revoir, dont certains que je n’ai visionné qu’une seule fois, histoire de se faire plaisir et de possiblement les réévaluer, en bien ou.. en mal.
Un film par jour, du 1er au 31 Octobre, avec annotation.
Watchlist :
1 : Freaks (1932)
2 : La Résidence (1969)
3 : Les Révoltés de l’an 2000 (1976)
4 : Long Weekend (1978)
5 : Conjuring (2013)
6 : La Chose d’un autre Monde (1951)
7 : Le Météore de la Nuit (1953)
8 : Planète Interdite (1956)
9 : La Planète des vampires (1965)
10 : La Féline (1942)
11 : Vaudou (1943)
12 : Wolf (1994)
13 : Le Jour de la Bête (1995)
14 : Mimic (1997)
15 : Dagon (2001)
16 : En plein cauchemar (1983)
17 : Cat’s Eye (1985)
18 : Aux frontières de l’aube (1987)
19 : Society (1989)
20 : Tesis (1996)
21 : Dark Water (2002)
22 : Ginger Snaps (2000)
23 : La Peau sur les os (1996)
24 : Ils (2006)
25 : Pontypool (2008)
26 : The Lords of Salem (2012)
27 : Maniac (1980)
28 : Terreur sur la ligne (1979)
29 : House (1985)
30 : Fog (1980)
31 : Halloween III (1982)
Halloween Watchlist 2024 : https://www.senscritique.com/liste/halloween_watchlist_2024/3926945
Freaks - La Monstrueuse Parade (1932)
Freaks
1 h 04 min. Sortie : 7 octobre 1932 (France). Drame, Thriller
Film de Tod Browning
JimBo Lebowski a mis 8/10 et a écrit une critique.
Annotation :
1er Octobre
Je n’en avais qu’un souvenir partiel et c’est véritablement un film étonnant sur un bon nombre de points, comme l’efficacité de son récit, le talent de ses acteurs amateurs ou même l’utilisation du flashforward qui n’était je crois pas si commun pour l’époque. L’intro sonne à l’annonce de la créature hors champ comme une lecture de conte dramatique et morbide, on plonge direct dans cette histoire de cirque de monstres ne s’avérant pas ceux que l’on croit au premier regard, dépeignant l'affligeante nature humaine de ces personnes "normalement constituées", qui par leur cruauté malsaine finiront par payer le prix fort. Le casting essentiellement composé de véritables infirmes très à l’aise devant la caméra apporte un côté quasi documentaire tout en stupéfiant le spectateur, jusqu’à par moment en devenir bouleversant, comme pour les scènes entre Hans et Frieda.
Note inchanchée
La Résidence (1969)
La Residencia
1 h 39 min. Sortie : 9 août 1972 (France). Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Narciso Ibáñez Serrador
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
2 Octobre
Thriller espagnol se déroulant dans un internat du sud de la France où les protagonistes parlent anglais, dans la lignée de certaines petites productions européennes de l’époque, s’inspirant du giallo et préfigurant d’un certain sens le Suspiria d’Argento. L’ambiance est résolument austère et pesante, dans un cadre gothique où la mise en scène de Serrador s’insinue pour provoquer une sorte de malaise assez inexplicable en amont, comme une tension de frustration sexuelle chez ces jeunes filles, puis arrive le premier meurtre au ton étrangement décalé, le film a le don de nous déconcerter, et ce n’est pas pour me déplaire. Il y aussi cette relation plus que douteuse entre la directrice et son fils tout du long, amenant à un final qui flirte avec le Psychose de Hitchcock, apportant une ironie macabre au récit, qui manque cruellement de filtre horrifique il faut dire, avec des personnages féminins peu aboutis également, à l’image de Teresa, censée être l’héroïne. En bref La Residencia est un pur film d’atmosphère, pour le meilleur et pour le pire, tant il peut se révéler excluant, mais Serrador a tout de même l’audace de proposer une pièce à part dans le cinéma espagnol.
Note inchangée
Les Révoltés de l'an 2000 (1976)
¿Quién puede matar a un niño?
1 h 47 min. Sortie : 2 février 1977 (France). Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de Narciso Ibáñez Serrador
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
3 Octobre
Un film de climat, aride et oppressant, on arrive en territoire inconnu puis hostile, Serrador montre cette petite île désertée et hors du temps comme une sorte de sanctuaire immaculé se refermant en un piège inexplicable, on ne sait pas d’où vient réellement la menace, même si on ose à peine l’imaginer, le but du film étant de comprendre les motivations des enfants et du contexte. Et en fait ce n’est jamais vraiment expliqué concrètement, si ce n’est par une symbolique (que l’introduction sous forme de documentaire nous avait d’ors et déjà planifiée) de l’enfance expiant par la mort les pêchés des adultes (par des jeux on ne peut plus macabres en plus, pour ne pas dire cocasses), avec un côté Romero dans la mise en scène, c’est très succinct et néanmoins efficace en terme d’ambiance, je dirais simplement que ça manque parfois de bon sens (les réactions du couple surtout) et aussi de rythme (lenteurs pas nécessairement justifiées dans la seconde partie). Cependant le dernier quart d’heure fait office d’apothéose, avec beaucoup d’ambiguïté et d’ironie, préfigurant une apocalypse mondiale digne du film de zombies, dont ce groupe d’enfants seraient les patients zéro, où on ne sait pas vraiment si le bien ou le mal l’emportera.
Note inchangée
Long Weekend (1978)
1 h 37 min. Sortie : 30 juillet 1980 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Colin Eggleston
JimBo Lebowski a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
4 Octobre
Un des piliers du cinéma de genre australien des années 70 avec notamment Wake in Fright et Mad Max, aux allures évidentes de fable écologique où Colin Eggleston s’évertue à faire passer l’ambiance au premier plan dans cette vendetta de la nature sur un couple d’urbains. Je dirais que la première partie exposant les affres de ces petits consommateurs sur leur environnement n’est pas des plus subtiles, la femme prête à abandonner leur chien, le type qui jette sa clope encore allumée et écrase un kangourou sans remords, bon, bien que les clichés ne soient pas déconnants ça permet de prendre la mesure de ce ménage qui bat de l’aile pour rompre avec leurs certitudes. Et c’est quand le film flirte avec le fantastique qu’il devient assez génial, notamment le moment où l’aigle attaque Peter, qui n’est pas sans rappeler les Oiseaux d’Hitchcock, et surtout ce dugong, lion des mers dont l’espèce a été décimée autrefois, qui rampe échoué tel un mort-vivant le long de la plage, il y a une vraie notion d’inquiétante étrangeté vraiment fascinante qui jalonne le récit. En vérité toute la faune veut la peau du couple, les menant lentement à la folie pour les détruire dans une ironie cinglante, le constat étant qu’on a davantage d’empathie pour le chien enfermé dans la jeep que pour le sort de Peter ou Marcia, épilogue résolument nihiliste sur la nature humaine qui fait toujours son petit effet.
Note inchangée
Conjuring - Les Dossiers Warren (2013)
The Conjuring
1 h 52 min. Sortie : 21 août 2013 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de James Wan
JimBo Lebowski a mis 5/10 et a écrit une critique.
Annotation :
5 Octobre
Je n’arrive toujours pas à redonner du crédit à ce film, qui a certes quelques qualités en terme d’ambiance, des bons moments ici et là dans la première heure, mais échoue à avoir un véritable point de vue sur les apparitions, j’aurais aimé que les fantômes ne soient visibles qu’à travers les yeux de Lorraine Warren, et être cohérent avec son statut de médium, et en l’état ça vire au fourre-tout pour tomber dans la facilité et rompre avec l’accroche « inspiré de faits réels ». Pourtant on arrive à ressentir de l’oppression, surtout quand on apprend que l’entité s’accroche à la famille et qu’un déménagement n’y changerait rien, certains plans tirent sur la corde pour jouer des jumpscares avec un taux de réussite assez maigre mais parfois plutôt efficace (je pense toujours à celui de la porte qui se referme sur les gamines), l’habillage sonore joue son rôle et les acteurs font le job, mais un peu en vain malheureusement. Le film avait tout pour réinventer le genre de film de maison hanté et être bien plus malin que bons nombre de gogoleries folkloriques, mais non, et c’est dommage, car James Wan nous donne de l’espoir pendant un temps pour complètement lâcher prise dans la dernière partie, avec cet exorcisme pas loin du ridicule. En vérité je ne dirais jamais que Conjuring est mauvais, juste un acte manqué dans l’histoire du cinéma d’horreur, pour ouvrir la voie à tout un tas d’inepties et de suites toutes aussi nulles les unes que les autres.
Note inchangée
La Chose d'un autre monde (1951)
The Thing from Another World
1 h 27 min. Sortie : 23 janvier 1952 (France). Fantastique, Science-fiction, Épouvante-Horreur
Film de Christian Nyby et Howard Hawks
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
6 Octobre
Difficile même avec un recul bienveillant de remettre ce film dans le contexte de l’époque, disons que d’autres oeuvres de SF vieillissent mieux, évidemment on pense au remake de Carpenter de 1982 (sorti donc 30 ans après) et cette version de Hawks laisse apparaitre une ossature solide en terme d’intrigue, il y a un vrai soucis de mise en contexte rien que par l’approche scientifique de la découverte d’un engin extraterrestre dans la glace. On nous sauce bien et le récit réussi à rester intriguant tant que la créature n’est pas dévoilée, j’aimais assez qu’elle reste à l’état d’ombre portée sur un mur, mais une fois qu’on nous la montre ça retombe à plat, je n’arrive plus à prendre le film au sérieux. D’ailleurs il y a une étonnante légèreté qui parcours le long métrage, un décalage de ton entre la gravité de la situation d’une possible invasion extraterrestre et le caractère facétieux de l’équipe de scientifiques et militaires face à cela, ça ne colle pas et je sors de l’intrigue au bout d’un moment, sans doute une volonté de dédramatiser la situation significative à l’ère du temps. En bref ce The Thing from Another World n’est pas tout à fait déplaisant mais fait terriblement son âge.
Note inchangée
Le Météore de la nuit (1953)
It Came From Outer Space
1 h 21 min. Sortie : 16 décembre 1953 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Jack Arnold
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
7 Octobre
Assurément un bon film de SF, sorti avant le cultissime Invasion of the Body Snatchers de Don Siegel mais ayant déjà quelques similarités, en l’occurrence doubler les corps pour prendre apparence humaine, non pour remplacer la population mais pour s’en préserver, pensant que par crainte les terriens les détruisent. C’est en quelque sorte son antithèse dans le fond, arrivant sur une bonne partie de l’intrigue à déjouer les attentes pour proposer un message humaniste, où ironiquement le maccarthysme frappait alors les États-Unis, lui donnant un crédit particulièrement audacieux.
Note inchangée
Planète interdite (1956)
Forbidden Planet
1 h 38 min. Sortie : 22 août 1956 (France). Science-fiction, Action, Aventure
Film de Fred M. Wilcox
JimBo Lebowski a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
8 Octobre
Voilà bien un film de SF qui passe admirablement les épreuves parfois cruelles du temps, il a beau être kitsch au premier abord de par ses décors ou costumes, la direction artistique réussi le pari fou de l’immersion totale et de la stupéfaction, notamment grâce à certains madpaintings fabuleux, dans un univers futuriste sur une planète à des années lumières de la Terre, où un vaisseau se pose afin de retrouver les membres d’une ancienne expédition. Puis la magie opère aussi et surtout par l’ambiance globale, autant par le mystère qui plane autour du Dr Morbius et cette technologie issue d’une ancienne civilisation, que part la musique quasi expérimentale pour l’époque et sonnant déjà comme les habillages vaporeux de Star Trek. Même Robby le Robot annonce R2D2 & C3PO, c’est dire l’avant-gardisme du film, apportant une petite couche de légèreté qui passe bien, en tout cas mieux que certains ressorts un tantinet misogyne faisant passer Anne Francis pour une demi-potiche faire-valoir du charismatique Leslie Nielsen. Puis il y a cette menace invisible déchirant les champs de force de la planète, donnant au récit toute sa dimension métaphysique, et faisant encore une fois preuve d’une certaine originalité dans son traitement et d’un haut pouvoir de fascination, jusqu’à ce dernier acte faisant écho à la marotte très années 50 de la menace nucléaire, d’ailleurs j’adore la réplique finale « La science ne fera jamais de nous des dieux ». Un grand classique et source inépuisable d’inspiration pour les cinéastes de genre qui émergeront un peu plus tard.
Note inchangée
La Planète des vampires (1965)
Terrore nello spazio
1 h 24 min. Sortie : 29 mars 1995 (France). Science-fiction, Épouvante-Horreur
Film de Mario Bava
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
9 Octobre
Seconde et dernière incursion de Mario Bava dans le genre SF ce Planet of the Vampires semble avoir un peu de retard dans ce qu’il propose en terme d’intrigue, arrivant après la vague de la fin des années 50 et les séries Outer Limits ou Twilight Zone, avec un côté kitsch improbable pour ses costumes et décors qui pour le coup sonnent très sixties, et malgré l’aspect rudimentaire l’ambiance se révèle être assez plaisante, notamment grâce à la bande son qui nous capture dès le générique. Inutile de trop s’attarder sur le scénario qui ne propose que peu d’enjeux audacieux, les personnages apparaissent comme presque désincarnés tant leurs dialogues sont perchés, ce qui malheureusement fait perdre du crédit au film. Il y a malgré tout une pointe de mystère, bien qu’éphémère, qui retient l’attention dans cette atmosphère inquiétante où le sol enfumé de cette planète se retrouve jonché de squelettes disproportionnés, rappelant évidement le Space Jockey du Alien de Ridley Scott. L’intérêt principal de Planet of the Vampires est clairement son caractère esthétique, le baroque brumeux et bariolé typique de Bava donne à cette série B un relief particulier et fascinant, venant sauver son rythme assez épouvantable, et qui restera une source d’inspiration pour les réalisateurs de fantastique, notamment des années 80, même le générique d’intro m’a rappelé celui du Body Snatchers de Kaufman. Et j’ai malgré tout apprécié l’épilogue, dans la lignée des formats télévisés SF précédemment cités, qui fait toujours leur petit effet.
Note inchangée
La Féline (1942)
Cat People
1 h 11 min. Sortie : 1 juillet 1970 (France). Thriller, Fantastique, Film noir
Film de Jacques Tourneur
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
10 Octobre
Un mélange des genres assez saisissant entre la romance, le film noir et le fantastique, où l’on suit une émigrée serbe s’éprendre d’un jeune cadre américain, mais la femme garde en elle une malédiction de son village natal qui la transformerait en animal félin une fois sa virginité volée, la faisant vivre dans la crainte de l’amour. Tourneur transforme peu à peu cette élégante idylle en inquiétant jeu de ressentiments, pour faire apparaitre un autre personnage féminin mettant de manière sourde le feu aux poudres, où la mise en scène par force de suggestion provoque un effroi assez singulier, comme lors de la séquence de lente poursuite sur le trottoir avec cette menace tapie dans l’ombre. L’ambiance change résolument de ton dans la dernière partie lorsque le couple se sent épié par Irena, bête délaissée n’ayant plus rien à perdre, offrant au passage une scène d’attaque féline en ombre portée franchement réussie, et dont le sort connaitra une issue bouleversante. Un classique déjouant certains codes, où la subtile réalisation de Tourneur pour l’ancrer au rayon des œuvres d’épouvante lui préserve une aura impérissable pour les amateurs du genre.
Note inchangée
Vaudou (1943)
I Walked with a Zombie
1 h 09 min. Sortie : 27 septembre 1967 (France). Épouvante-Horreur
Film de Jacques Tourneur
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
11 Octobre
Suite à La Féline et avant L’Homme-léopard Jacques Tourneur, alors en pleine parenthèse fantastique hollywoodienne, va s’aventurer dans un genre à peine esquissé : le film de zombie, non pas celui que l’on connait communément par le cinéma de Romero, à savoir l’infecté contaminant ses victimes, mais un mort obéissant à celui qui lui a redonné la vie. Vaudou débute par l’histoire de cette infirmière qui accepte la mission étrangement lucrative de soigner une femme dans le coma sur une île des Caraïbes, et se retrouve plongée dans un cadre mystérieux où les fantômes de l'esclavage hantent les lieux et où les prêtres locaux ont le pouvoir d'invoquer les morts-vivants. En vérité je trouve l’exposition un poil laborieuse, comme pour La Féline d’ailleurs, il faut bien attendre patiemment un tiers du film pour mettre les pieds dans le plat, mais c’est tout ce que je lui reprocherais tant le reste se tient, autant dans le propos sous-jacent du regard occidental sur les légendes exotiques, que sur la qualité formelle appuyant son caractère lugubre. Pour ma part Vaudou touche à la grâce lors de ce plan en fondu sur la figure du zombie éclairé par la lune dans le champ de cannes à sucre, où l’on bascule dans un autre monde jusqu’alors emprunt d’un pragmatisme presque rassurant, pour se laisser aller au rythme hypnotique des tambours cérémoniels. Et le plus fort c’est que, dans la partie finale, l’atmosphère prend le pas sur le dénouement de l’intrigue, et qu’il restera une part de mystère qui ne peut être expliqué, on dit généralement « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse », mais Vaudou est un bien joli flacon dont on ressort groggy par sa poésie onirique et surréaliste.
Note inchangée
Wolf (1994)
2 h 05 min. Sortie : 14 septembre 1994 (France). Drame, Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de Mike Nichols
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
12 Octobre
30 ans que je n’avais pas vu ce film, je me rappelle avoir eu la fameuse VHS+fascicule acheté chez le marchand de journaux, procédé marketing qui était généralement utilisé afin d’écouler les stocks de longs-métrages ayant couté trop d’argent pour que les distributeurs rentrent dans leurs frais, et il est clair que Wolf a mis les moyens, Nicholson et Pfeiffer en tête d’affiche, Rick Baker aux FX, Morricone à la BO.. Pour un résultat assez médiocre il faut bien le dire, si je n’en avais presque aucun souvenir et jamais eu envie de le revoir depuis ça n’est sans doute pas anodin, je l’ai donc redécouvert et c’est typiquement le petit drame fantastique du dimanche soir, une analogie à peine dissimulée du territoire des loups, de l’ambition féroce, de la chasse gardée, la sensualité animale, etc. Ça n’est pas hyper subtile mais Jack Nicholson fait le job et nous permet de croire un minimum à cette histoire lunaire, puis Michelle Pfeiffer est magnifique, le moment n’est pas déplaisant, mais je n’en retire pas grand chose, même pour le genre de films de loup-garou ça n’est pas hyper notable, bref je suis plus que mitigé sur ce Wolf.. Disons que c’est tout juste passable.
Note inchangée
Le Jour de la bête (1995)
El día de la bestia
1 h 43 min. Sortie : 23 juillet 1997 (France). Action, Comédie, Policier
Film de Àlex de la Iglesia
JimBo Lebowski a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
13 Octobre 2025
Film extrêmement sous-côté, qui arrive par je ne sais quelle opération du saint esprit à aussi bien alterner comédie décomplexée, action haletante et satire percutante, qui donne le ton dès les premières minutes sur ce code de fin du monde possiblement déchiffré par un prêtre, où ce dernier va enchaîner les rencontres et situations parfois improbables pour mener sa mission à terme, empêcher la venue de l’antéchrist. Il va, par la force des choses, faire équipe avec un métalleux sataniste du dimanche et un présentateur de télé sans scrupule ni morale, on est pris par ce rythme fou et ce goût pour le second degré juste désopilant, une sorte de chaos organisé par De La Iglesia, sans trop même savoir si on doit souscrire à cette quête cosmique, très souvent le film joue sur le relief fantastique qu’on pourrait lui accorder ou non. La dernière partie brise toute ambiguïté possible pour basculer, dans un déchaînement assez inattendu, même visuellement il se passe un truc, son côté fauché et honnête lui donne un charme particulier, la tonalité ayant tellement fait le travail tout du long qu’on ne doute pas, et l’émotion fonctionne. Puis, cerise sur le gâteau, arrive cette toute dernière scène quasi burlesque pour retomber sur un truc très terre à terre, comme ironie du sort terrible et drôle à la fois, le film tape juste jusqu’au bout, quelle réussite ! Quel pied !
Note inchangée
Mimic (1997)
1 h 42 min. Sortie : 24 septembre 1997 (France). Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de Guillermo del Toro
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
14 Octobre
Second film de Del Toro qui arrive, volontairement ou non, en pleine période de contamination au Royaume-Uni d’une variante de Creutzfeldt-Jacob due à la maladie de la vache folle et du premier animal cloné en laboratoire (la brebis Dolly), car c’est plus ou moins la première partie du long métrage. Mimic débute par une épidémie causée par des cafards touchant principalement les enfants, et où un couple de scientifiques trouve le moyen de modifier l’ADN des insectes pour qu’ils s’autodétruisent après un clonage, résultant une espèce mutante qui va pulluler durant des années dans les égouts de New York. Cette petite Série B a pour elle une ambiance marquée années 90, s’engouffrant dans le fantastique sans exposition interminable pour se justifier, en plus d’une esthétique désaturée jouant de l’obscurité pour gérer la crédibilité de ses monstres, en mi-practical mi-CGI, et ça fonctionne super bien. Mais le problème du film est qu’il ne surprend que rarement, hormis le massacre de deux gamins à un moment, car la partie survival dans les couloirs de métro semble hyper balisée, certes avec tout le recul que l’on peut avoir sur les codes du genre, mais je dirais aussi que ça s’éternise un poil, pour une conclusion très conventionnelle, encore une fois typiquement 90s. Honorable mais pas mémorable.
Note inchangée
Dagon (2001)
1 h 35 min. Sortie : 31 octobre 2001 (Espagne). Fantastique, Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Stuart Gordon
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
15 Octobre
Retranscription contemporaine des nouvelles Dagon et Le Cauchemar d’Innsmouth de Lovecraft, réalisé par Stuart Gordon qui a ici l’occasion de s’approcher quasi frontalement à la vision de l’auteur après notamment ses Re-Animator et From Beyond, pièces y puisant l’inspiration. Déjà le manque de moyens saute aux yeux, ou plutôt le recours au numérique étant à l’époque à peine démocratisé dans les séries B pour économiser les frais de production, le début des années 2000 est assez terrible voire injuste pour pas mal d’œuvres à la revoyure, comme également les titrages en fausse 3D pour les génériques, procédé ayant aussi très mal vieilli. Je dirais que parfois la mise en scène en souffre tout autant, du moins pour nous faire croire au contexte et à installer les personnages, ce n’est qu’au moment où le mystère s’épaissit, en développant la mythologie de ce petit village quasi désert, que le film devient captivant. D’un certain sens ça m’a un peu rappelé le début de Resident Evil 4, avec ses habitants espagnols menaçants, qui apparaissent rapidement comme des espèces de créatures hybrides, le tout dans un climat oppressant et fiévreux où le perso principal va perdre la boule, et le petit tour de force de Dagon est qu’on finit par oublier son format cheap pour plonger dans son ambiance, du moment qu’on s’y abandonne évidemment.. D’ailleurs l’apothéose sacrificielle rappelle sous certaines coutures celle du Repère du ver blanc de Ken Russell, ayant un goût de nanar sans en être un, pour produire une sorte de degré de fascination assez saisissant, et ici vraiment bon en fait, qui touche du doigt l’esprit typiquement lovecraftien, que l’abime nous rapprocherait de l’illumination. Franchement une belle petite redécouverte.
+2
En plein cauchemar (1983)
Nightmares
1 h 39 min. Sortie : 13 juin 1984 (France). Épouvante-Horreur, Sketches
Film de Joseph Sargent
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
16 Octobre
Avec Creepshow en 1982 le genre à sketches horrifiques connait un regain de popularité depuis le début des années 70 et notamment les films de Freddie Francis, Nightmares s’engouffre dans la brèche avec Joseph Sargent aux manettes, metteur en scène généralement associé aux polars ou à la SF, un premier saut dans l’épouvante pour lui. Déjà on remarque l’absence de fil rouge accompagnant les segments, chose rare, comptant au nombre de quatre et tous réalisé par Sargent, on passe donc du coq à l’âne avec des thèmes et environnements différents, mais gardant une morale générale soumise au spectateur, qui tranche avec la fatalité commune de l’horreur. Le film s’ouvre sur l’histoire d’une femme se sentant traquée par un tueur sévissant dans les environs, qui jouera sur la tension et les faux-semblants, relativement classique dans l’exécution mais assez efficace malgré tout. Le second sketch s’intéresse à l’addiction aux jeux-vidéos, déjà à l’époque, avec un jeune (Emilio Estevez) se voyant littéralement possédé par sa borne d’arcade, pour le coup il y a de l’idée dans la manière d’aborder l’aliénation, allant jusqu’à faire surgir des sprites du jeu dans la réalité, plutôt bien fait, même si la finalité est un tantinet facile, ça aurait pu être un épisode de la Cinquième Dimension. Le troisième se penche sur ce prêtre (Lance Henriksen) ayant perdu la foi et se retrouvant poursuivit par un pick-up noir, allégoriquement pas très subtile mais dans une bonne vibe Duel de Spielberg, où on sent Sargent à l’aise pour les scènes de course-poursuites, et gardant sans doute le plan le plus cool du film où le véhicule diabolique sort de terre, pas inintéressant donc. Puis le dernier, et le plus long, montre une famille menacée dans leur maison par la présence d’un rat qui se révélera être une créature mystique, pour ma part le plus faible des quatre segments, manquant d’originalité et souffrant, même involontairement, de la comparaison avec Of Unknown Origin sorti la même année, sans parler de cette incrustation dégueulasse d’un véritable rat à la fin. Bref, un film à sketchs assez peu notable pour un genre devenu foisonnant, mais tout à fait honorable malgré tout.
-1
Cat's Eye (1985)
1 h 34 min. Sortie : 12 avril 1985 (États-Unis). Épouvante-Horreur, Sketches
Film de Lewis Teague
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
17 Octobre
Un film à sketchs tamponné Stephen King, dont deux des trois segments seront tirés de son recueil Danse Macabre, l’autre étant un scénario original écrit par le célèbre auteur du Maine, c’est Lewis Teague qui fut choisi pour le réaliser après son travail d’estime sur Cujo quelques années auparavant, et qui d’ailleurs offrira un cameo au saint-bernard (au même titre que la Plymouth Fury de Christine) pour introduire le fil rouge du chat vagabond. Le premier sketch raconte l’histoire d’un homme voulant arrêter de fumer et qui va demander de l’aide auprès d’un institut spécialisé, dont les méthodes se révèleront plus que radicales; un plaisir de voir James Woods se démener pour échapper à son addiction pour le chapitre le plus tordu et sordide du film, une sympathique entrée en matière. Le segment suivant est davantage dans la branche thriller, avec ce tennisman contraint de faire le tour d’un immeuble sur sa corniche après qu’un gangster notoire l’ai alpagué pour avoir fricoté avec sa femme; sans doute celui que je préfère pour sa tension et sa sensation de vertige, puis Kenneth McMillan est diabolique à souhait, on serait presque dans un épisode des Contes de la Crypte, le gore en moins. La dernière partie est quant à elle une sorte de petite fable fantastique/fantasy, placée dans une banlieue pavillonnaire où un lutin maléfique hante les nuits d’une petite fille, et où le chat vagabond trouvera, après un rôle passif dans les deux autres histoires, une fonction de protecteur que les parents incrédules chercherons à chasser; le ton enfantin est ici un peu moins séduisant mais la relation entre la très jeune Drew Barrymore et son espiègle félin est assez touchante, on finit sur une note mignonne. Il faut dire que Cat’s Eye est destiné à plus ou moins tous les publics, il n’a pas vraiment d’aspérités horrifiques, ce qui n’est pas si dérangeant puisque le moment est plaisant, à signaler aussi la bande originale d’Alan Silvestri qui proposera, inconsciemment ou non, une variation de la première mesure de son thème de Retour vers le Futur sorti la même année.
Note inchangée
Aux frontières de l'aube (1987)
Near Dark
1 h 34 min. Sortie : 9 novembre 1988 (France). Drame, Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Kathryn Bigelow
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
18 Octobre
Premier film de Kathryn Bigelow, qui à la base voulait réaliser un western mais contrainte de s’y résoudre, le genre étant passé de mode, pour se rediriger vers l’horreur, et c’est amusant car tout du long les éléments comme le désert, les scènes de saloon, jeux de cartes ou autres pétarades de flingues y sont légion, une belle manière de détourner les codes pour affirmer ses intentions. Tout comme aborder le romantisme généralement attaché au film de vampire sous un angle contemporain, mêlé à la férocité primale de la bande menée par Lance Henriksen, on sent à la fois la simplicité de la série B typique des années 80 et une volonté d’amener le genre vers autre chose, où d’ailleurs Entretien avec un vampire prendra le relai d’un certain sens. J’aime vraiment cette sensualité rendue naturelle à l’écran entre Caleb et Mae, puis ce piège qui se referme pour mener le héros dans une balade nauséeuse, soumis à un dilemme entre sa famille et son âme éprise. Autre point que je trouve touchant c’est ce jeune ado vampire surjouant l’adulte, condamné à une nuit sans fin et n’ayant jamais connu l’amour, qui va reprendre durant un court instant son instinct pubère avec la petite soeur de Caleb, mais lui aussi rattrapé par la fatalité de son irréversible condition. On note aussi évidemment l’outrance savoureuse de Bill Paxton, complétant le trio avec Henriksen et Jenette Goldstein, qui l’année précédente combattaient des Aliens chez James Cameron, ce dernier les conseillant à sa future épouse pour son casting, et nous donne d’un certain sens une familiarité automatique avec les personnages. Le rythme est également assez irrésistible, tout comme la réalisation aiguisée de Bigelow quant à valoriser le relief crépusculaire du film, suffisamment pour rendre Near Dark divertissant et impactant, une belle réussite souvent négligée dans une fin de décennie 80 où l’horreur connaissait une période de creux.
Note inchangée
Society (1989)
1 h 39 min. Sortie : 11 juin 1992 (États-Unis). Comédie, Épouvante-Horreur
Film de Brian Yuzna
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
19 Octobre
Très particulier, j’avoue que je ne me rappelais que du final, et pour cause car tout son procédé est tout de même ultra nébuleux, déployant les archétypes de la bourgeoisie mondaine, malsaine et incestueuse, à travers les yeux du jeune Bill, destiné à un bel avenir mais en proie à des hallucinations très étranges. Il y aurait donc une sorte de société secrète qui tirerait les ficelles au milieu d’un cadre (trop) idyllique, du moins suggéré la plupart du temps de manière insidieuse, un complot aveugle dont les administrés purgeraient tout élément réfractaire, ou bien Bill serait-il juste paranoïaque ? Les morts s’enchaînent dans une indifférence troublante, pour même s’annuler en évoquant une mise en scène, des enregistrements audio sont modifiés d’une scène à l’autre, le film ne donne aucune piste concrètes et nous laisse dans une dérive perpétuelle, avec une ambiance assez réussie, non loin de Blue Velvet, que les apparences seraient trompeuses comme ce panier de fruits délicat qui cacherait une nuée d’insectes. Là est toute la symbolique, et qu’en creusant le vernis feutré de cette jet-society on y trouve toute sa pourriture en substance, avec l’apothéose orgiaque où les corps huileux fusionnent dans un amas de chair immonde, la séquence a tout de même tendance à s’éterniser mais sans doute dans une volonté de pousser les potards à fond quitte à en devenir fièvreux. On en sort un peu éberlué, Society est vraiment un film de genre qui ne laisse pas indifférent, Yuzna touche au surréalisme avec cette critique décomplexée des dérives de cette grande bouche des classes hautes qui aspire le monde, jusqu’à déformer sa réalité, je pourrais lui reprocher sa symbolique limite vulgaire pour appuyer son propos, mais disons que ça ne manque pas d’originalité et encore moins de panache.
-1
Tesis (1996)
2 h 05 min. Sortie : 4 décembre 1996 (France). Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Alejandro Amenábar
JimBo Lebowski a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
20 Octobre
Il faut dire que pour un premier long métrage Alejandro Amenábar a le mérite de sauter certaines barrières pour directement avancer un sujet audacieux, celui du rapport que nous entretenons avec la violence graphique, et de sa frontière entre le réel et la fiction, matière épineuse au risque de prendre le public de haut, ou de le placer entre ses propres réflexes intériorisés de spectateur et son ressenti passif. Et Tesis est un bon exercice de cinéma, la mise en place dans la première demi heure est tout bonnement géniale, où c’est le réalisateur qui reste à la baguette pour nous montrer (ou non) ce qu’il veut, car le snuff a quelque chose de fascinant dans la véracité qu’on lui accorde, et Angela en faisant de la violence audiovisuelle l’objet de sa thèse va se retrouver piégée à de nombreux moments, autant par les personnages que les caméras. Il est par contre dommage qu’une fois que le concept semble avoir besoin d’un second souffle le scénario prenne trop de place, ce petit jeu de l’identité du tueur et de ses fausses pistes tourne un peu à vide au bout d’un moment, et le film semble faire sa durée de deux heures, la dernière partie a moins d’impact, où la révélation un brin décevante est tout de même sauvée par un plan bien inspirée de la porte du garage qui vient se refermer sur Angela en balayant le cadre. Puis Amenábar conclue Tesis à merveille, avec cet épilogue préfigurant une contamination par l’image télévisuelle de cette violence extrême jusque là réservée à une niche de curieux, que la société pourrait basculer en faisant la confusion entre réel et fiction, dont la décennie 90 essuya quelques plâtres il faut avouer.
-1
Dark Water (2002)
Honogurai mizu no soko kara
1 h 37 min. Sortie : 26 février 2003 (France). Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de Hideo Nakata
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
21 Octobre
Je me trompe peut-être mais j’ai l’impression qu’après Ringu 2 Hideo Nakata ne voulait pas plus que ça retourner au genre horreur, ou du moins explorer autre chose, traversant une carrière où il n’a jamais vraiment su se décoller de l’étiquette Sadako, car Dark Water est je trouve davantage un drame maquillé en film d’épouvante. On a l’histoire de cette mère fraichement divorcée qui élève seule sa fille, cherchant désespérément du travail et emménageant dans un nouvel appartement, le ton est triste, grisant, on remarque bien que l’immeuble est vétuste, le plafond poreux, c’est l’angoisse d’une vie qui ne tourne pas dans le bon sens, et rien qu’avec ça l’ambiance démarre bien. Il n’en fallait pas plus pour installer les premières touches de mystère, que ce soit par des éléments du script ou par de la pure mise en scène, notamment avec l’introduction de la gamine au ciré jaune, qu’on relie avec l’avis de recherche et le sac rouge, en fait c’est tellement évident que le sujet semble ailleurs.. Car oui, Dark Water expose cette enfance délaissée par les problématiques des adultes, et que le fantôme serait une sorte d’avertissement d’un grand malheur passé et à venir, comme pour les réminiscences de la mère, qui finit par perdre pied et voir sa réalité alterée, prédisant une malédiction qui se transmettrait de génération en génération. Et paradoxalement je trouve que le seul défaut du film est dans sa démonstration horrifique de l’avant dernier acte, où Nakata refait du Ring, tout en forçant le destin de ses personnages, ce qui rend l’épilogue très/trop bizarre, d’un sens je comprends le message mais ça tombe un peu à plat quant au procédé du film. Cela dit, Dark Water se révèle au revisionnage bien plus intéressant que la fois précédente, un subtile mélange des genres qui garde en lui une certaine émotion, quasi universelle.
+2
Ginger Snaps (2000)
1 h 48 min. Sortie : 17 octobre 2002 (France). Drame, Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de John Fawcett
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
22 Octobre
Un film qui aborde le passage à l’âge adulte avec la lycanthropie, où deux soeurs alors adolescentes marginales vont croiser un soir le chemin d’une bête qui va mordre l’une d’entre elle, et de ce fait la transformer petit à petit en loup garou. Ginger Snaps a un public très ciblé, jeune évidemment, et va s’intéresser à cette période qu’est le lycée, où les ados se cherchent, découvrent leur corps et laissent exploser leur libido, c’est cette transformation qui est au coeur du film, une manière plutôt maligne d’y implanter l’horreur, que la morsure viendrait rompre la virginité et bouleverser l’attitude de Ginger, faisant de cette fille asociale une prédatrice débridée. Puis il y a cette dualité entre les deux soeurs, d’abord fusionnelle où elles vont jusqu’à mettre en scène de leur propre mort pour s’amuser, et qui va lentement se dissoudre dans une fuite d’identité, sonnant à la fois juste dans son ressort psychanalytique et très scénarisé pour la contamination lycanthropique vue mainte fois au cinéma, offrant une dernière partie atteignant le comble de l’ironie, où l’émotion voulue ne marche pas vraiment il faut l’avouer. En vrai l’idée de base est bonne mais je trouve qu’il manque la viscéralité du body-horror, qui aurait sans doute fonctionné du feu de dieu ici, quand je vois Katharine Isabelle avec des babines de féline et un ventre ridé j’ai l’impression d’être devant un épisode de Buffy, le film loupe quelque chose à ce niveau là, et puis je ne m’explique pas l’absence quasi intégrale de second degré, si ce n’est par la mère jouée par Mimi Rogers, le ton est certes assez léger mais c’est tellement traité sérieusement qu’on finit par s’ennuyer un peu. J’ai déjà découvert cette série B trop tardivement il y a plus ou moins dix ans, l’appréciant modérément, et au revisionnage il perd encore quelques plumes.
-1
La Peau sur les os (1996)
Thinner
1 h 33 min. Sortie : 1 septembre 2000 (France). Épouvante-Horreur
Film de Tom Holland
JimBo Lebowski a mis 4/10.
Annotation :
23 Octobre
Énième adaptation de Stephen King qui pose problème à l’écran, je n’ai souvenir ni de ma lecture du bouquin ni du premier visionnage de ce film, et à la redécouverte je constate que cette histoire cloche complètement, en vrai je me rappelais juste que le type maigrissait à vue d’oeil après qu’on lui ait jeté un sort, mais tout ce qui se passe autour m’avait échappé, et en fait ça ne vole pas haut. Je n’ai pas grand chose à reprocher à la réalisation de Tom Holland, classique et plutôt bien rythmée, ni même à la première partie du film pour être sincère, on se laisse prendre au jeu du type en surpoids qui renverse sans le vouloir une gitane pour se retrouver soumis à une malédiction le faisant perdre ses kilos, on se demande jusqu’où le macabre va nous emmener. Et plus généralement il est question de cette revanche des nomades miséreux contre les conformistes de la grande ville, qui méprisent leur peuple et coutumes, les clichés ont au moins le mérite d’ouvrir la porte du fantastique, la sorcellerie du vieil ancêtre frappant également un juge et un chef de police, transformés chacun en reptile et en fondue savoyarde. Jusque là pourquoi pas, mais l’intérêt de tout ça va mouliner dans une grande confusion entre l’adultère de la femme de ce pauvre Billy et une course contre la montre en équipe avec un simili-mafiosi pour conjurer le sort avant qu’il ne soit trop tard. En fait toute la seconde partie est inepte, s’aventurant à la frontière du nanar avec la scène de fusillade, même le truc de la tarte comme vengeance aveugle tombe de nulle part, les dernières minutes détonnent complètement par rapport au reste, où on serait presque dans la farce noire typique des Contes de la Crypte, bien trop déroutant. Je pense qu’un segment dans un film à sketchs, condensé et sarcastique, aurait largement suffit, car sur la longueur ça vire trop au grand n’importe quoi.
-2
Ils (2006)
1 h 18 min. Sortie : 19 juillet 2006 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Xavier Palud et David Moreau
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
24 Octobre
Home invasion fait à l’économie de moyens, ayant lancé la maigre carrière de ses réalisateurs Xavier Palud et David Moreau, racontant l’histoire inspirée de faits réels d’un couple de français installé en Roumanie aux prises avec des individus sévissant aux alentours de leur maison, le film débute d’ailleurs par un double meurtre assez saisissant en terme de suspense, où on ne devine ni le profil ni le mobile du ou des tueurs. La partie exposition du couple reste crédible par la simplicité des acteurs et leur jeu, sans même qu’on sente arriver quelque chose aussi vite dans l’intrigue, où ça ne démarre vraiment qu’au milieu de la nuit avec des bruits suspects. Et une fois la menace avérée on reste à leurs côtés dans une semi-obscurité qui ne nous quittera quasiment jamais, où il n’y a pas de la part du chef op une envie quelconque de donner un relief esthétique typique au registre épouvante à ses scènes, mais bien de baigner dans ce minimalisme cru, caméra à l’épaule, et cette initiative paie bien. Mais reste un peu à double tranchant, car au bout d’un moment ce parti pris nous fait perdre de vue l’enjeu de survie pour tourner en rond dans cette maison qui semble immense, de même pour l’extérieur avec cette forêt et ces sous-terrains paraissant balisés. Cela dit le film préserve bien l’identité des tueurs, précédée par des figures floues, cris étranges ou lumières de lampe torche, et on reste assez déconcerté à la découverte de ce petit jeu de barbares détraqués, le dernier acte nous ré-encre dans un réel ô combien glaçant, notamment avec les plans de la grille extérieure et du bus scolaire, que des choses irraisonnées peuvent nous arriver à nous aussi. Plutôt réussi et impactant donc.
Note inchangée
Pontypool (2008)
1 h 37 min. Sortie : 3 novembre 2010 (France). Drame, Thriller, Fantastique
Film de Bruce McDonald
JimBo Lebowski a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
25 Octobre
Qualifier Pontypool de particulier serait presque un euphémisme, car même au second visionnage des choses semblent m’échapper encore tout en appréciant presque davantage le film, il a quelque chose d’insondable qui me plait quitte à me laisser indéfiniment en suspens, chose assez rare. Rien que l’intro a un côté hypnotique dans la voix du narrateur, illustrée par la ligne d’onde et son propos sur les coïncidences du sens des mots, prédisant un terrible évènement, avant qu’une femme frappe à la vitre de sa voiture, répétant des propos incohérents dans une fausse réverbération.. En fait une bonne partie de l’intrigue est déjà résumée en une ou deux minutes, sans qu’on ne le sache, c’est drôle. La quasi intégralité du film se déroule en huis clos dans le studio radio d’une petite bourgade enneigée de l’Ontario, trois personnages, l’animateur et ses standardistes, vont se retrouver témoins audio d’une émeute se déroulant non loin d’eux par l’intermédiaire de leur reporter de terrain, et très vite la situation devient plus qu’étrange et incontrôlable, pour virer au carnage anthropophage. Jusque là on pourrait penser à un film de morts-vivants d’un point de vue original, mais quelques petits détails pointés par le réalisateur attirent l’attention, comme la gamine d’une chorale grimée en famille arabe qui se met à répéter frénétiquement une syllabe après avoir mélangé des mots, qui nous rappelle la femme de l’intro, la mise en scène appuyant l’anormalité de la situation avec beaucoup d’habileté. La contamination ne se ferait ni par le sang, contact ou inhalation, mais par l’intellectualisation de la langue, et qu’un virus sommeillerait en chacun de nous, susceptible de se réveiller au premier mot infecté, la tirade du toubib complètement lunaire redéfinirait-elle en quelque sorte les codes du zombie, ou plutôt du monstre comme humain substantiel ? D’ailleurs il semble y avoir un sous-texte sur la guerre en Irak, la gamine déguisée en arabe vue précédemment (pas grand chose ne justifie sa présence avec la chorale, dont l’un est carrément en Ben Laden) tabassée sous les bruits de bombes extradiégétiques, la standardiste revenant du front, le discours belliqueux de la BBC, le grand pilonnage final arbitraire, etc, ça traverse clairement le film. Pontypool serait peut-être une sorte de satire des moyens de communication en tout genre, où un quiproquo deviendrait l’alibi du mal.
Note inchangée
The Lords of Salem (2012)
1 h 41 min. Sortie : 9 octobre 2013 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Rob Zombie
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
26 Octobre
Rob Zombie commençait déjà à un peu dérouter avec Halloween II en proposant des inserts graphiques pour appuyer des idées propres à lui, laissant quelque peu à l’abandon la genèse de son film, et The Lords of Salem en est la pure continuité, allant même encore plus loin dans ce jusqu’au-boutisme. On a affaire à un film de sorcellerie dont la base du scénario nous est plutôt familière, où des servantes de Satan brûlées au XVIIème siècle à Salem opèrent leur vengeance à notre époque, un vinyle est utilisé afin de posséder les habitantes de la ville, et c’est une animatrice de radio qui est choisie pour être l’hôte de l’antéchrist, on ne saura que plus tard pourquoi. Franchement c’est accrocheur, Rob Zombie développe tout un mystère autour du bâtiment où habite Heidi, ainsi que ses voisines et un appartement hyper étrange, juste que si on a vu Rosemary’s Baby on lit très vite entre les lignes, même le personnage de Bruce Davison ressemble à s’y méprendre à celui de Hutch dans le film de Polanski, après tout pourquoi pas mais disons que l’intérêt demeure surtout dans l’exécution, qui au fur et à mesure prend une ampleur fantasmagorique très particulière. Cela s’insinue dans des rêves, redondants dans la manière de les utiliser il faut l’avouer, quitte à se perdre dans la réalité de Heidi, elle même toxico, ce qui ajoute un côté fiévreux à l’ambiance, pour basculer dans un flot de représentations symboliques et graphiques piochant allègrement dans le Altered States de Ken Russell, illustrant la folie où l’héroïne est tombée, tout comme nous, et qui est assez difficile à encaisser pour être honnête.. Par contre j’aime beaucoup comment le film se termine, avec ce journal d’info qui nous fait revenir à des faits plus concrets, comme pour apprendre l’histoire des victimes d’une secte, similaire à celle du Temple du Peuple de Jonestown. The Lords of Salem reste un bon moment, pas mal perché et usant de quelques facilités, mais néanmoins un geste artistique plus ou moins singulier dans le cinéma d’horreur.
-1
Maniac (1980)
1 h 27 min. Sortie : 10 mars 1982 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de William Lustig
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
27 Octobre
Maniac arrive au moment dans l’histoire du cinéma d’horreur où le genre slasher allait prendre en otage une bonne partie de la décennie 80, je ne sais pas si on pourrait l’y catégoriser mais à mes yeux il y aurait une place de choix, et pour cause car le film a pour singularité d’être du point de vue du tueur et non de ses proies, à l’instar du Driller Killer de Ferrara, d’ailleurs le bodycount reste assez élevé. William Lustig a opéré avec très peu de moyens, niveau néanmoins relevé par la présence aux effets spéciaux de Tom Savini qui commençait déjà à ce faire un nom, et qui d’ailleurs se verra offrir un petit rôle, avec en tête d’affiche un habitué des seconds couteaux Joe Spinell, et la charmante Caroline Munro, le reste de la distribution féminine étant en partie confié à des actrices porno de l’époque. La violence du film est autant frontale que crédible, la scène du scalpe donne le ton, pour ensuite y aller au fusil ou au surin de 30 cm, le taux d’hémoglobine y est assez abondant, mais sans forcément tomber dans l’excès grossier, car c’est le sentiment de malaise qui prédomine, avec ce tueur totalement dérangé qui par expérience du meurtre parvient à porter un masque de sociabilité. On remarque aussi l’inspiration de Ed Gein, qui fait de Frank Zito son penchant new-yorkais, hanté par sa défunte mère et composant une scénographie familiale morbide dans son minuscule appartement, l’acte final est d’ailleurs hyper étrange avec un ton qui bascule dans le fantastique pour appuyer sa psychologie déviante, ça donne un côté fou furieux au film. Maniac sera décrié et censuré mais gagnera ses galons d’oeuvre culte avec le temps, inspirant directement le fameux Henry: Portrait d’un serial killer de John McNaughton, pour ma part je le trouve vraiment marquant pour sa radicalité et son audace, surtout réalisé avec un budget aussi dérisoire, comme quoi..
Note inchangée
Terreur sur la ligne (1979)
When a Stranger Calls
1 h 37 min. Sortie : 16 avril 1980 (France). Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Fred Walton
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
28 Octobre
Nouveau visionnage qui confirme mon ressenti depuis la dernière fois, que When a Stranger Calls est un thriller qui avait tout pour être culte mais ne restera que notable pour sa séquence d’intro d’une efficacité redoutable. Le film sort en 1979 et est dans la continuité naturelle du Halloween de Carpenter, pour sa baby-sitter harcelée, son détective pugnace et surtout son tueur échappé d’un asile à la patience certaine. La première partie se déroule dans une grande simplicité, sans chercher à savoir qui est et d’où vient Jill, juste là pour garder les enfants d’un couple parti diner, puis les appels téléphoniques inquiétants s’enchainent, le moment est d’une angoisse folle, avec cette mise en scène relevée par la musique, appuyant à merveille la vulnérabilité de la jeune femme et le processus d’identification, on est avec elle, isolé dans la maison. Un moment de peur rare de 20 minutes. Seulement ensuite on retombe sur les rails d’un polar un peu plat, avec ce flic s'étant juré de retrouver le meurtrier des enfants, qu’importe les méthodes, ce dernier se contentant de rôder tel un vagabond dans la ville, visage découvert et à l’affut afin de combler ses pulsions, bref c’est la partie la plus longue et malheureusement la moins intéressante, la psychopathie n'étant que trop survolée. Intérêt qui reviendra pour l’épilogue où on retrouve la baby-sitter, devenue mère, bouclant la boucle pour replonger en plein cauchemar, encore une fois on sent l’inspiration de Big John, avec cet ultime sursaut d’épouvante réglé à coup de deus ex machina, mais infusé à son plan de fermeture par cette sensation que quelque part l’horreur peut frapper, dans cette maison ou dans une autre, laissant une porte ouverte sur notre réalité. When a Stranger Calls est donc un bon home invasion, d’un sens mémorable, qui ne passe pas loin du statut d’œuvre majeure du genre.
Note inchangée
House (1986)
1 h 33 min. Sortie : 4 juin 1986 (France). Épouvante-Horreur, Comédie
Film de Steve Miner
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
29 Octobre
Je garde une certaine tendresse pour ce film, découvert très jeune en VHS et qui aujourd’hui fait toujours son petit effet, car autant il me faisait peur que désormais je lui trouve une sorte de légèreté, pourtant c’est Steve Miner, le réalisateur des parties 2 et 3 de la saga Vendredi 13, qui est aux commandes, le ton navigue constamment dans un amalgame entre angoisse et humour qui fonctionne plutôt bien, se plaçant dans l’intervalle slapstick des Evil Dead de Sam Raimi ou autres Re-Animator et Street Trash dans les années 80. House raconte l’histoire d’un célèbre écrivain et ancien vétéran du Vietnam vivant sous le poids de la culpabilité d’avoir perdu son fils et abandonné son meilleur ami sur le champ de bataille, il retourne habiter dans la lugubre maison de sa tante, qui va voir ses fantômes se déchaîner contre lui. J’aime vraiment comment la comédie s’immisce dans un film au sujet apparemment grave, notamment avec ce voisin intrusif et gaffeur joué par l’excellent George Wendt, puis émerge toute la panoplie de la bizarrerie horrifique, la créature du placard en caoutchouc, l’espadon empaillé vivant ou encore la femme de Roger se transformant en monstre difforme, moments que l’on pourrait relativiser quant à la folie du bonhomme. Car il y a un dispositif du trauma du Vietnam en fil rouge, où on finit par comprendre ce qui ronge l’écrivain, la maison serait une porte ouverte sur ses propres peurs qu’il lui faudra défier, en ce sens la partie finale demeure méthodique et efficace, bien que le happy-end typiquement 80s parait vraiment forcé à mon goût. House reste donc un divertissement sympathique, mais faisant quelque peu son âge malgré tout.
Note inchangée
Fog (1980)
The Fog
1 h 29 min. Sortie : 19 mars 1980 (France). Épouvante-Horreur
Film de John Carpenter
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
30 Octobre
Auréolé du succès critique et commercial d’Halloween John Carpenter choisi de rester dans une production à maigre budget avec The Fog, s’inspirant à la fois d’un roman de science fiction et du naufrage d’un bateau en Californie au XIXème siècle, plaçant l’action à Antonio Bay, ville côtière fictive, qui fut le théâtre cent ans plus tôt du drame caché d’un navire volontairement englouti par les six fondateurs du village, dont la motivation était de récupérer l’or de l’équipage. Le journal d’un des pionniers est découvert par hasard dans l’église par le père Malone, mettant en lumière le mensonge, c’est alors que pour le centième anniversaire du naufrage un brouillard mystérieux apparait, contenant les fantômes des infortunés revenus assouvir leur vengeance et prendre six vies parmi les habitants. Carpenter place quasi directement des éléments surnaturels, et il ne faut pas attendre 20 minutes pour que trois marins soient massacrés, les personnages principaux sont quant à eux présentés avec une économie d’exposition, comme pour la présentatrice radio dont on connait la vie par un simple passage en revue des cadres photos de son salon, ou deux petites scènes pour Jamie Lee Cutis et Tom Atkins, autrement dit le film démarre plus que bien. Cependant des petits tics de mise en scène un peu faciles commencent à éclore, comme des jumpscares pas nécessairement utiles, ou des incohérences avec des phénomènes se manifestant hors de la plage horaire 0h-1h dictée par le récit, ça n’est qu’à la réapparition du brouillard, magnifiquement géré par les techniciens des effets spéciaux, que l’ambiance retrouve sa superbe. Il faut d’ailleurs dire que les scènes de nuit, notamment lors des vagues de brume ou attaques des ses pirates cadavériques, sont esthétiquement saisissantes, terrain de jeu parfait pour Carpenter en bon maître de l’épouvante et du suspense, où sa marotte qu’est l’intrusion illustre l’acte final. Pour ma part j’aime vraiment ce film, bien que sans grandes prises de risques ou véritable propos pertinent (si ce n’est la cupidité châtiée), il se dégage une atmosphère de cauchemar confiné, avec cette historie de fantômes revenant des profondeurs des mers et du temps digne d’une nouvelle de Lovecraft.
Note inchangée
































