Hellraiser, aux frontières du plaisir et de la souffrance
Les films de la saga Hellraiser classés du moyennement meilleur au pire du pire, avec annotations.
Saga Hurlements : https://www.senscritique.com/liste/Hurlements_lycanthropes_et_films_en_toc/1671505
Saga Leprechaun : https://www.senscritique.com/liste/Leprechaun_une_quete_de_l_or_jusqu_a_plus_soif/1707128
Saga Puppet Master : https://www.senscritique.com/liste/Puppet_Master_fun_vendu_separement/1693837
Saga Amityville : https://www.senscritique.com/liste/Amityville_histoire_d_une_maison_a_la_rue/2429365
Hellraiser - Le Pacte (1987)
Hellraiser
1 h 34 min. Sortie : 24 février 1988 (France). Épouvante-Horreur
Film de Clive Barker
JimBo Lebowski a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Ma critique : https://www.senscritique.com/film/Hellraiser_Le_Pacte/critique/33416154
Hellraiser : Inferno (2000)
1 h 39 min. Sortie : 8 avril 2004 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film DTV (direct-to-video) de Scott Derrickson
JimBo Lebowski a mis 6/10.
Annotation :
Un Hellraiser assez particulier et étrange, sans doute le plus singulier de la saga car il rompt avec sa logique de procédure scénaristique, ici on est clairement dans le thriller et beaucoup moins dans l'effet de style, et je dois avouer que ça m'a surpris. Le film s'intéresse à la psychologie humaine en prenant exemple sur un type odieux et prétentieusement cartésien qui va se retrouver face à l'Enfer le plus profond, lui-même, tout en déstructurant sa perception du réel. Le réalisateur (celui de Sinister et Docteur Strange) fait vraiment un épisode à sa sauce, il se sert d'éléments de l'univers de la franchise pour raconter une histoire (intéressante de surcroit), certes au début confuse voire déconcertante (franchement à un moment on se demande ce qu'on regarde) mais qui se révèle petit à petit, devenant prenante pour arriver à une dernière partie absolument fascinante où on explore la folie et la cruauté, en somme une certaine idée de l'Enfer, moins clichée en tout cas, un sévice mental et indélébile. Après la mise en scène se montre bien souvent maladroite (notamment pour mettre en valeur le symbolisme), ça sonne un peu trop téléfilm, l'ambiance aurait pu être bien meilleure, enfin pour un premier long métrage c'est bien, et Derrickson n'est pas Fincher non plus.
Bref un cinquième opus étonnant, pendant un instant cru à un mauvais épisode de Buffy mais au final une bonne petite surprise.
Hellraiser II : Les Écorchés (1988)
Hellbound: Hellraiser II
1 h 37 min. Sortie : 5 juillet 1989 (France). Épouvante-Horreur
Film de Tony Randel
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
J’aime bien la manière dont on est plongé dans le cauchemar, les maquillages sont encore très réussis mais au niveau de l’histoire j’ai préféré le premier film, il y a toujours ce côté malsain propre à l’univers mais ça ressemble parfois à du déballage, c’est le stéréotype de la suite qui veut apporter une plus-value mais qui délaisse sa substance. Évidemment c’est difficile de se réinventer mais voilà, ça reste cependant correct et je trouve la dernière partie supérieure au précédent opus (enfin moins ridicule disons), à la différence que ça fini par trainer en peinant à se terminer pour de bon, s’en est d’ailleurs assez fatiguant …
Hellraiser (2022)
2 h 01 min. Sortie : 15 octobre 2023 (France). Épouvante-Horreur
Film de David Bruckner
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Hellraiser III (1992)
Hellraiser III: Hell on Earth
1 h 29 min. Sortie : 11 septembre 1992 (États-Unis). Épouvante-Horreur
Film de Anthony Hickox
JimBo Lebowski a mis 5/10.
Annotation :
Le film a un certain charme typiquement rétro early 90s (toute mon enfance), rien qu'en terme d'iconisation de Pinhead avec l'éclairage qui en fait limite des caisses parfois, pour moi ça fonctionne absolument, mais en ce qui concerne l'histoire un peu moins. Ça démarre plutôt bien pour ensuite dériver dans quelque chose de trop spirituel chez l'héroïne, genre les rêves mêlés au flashbacks, la rencontre de l'alter-ego du démon, etc, c'est à moitié barbant et sensiblement équivoque. Surtout que d'un autre côté on a des moments purement funs comme la séquence de la boite de nuit qui se transforme en boucherie, la mise en scène est d'un bordel, Hickox sait y faire (comme le final WTF de Waxwork), mais je dirais que le tout manque d'un véritable intérêt, c'est cruellement banal, même si l'univers de la franchise est respecté.
Bref assez partagé, on nous donne ce qu'on a envie de voir, plutôt divertissant mais sans surprise, enfin c'est déjà pas mal...
Hellraiser : Bloodline (1996)
1 h 25 min. Sortie : 4 juin 1997 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Joe Chappelle, Kevin Yagher et Alan Smithee
JimBo Lebowski a mis 4/10.
Annotation :
Un peu dans le même délire futuriste que Jason X, enfin en moins fun et con, avec en plus des flashbacks entre le XVIIe siècle et 1996 où deux lignées se combattent, et en prime les origines du cube. Il y a quelque chose de sympa malgré ses apparences de navet absolu, en parti grâce à l'aura de Pinhead (bien qu'un poil égratignée), de tortures toujours aussi inventives et d'une palette esthétique reflétant plus ou moins bien chaque époque (même si c'est clichouille on s'en fout). Après je trouve la dernière partie assez imbuvable, ce qui était aussi le cas à moindre mesure dans le III (dans le II aussi il me semble), l'impression qu'une fois le climax passé le film brode péniblement pour ne plus savoir comment se terminer, créant un trop-plein. Et puis je le redis, ce n'est pas assez con ...
Hellraiser : Hellseeker (2002)
1 h 29 min. Sortie : 25 octobre 2006 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film DTV (direct-to-video) de Rick Bota
JimBo Lebowski a mis 3/10.
Annotation :
Je trouve que ça ressemble un peu au précédent opus (Inferno) qui redéfinissait le style de la franchise, un aspect thriller psychologique qui sonde l'inconscient, comme embourbé dans un mauvais rêve où les pièces du puzzle se rejoignent, sauf que là, c'est bien moins intéressant. Car déjà l'originalité est évidemment obsolète et l'intrigue plus écrite (avec les pieds), arrivé au twist final on se rend compte que tout n'était que sommaire, dans un but qui nous échappait jusque là mais où justement l'impact apparait comme minime. Enfin lorsqu'on voit le flashback du pacte entre Kirsty et Pinhead c'est pas sérieux, typiquement le genre de dénouement qui se fout de la gueule du monde, impossible d'avaler ça, sans compter la dernière séquence complétement expédiée et irrationnelle. Après ce n'est pas excessivement chiant ou pénible (en plus c'est cool de revoir O'Reilly de Oz :-)) mais ce n'est pas un bon film, une perte de temps j'ai même envie de dire.
Hellraiser : Judgment (2018)
1 h 21 min. Sortie : 3 février 2018 (États-Unis). Épouvante-Horreur, Thriller
Film DTV (direct-to-video) de Gary J. Tunnicliffe
JimBo Lebowski a mis 3/10.
Annotation :
Comme souvent dans cette saga tout le côté enquête est chiantissime, surtout que dans ce film en particulier elle n'impacte pas sur conclusion, si ce n'est via la morale du personnage principal, et encore, vu qu'elle s'intéresse davantage à Pinhead (idée assez marrante d'ailleurs, sans trop en dire). Sinon l'univers, à travers l'imagerie horrifique et glauque, est pas si mal, je m'attendais à bien pire, évidemment il y a des relents cheap mais disons que pour un DTV c'est somme toute plutôt correct, le problème vient surtout de la cohérence du scénario, qui peine à se focaliser sur une narration autour d'un "lead", des personnages n'ont rien à faire là, comme une impression désagréable de voir deux films en un. En tout cas j'ai aimé les scènes d'interrogatoire, avec les espèces d'oracles qui trifouillent le vomi + la purification par la glaire, du neuf pour le coup.
Hellraiser : Deader (2005)
1 h 28 min. Sortie : 25 octobre 2006 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Rick Bota
JimBo Lebowski a mis 2/10.
Annotation :
Bon là je me suis particulièrement ennuyé, en fait cette suite reprend tous les défauts et gimmicks du précédent film (Hellseeker) tout en voulant perpétuer cette logique d'enquête fantasmagorique depuis Inferno, le résultat est très froid, sans réelle motivation, l'enquête est molle, on arrive clairement au bout d'un protocole, c'était je pense le moment pour la franchise de retenter quelque chose et se réinventer, ce qui n'est pas le cas. Pourtant lors d'une scène j'ai cru que le film allait jouer avec le côté found footage, ce qui aurait pu être une idée comme une autre, sans doute le passage que j'aurais tendance à vouloir sauver, où les enquêteurs regardent une vidéo de suicide et réagissent avec malaise, comme nous, assez scotchant, mais le reste repartira dans sa neurasthénie faite de flashbacks frigorifiques et de rêves martelés n'importe comment. J'ai fini par ne plus me sentir concerné par l'intrigue et lâcher l'affaire, de toute manière le dénouement est bien torché, Deux Ex Machina requested, je n'en retire absolument rien...
Hellraiser : Hellworld (2005)
1 h 31 min. Sortie : 25 octobre 2006 (France). Épouvante-Horreur
Film de Rick Bota
JimBo Lebowski a mis 1/10.
Annotation :
Quel foutoir !
Alors ce huitième volet commence avec comme ambition d'être un film dans un monde où existe les films Hellraiser (un peu comme dans Freddy sort de la nuit) jusque là pourquoi pas, ça change enfin de la lignée des thrillers qui n'en finissait plus, mais ensuite il est assez évident de constater que tous les feux sont au vert pour vivre un calvaire...
Un pur DTV de supermarché dans la tradition des teen-movies des années 2000, avec une réalisation absolument atroce faite de slow-motions saccadés et de découpage à la hache, des personnages qui n'ont pas grand chose à raconter avec évidemment cette hiérarchie assignée au genre, on identifie l'héroïne et son petit enjeu sentimental (même si je suis in love de Katheryn Winnick il y a des limites), le beauf (Henry Cavill lol), le black, etc, puis chacun se fait buter tour à tour et Pinhead devient un simple slasherman. Et à côté il y a Lance Henrikssen en maitre de cérémonie, j'aime bien cet acteur mais quand on le voit arriver ce n'est jamais bon signe tellement les nanars lui collent à la peau, et ça ne manque pas.
Surtout que plus le film avance moins il n'a de sens, ça part totalement en couille, on ne sait plus ce qui se passe, avec une dernière partie qui multiplie les rebondissements abracadabrantesques. Et le plus pénible c'est qu'il n'arrive même pas à se finir un minimum correctement, emboitement de 4 scènes en guise de dénouement, rien que ça, je suis sorti vidé, et j'imagine que le réalisateur a sans doute cru se sentir malin en faisant ça, comme si rajouter du twist au twist allait laisser sur le cul, non, c'est juste ridicule.
Hellraiser : Revelations (2011)
1 h 15 min. Sortie : 18 octobre 2011 (États-Unis). Épouvante-Horreur
Film de Víctor García
JimBo Lebowski a mis 1/10.
Annotation :
Où sont les révélations ? Où ?! Je croyais vraiment que c'était un prequel qui allait nous en apprendre un peu plus sur Pinhead ou carrément bouleverser tout ce que nous avions pu voir jusque là, mais non, absolument pas. Cette suite atteint un tel niveau d'inutilité et de stupidité que s'en est stupéfiant, la seule et unique bonne idée étant de revenir au principe d'origine de nourrir l'entité démoniaque pour lui ouvrir les portes du monde réel, sinon tout le reste est à chier, tout ! Et la palme du pire revient à l'ambiance (inexistante) ex-aequo avec les dialogues (ridicules), la partie found footage au début avec le moment où les deux gars tripatouillent le cube avec l'apparition de Pinhead cristallise tout ce qui cloche, on ne peut pas faire ça, j'irais même jusqu'à dire que le réalisateur ridiculise l'univers de Barker. Sans compter que Doug Bradley n'est même plus là pour sauver les meubles grâce à son charisme, son remplaçant n'en a même pas un milligramme, et il est vrai que les acteurs ne sont pas aidé par l'écriture de leurs rôles mais merde toute la dernière partie est juste folle, le père qui se prend un pruneau dans le bide et parle lucidement derrière, la mère qui se fait crocheter de tous les côtés et qui ne bronche pas, zéro investissement, alors si on assemble tour à tour tous ces éléments ce projet n'a juste aucune crédibilité, et encore moins une légitimité.
Revelations réussi tout de même l'exploit d'être encore plus pourri que Hellworld et ça fallait le faire, chapeau !














