L'album de la semaine
L'album de la semaine, c'est une recommandation que je fais sur mon blog (http://kulturkonfitur.fr/ads/) chaque semaine, accompagnée d'un présentation rapide et d'une playlist Spotify.
Comme je modifie de manière hebdomadaire, cette liste permet d'archiver les albums dont j'ai causé pour les retardataires ou les curieux.
Voir aussi : https://www.senscritique.com/liste/Le_film_de_la_semaine/1628714
9 albums
créée il y a environ 9 ans · modifiée il y a environ 9 ansEndtroducing..... (1996)
Sortie : 16 septembre 1996 (France). Instrumental Hip Hop, Experimental Hip Hop
Album de DJ Shadow
Flavien M a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette semaine, je vous recommande Endtroducing….. de DJ Shadow, tout simplement parce que c’est le titre que j’ai utilisé pour mon billet d’introduction. Et je commence par un grand classique sorti en 1996 et qui n’a pas pris une ride, tant dans le son que dans la composition. Endtroducing….. c’est un album de hip hop instrumental qu’on peut aussi qualifier d’expérimental, qui a certainement été l’une de mes portes d’entrée dans un genre que je connais aujourd’hui mieux. Difficile pourtant de le rattacher à ce courant tant il s’éloigne de ce qu’on peut en avoir comme cliché, il permet de s’en affranchir et de se rendre compte de la richesse qu’il peut contenir. Assez long (plus d’une heure), il alterne entre turntablism corrosif et longues plages planantes, avec pour apothéoses « Midnight in a Perfect World » ou « Stem/Long Stem », parfaites pour accompagner vos promenades nocturnes. Malgré cette multiplicité des approches, difficile d’isoler un titre comme je viens de le faire tant l’ensemble est d’une cohérence imparable.
Un album culte aussi par le nombre de samples qu’il contient et le talent avec lequel il les marie. Je serais bien en peine de vous citer toutes les références, mais une liste Rate Your Music (https://rateyourmusic.com/list/tommy832/the_endtroducing_sample_pedia/) vous en donnera un aperçu plutôt exhaustif et donne l’image, s’il en était besoin, de la culture musicale du bonhomme et plus globalement d’une bonne partie de la scène hip hop.
Bonne écoute !
Immunity (2013)
Sortie : 3 juin 2013 (France). IDM, Downtempo, Experimental
Album de Jon Hopkins
Flavien M a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette semaine, je vous recommande Immunity de Jon Hopkins. Sorti après le très bon Insides et la BO du film Monsters, c’est l’album qui m’a fait découvrir l’artiste. Pour le genre, on peut présenter ça comme de l’IDM/Microhouse, de la musique électronique qui pose son ambiance et casse ses rythmes. Il y a quelque chose de très organique dans Immunity, que j’ai peu retrouvé dans d’autres disques du genre. La progression des titres donne le sentiment d’une certaine logique, d’une narration.
Avec des passages assez industriels, d’autres bien plus aériens/cosmiques, Immunity me paraît un album très « urbain » et racontant une histoire citadine avec son fourmillement mais aussi ses moments de grâce nocturne. Difficile de ne pas craquer sur les passages les plus éthérés du titre d’ouverture, sur les beats lancinants d »Open Eye Signal », sur le son sourd qui s’insère dans la plupart des morceaux, nous donnant une impression d’être séparé des notes par quelque chose de très physique, qui structure l’espace musical d’Immunity.
Je vous invite à lire cette critique (https://www.senscritique.com/album/Immunity/critique/23775269) qui va dans le sens d’une narration évoquée plus haut, l’auteur retranscrivant l’histoire que lui raconte cet album.
Bonne écoute !
Dead Man (OST) (1996)
Sortie : 26 février 1996 (France). Rock, Soundtrack, Stage & Screen
Bande-originale de Neil Young
Flavien M a mis 7/10.
Annotation :
Cette semaine, vu que je recommande Dead Man dans la rubrique FDS, je me suis dit qu'il y aurait une certaine cohérence à proposer sa bande-originale ici. Autant vous le dire d'emblée, vous risquez de retrouver Neil Young régulièrement dans le coin. Cet album est un peu particulier, et si ses morceaux ont régulièrement été utilisés dans des films, ici tout a été composé directement pour l'oeuvre de Jarmusch. La légende veut que ce dernier lui ait projeté le résultat final et que Young ait improvisé par dessus, pour coller à ce qui se déroulait à l'écran.
Vrai ou non, l'alliage entre les deux fonctionne parfaitement. La difficulté, c'est de vous recommander l'album en-dehors de son statut de BO. Si la musique prend une autre ampleur dans ce rôle, j'ai toujours trouvé que c'était aussi un très bon album de Neil Young, indépendamment de Dead Man. L'ensemble peut paraître assez hermétique, Young va dans un genre qu'il a peu exploré, le post-rock, avec des accents drone d'une densité rare chez le compositeur, pourtant habitué à la saturation. Il y a aussi ces dialogues issus du film qui passent parfois par-dessus la musique et peuvent sortir l'auditeur de l'atmosphère dans laquelle il s'est plongé.
Mais pourtant, il y a toujours ce son très reconnaissable chez le canadien, lorsqu'il part dans des sonorités plus épurées, rappelant des solos d'autres albums et plus mélodiques. L'alternance entre cette densité, ces dialogues et ces moments plus aériens fonctionne à fond, et ce malgré l'absence de chant, alors même que la voix de Young est un des éléments qui me permet d'apprécier même ses albums les plus médiocres.
Si vous n'avez pas le temps de regarder le film, essayez au moins ce disque, il vous donnera une excellente idée de ce qu'il peut être. Si vous avez vu le film, réécoutez cet album pour vous y replonger. De mon côté, par facilité d'accès, j'ai bien plus écouté l'album que regardé Dead Man, et jamais je n'ai trouvé qu'il manquait des images pour profiter de l'expérience.
Bonne écoute !
To the Nameless Dead (2007)
Sortie : 16 novembre 2007 (France). Black Metal, Heavy Metal, Folk Rock
Album de Primordial
Flavien M a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette semaine, on change un peu de style, mais on reste comme avec la bande-originale de Dead Man dans un album pas forcément super « accessible ». To the Nameless Dead, c’est un album sorti en 2007 par le groupe irlandais Primordial, qui officie dans un black metal à l’inspiration païenne et avait jusque-là sorti de très bons disques. Derrière cette pochette et ce titre évocateur, To the Nameless Dead est dans la lignée des précédents, tout en étant pour moi le meilleur opus du groupe, que j’ai découvert avec celui-ci, ce qui joue peut-être.
Le titre d’ouverture donne le ton, avec ses riffs puissants et un rythme qui s’éloigne du black metal le plus rapide qui soit, ce qui se confirme avec « Gallows Hymn », qui sonne presque doom. Ce qui rend Primordial assez différent et unique, derrière l’efficacité des compositions, c’est une atmosphère sombre et presque « tribale », à défaut d’un meilleur terme. La batterie va dans ce sens, mais c’est surtout la voix et le chant d’Alan Averill (A.A. Nemtheanga de son nom de scène) qui donne le ton. Les paroles sont scandées, un peu à la manière d’un prêcheur païen, donnant de l’importance à chaque ligne de chant et l’enfonçant dans l’oreille de son auditeur. Cette impression d’un chanteur habité, on la retrouve sur scène, pour le meilleur et pour le pire, certaines prestations étant apparemment assez mauvaises (une bonne expérience de mon côté).
Un album sombre, même s’il sait aller vers des terres plus apaisées – « Heathen Tribes » par exemple –, qui vous fera secouer la tête (mais pas trop vite) et qui a accouché d’un titre inoubliable et que je repasse trèèèèès souvent, « As Rome Burns ». L’introduction, les percussions, les riffs,, les ponts plus posés, le chant habité, pour finir sur une montée en puissance d’une phrase répétée à l’envie qui est depuis la première écoute restée gravée chez moi.
« Sing, sing
Sing to the Slaves
Sing to the Slaves
That Rome Burns »
Bonne écoute !
Carrie & Lowell (2015)
Sortie : 31 mars 2015. Rock, Folk Rock, Folk
Album de Sufjan Stevens
Flavien M a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette semaine, je me suis dit qu'avec l'annonce de l'arrivée d'un nouvel album de Sufjan Stevens (pas tout seul), c'était l'occasion de vous parler de son dernier album en date, Carrie & Lowell. J'avais découvert l'artiste américain environ un an avant sa sortie, et beaucoup accroché à son univers, sa sensibilité à fleur de peau, même si toutes les directions choisies n'étaient pas forcément une réussite.
De ce point de vue, Carrie & Lowell était étonnamment sage et peu ambitieux, surtout après un Age of Adz pas radin en expérimentations. Ici, on est dans une chamber folk assez conventionnelle, avec tout ce qu'on peut reprocher au genre, un côté un peu maniéré et "chouinard", cette "sensibilité à fleur de peau" citée plus haut, parfois un peu artificielle. Ajoutez à cela le fait que la composition de l'album se soit faite après la mort de la mère de Sufjan et vous avez tout le pathos nécessaire pour un disque qui en ferait trop.
Quelque part, c'est le cas, Sufjan part dans l'émotion facile en allant dans les aigus de sa voix cristalline et immédiatement touchante, avec un peu l'impression qu'on nous force la main. Et pourtant, malgré l'aspect négatif que je suis en train de dépeindre, Carrie & Lowell est mon album préféré de 2015 à date (mars 2017). La claque a été immédiate, et ce bien que je connaisse l'artiste et que la surprise n'est pas été aussi forte que lors de la découverte d'un titre comme "The Owl and the Tanager" sur l'EP All Delighted People. Cet album, je l'ai écouté et réécouté des dizaines de fois dans les mois ayant suivi sa sortie, ce qui ne m'arrive pas si souvent, sans jamais me lasser, en dépit de la simplicité qu'il présente.
Cette sensibilité chamber folk me parle assez facilement, et dès lors qu'un artiste ou un groupe choisit cette direction, difficile pour moi de trouver ça nul. Comme pour Neil Young, je suis également assez friand de la voix de Sufjan Stevens, donc même si la composition ne suit pas, elle suffit presque à me toucher. La première moitié de l'album m'a toujours paru supérieure, j'ai en tout cas bien plus écouté les titres qui s'y trouvent, jusqu'à "Fourth of July", qui a longtemps été mon titre préféré du disque et l'est peut-être encore. Il est très représentatif de cet aspect "larmoyant" qui peut rebuter mais qui m'emporte à chaque fois. Idem quand dans "Death With Dignity", "All of Me Wants All of You" ou "Drawn to the Blood", qui me happent immédiatement.
Difficile de voir la direction que va prendre Sufjan
Perdition City: Music to an Interior Film (2000)
Sortie : 26 mars 2000 (France). Abstract, Experimental, Electronic
Album de Ulver
Flavien M a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette semaine, avec l’arrivée récente (en dématérialisé du moins, le physique viendra plus tard) du dernier album d’Ulver – The Assassination of Julius Caesar, qui semble prometteur –, je me suis dit que vous parler de ce groupe norvégien n’était pas une mauvaise idée. Plus précisément, je vais vous parler de leur album que je préfère (non sans quelques doutes), Perdition City, sorti en 2000. Comme pour d’autres artistes déjà cités dans la rubrique, vous risquez de voir le nom Ulver revenir plus d’une fois, de toute façon.
Malgré des racines dans le black metal, Ulver s’est souvent foutu des étiquettes, jonglant avec les genres tout en gardant une forte identité. Malgré l’évolution entre les premiers et derniers albums, à chaque fois, on sait qu’on écoute du Ulver. Avec Perdition City, les norvégiens partent vers la musique électronique, d’une manière très différente de ce qu’ils avaient expérimenté sur The Marriage of Heaven and Hell ou l’EP Metamorphosis, et peut-être plus accessible. Inspiré par des formations comme The Future Sound of London (référence directe des titres « The Future Sound of Music » et « Dead City Centres »), on est dans de l’électronique plutôt ambient, qui pioche dans le dark jazz et le trip-hop, principalement, et installe une atmosphère qui tient tout le long du disque, qui se veut assez introspective, comme l’annonce le sous-titre « Music to an interior film« .
Blindé de moments de grâce, difficile de pointer des titres qui sortent du lot, même si la toute fin de « Lost in Moments », le minimalisme puis la montée en puissance de « The Future Sound of Music » ou les beats lancinants de « Hallways of Always » sont quelques évidences. Perdition City fait aussi partie de ces albums profondément « nocturnes ». Bien sûr, l’écouter en journée n’enlève rien à ses qualités, mais l’écoute (éventuellement urbaine) de nuit a une saveur bien particulière. Se réinventer tout en gardant sa personnalité et en proposant un album essentiel, c’est que qu’on su faire les « loups » avec cette ville en perdition.
Bonne écoute !
Róka hasa rádió (2009)
Sortie : 12 mai 2009 (France). Black Metal, Experimental, Electronic
Album de Thy Catafalque
Flavien M a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette semaine, voyage vers la Hongrie ! Le groupe, c'est Thy Catafalque, l'album, Róka Hasa Rádió, sorti en 2009. Assez long, il est assez délicat de la ranger dans une case, même si le groupe est en général rattaché au metal d'avant-garde.
Il y a bien du metal dans ce disque, du chant black, mais surtout il y a plein d'autres choses, qui en font un album bien plus intéressant que la moyenne. Le chant hongrois en fait définitivement partie, apportant un cachet qui correspond avec les parties les plus folk de l'album, pas forcément les plus réussies cela dit. Róka Hasa Rádió n'est pas forcément facile, à la fois par la multiplicité des genres abordés et pas son son, tour à tour corrosif et plus aéré, mais en tout cas assez dense. Souvent, on part vers une ambiance apocalyptique portée par des rythmiques à la limite de l'indus', et avec un bon nombre de passages et de touches teintés d'électronique, l'aspect peut-être le plus percutant et réussi de l'album.
Si l'album est long, il ne compte pourtant que 9 titres, vous comprendrez donc que ce sont ces derniers qui sont d'une durée supérieure à la normale. C'est surtout vrai pour les deux d'ouverture, avec "Molekuláris gépezetek" qui culmine à pas loin de 20 minutes de sans-faute qui représentent bien la variété qui habite Róka Hasa Rádió. Il reste leur meilleur album à ce jour (je n'ai pas écouté Sgùrr ni Meta), et une curiosité à découvrir.
Bonne écoute !
Atrocity Exhibition (2016)
Sortie : 30 septembre 2016 (France).
Album de Danny Brown
Flavien M a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette semaine, un album de 2016 : Atrocity Exhibition, de Danny Brown. Le hip hop n'a clairement pas été le genre de ma jeunesse, plutôt attiré par les grosses guitares et le blast-beat. Je m'y intéresse depuis plusieurs années et, comme partout, il y a des daubes et plein de trucs assez géniaux. Prenez le dernier Danny Brown par exemple. ah ça, il n'est pas à mettre entre toutes les oreilles et autant vous le dire d'emblée : ça défouraille.
Comparé à des productions plus calmes comme les albums d'A Tribe Called Quest, et dans une certaine mesure de la côte est avec ses influences jazzy, Atrocity Exhibition est plus dans une veine du hip hop de l'urgence et de l'abrasif. Je n'ai pas (encore) écouté les autres albums de l'américain, mais celui-ci a été un coup de cœur immédiat. Il n'est sans doute pas le plus accessible pour débuter dans le genre, mais quand on a été habitué à certains sons extrêmes et qu'on a côtoyé les aspects les plus expérimentaux d'autres genres, rien d'inhabituel ici.
Le hip hop pratiqué ici prend ici des tournures étonnantes, allant d'un hardcore enragé à des passages bien plus industriels en parfaite adéquation avec le flow de Danny, qui s'entoure dans une forme de filiation de Kendrick Lamar sur le titre "Really Doe" (pas le plus réussi), qui l'année précédente avait sorti un incontournable du genre : To Pimp a Butterfly. Ce n'est pas le seul invité, mais ce qui compte surtout, c'est la manière dont les compositions s'autorisent des écarts, des bouffées d'air frais en allant titiller d'autres genres. Après deux premiers titres qui ouvrent l'album de manière magistrale, "Rolling Stone" n'est pas loin du post-punk dans les sentiments qu'il véhicule, en radicale opposition avec la rage d'un "Tell Me What I Don't Know" ou "Ain't It Funny".
Si vous êtes prêts à découvrir un hip hop audacieux, qui navigue entre vagues tumultueuses et souvent en proie à une tempête sonore et vocale, l'hésitation est interdite.
Bonne écoute !
Amnesiac (2001)
Sortie : 30 mai 2001 (France). Rock expérimental, Art Rock
Album de Radiohead
Flavien M a mis 7/10.
Annotation :
Cette semaine, partons pour un des groupes les plus reconnus des 20 dernières années, Radiohead. Vous connaissez au moins tous le titre "No Surprises", sur l'exceptionnel album OK Computer, mais il faut bien comprendre que les britanniques ont sorti un paquet de grands disques, plus ou moins abordables, et traduisant une belle compréhension de l'évolution de la musique contemporaine. Tout en changeant, ils ont su garder une forte identité en même temps qu'une stabilité dans le line-up, avec la voix toujours très reconnaissable de Thom Yorke.
Aujourd'hui, c'est d'un de leurs albums "mineurs" que je vais parler, à savoir Amnesiac, souvent moins reconnu que le précité OK Computer ou le plus expérimental Kid A. Après celui-ci (2000), qui traduisait une certaine rupture vers une musique où l'électronique prenait de plus en plus de place, Amnesiac est plus une forme de continuité et de compromis. Sorti à peine un an après Kid A, il reflète une maîtrise plus cadrée et moins jusqu’au-boutiste du groupe. Les essais sont confirmés avec une utilisation de la musique électronique parfois bruitiste et au rythme assez déstructuré, mais le chant revient vers une place plus classique, une forme de retour en arrière, encore une fois une synthèse plus contrôlée, avec moins de génie que dans Kid A, mais sans doute une volonté d'être abordable par un public plus large.
J'ai mis du temps avant de pleinement apprécier Amnesiac, la faute peut-être à ses glorieux prédécesseurs. Heureusement, le disque a pour lui "I Might Be Wrong", clairement un de mes titres préférés du groupe, qui me faisait toujours revenir vers l'album dans son ensemble et réécouter les autres titres. Et après des dizaines d'écoutes, sans qu'il se hisse au niveau des meilleurs albums des anglais, Amnesiac reste un essentiel de la musique contemporaine et la preuve que le groupe n'a fait que très peu de faux pas. L'ouverture "Packt Like Sardines in a Crushed Tin Box" peut dérouter, assez dans la veine de Kid A, mais "Pyramid Song", qui suit, avec son piano et les nappes électroniques qui restent en fond, rappelle bien plus OK Computer et un terrain assez confortable des ballades de Radiohead.
Amnesiac alterne d'ailleurs entre ces deux versants, avec quelques influences jazzy ("Life in a Glasshouse") qui là aussi étaient présentes dans Kid A, sans qu'il n'y ait vraiment de déchet ou de titre oubliable. A redécouvrir si comme moi, vous l'avez longtemps laissé de côté pour les plus reconnus du groupe.
Bonne é












