Lectures 2026
L'Hégémonie culturelle (2024)
Sortie : septembre 2024 (France). Essai, Anthologie
livre de Antonio Gramsci
Les Veines ouvertes de l'Amérique latine (1971)
Une contre-histoire
Las venas abiertas de America Latina
Sortie : 1981 (France). Document, Autobiographie & mémoires
livre de Eduardo Galeano
L'Homme qui savait la langue des serpents (2007)
Mees, kes teadis ussisõnu
Sortie : 1 août 2013 (France). Roman
livre de Andrus Kivirähk
Cent ans de solitude (1967)
Cien años de soledad
Sortie : 1968 (France). Roman
livre de Gabriel García Márquez
Les Damnés de la terre (1961)
Sortie : 1961 (France). Essai, Politique & économie
livre de Frantz Fanon
L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1917)
suivi de La théorie marxiste des relations internationales
Имперіализмъ какъ новѣйшій этапъ капитализма
Sortie : juin 2005 (France). Essai, Politique & économie
livre de Lénine
Annotation :
"Schéma" décrivant la phase impérialiste du capitalisme:
I/ Théorie Marxiste le prévoyait: fin XIXIème-début XXème s, la libre-concurrence est substituée par le Kisme monopolistique. Concentration de la production et création de cartels industriels.
II/ À la même période s’opère une concentration des banques. Les banques monopolistiques délaissent le rôle d’intermédiaire classique et acquièrent un grand pouvoir de décision sur l’économie nationale, de par “l’entrelacement” entre monopoles industriels et monopoles bancaires.
III/ Un fort excédent de capitaux (permis par le capitalisme monopolistique) s’accumulant dans les pays industriels (Angleterre, France, Allemagne, États-Unis) → développement exponentiel de l’exportation de capital, menant à un partage du globe entre les pays prématurément industrialisés (Angleterre et France), et les jeunes pays dont le développement industriel dépasse à présent celui des anciens (Allemagne et États-Unis).
Cette exportation de capitaux, politiquement traduite par la colonisation, a 2 principaux objectifs pour les industriels et pour les banques: S'accaparer toutes les sources de matières premières, et assurer sur le long terme une exportation de capitaux au rendement élevé.
Prédictions justes de la théorie de Lénine:
- Anticipation de ce que sera le XXème siècle: La disproportion (qui se renforce) entre les forces productives et le partage des colonies ne pourra se régler que par la guerre.
Autrement dit, les rapports de forces qui s’inversent entre l’Allemagne et les États-Unis (réclamant leur part du gâteau) et l’Angleterre et la France (s’étant partagé le monde) mènera à un repartage non-pacifique du monde.
- Le capitalisme sous sa forme impérialiste mènera à la désindustrialisation des pays colonisateurs. La production industrielle n’aura plus lieu au sein de ces pays, mais dans leurs colonies. Ils se cantonneront à un rôle de rentiers (États-rentiers), et à une activité économique ne tournant qu’autour du divertissement et des services de la bourgeoisie. → tertiarisation de l’Occident, industrialisation de Sud.
- La résistance inévitable des peuples colonisés, et la multiplication des forces militaires de la part des colonisateurs pour y répondre.
Note perso:
Bien qu’elles existent, il y a peu de considération pour la population des colonies. Elle n’est pas non plus prise en compte en tant que masse prolétaire mondiale. C’était peut-être trop tôt pour en parler ainsi au vu de l’étape industrielle des pays
Vivre pour la raconter
Vivir para contarla
Sortie : 2002 (France). Roman
livre de Gabriel García Márquez
Annotation :
"C'est ainsi que le soir de mon arrivée la ville s'offrit à mes pas (...) comme une ville pleine de vie qui ne revendiquait pas ses gloires guerrières mais la dignité de ses ruines." (p.369)
Chronique d'une mort annoncée (1981)
Crónica de una muerte anunciada
Sortie : 1981 (France). Roman
livre de Gabriel García Márquez
La Droitisation française : mythe et réalités (2024)
Comment citoyens et électeurs divergent
Sortie : 4 septembre 2024. Essai, Politique & économie
livre de Vincent Tiberj
Manifeste du Parti Communiste (1848)
Manifest der Kommunistischen Partei
Sortie : 22 septembre 2023 (France). Essai, Politique & économie
livre de Karl Marx et Friedrich Engels
Germinal (1885)
Sortie : 1885 (France). Roman
livre de Émile Zola
Annotation :
-Incipit. Je suis déjà conquis par le livre. Pas d'introduction, on est dedans. Les descriptions, les personnifications de la machine, les dialogues jamais gratuits, tjrs pour pointer du doigt la reproduction sociale des ouvriers, la violence de la mine, les conditions harrassantes de travail, l'euphémisme ou la candeur des mineurs ne sachant pas quoi faire d'autre que d'être ce qu'ils sont. C'est beau, rien n'est superflu et tout sert le récit.
L'importance des bruits. Ceux de la machine qui "respire", qui "tousse". Les toussotements du vieux, ses crachats. Puis les pleurs de la petite.
- Le bruit, l'obscurité et le froid. C'est le trio du (début) du livre. Si bien décrits, des personnages à part entière.
-La maison et la vie de la famille Grégoire. Aucun bruit cette fois, le calme. La couleur noire laisse place au blanc et au bleu de la maison. La narration saccadée, brutale et grave de la mine s'efface pour la légèreté et l'ironie.
Ubik (1969)
Sortie : 1970 (France). Roman, Science-fiction
livre de Philip K. Dick
Annotation :
- Une chose qui me gêne, la description et de manière générale la manière dont le narrateur désigne les femmes. Uniquement par un prisme masculin, de désirabilité ou non. Ça ne semble pas enrichir le récit, + gênant qu'autre chose pour le moment. (disparait dans la suite du roman)
-On ne s'attache pas vraiment aux personnages. Ils ne sont pas profonds non plus.
-Le gros point positif est l'intrigue, le mystère autour des phénomènes anormaux qui se déroulent. On tourne les pages en essayant de percer le mystère constamment, en élaborant nos propres théories.
-Fin du livre. Le cerveau se retourne, j'essaye de repenser à plein de scènes et de trouver une explication.
-Le livre est un labyrinthe, dont on ne trouve jamas vraiment la sortie. Ce qui peut être très frustrant, mais en même temps je dois avouer qu'aucun livre ne m'a fait cet effet auparavent. Le livre ne se termine jamais vraiment, parce qu'on cogite encore et encore sur toute sa symbolique, doutant toujours de ce qu'on a lu, de ce qui a été affirmé pas les personnages. Comme le dernier chapitre l'illuste finalement, on doute encore après la fin du récit.
-C'est d'ailleurs très amusant de se plonger dans les dizaines de théories et d'analyses du livre sur internet. Pour moi c'est un prolongement du livre en soit. Prolongement infini de l'intrigue.
Hezbollah
The Political Economy of Lebanon's Party of God
Sortie : 20 octobre 2016 (France). Essai
livre de Joseph Daher
Le Dieu venu du Centaure (1964)
The Three Stigmata of Palmer Eldritch
Sortie : 1965 (France). Roman, Science-fiction
livre de Philip K. Dick
Sortir de notre impuissance politique (2020)
Sortie : 26 août 2020. Essai
livre de Geoffroy de Lagasnerie
La Horde du contrevent (2004)
Sortie : 15 octobre 2004. Roman, Science-fiction, Fantasy
livre de Alain Damasio
L'Homme unidimensionnel (1964)
One-Dimensional Man
Sortie : 1968 (France). Essai, Culture & société
livre de Herbert Marcuse
Annotation :
-p.30: (sur les faux besoins): "Leur satisfaction pourrait être une source d'aise pour l'individu, mains on ne devrait pas protéger un tel bonheur s'il empêche l'individu de percevoir le malaise général et de saisir les occasions de le faire".
-
La Conjuration des imbéciles (1964)
A Confederacy of Dunces
Sortie : 1981 (France). Roman
livre de John Kennedy Toole
Annotation :
Comédie et critique sociale. L'humour vient en premier, mais il est toujours toujours suivi de près par une allusion, une critique. Mises toutes à bout, on obtient cette fresque humoristique mais aussi critique de la société américaine, que l'on pourrait calquer sur divers pays occidentaux. Le racisme systémique, la police, la pauvreté, les injustices, les inégalités, les patrons, sont autant de sujets traités assez directement à travers les aventures d'Ignatius.
Avec un humour qui vise juste, des personnages attachants et des situations absurdes/loufoques, le livre est très proche de la pièce de théâtre.
Par fragments, on se reconnaît dans Ignatius. J'ai commencé à l'apprécier très rapidement dans le livre. On partage des haines communes, des réflexions. Catharsis du tout foutre en l'air, et catharsis du mépris.
- Angelo est le blanc de classe pop, travaille dans la fonction publique, fait de son mieux parce qu'il aime son travail. Accepte de se faire humilier et maltraiter. Et c'est lui que la société traditionelle americaine plaint, apprécie.
-La mère Reilly et Santa sont cette société traditionnelle. Elles votent pr le Président "qui traite bien sa mère". Aiment les films, les stars de ciné, les potins...et Angelo. Et ne s'occupent de rien d'autre
-Ignatius lui a un "renversement" des valeurs au sein du "statu quo" marcusien. La productivité, le travail, l'argent ne sont pas des fins pour lui. La fin est de vivre avec le moins de souffrance. C'est un homme très cultivé et qui a fait des études. Il pourrait avoir de bons postes s'il se comportait comme Mancuso, et être la fierté de sa famille. Mais ce n'est pas sa vision des choses. Un bel exemple est le moment où, afin de pouvoir aller voir le spectacle de Darlene, il a enfin un objectif pour gagner de l'argent. Enfin une fin. Ce jour-là, il vendra tous ses hot dogs. D'ailleurs c'est un métier qu'il apprécie. Parce qu'il n'est "pas surveillé", "à l'air libre", peut faire ce qu'il veut quoi. Ce que les autres ne comprendront pas.






















