Cover Les magico musiques 2025
Liste de

76 albums

créée il y a 8 mois · modifiée il y a 3 mois
The Water Is Wide
7.6

The Water Is Wide (2000)

Sortie : 4 septembre 2000 (France). Jazz, Contemporary Jazz

Album de Charles Lloyd

Annotation :

Petit jazz doux et lento, dominé par le titre éponyme - « The Water is Wide » - très sympa avec sa berceuse au saxophone. C’est dans la délicatesse de ses titres que l’alboum emporte les oreilles et le cœur, et on savourera donc avec un plaisir non feint « Georgia », « The Water is Wide », « Sonf of Her », « Lady Day » ou « Prayer ». Un peu moins fan des pas de côté, dont le plus notoire est « There is a Balm in Gilead » avec son tambour qui s’accorde même un roulement en guise d’intro.
La 1 (« Georgia »), la 2 (« The Water is Wide »), la 4 (« Ballade and Allegro »), la 5 (« Figure in Blue »), la 6 (« Lotus Blossom »), la 7 (« The Monk and the Mermaid »), la 8 (« Song of Her »), la 9 (« Lady Day »), la 10 (« Heaven ») et la 12 (« Prayer »)

Les Princes de la ville
6.9

Les Princes de la ville (1999)

Sortie : octobre 1999 (France). Conscious, Hip Hop

Album de 113

Annotation :

Rétro rap certes, mais que quiconque a l’habitude de ce style a déjà entendu d’une manière ou d’une autre ailleurs. Gangsta, misère et splendeur de la rue, petites stories… On est pas loin de ce que peut faire à peu près à la même époque un Disiz.
Le + (ce que présente et détaille le documentaire DJ Mehdi, Made in France), c’est l’usage d’instru jusqu’alors absentes du rap, plutôt issues de l’électro (surtout dans l’intro et « Jackpot 2000 », qui semble même avoir été créée spécialement pour cette fusion des genres) ou de musiques folkloriques, comme le décline toute le série des « tontons » (surtout « Tonton d’Afrique » et « Tonton du bled », « Tonton des îles » étant dans ce registre plus frileux). C’est certainement quand il verse dans ces ambiances mosaïques et quand il se donne pour mission de produire du tube (« Les regrets restent », « On l’a pas mérité », « Les princes de la ville ») que l’album produit le maximum de hits.
La 1 (« Intro »), la 3 (« 1001 Nuits »), la 5 (« Les regrets restent »), la 8 (« Tonton d’Afrique »), la 9 (« Jackpot 2000 »), la 11 (« Tonton du bled »), la 12 (« Main dans la main »), la 14 (« On l’a pas mérité ») et la 15 (« Les princes de la ville »)

Journey in Satchidananda
7.9

Journey in Satchidananda (1971)

Sortie : 1971 (France). Spiritual Jazz, Avant-garde Jazz, Hindustani

Album de Alice Coltrane et Pharoah Sanders

Annotation :

Le mystico-jazz d’Alice Coltrane, très hippy, se laisse bercer dans une tonalité indianisante, ou du moins vaguement orientale (on s’éloigne un peu de Dehli et Calcuta avec « Isis and Osiris »). Bien que le tout peut sembler véhiculer une image quelque peu clicheteuse de tout ce qu’il y a à l’est de Moscou, la fusion musicale opère à fond les patates dans un alliage harmonieux et méditatif. Elle sait également se faire plus discrète quand le sujet s’offre moins au voyage vers l’Orient mythifié (« Something About John Coltrane »).
Bref, méga boost métaphysico-sensoriel.
La 1 (« Journey in Satchidananda »), la 2 (« Shiva-Loka »), la 3 (« Stopover Bombay »), la 4 (« Something About John Coltrane ») et la 5 (« Isis and Osiris »)

Revolver
8

Revolver (1966)

Sortie : 5 août 1966. Rock, Psychedelic Rock, Beat

Album de The Beatles

Annotation :

L’un des alboums sacrés des Beatles, très imprégné du contexte avec son petit air rebelle et minaudier, sa chansonnette simple (exemplairement « Yellow Submarine ») et sa percée vers le psychédélique mâtiné d’hindouisme (les très bonnes « Love To You » et « Tomorrow Never Knows »). Pas mal donc de hits hyper connus qui ont glissé dans le répertoire musical mondial, au détriment peut-être de pistes plus discrètes, certaines vraiment kool (les hindouïsteries, donc), d’autres moins marquantes (le centre de l’album grosso modo, avec « Good Day Sunshine » ou « Docteur Robert »). Ça reste bien agréable à l’écoute, et pas si vieilli que ça.
La 1 (« Taxman »), la 2 (« Eleanor Rigby »), la 3 (« I’m Only Sleeping »), la 4 (« Love To You »), la 5 (« Here, There and Everywhere »), la 6 (« Yellow Submarine »), la 9 (« And Your Bird Can Sing »), la 10 (« For No One »), la 12 (« I Want To Tell You ») et la 14 (« Tomorrow Never Knows »)

Dans la légende
6.5

Dans la légende (2016)

Sortie : 16 septembre 2016 (France).

Album de PNL

Annotation :

Adulé par la critique et le public à sa sortie, Dans la légende, et la geste PNL plus largement, proposent une gamme qui a fait des émules sans faire florès dans le rap FR. Des morceaux plutôt lents, portés par une électro-pop pêchue et des basses lourdes savamment placées, enrobant des paroles libres sur des sujets vastes et vagues – la drogue, la rue, l’argent, deux frères, deux fauves. Ne déviant qu’exceptionnellement de cette ligne, le groupe instaure une forme de routine tout au long de son album, les pistes s’enchaînant sans grosse variété. L’alchimie demeure suffisamment réussie et – osons les termes - kiffante pour rendre QLF n’importe quel auditeur moyen, et la lassitude ne tombe qu’avec extrême parcimonie, notamment dans les pistes trop speed/trop enjoué (« Luz et Luna », Béné »).
Et pis en vré alboum d’une génération, en vré.
La 1 (« DA »), la 2 (« Naha »), la 3 (« Dans la légende »), la 4 (« Mira »), la 5 (« J’suis QLF »), la 6 (« La vie est belle »), la 7 (« Kratos »), la 9 (« Tu sais pas »), la 10 (« Sheita »), la 12 (« Bambina »), la 14 (« Uranus »), la 15 (« Onizuka ») et la 16 (« Jusqu’au dernier gramme »)

Abu Nawas Rhapsody
8

Abu Nawas Rhapsody (2010)

Sortie : 1 mars 2010 (France). Fusion, Jazz, Contemporary Jazz

Album de Dhafer Youssef

Annotation :

Fusion bienheureuse d’un jazz très tranquillou et de musiques maghrébines. La rhapsodie, pas non plus hyper variée, prend son temps à instaurer son ambiance dans les différents morceaux, surtout grâce à des chants discrets puis hégémoniques, tenant sur la longueur de la piste.
Du coup, c’est très contemplatif, avec quelques accélérations ici ou là (« Odd Elegy »).
La 1 (« Sacré « The Wine Ode Suite » »), la 2 (« Les Ondes Orientales »), la 3 (« Khamsa « The Khamriyyat of Abu Nuwas »), la 4 (« Interl’Oud »), la 5 (« Odd Elegy »), la 6 (« Ya Hobb « In The Name Of Love »), la 7 (« Shaouk »), la 8 (« Shatha »), la 9 (« Mudamatan « The Wine Ode Suite » »), la 10 (« Hayastan Dance »), la 11 (« Sura ») et la 12 (« Profane « The Wine Ode Suite » »)

Paradigmes
6.4

Paradigmes (2021)

Sortie : 2 avril 2021 (France). Neo-Psychedelia, Synth-pop

Album de La Femme

Annotation :

Sans doute l’album le plus délire du groupe avec des morceaux volontairement teubés très réussis dans leur mouture (« Disconnexion »). Toujours sinon cette atmosphère de gros dépressif confis dans la mort et la tristesse (dès l’ouverture de l’alboum : « Paradigme » et « Le sang de mon prochain »), couverte d’une électro pop, parfois cold mais souvent festive, tournant plus que jamais à la blaguounette et à la ritournelle, dopée d’une bonne dose d’ironie (« Foreigner », « Force et respect »). Les pistes languissantes clôturant le recueil (« Tu t’en lasses ») demeurent également une force du groupe, tout album confondu.
La 1 (« Paradigme »), la 2 (« Le sang de mon prochain »), la 4 (« Foutre le bordel »), la 5 (« Nouvelle-Orléans »), la 6 (« Pasadena »), la 7 (« Lâcher les chevaux »), la 8 (« Disconnexion »), la 9 (« Foreigner »), la 10 (« Force et respect »), la 11 (« Divine créature »), la 12 (« Mon ami »), la 13 (« Le jardin »), la 14 (« Va ») et la 15 (« Tu t’en lasses »)

Praise God I’m Satisfied
-

Praise God I’m Satisfied (1990)

Sortie : 27 février 1990 (France).

Compilation de Blind Willie Johnson

Annotation :

Découverte du blues, en commençant par du turbo rétro, une compilation de titres écrits par Blind Willie Johnson, guitariste évangéliste qu’on aura compris aveugle et dont l’essentiel de la musique a été enregistré à la fin des années 20. Sous un rythme lent, martelé par la voix guttural des abysse de Johnson, on chante la grande gloire de Dieu et la grosse misère des hommes, la guerre (« When the War was on »), la pauvreté, la faim, et les moyens de s’en réjouir. Apparemment on colle au gospel et certains titres balancent bien (« Praise God I’m Satisfied », « The Rain don’t Fall on Me ») mais on reste dans du posé et du retenu, à la petite guitare qui frotte.
La 1 (« Jesus Make Up my Dying Bed »),, la 2 (« Dark Was the Night-cold Was the Ground »), la 3 (« Praise God I’m Satisfied »), la 4 (« Bye and Bye I’m Goin’ to See the King »), la 5 (« You’re Gonna Need Somebody on your Bond »), la 6 (« When the War Was On »), la 8 (« I Know his Blood Can Make Me Whole »), la 9 (« God don’t Never Change »), la 10 (« The Rain don’t Fall on Me »), la 11 (« Nobody’s Fault But Mine »), la 12 (« Keep Your Lamp Trimmed and Burning »), la 13 (« Jesus is Comming Soon ») et la 14 (« Mother’s Children Have a Hard Time »)

Boom Boom
7.8

Boom Boom (1994)

Sortie : 1994 (France).

Compilation de John Lee Hooker

Annotation :

Encore une compilation de rétro (mais un peu moins) blues, sous le signe d’un des gros hits de John Lee Hooker : « Boom Boom » !
Ça speed bien plus que chez Blind Willie Johnson et on groove comme il faut, avec « Boom Boom » donc, mais aussi « Boogie At Russian Hill » ou « Same Old Blues Again ». Les sujets religieux rejoignent la remise pour savourer un plaisir de la fête ou la mise en musique d’une méchanceté sympa, gentiment sirupeuse (« I’m Bad Like Jesse James »). Quelques sons plus posés et pas loin de la tristoune (« Sugar Mama »).
Un bon condensé, askip, de l’œuvre hookeresque et du blues des années 60.
La 1 (« Boom Boom »), la 2 (« I’m Bad Like Jesse James »), la 3 (« Same Old Blues Again »), la 4 (« Sugar Mama »), la 5 (« Trick Bzag (Shoppin’ For My Tombstone »), la 6 (« Boogie At Russian Hill »), la 7 (« Hittin’ The Bottle Again »), la 8 (« Bottle Up And Go »), la 9 (« Thought I Heard ») et la 10 (« I Ain’t Gonna Suffer No More »)

Kingfish
6.9

Kingfish (2019)

Sortie : 17 mai 2019 (France).

Album de Christone “Kingfish” Ingram

Annotation :

Current blues qui déchire sale, boosté par une première piste qui bombarde lourd, « Outside of This Town ». La suite de l’alboum se fait moins tonitruante et performe d’ailleurs sous des rythmes bien plus doux, rejouant la famosa tristesse du blues la bien nommée « Believe These Blues ») ou glissant vers une variété heureuse (« Listen »). Kingfish multiplie tout du long les solos de guitare avec des envolées puissantes, concluant la piste ou la poursuivant sous une autre forme. On ajoute la voix bien timbrée de l’artiste, s’accordant nickel avec son instrument, et on est bon.
La 1 (« Outside of This Town »), la 3 (« It Ain’t Right »), la 4 (« Been Here Before »), la 5 (« If You Love Me »), la 7 (« Listen »), la 8 (« Before I’m Old »), la 9 (« Believe These Bues ») et la 11 (« Hard Times »)

Every Day
7.7

Every Day (2002)

Sortie : 27 avril 2002 (France). Electronic, Downtempo, Future Jazz

Album de The Cinematic Orchestra

Annotation :

Très bonne livraison de Cinematic Orchestra, qui reste totalement dans la verve qui les caractérise : de l’électro lente, syncrétique, empruntant au jazz et au classique, pensée supposément pour accompagner un film et rester en fond des images qui défilent sur l’écran ou dans la tête de l’auditeur. Beaucoup de méga titres malgré leur nombre réduit : « Flite », le plus atmosphérique, un peu bande-son de jeu vidéo, « Man with the Movie Camera », le plus varié, construit sur un basculement de musicalité, « All Things to All Men » avec Roots Manuva ! « Everyday » qui convoque des sonorités « traditionnelles », un peu à la Moby…
La 1 (« All That You Give »), la 2 (« Burn Out »), la 3 (« Flite »), la 5 (« Man With the Movie Camera »), la 6 (« All Things to All Men »), la 7 (« Everyday »), la 8 (« Oregon ») et la 9 (« Horizon »)

I Inside the Old Year Dying
6.9

I Inside the Old Year Dying (2023)

Sortie : 7 juillet 2023 (France).

Album de PJ Harvey

Annotation :

Dernier alboum en date de PJ Harvey, grosse actrice de la scène rock alternatif actuelle.
On privilégie ici les rythmes tranquillous, sans précipitations ni accélérations, distillés dans des titres assez courts, rarement plus de trois minutes, assez éthérés et lorgnant du côté d’un mysticisme musical un peu pompeux. Ça se rapproche parfois par exemple de ce qu’à pu produire Agnes Obel, en plus équipé niveau instrument.
Le ton volontairement traînant reste agréable et court tout le long de l’album, faisant des différents sons moins des unités indépendantes que des chaînons d’un ensemble plus ou moins cohérent.
La 1 (« Prayer at the Gate »), la 2 (« Autumn Term »), la 3 (« Lwonesome Tonight »), la 4 (« Seem and I »), la 5 (« The Never-edge »), la 6 (« I Inside the Old Year Dying »), la 7 (« All Souls »), la 8 (« A Child Question, August »), la 9 (« I Inside the Old I Dying »), la 11 (« A Child Question, July ») et la 12 (« A Noiseless Noise »)

Freedom No Go Die
7.6

Freedom No Go Die (2007)

Sortie : 13 février 2007 (France). Afrobeat, Jazz, Funk / Soul

Album de The Souljazz Orchestra

Annotation :

Un des premiers albums du groupe, qui déjà prépare sa recette funko-jazz caribéenne. Outre les morceaux multicolores attendus que sont « Mista President », « Freedom No Go Die » ou « Secousse Soukous », on remarquera une ultime piste tout en douceur, « The Creator Has a Masterplan », guidée pour une fois par une voie calme et harmonieuse plutôt que par une fanfare d’instruments.
La 1 (« Mista President »), la 2 (« The Blind Leading the Blind »), la 4 (« Freedom No Go Die »), la 6 (« Secousse Soukous ») et la 9 (« The Creator Has a Masterplan »)

Resistance
7.7

Resistance (2015)

Sortie : 4 septembre 2015 (France).

Album de The Souljazz Orchestra

Annotation :

Toujours autant la fiesta, avec peut-être une petite redondance qui pointe. Les solos au saxophone ou les envolées de trompettes finissent par se faire remarquer.
Mais on ne boude pas son funko-plaisir, notamment avec des pistes bien boostées et convenablement dingodélire comme « Shock And Awe » ou « Ware Wa ». A l’instar de son ancêtre Freedom No Go Die, l’album réserve un dernier son inattendu par sa lenteur relative et sa mélodie captivante, « It’s Gonna Rain » sans doute ce que le recueil, et peut-être même le groupe tout support confondu, laisse de plus marquant.
La 1 (« Greet The Dawn »), la 2 (« Shock And Awe »), la 4 (« As The World Turns »), la 5 (« Life Is What You Make It »), la 8 (« Ware Wa »), la 9 (« Kossa Kossa ») et la 10 (« It’s Gonna Rain »)

Kind of Blue
8.5

Kind of Blue (1959)

Sortie : 17 août 1959 (France). Jazz, Modal

Album de Miles Davis

Annotation :

Se retrouve dans tout les tops 10 abordant de près ou de loin ce genre. Tous les artistes qui y participent sont célébrissimes dans le milieu : Miles Davis, John Coltrane, Bill Evans, Paul Chambers et compagnie.
Le résultat à mes humbles oreilles : une unité qui propose pourtant de subtiles variations dans ses angles. Dans la version que j’ai écouté, les deux propositions de « Flamenco Sketches » ont vraiment pas la même saveur. Tout s’écoute d’affilée avec un doux plaisir continu, comme souvent, je trouve, dans ce type de production de jazz, qui à potentiellement était initié par cet album (à vérifier). Peut-être « Freddie Freeloader » est un peu en-dessous, et encore.
La 1 (« So What »), la 2 (« Freddi Freeloader »), la 3 (« Blue in Green »), la 4 (« All Blues »), la 5 (« Flamenco Sketches ») et la 6 (« Flamenco Sketches (variation) »)

The Blues Don't Lie
7.5

The Blues Don't Lie (2022)

Sortie : 30 septembre 2022 (France). Chicago Blues, Blues

Album de Buddy Guy

Annotation :

Pondu par un des padre du genre, qui avait 85 ans environ à la sortie de l’album, The Blues don’t Lie envoie un blues très moderne, très rock rocailleux avec de gros boost à la guitare électrique, pas loin de ce que peut faire Kingfish par exemple. Ça y va donc fort avec « I Let My Guitar Do the Talking » ou « Backdoor Scratchin ». On tartinera sinon généreusement sur les chansons peace (« The World Need Love », « Symptoms of Love », « Follow The Money ») ou le rappel des origines du blues, tirant ses racines d’un prolétariat jamais loin de la misère (« We Go Back », « Gunsmoke Blues »).
La 1 (« I Let My Guitar Do the Talking »), le 2 (« Blues Don’t Lie »), la 3 (« The World Needs Love »), la 4 (« We Go Back »), la 6 (« Follow The Money »), la 7 (« Well Enough Alone »), la 9 (« Gunsmoke Blues »), la 12 (« Backdoor Scratchin »), la 13 (« I’ve Got a Feeling ») et la 16 (« King Bee »)

Diamond Dogs
7.5

Diamond Dogs (1974)

Sortie : 24 mai 1974. Glam, Rock, Rock & Roll

Album de David Bowie

Annotation :

Première approche du projet Bowie avec cet alboum issu, si j’ai bien tout compris, de plusieurs pièces rapportées et idées retravaillées, dont une adaptation musicale de 1984. Ce sont d’ailleurs les deux pistes faisant directement référence à ce bouquin, « 1984 » et « Big Brother », qui domine la sélection, rock, un peu électro, pessimistes sans être déprimants. Le reste s’inscrit dans une tonalité similaire, un rock enjoué et sautillant, si on excepte « We Are the Dead », plus lent, et le final-coda expérimental (« Chant of the Ever Circling Skeletal Family »).
La 1 (« Future Legend »), la 2 (« Diamond Dogs »), la 3 (« Sweet Thing »), la 4 (« Candidate »), la 5 (« Sweet Thing (Reprise) »), la 6 (« Rebel Rebel »), la 7 (« Rock n’Roll with Me »), la 9 (« 1984 ») et la 10 (« Big Brother »)

In Dub
6.7

In Dub (2011)

Sortie : 21 mars 2011 (France). Electronic, Dub, Electro

Album de Flox

Annotation :

Incrêyable projet de cet album de fusionner avec une équité presque parfaite reggae et électro, en parsemant le tout de quelques licences musicales des plus osées (chant de la gorge et aboiements dans « All I Need », sonorité « Moyen-Oruient en guerre » dans « Man 2 man », voix de discours assez monocordes dans « Pros & Cons » ou « Bob K », pas toujours foufous d’ailleurs, un peu redondant sur la fin malgré l’instru travaillée au plaisir).
Ça fonctionne nickelos la plupart du temps, surtout grâce à une musique alanguie comme le veut le reggae et obsédante comme le réclame l’électro. Le sommet est atteint vers le centre de l’alboum avec « No Words » et surtout « Individuality », deux pistes laissant d’ailleurs la part belle à l’instrumental.
La 1 (« Playground »), la 3 (« Believe »), la 4 (« No Words »), la 5 (« Individuality »), la 7 (« All I Need ») et la 10 (« Man 2 Man »)

Troubadour Live
7

Troubadour Live (2011)

Sortie : 31 mars 2011 (France).

Album de Eric Bibb et Staffan Astner

Annotation :

Intro – en live ! - du blues full peace d’Eric Bibb, soutenu à la guitare par le dix-millième fois mentionné au cour du disque Staffan Astner (« Sta’ffane Asnow »). Dominent des rythmes et des sonorités calmes, accompagnant la voix rugueuse et pourtant douce de Bibbos. « The Cape », « New Home » et « New World Comin’ Through », cette dernière étant boosté par un très sympathique chœur de femme un peu gospel, font du très bon boulot dans ce sens là.
La 2 (« The Cape »), la 4 (« New Home »), la 5 (« Troubadour Live »), la 6 (« Shavin’ Talk »), la 8 (« Tell Riley »), la 9 (« Connected »), la 10 (« New World Commin’ Through »), la 11 (« Thanks For The Joy »), la 12 (« For you ») et la 13 (« People Get Ready »)

That’s What I Heard
-

That’s What I Heard (2020)

Sortie : 28 février 2020 (France).

Album de The Robert Cray Band

Annotation :

Le blues de tonton, interprété par Robert Cray et son orchestre, assez rétro, bien moins rock que le dernier Buddy Guy par exemple. On est très porté ici sur le love et les amourettes, de façon groovy (« Hot », My Baby Likes to Boogaloo ») ou apaisée et mélancolique (« Promises You Can’t Keep », « To Be With You »). C’est dans ce dernier thème que le groupe se montre le plus à l’aise, manœuvrant plutôt bien force et douceur dans une même direction.
On repérera ici ou là quelques franches ouvertures vers le gospel (« Burying Ground »).
La 1 (« Anything You Want »), la 3 (« You’re the One »), la 4 (« This Man »), la 5 (« You’ll Want Me Back »), la 7 (« Promises You Can’t Keep »), la 8 (« To Be With You »), la 10 (« Can’t Make Me Change »), la 11 (« A Little Less Lonely ») et la 12 (« Do It »)

Baboon Moon
7.6

Baboon Moon (2011)

Sortie : 16 septembre 2011 (France).

Album de Nils Petter Molvær

Annotation :

Ça s’annonce vraiment kool, le jazz selon Molvaer. Les intrusions de rock et surtout d’électro donnent la saveur du projet, et la trompette de Molvaer participe, disparaît, se mélange… dans toute cette composition sans jamais la dominer. On est jamais loin de l’ambient, malgré quelques pistes plus boum boum rythmax (« Mercury Heart »)
Très bons sons de l’espace sinon, surtout les deux derniers (« Coded » avec ses chants de baleines de l’espace, « Baboon Moon »). L’alboum s’écoute toutefois comme un continuum et se replie presque sur lui même, la fin renvoyant au début.
La 1 (« Mercury Heart »), la 2 (« A Small Realm »), la 3 (« Recoil »), la 4 (« Bloodline »), la 5 (« Sleep With Echoes »), la 6 (« Blue Fandango »), la 7 (« Prince of Calm »), la 8 (« Coded ») et la 9 (« Baboon Moon »)

Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
8.1

Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967)

Sortie : 26 mai 1967 (France). Psychedelic Pop, Pop rock

Album de The Beatles

Annotation :

Le suprême classique des Beatles, dont les titres sont peut-être moins immédiatement célèbres que ceux de Revolver, mais qui possèdent néanmoins une touche plus chiadée et plus transgressive pour l’époque.
Toutes les pistes se ressemblent et diffèrent pourtant, dans le rythme, dans le ton. On isolera peut-être « Within You Without You », quoique les sonorités indiennes percent un peu déjà dans « Lucy in the Sky with Diamonds ». De la grosse chanson de lover à l’ancienne sinon : « Lucy in the Sky with Diamonds » donc, « She’s Leaving Home », « Lovely Rita »… Coolissimo dans l’ensemble, plus astucieux, comme je l’écris au-dessus, que Revolver.
La 1 (« Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band »), la 2 (« With a Little Help from my Friends »), la 3 (« Lucy in the Sky with Diamonds »), la 4 (« Getting Better »), la 5 (« Fixing a Hole »), la 6 (« She’s Leaving Home »), la 8 (« Within You Without You »), la 9 (« When I’m Sixty-Four ») et la 13 (« A Day in the Life »)

Old School
6.8

Old School (2003)

Sortie : 2003 (France).

Album de Popa Chubby

Annotation :

Du blues assez vénère, assez beauf également (« She’s 19 Years Old ») s’étalant sur de longues pistes, souvent de sept minutes et plus. On prisera les solos bien forcés à la guitare beuglante qu’on retrouve un peu partout à travers l’album, tout comme les sons plus pittoresque, type « Got My Mojo Working » et son banjo. Cela dit, une certaine redondance s’installe à la longue avec des morceaux qui bouclent un peu (« I’m So Glad She’s Mine », « Little Red Rooster »).
La 1 (« Back Door Man »), la 2 (« The Same Thing »), la 3 (« I Can’t Be Satisfied »), la 6 (« Got My Mojo Working »), la 8 (« Baby Come Here ») et la 9 (« Low Down Days »)

Premiers Symptômes
7.3

Premiers Symptômes (1997)

Sortie : 29 juillet 1997 (France). Ambient, Downtempo, Electronic

Compilation de Air

Annotation :

EP compilant les réalisations du groupe avant Moon Safari. Concrètement, de l’électro très chillax, très « musique de coiffeur », qui s’écoute en fond, exempt de boum boum. Ce sont d’ailleurs les pistes ouvertement OKALM, celles d’ouverture surtout (« Modulax Mix », « Casanova 70 ») qui transmettent le plus de peace and pleasure. Moins fan quand on se tourne vers des tonalités plus agressives, quoique réduites, pas étalées sur tout un morceau (« Californie », « Brakes On, Alex Gopher Gordini Mix »).
On entend bien, surtout à travers l’autotune, la philosophie daft punkienne des 90.
La 1 (« Modulax Mix »), la 2 (« Casanova 70 »), la 3 (« Les Professionnels »), la 4 (« J’ai dormi sous l’eau »), la 5 (« Le soleil est près de moi ») et la 6 (« Californie »)

Led Zeppelin IV
8.3

Led Zeppelin IV (1971)

Sortie : 8 novembre 1971. Rock, Blues Rock, Hard Rock

Album de Led Zeppelin

Annotation :

Un des artefacts sacrés du rock et, askip, le monument de Led Zeppelin. Je suis, comme tant d’autres avant moi, conquis, mais finalement par les pistes les moins ostensiblement rock (« Stairway To Heaven », « Going To California »). Les grosses guitards, balancées notamment dans le bien et simplement nommé « Rock and Roll », me chauffent moins.
La 1 (« Black Dog »), la 4 (« Stairway To Heaven »), la 5 (« Misty Mountain Hop »), la 6 (« Fpur Sticks »), la 7 (« Going To California ») et la 8 (« When The Levee Breaks »)

Pick Me Up Off the Floor
6.2

Pick Me Up Off the Floor (2020)

Sortie : 12 juin 2020 (France).

Album de Norah Jones

Annotation :

Grosse validation de la douce voix féminine de Norah Jones, très proche de celle d’Agnes Obel. Le projet des deux artistes me semblent d’ailleurs extrêmement proches : même rythme lent, même poésie mélancolique. C’est peut-être plus rythmax chez Norah Jones au niveau de l’instrumentation, en particulier avec des morceaux comme « Hurt To Be Alone », un des meilleurs à mon sens, quoique ça balance pas la patate non plus.
La 1 (« How I Weep »), la 2 (« Flame Twin »), la 3 (« Hurts To Be Alone »), la 4 (« Heartbroken, Day After »), la 5 (« Say No More »), la 6 (« This Live »), la 7 (« To Live »), la 8 (« I’m Alive »), la 9 (« Were You Watching ? »), la 10 (« Stumble On My Way ») et la 11 (« Heaven Above »)

From Darkness
7.3

From Darkness (2015)

Sortie : 9 février 2015 (France). Contemporary Jazz, Jazz

Album de Avishai Cohen Trio

Annotation :

Jazz plutôt accessible j’ai l’impression, qui va privilégier les pistes courtes et bien rythmées, maintenant une apesanteur qui à tendance à se déliter dans le genre. Certains morceaux envoient ici un bon coup de sifflet (« C# », « Lost Tribe »). Ça manque cela dit peut-être un peu d’aspérité, et on écoute le tout sans trop s’arrêter sur quelque chose.
La 1 (« Beyond »), la 2 (« Abie »), la 3 (« Halelyah »), la 4 (« C# »), la 5 (« Ballad for an Unborn »), la 6 (« From Darkness »), la 7 (« Lost Tribe »), la 8 (« Almah Sleeping »), la 9 (« Signature »), la 10 (« Amethyst ») et la 11 (« Smile »)

Sweet Soul Blues
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Sweet Soul Blues (2010)

Sortie : 11 février 2010 (France). Blues

Album de Malted Milk

Annotation :

Du blues en effet très sweet, pas trop rocailleux, servi par les Nantais de Malted Milk. Céest groovy (« Brand New Thing », « Da Bump »), languissant (« Hang in On », I Hear The Love Chimes ») mais jamais très entraînant ou punché. Peut-être que ça manque un peu de caractère, si bien qu’on se retrouve, encore une fois, avec un album qui s’écoute de bout en bout sans trop d’arrêt.
La 1 (« Brand New Thing »), la 2 (« Hang in On »), la 4 (« Them Fair Weather Friends »), la 6 (« I Hear The Love Chimes », la 8 (« Don’t Burn Down the Bridge ») et la 10 (« Hard Workin Woman »)

Wolf's Cry
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Wolf's Cry (2018)

Sortie : 27 avril 2018 (France).

Album de Violons Barbares

Annotation :

Dans mes références en world music, il y avait jusqu’à maintenant Guo Gan et ses potes sur le trône. Ils devront dorénavant co-régner avec le trio bulgraro-franco-mongol de Violons Barbares et au moins cet album qui déchire sur tous les plans : quand il s’agit de faire péter les koomit (« Krushovitsa », « Spring Punk » et pas mal d’autres), quand c’est la grosse fête à la trompette (« Balkan Twist »), quand on verse dans le contemplatif bien rythmé (« Winter Dream »)…
Cette capacité à jouer sur tous les tableaux à la fois donne le cachet ultime au groupe et lui sécurise une forme d’originalité indélébile qui parvient à rester jusqu’à la dernière piste.
La 1 (« Krushovitsa »), la 2 (« Spring Punk »), la 3 (« Uitgar »), la 4 (« Wolf’s Cry »), la 6 (« Balkan Twist »), la 7 (« Stravinsky lost in the Desert »), la 8 (« Winter Dream »), la 9 (« Psychedelic Karsilama ») et la 10 (« Priviknal si e Nikola »)

Blue Moon
7.5

Blue Moon (2012)

Sortie : 6 février 2012 (France).

Album de Ahmad Jamal

Annotation :

Petit jazz au piano, très New York New York comme on s’y attend, jouant la carte de la variation continue, les portées ne se répétant quasiment jamais à l’identique. On en profite pour introduire ici ou là des sons dissonants ou du moins surprenant dans la composition, un petit coup de trompette ou de flûte, voire de klaxon. Ça reste assez discret.
La 1 (« Autum Rain »), la 2 (« Blue Moon »), la 3 (« Gipsy »), la 4 (« Invitation »), la 5 (« I Remember Italy »), la 8 (« This is The Life ») et la 9 (« Woody’n You »)

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