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67 livres

créée il y a 8 mois · modifiée il y a environ 4 heures
Vallée du carnage
7.1

Vallée du carnage

Sortie : 27 septembre 2024 (France). Roman

livre de Romain Lucazeau

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Proposition très intéressantes par beaucoup d'aspect, et si tout ne fonctionne pas on ne peut surement pas lui reprocher de ne pas avoir essayer des choses nouvelles. Le cadre uchronique en lui même est déjà très riche, et bénéficie d'une certaine originalité. C'est très plaisant de voir des cultures souvent négligés de l'histoire être ainsi mises au premier plan et développé, avec des vrais bonnes idées dessous. Je mets tout de mêmes quelques bémol sur l'exécution. Déjà, et c'est un défaut commun à de nombreuses uchronies, j'ai eu l'impression d'une histoire figée, de sociétés qui évoluent technologiquement mais très peu dans leur mentalité, et des réminiscences du passés qui semblent, dans l'univers, des anachronismes. J'ai également une certaines réserve pour la situation présentée, opposant un orient totalitaire, théocratique et sanguinaire, à un occident libéral et modéré, qui pourrait donner des analogies malvenue avec notre réalité actuelle. Heureusement l'auteur évite un total manichéisme (nous présentant finalement les deux blocs comme aussi coupable l'un que l'autre).
Cela fait parti du ton, sombre et dystopique du roman, qui prend un malin plaisir à annihiler tout espoir. On aimera ou on aimera pas (j'ai personnellement tendance à préférer les histoires laissant une certaine place à l'optimisme), mais encore une fois il y a un parti-pris fort et qui bien tenu jusqu'au bout. Et paradoxalement, cet aspect très sombre n'empêche pas l'émergence de beaux personnages. C'est d'ailleurs très fort d'arriver à instiller autant d'humanité dans un environnement aussi sombre et désespéré. On a donc face à nous des personnages vivants et riches, là encore sans jamais (et pourtant les dieux seuls savent à quel point ça aurait été facile) basculer dans le pire des manichéisme. Même les pires ordures ont des choses à dire, et c'est assez plaisant de les écouter.
Je terminerai par le style de l'auteur, assez prenant et qui tient bien en haleine. Là encore toutefois un choix original, et qui n'a malheureusement pas fonctionné sur moi : l'usage de la deuxième personne. Cette manière de s'adresser aux personnages donne l'impression que l'histoire est narrée par une entité supérieur, une sorte de dieu omniscient, et renforce l'impression d'un destin impitoyable (qui donne à l'ensemble un ton de tragédie grecque très réussie). Mais ce que le texte gagne en puissance, il le perd en accessibilité, et ce style créé une distance accrue avec le lecteur. Personnellement ça

Les Yeux de la momie
7.1

Les Yeux de la momie

Sortie : 1 janvier 1984 (France). Recueil de nouvelles, Fantastique

livre de Robert Bloch

Quentin_Tournon a mis 6/10.

Pascal Paoli : Père de la patrie Corse

Pascal Paoli : Père de la patrie Corse (2002)

Sortie : 17 avril 2002. Histoire

livre de Antoine-Marie Graziani

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Biographie très classique dans l'exercice mais qui a le mérite d'éclairer un peu une figure finalement assez méconnue de l'histoire de France. C'est d'ailleurs le point le plus intéressant : mettre en valeur la porté internationale des actions de Paoli et du symbole qu'il a été. L'auteur ne dissimule pas les difficultés inerrantes aux sources pour reconstruire le parcours du personnage, mais aussi (et surtout) pour comprendre sa personnalité profonde et les motivations de ses actions. Ainsi nous n'avons pas, à l'issu de la lecture l'impression de connaitre personnellement Pascal Paoli, mais son parcourt, et souvent les motivation de ses actions ou de sa façon de penser. Cela est loin d'être un défaut, et je préfère largement une biographie comme celle-ci, qui demeure factuelle, à des tentative de psychologiser les faits historiques. C'est en cela que je parle de classicisme sur cet ouvrage, de même que pour le style, qui est révélateur d'une approche universitaire de son sujet. La plume n'est donc pas forcément la plus accrocheuse qui soit (bien que très agréable à lire dans son registre), mais là encore préférable à quelque chose de plus sensationnel, mais qui se perdrait dans des envolées littéraires.

La Malédiction de l'Épouvanteur
7.1

La Malédiction de l'Épouvanteur

L'Épouvanteur, volume 2

The Spook's Curse

Sortie : 22 novembre 2017 (France). Roman, Jeunesse

livre de Joseph Delaney

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Les Lions d'Al-Rassan
8

Les Lions d'Al-Rassan (1995)

The Lions of Al-Rassan

Sortie : 1999 (France). Roman

livre de Guy Gavriel Kay

Quentin_Tournon a mis 8/10.

Annotation :

Bon je le dis tout de suite : c’est très dense. Il y a énormément d’intrigues, énormément de personnages, énormément d’enjeux. Et l’introduction à tout cela est très rapide et ne prend que peu de temps pour nous immerger. Autant dire qu’il faut s’accrocher, ou renoncer à saisir tous les éléments pour se concentrer sur le point de vue des personnages. Heureusement, les similitudes transparentes avec notre monde (et plus précisément la péninsule ibérique) et l’univers du roman aident à saisir pas mal d’enjeux rapidement. Heureusement d’ailleurs car sinon, comme je l’ai dit, on serait rapidement noyé sous le déluge d’informations non contextualisées. Toutefois, cette entrée en matière très sèche se répercute sur le reste du roman, et il faut un petit moment pour pleinement apprécier les différents enjeux qui s’entrecroisent. Toutefois, dans un premier temps on suit avec un certain plaisir les personnages, bien construits et tout en nuances, même si les effets de mystères les entourant n’arrangent pas la vitesse de l’introduction. Au fur et à mesure du récit, le roman étoffe la dimension politique, et réussit de très beaux tours de force dans ce domaine. J’ai d'ailleurs beaucoup plus apprécié cet aspect là aux intrigues d’enjeux humains. J’ai dit que les personnages étaient réussi et je le maintiens, toutefois j’admet aussi que les points du scénario plus personnels sont aussi ceux qui m’ont le moins convaincu. Probablement un traitement parfois trop rapide ou trop simple, mêlé à un style distant. Le style est en effet assez froid. Cela relève de la volonté d’inscrire la narration comme une véritable fresque historique, et cet aspect fonctionne parfaitement, mais on a du coup davantage l’impression de voir des personnages historiques et pas des vraies personnes, malgré les efforts du récit pour insister sur leurs sentiments et le rôle qu’elles jouent dans l’intrigue.
En conclusion, on a un bon roman de fantasy (sans dimension magique), surtout pour les passionnés d’intrigues géopolitiques comme moi. Il faut juste arriver à encaisser un début très brusque et un ensemble très fourni qui n’offre que peu d’aide pour appréhender l’ensemble.

Le Costume du mort
6.9

Le Costume du mort (2007)

Heart Shaped Box

Sortie : 12 mars 2008 (France). Roman

livre de Joe Hill

Quentin_Tournon a mis 5/10.

Débarquer
6.8

Débarquer (2022)

Sortie : 17 août 2022. Roman

livre de Hugo Boris

Quentin_Tournon a mis 6/10.

Gamelin

Gamelin (2021)

La tragédie de l'ambition

Sortie : 28 octobre 2021. Histoire

livre de Max Schiavon

Quentin_Tournon a mis 6/10.

Dans l'ombre des beaux quartiers

Dans l'ombre des beaux quartiers

Sortie : 7 septembre 2022 (France). Roman, Romance, Policier

livre

Quentin_Tournon a mis 5/10.

Annotation :

Bon j’avoue, je me suis lancé totalement au hasard et clairement je ne suis pas le public cible. J’admet que j’avais plus été attiré par l’aspect roman policier que par l’aspect romance. Mais bon même en essayant de faire abstraction de ça et en essayant de rester le plus objectif possible je dois le dire : ça ne marche que très modérément. Paradoxalement, la partie policière est celle qui marche le mieux. L’intrigue est assez intéressante, il y a quelques bons retournements et une explication finale qui a certe les deux pieds dans le cliché, mais qui se tient bien et est assez satisfaisante. Pas grand chose à redire là-dessus, c’est plutôt pas mal et c’est rageant d’être à ce point relégué au second plan, parce qu'avec un peu plus d’attention ça aurait donné une vraie bonne intrigue policière plaisante. Mais bon, ce n’est pas ce qui intéressait le plus l’auteure, donc le centre du roman c’est la romance entre les deux personnages principaux. Et cette romance est à la hauteur de ces personnages, c'est-à-dire très peu passionnante. En gros tout les deux sont lisses comme des patinoires (pas sûre de l’image mais vous avez saisie l’idée) et la narration ne manque aucune occasion de nous expliquer par le détail (pas de nous le montrer par leurs actions, non nous le dire textuellement et explicitement) à quel point tout les deux sont brillants, vifs, attachants et évidemment canons. Bon du coup vous vous en doutez, en conséquence leur romance ne vole pas bien haut. En gros ils se rencontrent, sont bien sûr instantanément attirés l’un par l’autre sans le début d’une explication du pourquoi, ne s’entendent pas au début vraiment parce qu'il faut respecter le cliché, et tombent dans les bras l’un de l’autre dès que l’affaire s’approche de la fin. C’est convenu, plat, à la limite du parodique tant c’est exagéré et le style de l’auteure ne fait rien pour nous faire accrocher à ça.
Bref clairement pas un roman pour moi j’en convient, mais à titre personnel je trouve que, même dans son registre (que je connais fort mal j’avoue), c’est assez peu convaincant. Il y a de très bonnes bases pourtant, mais c’est traité trop superficiellement et par une auteure qui ne semble ne même pas prendre son sujet au sérieux.

Le Sang des farines
7.1

Le Sang des farines (2005)

Sortie : 2005 (France). Roman

livre de Jean-François Parot

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Le Roi de fer
8.1

Le Roi de fer (1955)

Les Rois maudits, tome 1

Sortie : 1955 (France). Roman

livre de Maurice Druon

Quentin_Tournon a mis 9/10.

Annotation :

Bon, au vu de mon amour pour les récits remplis de complots et de manigances politiques ET de celui pour la guerre de Cent-ans, une de mes périodes historiques préférées, je m’attendais fortement à aimer. D’autant plus avec l’aura dont bénéficie cette saga (que j’ai assez honte de n’avoir encore jamais lu) et son impact sur la culture. Mais avec ces attentes venaient aussi les appréhensions et la peur d’être déçu. Résultat : j’ai manqué de foi clairement. Oui j’ai adoré, clairement, de la première à la dernière page. Une fois n’est pas coutume j’en profiterai d’ailleurs pour parler du style de Druon, sur lequel j’ai un avis un peu particulier. En fait je n’arrive pas à dire si je l’aime ou pas. Entendons-nous : ça fonctionne très bien, puisque comme je l’ai dit j’ai dévoré le roman d’une traite, mais je reste perplexe. Je lui trouve dans l’ensemble un côté simple, direct, sans fioriture ni effets de styles. Et en même temps il s’en dégage une certaine puissance et quelque chose de très marquant. Je suppose donc que c’est réussi, bien que par honnêteté, à l’exception des dialogues (très savoureux et là encore, très puissants) il ne m’a pas semblé si remarquable.
En tout cas, passons à l’histoire. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ça fonctionne très bien. Alors oui, avoir le déroulé historique des faits aide beaucoup (j’y reviendrai), mais Duron arrive très bien à rendre les événements tangibles, à leur donner vie, tout en remplissant efficacement les trous. Il y a un excellent dosage entre les événements historiques et les intrigues personnelles, et surtout dans la manière dont tout ceci s’interconnecte et s'entremêle. Un vrai sentiment d’histoire vivante et dynamique, avec quand même par dessus une ombre évoquant la tragédie grecque.
Mais tout ceci fonctionne surtout grâce aux personnages. Il y a un travail impressionnant pour les rendre vivants et riches. De ce fait, il est très difficile, voire impossible, de déterminer un personnage principal parmi cette galerie. On passe un peu plus de temps avec certains, mais les différentes intrigues s’imbriquent tellement les unes dans les autres qu’aucun n’est à proprement parlé central (Robert d’Artois peut être, mais encore pas tant). Pour autant, il n’en ressort pas vraiment le sentiment d’un récit choral, puisque le récit reste un véritable bloc, qui rassemble toutes les intrigues et les personnages en un même ensemble cohérent. Cet aspect participe lui aussi à la portée “historique” du roman, qui en e

La Lune seule le sait
6.8

La Lune seule le sait (2000)

La Trilogie de la Lune, tome 1

Sortie : 2000 (France). Roman

livre de Johan Heliot

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Un roman d'aventure assez solide, sur fond d'uchronie steampunk réussie. Je commencerait pas ça : l'univers. Certes il peut avoir des airs de déjà-vu, mais franchement il nourrit suffisamment ses propres spécificités pour ne pas avoir à rougir de ses aspects les plus convenus. Napoléon III en méca-dictateur autoritaire et déshumanisé ? Pourquoi pas, d'autant que les justifications apportées par le récit font avaler des sabots parfois un peu trop gros. La Lune comme bagne alternatif, gérée en complicité avec des aliens aux objectifs mystérieux ? Ça fonctionne très bien et personnellement j'ai été happé. C'est donc un solide représentant du steampunk, un genre que j'affectionne. Pourtant l'auteur est loin de se limiter à cet aspect. On a des éléments de science-fiction plus classique, de roman policier, des intrigues politiques et même quelques touches horrifiques dans le tas. C'est donc un ensemble bien riche qui nous est offert dans un roman finalement pas si long. On pourrait d'ailleurs craindre l'indigestion mais non, le rythme est très bien géré, et à aucun moment on a un sentiment de trop-plein. Cela ne se fait toutefois pas sans dommages. Déjà l'introduction à l'univers est assez sec. On nous apporte la majorité des éléments en cours de route mais oui, le début manque parfois un peu de contexte ou de description des spécificités du roman. L'autre conséquence négative, c'est que le ton du roman est parfois changeant. Parfois sombre et sérieux, parfois léger et pulp, les variations sont malheureusement souvent peu maîtrisées et on se retrouve à ne pas savoir sur quel pied danser exactement.
On retrouve cet aspect là dans les personnages. Un esprit de personnages d'aventures à l'ancienne, comme on en trouve dans les romans de (au hasard) Jules Verne. Et c'est très plaisant, d'autant que les personnages principaux sont dans l'ensemble intéressant, à défaut de pleinement attachants. C'est un des points noirs, l'auteur peinant à nous intéresser pleinement à ses protagonistes. Les personnages secondaires deviennent d'ailleurs plus des fonctions que des humains, étant seulement sauvés par leur gimmick. Enfin, l'utilisation des personnages historiques est amusante, mais fait parfois lever un sourcil. J'admet que Jules Verne en révolutionnaire proche des idées socialistes c'est quelque chose que je n'avais pas vu venir. Et je n'ai pas non plus compris le mystère effroyablement forcé autour de l'identité de Victor Hugo...
Un peu mitigé donc sur plusieurs aspec

Atlantis
5.7

Atlantis (2005)

Sortie : octobre 2007 (France). Roman, Aventures

livre de David Gibbins

Quentin_Tournon a mis 6/10.

La Forteresse noire
6.7

La Forteresse noire (1981)

The Keep

Sortie : 1982 (France). Roman, Science-fiction

livre de F. Paul Wilson

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Le Château de Hurle
7.9

Le Château de Hurle (1986)

Howl's Moving Castle

Sortie : 2002 (France). Roman, Jeunesse

livre de Diana Wynne Jones

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Conte très plaisant et agréable à lire, avec un univers sympathique et des personnages attachants. Ils vous ne faut plus ? Bon je développe un peu.
Et je vais commencer par le point qui m'a le moins convaincu : l'histoire. Alors comme je l'ai dit on est sur le format du conte, et j'y reviendrai en tant que qualité, mais il en ressort une histoire... passable. Il y a une situation initiale, un élément perturbateur, des péripéties, un dénouement, et au final comme je viens de le décrire, ça fait très scolaire. On sent vraiment que l'histoire est un prétexte pour développer les personnages, l'univers, les environnements. Et en soit ça ne me dérange pas. Mais on ne retrouve pas le souffle équipe des romans d'aventures qui ont souvent ce point en commun. Là l'histoire est juste là parcequ'il en fallait une. Ça donne de bonnes scènes, ça touche à de belles thématiques mais voilà ça manque de quelque chose pour être pleinement convainquant.
Toutefois cela va avec cet esprit de conte qui lui est totalement réussit. J'ai adoré cette ambiance, quelque part entre le réalisme pragmatique et l'imaginaire irréel. L'atmosphère qui s'en dégage, où l'extraordinaire parait banal tout en demeurant merveilleux, est extrêmement plaisante et souligne avec habileté l'univers, qui est dans le même registre et les personnages. En tête de gondole évidemment Sophie. Résignée mais jamais passive, stoïque mais jamais insensible, elle tient parfaitement son rôle de personnages principale. Alors oui sa psychologie n'a rien de très fouillée, mais comme je l'ai dit c'est un conte. On demande juste un personnage attachant, avec qui on peut être en empathie et ça c'est tout à fait réussit. Autour d'elle une galerie variée, qui profite également grandement de cette atmosphère pour nous offrir des profils originaux et prenant. Une grande réussite pour ça sans conteste.
J'en reviens à ce que je disais au début donc : un conte très plaisant et agréable à lire, avec un univers sympathique et des personnages attachants. On suit avec plaisir toutes les péripéties, des plus mignonnes et douces au plus sordides (y a des éléments qui ont grandement parlées à mon amour pour l'horreur). Bref un bien bel ouvrage.

Le Roi squelette - l'intégrale
7.4

Le Roi squelette - l'intégrale (2014)

Sortie : 3 décembre 2014. Roman

livre de Serge Brussolo

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Bien, le moins qu'on puisse dire c'est que ça ne manque pas d'imagination. C'est tout le contraire, le roman en déborde et nous propose beaucoup de choses très intéressantes, avec un univers riche et original qui ne cesse de nous dépayser. En soit la mise en place n'a rien de franchement révolutionnaire : un monde dirigé par une entité maléfique, des héros parias qui font le chemin pour le vaincre, des prêtres fanatiques inhumains, des dieux anciens endormis... Pour le scénario on est en terrain connu, et c'est une qualité. Ainsi le temps gagner à mettre en place les enjeux permet à l'auteur d'être plus efficace dans ses originalités. Chaque chapitre apporte donc son lots de bonnes idées, et on a à chaque fois hâte de voir ce que Brussolo va nous inventer pour la suite. Et ce sentiment nous porte, d'étape et en étape tout au long de la lecture, compensant un aspect un peu mécanique de la construction narratives. Au final on ressent les différents passages presque plus comme un ensemble de nouvelles reliées par un fil rouge qu'un véritable récit unis. Ce n'est pas en soit un défaut, bien au contraire, ça donne un sentiment de diversité à la lecture, et cela apporte à l'ambiance et à ce sentiment de découverte d'un monde riche et intéressant. Personnellement ça m'a fréquemment fait pensé aux nouvelles de Robert E. Howard, notamment celles de Conan (et c'est un gros compliment venant de moi). C'est donc une ambiance bien travaillée et un univers réussi. Que donnent donc les personnages là dedans. Pour le coup c'est plutôt une réussite, avec quelques réserves.
Shagan et Junia sont des personnages principaux assez intéressants. Au delà de l'originalité de leurs profils (notables mais finalement pas si centrales dans le récit), c'est leur personnalités qui apportent beaucoup. Les deux sont à l'image de leur univers, sombre et violent, tout en se démarquant clairement et surtout en se complétant parfaitement. Bon après je ne ferais pas pour le coup comme si leur dynamique était plus originale qu'elle ne l'est réellement. Junia grande, forte, raisonnable et porteuse d'espoir et Shagan, petit, vulgaire, cynique et bavard. C'est assez classique, mais également assez bien fait. Et surtout on ressent vraiment leur attachement respectif et la puissance de leur amitié.
Finalement je trouve deux défauts "majeurs" au roman. Déjà une certaine vulgarité de base, qui semble malheureusement indissociable de la Dark Fantasy. Alors en soit je peut comprendre, mais les référenc

La Guerre de siège à l'épreuve de la révolution française : Retentissements et perceptions

La Guerre de siège à l'épreuve de la révolution française : Retentissements et perceptions (2024)

Sortie : 18 juillet 2024.

livre

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Le titre annonce la couleur. Avec toute sa précision, on sait de quoi le livre va nous parler. Plus ou moins. Plus qu’un ensemble, il s’agit d’un rassemblement de chapitres autour d’un thème commun. Cela m’évoque personnellement le résultat d’un colloque ou d’une journée d’étude. Car oui il est important d’être prévenu, il s’agit bel et bien d’un ouvrage universitaire assez pointu et qui peut rebuter (moi-même, malgré sa petite longueur, j’ai dû le lire en plusieurs jours). De toute façon, au vue de sa structure, ce n’est pas un ouvrage qui se lit d’une traite. C’est d’ailleurs un point qui m’a chagriné, j’aurais aimé que les chapitres aient droit à une petite introduction, pour donner un sentiment d’ensemble.

Tant pis pour ça, apprécions ce que nous avons. Un ouvrage érudit, richement documenté, et très bien illustré, qui aborde un thème qui oui n’intéressera peut être pas grand monde, mais qui apporte un bon nombres d’informations au lecteur curieux ou au chercheur exigeant. Il faudra juste, comme pour tous les ouvrages universitaires, accepter une forme, et surtout des plumes, assez austères, et souvent peu invitantes.

La Horde du contrevent
8.3

La Horde du contrevent (2004)

Sortie : 15 octobre 2004. Roman, Science-fiction, Fantasy

livre de Alain Damasio

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Dans un monde parcouru (et ravagé) par des vents violents et multiples, des hordes, des groupes d'individus élevés dans ce but et chacun disposant de sa spécialité, parcourent le monde, générations après générations, espérant atteindre l’origine des vents. Nous suivons la trente-quatrième horde, considérée comme la plus prometteuse qui n'a jamais existé, dans cette quête.
En un mot c’est dense. Bien oui, intéressant oui mais que ce que c’est dense, trop dense même. J’ose le dire, le roman se perd à force d’artifices et de complexité. Le livre ne fait rien pour être accessible, et même une fois dedans ne fait rien pour nous aider à rester dans l’histoire. Et ça m’énerve. Parce que j’ai vraiment eu le sentiment qu’on rendait ça compliqué uniquement POUR être compliqué. Comme si le fait d’être difficile à lire était une fin en soi, voire une qualité propre. Je n’ai rien contre des ouvrages difficiles d’accès. J’en ai déjà lu, et apprécié, un bon nombre (La Maison des Feuilles en tête de liste). Mais là j’ai vraiment l’impression d’être dans un pur effet de style ou que l’intention de Damasio était justement de décourager les lecteurs, comme s’il espérait d’être lu que par une “élite” qui aurait mérité son livre. Bon je ne vais pas lui prêter des intentions. Je ne sais rien de son approche et de ses objectifs et je n’ai aucun projet de lui faire un procès. Mais c’est l’impression que ça m’a renvoyé. Et le pire c’est qu’il était clair pour moi qu’avec une approche plus classique, j’aurais vraiment adoré la lecture.
Parce que oui on a une bonne histoire, avec un univers intéressant et original, un groupe bien construit avec des dynamiques intéressantes. Déjà commençons par l’histoire. J’adore qu’on ai à ce point un objectif à la fois clair (atteindre un point géographique donné) et nébuleux (on ne sait pas vraiment pourquoi ni ce qui se passe après). C’est un bon moteur, tout en donnant des motifs d’interrogations et de doutes aux personnages (légitimes et discutés). Au milieu de ça, des péripéties diverses (même si des schémas types peuvent se faire sentir) mais qui étoffent l’univers et les personnages et offrent de très bon moment (notamment un duel rhétorique magnifique). Je ne dit rien sur la fin, sauf que même si on peut s’attendre à quelque chose comme ça, elle est suprend juste ce qu’il faut et fonctionne bien. Bref pour l’histoire c’est du tout bon. Même le fait que l’univers ne soit pas introduit ne me dérange pas, parce que vu la longueur du roman on

Les Gardiens du phare
6.6

Les Gardiens du phare (2021)

The Lamplighters

Sortie : 2022 (France). Roman

livre de Emma Stonex

Quentin_Tournon a mis 7/10.

Annotation :

Sur fond d’enquête, le roman propose des études de personnages assez poussées. Toutefois, et ce n’est pas une surprise, le mystère et son déroulé m’ont plus intéressé. Il faut dire que c’est très bien les études de personnages, et le roman offre beaucoup de pistes intéressantes, mais dans ce que je pense être un souci de sobriété, l’aspect humain est traité avec beaucoup de simplicité. On a donc des psychologies assez poussées, mais qui demeurent “classiques” et réalistes. Alors oui on évite de tomber dans le mélodramatique et le ridicule qui peut aller avec, mais là ça donne un résultat que j’ai, très personnellement, trouvé plat. C’est évidemment une question de goût. Le réalisme contre le romanesque. Personnellement je préfère le second. Je comprends les gens qui préfèrent le premier, et ces personnes trouveront sans conteste leur bonheur dans ce roman.
Alors attention n’allez pas croire que je n’ai pas aimé. Non c’était très intéressant, et surtout très bien écrit. Et surtout ça touchait à un univers qui me fascine. Oui j’adore le monde marin et celui des phares. Et j’adore les légendes et le folklore autour. Donc même si le roman tient à rester très réaliste et pragmatique, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, aidée par le style de l’auteure, parfois déstabilisant, mais souvent très accrocheur (sans surprise ceci dit j’ai plus accroché à la partie dans le passé que celle dans le “présent”).
En soit donc, un très bon moment et une très jolie petite découverte.

Les aventures inattendues d'Olympe Valoese

Les aventures inattendues d'Olympe Valoese (2021)

Sortie : 9 septembre 2021. Roman, Fantastique, Jeunesse

livre de Simonne L. Pennyworth

Quentin_Tournon a mis 6/10.

Le Roi des Fauves
7.3

Le Roi des Fauves (2015)

Sortie : 1 mai 2015. Roman, Jeunesse

livre de Aurélie Wellenstein

Quentin_Tournon a mis 8/10.

Annotation :

Sans surprise connaissait l’auteure, c’est très sombre, très désespéré et très violent. Peu de traces pour l’humanité ici, alors même qu’on suit des personnages qui luttent pour garder la leur. Et c’est un peu le principal point que j’aurais à reprocher au roman. Il essaie tout du long d’entretenir l’espoir… mais très rapidement on en a plus, ce qui rend très prévisible une bonne part du déroulé. C’est d’autant plus dommage que l’histoire est très bonne. L’univers est bien mis en place, les différents éléments se déroulent avec intelligence, les retournements (même si souvent prévisibles) sont bien pensés… Bref c’est une vraie très bonne histoire, dans un très bon univers. Je reprocherai juste une dernière partie peut être un peu trop rapide (probablement à cause de cet aspect prévisible dont je parlais), qui a donc l’air un peu expédiée. Mais à part cette petite fausse note, finalement assez peu dommageable car l’émotion est bien là, c’est du très bon.

Évidemment pour couronner celà il faut des personnages réussis. Et on les a, largement. Le trio de tête est extrêmement attachant, et bien que leur destin est clairement scellé très rapidement, on arrive à aucun moment à s’en détacher. Là aussi le rythme reprèsente le principal (le seul ?) problème. Certaines évolutions sont un peu brutales (notamment en ce qui concerne Kaya, qui connaît des changements très soudains à plusieurs moments). Alors oui il y a l’excuse de leur transformation en cours. Mais quelque chose de plus progressif aurait probablement mieux fonctionné. Là on a pas tant l’impression que les personnages perdent peu à peu leur humanité, mais surtout qu’ils subissent l’invasion d’une nouvelle personnalité. Tant pis, on apprécie quand-même le résultat. Concernant les personnages secondaires, c’est un peu plus simple, parfois même un peu trop caricatural, notamment en ce qui concerne les personnages “antagonistes” (le noble, les trois affreux…). Alors oui ça va avec ce monde sombre et violent, et il n’y avait clairement pas la place de développer davantage, mais quelques gouttes de finesses auraient pu être très bénéfiques.

Bon je chipote pas mal, mais il en ressort surtout pour moi que le roman aurait gagné à être plus long. Une cinquantaine de pages en plus auraient sûrement fait beaucoup de bien.

La dernière Inca(pable)

La dernière Inca(pable) (2024)

Sortie : 20 mai 2024. Roman, Aventures, LGBTQ+

livre

Quentin_Tournon a mis 4/10.

Annotation :

Bon. J’ai vraiment pas envie d’être méchant… Mais bon… J’ai vraiment pas aimé… Je sens que le roman essaie d’être généreux en offrant de l’aventure à l’ancienne (quelque chose que j’aime normalement), mais clairement ça manque de rigueur. On voit ça directement avec l’histoire, qui est davantage une succession de scènes qu’un vrai récit. Les personnages avancent d’un point A un à un point B, avec des péripéties qui sont rarement plus, et sans retournement de situation à aucun moment. En soit c’est un roman d’aventure, on en attendrait pas beaucoup plus, mais je n’ai pas retrouvé ce que j’aime dans ce genre de récits. Pas de dépaysement, la culture péruvienne étant une toile de fond jamais véritablement décrite. Pas vraiment d’aventure, les péripéties ayant un aspect très mécanique et le danger se ressentent assez peu. Cela tient beaucoup je pense aux personnages. C’est paradoxal vu qu’on a un récit très centré sur leurs pensés (celles des deux héroïnes surtout), mais elles-mêmes semble prendre ce qui leur arrive avec un détachement souvent mal venu. Alors oui prend le temps de nous détailler leurs doutes, leurs peurs, leurs envies… Mais leurs réactions peines à nous convaincre de leur véracité (mention spéciale pour la scène de sexe en plein milieu en mode “il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant” alors même qu’elles sont au milieu de la forêt péruvienne, isolées et traquées par des mercennaires meurtriers…).
Bref vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché. Je pense n’être tout simplement pas rentrer dans le délire. L’introduction est trop rapide et trop forcée (je résume donc : le méchant a rencontré l’héroïne par hasard sur une applie de rencontre, et parce qu’elle est passionnée de civilisation inca et d’origine espagnole, a estimé qu’elle était mieux placé que, je sais pas une archéologue professionnelle pour l’accompagner). Les développements ne sont pas beaucoup mieux (mention spéciale à Rashel et son “Oh mon dieu ! Mon patron que je sais être un meurtrier traite mal la femme qu’on a kidnappée ensemble, je remet en question mon allégeance à lui instantanement.) Bref ça ne vole malheureusement pas bien haut et aurait mérité plus d’attention. Un peu comme la narration elle-même qui nous lâche parfois des choses très curieuses (pour l’exemple : “Il n’y avait que ma mère pour avoir une idée pareille : se marier dans un champ de lavande en fleurs, en plein été, dans le sud de la France…”, effectivement quelle excentricité !).
Bref vous comp

Peur sur le lac

Peur sur le lac (2021)

Small Spaces, tome 3

Dark Waters

Sortie : 6 octobre 2022 (France). Roman, Fantastique, Jeunesse

livre de Katherine Arden

Quentin_Tournon a mis 8/10.

Les cent derniers jours d'Hitler
7.5

Les cent derniers jours d'Hitler

Chronique de l'apocalypse

Sortie : 12 mars 2015 (France). Histoire

livre de Jean Lopez

Quentin_Tournon a mis 9/10.

Effroi à la fête foraine

Effroi à la fête foraine

Empty Smile

Sortie : 28 août 2023 (France). Roman, Jeunesse, Fantastique

livre de Katherine Arden

Quentin_Tournon a mis 8/10.

Mille femmes blanches
7.6

Mille femmes blanches (1998)

One Thousand White Women: The Journals of May Dodd

Sortie : 2000 (France). Roman

livre de Jim Fergus

Quentin_Tournon a mis 6/10.

La Naissance d'une guerrière

La Naissance d'une guerrière (2024)

Atalante, tome 1

Sortie : 6 novembre 2024 (France). Roman, Jeunesse, Fantasy

livre de Cassandre Lambert

Quentin_Tournon a mis 8/10.

Urbex mortel

Urbex mortel (2023)

Sortie : 28 juin 2023. Roman, Fantastique, Policier

livre de Betty Piccioli

Quentin_Tournon a mis 6/10.

Symbiose

Symbiose (2020)

Sortie : 15 octobre 2020. Roman, Policier, Fantastique

livre de Camille Salomon

Quentin_Tournon a mis 5/10.

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