Mon Top 1956
Mon Flop 1956 : http://www.senscritique.com/liste/Mon_Flop_1956/620029
La Nuit du chasseur (1955)
The Night of the Hunter
1 h 32 min. Sortie : 11 mai 1956 (France). Drame, Thriller, Film noir
Film de Charles Laughton
takeshi29 a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Et m.... je crois que j'ai mis la barre trop haut dès le 22 janvier. "La Nuit du chasseur" est bien parti pour décrocher la Palme du "Plus gros frisson dans une salle en 2018", quand j'ai vu ça pour la 128ème fois, mais la première sur grand écran, j'ai ressenti un truc digne du jour où mes parents m'ont emmené voir "Le Gendarme et les gendarmettes"...
https://youtu.be/C3knS3RcOfM
NB : Seul regret, l'absence incompréhensible d'une version restaurée, la copie présentée par Carlotta étant écrasée par exemple par celle que propose Criterion sur son Blu-ray
Nuit et Brouillard (1956)
32 min. Sortie : janvier 1956. Historique, Guerre
Documentaire de Alain Resnais
takeshi29 a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
"Un soir, un train", le film d'Alain Resnais aurait pu s'appeler ainsi. Mais c'est NN (Nacht und Nebel), nom donné aux déportés par les nazis, qui a été choisi et qui résonne encore fortement dans les mémoires de tous ceux qui ont un jour croisé la route de ces 32 minutes.
Plutôt que dire pourquoi il faut régulièrement se faire violence et oser se replonger dans ces images et ce texte de Jean Cayrol narré par Michel Bouquet, pourquoi il faut transmettre ce film aux plus jeunes et ceux dont l'oubli est la spécialité, je laisse la parole à l'immense Serge Daney : « "Nuit et brouillard" était ce petit film que des gens comme moi ont pris en pleine gueule à douze ou treize ans et qui leur a dit que le cinéma existait, que les camps existaient, que l'homme existait, que le mal existait, et ils ne l'ont plus jamais oublié. ».
Le Mystère Picasso (1956)
1 h 18 min. Sortie : 18 mai 1956 (France). Expérimental
Documentaire de Henri-Georges Clouzot
takeshi29 a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Quand un précurseur de génie rencontre un précurseur de génie, ça donne quoi ? Oui oui c'est ça vous avez la bonne réponse.
La Rue de la honte (1956)
Akasen Chitai
1 h 27 min. Sortie : 13 mai 2015 (France). Drame
Film de Kenji Mizoguchi
takeshi29 a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Quoi de plus beau que de finir sa carrière, et même sa vie, sur une telle splendeur, sur une telle note de modernité, sur une maîtrise totale de son art, sur une œuvre à la fois exigeante et accessible ?
A coup sûr l'un de mes Mizoguchi préférés, qui m'a sidéré, ému et donné à voir la mise en scène la plus parfaite que seul un autre maître japonais m'avait offert, en la personne de Yasujirō Ozu.
Sourires d'une nuit d'été (1955)
Sommarnattens leende
1 h 48 min. Sortie : 20 juin 1956 (France). Comédie, Romance
Film de Ingmar Bergman
takeshi29 a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Que c'est bon de voir Bergman le cérébral se laisser aller à la comédie pure et légère, le dramaturge oser la romance théâtrale et vaudevillesque. Lui qui nous a tant régalés avec ses névroses et ses souffrances le fait ici avec une forme de gratuité et de générosité réjouissantes et émouvantes.
C'est drôle, enlevé, mais attention ça a oublié d'être bête parce que c'est quand même du Ingmar.
Gervaise (1956)
1 h 52 min. Sortie : 5 septembre 1956. Drame
Film de René Clément
takeshi29 a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
René Clément n'a pas fait que des grands films mais celui-ci en est un. Sous couvert de mélo il dresse le portrait d'une femme au destin tragique prédestiné (J'ai regardé à nouveau l'ouverture de ce "Gervaise" dès le générique de fin achevé et tout est déjà raconté en 2-3 phrases de monologue et un procédé de mise en scène très subtil), mais aussi un essai puissant sur le poids de la réussite sociale, du passé dont on ne sort jamais véritablement.
Un film sur les femmes porté par des femmes, et donc des actrices, la bouleversante Maria Schell, et la peste sublime Suzy Delair.
NB : J'ai rarement vu un film attaquer aussi frontalement et courageusement un sujet si compliqué et douloureux que l'alcoolisme.
Au gré du courant (1956)
Nagareru
1 h 57 min. Sortie : 20 novembre 1956 (Japon). Drame
Film de Mikio Naruse
takeshi29 a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Même si la mise en scène de Naruse n'a rien à voir avec celle de Mizoguchi impossible de ne pas rapprocher "Au gré du courant" d'"Une femme dont on parle" sorti deux ans plus tôt, et pas seulement en raison de la présence de Kinuyo Tanaka. En effet les deux films racontent en quelque sorte la fin des geishas, se concentrant en particulier sur les relations, pas toujours tendres, entre ces femmes mais aussi sur l'aspect économique. Une différence de taille cependant : Mizoguchi montrait directement la violence de la clientèle, alors que ces hommes sont ici quasiment absents.
Le Ballon rouge (1956)
34 min. Sortie : 19 octobre 1956. Comédie, Drame, Fantastique
Moyen-métrage de Albert Lamorisse
takeshi29 a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
De la poésie pure à la Jacques Tati, amusant mais surtout délicieusement mélancolique, cette Palme d'or du court-métrage 1956 raconte en 33 minutes plus que tant de films en 120. Une merveille…
La Pointe courte (1955)
1 h 20 min. Sortie : 4 janvier 1956. Comédie dramatique
Film de Agnès Varda
takeshi29 a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Trop difficile de quitter Agnès Varda, alors pour calmer le chagrin je me fais ou refais un film par jour. "La Pointe-Courte" est un premier long inventif, théâtral, décalé, d'une grande beauté formelle. Film de photographe et naissance bouleversante d'une immense cinéaste.
L'Homme qui en savait trop (1956)
The Man Who Knew Too Much
2 h. Sortie : 5 octobre 1956 (France). Drame, Thriller
Film de Alfred Hitchcock
takeshi29 a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
L'Invasion des profanateurs de sépultures (1956)
Invasion of the Body Snatchers
1 h 20 min. Sortie : 8 novembre 1967 (France). Drame, Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Don Siegel
takeshi29 a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Revoir sur grand écran ce film que j'aimais déjà beaucoup le fait encore grimper dans mon palmarès des délices de séries B tant c'est à la fois un brûlot politique stimulant et un moment de plaisir totalement gratuit. Ça démarre sur les chapeaux de roue pour ne plus jamais ralentir, moins effrayant que la version de Kaufman, plus fun que celle de Ferrara, bref probablement l'adaptation la plus équilibrée et la plus réussie.
La Fureur de vivre (1955)
Rebel Without a Cause
1 h 51 min. Sortie : 28 mars 1956 (France). Drame
Film de Nicholas Ray
takeshi29 a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et l'a mis en envie.
L'Ultime Razzia (1956)
The Killing
1 h 25 min. Sortie : 3 octobre 1956 (France). Policier, Drame, Film noir
Film de Stanley Kubrick
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Enfin revu et je crois pouvoir affirmer que le petit Stanley ira loin.
Il bidone (1955)
1 h 53 min. Sortie : 29 février 1956 (France). Comédie dramatique
Film de Federico Fellini
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Un peu comme si Fellini rencontrait Dino Risi, le coté acerbe et sociale de l'autre étant bientôt rattrapé par la mélancolie désespérée de l'un. Donc un film qui sous ses abords légers en dit beaucoup sur une société du paraitre, où l'argent était déjà ce qui définissait votre place.
Plus dure sera la chute (1956)
The Harder They Fall
1 h 49 min. Sortie : 8 septembre 1956 (France). Film noir, Drame, Sport
Film de Mark Robson
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Ce film est le parfait complément au "Champion" du même Mark Robson, réalisé sept ans plus tôt. Et d'ailleurs ils auraient pu porter tous les deux ce titre de "Plus dure sera la chute" car ils racontent quasiment la même chose, avec un simple petit changement d'angle. Et avec le même regard sans concession posé sur le milieu de la boxe, art ici si peu noble qu'il ne peut baigner que dans l'enrobage d'un film noir.
Lovers and Lollipops (1956)
1 h 18 min. Sortie : 18 avril 1956 (États-Unis). Drame, Comédie, Romance
Film de Morris Engel et Ruth Orkin
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Gloire à Carlotta qui vient de sortir un coffret Blu-ray reprenant l'intégralité de l’œuvre de Morris Engel !
Et d’œuvre on peut parler car si la filmographie de l'homme n'est pas épaisse elle est à la fois passionnante et un jalon important dans l'histoire du cinéma, Truffaut ayant même déclaré : « Notre Nouvelle Vague n'aurait jamais eu lieu si le jeune américain Morris Engel ne nous avait pas montré la voie. »
Ici on est 3 ans après le formidable "Petit fugitif", et le duo Engel - Ruth Orkin, sa comparse elle aussi photographe, en reprend les mêmes éléments : cette fois c'est Peggy, 7 ans, qui telle une Zazie sans métro, se frotte au monde des adultes, avec comme toile de fond New York. Le rythme est jazzy, le noir et blanc splendide, le récit pétillant et mélancolique.
Thé et Sympathie (1956)
Tea and Sympathy
2 h 02 min. Sortie : 5 novembre 1956 (France). Drame
Film de Vincente Minnelli
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Durant l'âge d'or d'Hollywood les studios avaient un but : réunir le public le plus large possible afin de faire du pognon du pognon et du pognon. Ce qui ne les empêchait pas de financer des projets aux sujets loin d'être consensuels. C'est ainsi par exemple qu'en 1956 Vincente Minnelli, immense cinéaste du mélodrame, dirigeait Deborah Kerr et parlait d'un garçon harcelé parce que trop efféminé, suicide, etc. Comme quoi on peut viser le succès et avoir confiance en l'intelligence de son spectateur...
Un condamné à mort s'est échappé (1956)
1 h 41 min. Sortie : 11 novembre 1956. Drame, Guerre
Film de Robert Bresson
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Quand un mec a réalisé 13 longs, que tu en as vus une dizaine et que tu mets 7 à celui que tu as probablement le moins aimé, c'est dire à quel niveau stratosphérique Robert Bresson se situait...
Un petit carrousel de fête (1956)
Körhinta
1 h 30 min. Sortie : 3 octobre 1956 (France). Drame, Romance
Film de Zoltán Fábri
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Il suffit de lire le synopsis pour comprendre qu'on ne va pas avoir affaire à un film très rock'n'roll, on peut même craindre la caricature de l’œuvre de l'est au classicisme plombant, mais d'une part le personnage de femme est loin d'être inintéressant et surtout l'ensemble est renversant de beauté, avec une photo somptueuse qui retrouve une seconde jeunesse avec cette restauration et une mise en scène qui danse danse danse...
Planète interdite (1956)
Forbidden Planet
1 h 38 min. Sortie : 22 août 1956 (France). Science-fiction, Action, Aventure
Film de Fred M. Wilcox
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Ça pourrait être uniquement risible si on ne retenait que le kitsch apparent de cette étonnante variation de "La Tempête" de Shakespeare, seulement c'est tellement bien fait, certaines scènes, comme celle avec les animaux, sont si belles et bluffantes, qu'on est finalement happé par cette histoire abracadabrantesque. L'argument de départ ressemble à celui de bien des séries B SF de l'époque mais la MGM a mis les moyens, et cela se voit à l'écran.
La Voie de la lumière (1956)
Miyamoto Musashi kanketsuhen: kettō Ganryūjima
1 h 45 min. Sortie : 4 août 1993 (France). Aventure, Action, Drame
Film de Hiroshi Inagaki
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Cette "Voie de la lumière" clôt remarquablement la trilogie, donnant une véritable homogénéité à l'ensemble. Hiroshi Inagaki parvient ainsi à conserver un souffle certain durant plus de 5 heures, là où il échoua à le faire avec son "Homme au pousse-pousse".
Momma Don't Allow (1956)
22 min.
film de Karel Reisz et Tony Richardson
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fabriqué avec des bouts de ficelle par Richardson et l'un de ses comparses, Karel Reisz dont il produira d'ailleurs le grand "Samedi soir, dimanche matin", ce film est passionnant pour comprendre les origines du Free Cinema, avec sa forme très réaliste et décomplexée, mais aussi son fond social dénonçant le désœuvrement d'une jeunesse laissée à l'abandon par le politique.
La Traversée de Paris (1956)
1 h 20 min. Sortie : 26 octobre 1956. Comédie dramatique, Historique
Film de Claude Autant-Lara
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Ciel sans étoiles (1955)
Himmel ohne Sterne
1 h 48 min. Sortie : 29 juin 1956 (France). Drame, Romance
Film de Helmut Käutner
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Ce "Ciel sans étoiles" est un drôle de petit film, qui sous ses aspects de romance assez mélo qui ménage en permanence la chèvre et le chou quitte à paraitre parfois trouble dans son propos, réserve une fin elle sans équivoque et qui tranche sacrément avec le reste. C'était une époque où un mur séparait l'Allemagne et... l'Allemagne, et Helmut Käutner conte finalement très bien cette absurdité.
Des gens sans importance (1956)
1 h 41 min. Sortie : 15 février 1956. Drame
Film de Henri Verneuil
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Henri Verneuil aura offert de sacrés rôles à Gabin. "Un singe en hiver", "Le Président" et ces "Gens sans importance", trois exemples qui montrent à quel point cet immense acteur savait tout jouer. Et là c'est le rôle de l'amoureux prêt à tout, celui qu'il aura souvent endossé avec maestria, entre autres chez Duvivier, Decoin, Carné ou Grémillon, dans un film d'une audace folle pour l'époque. Adultère, avortement, des thèmes costauds dans un mélo qui se dévore.
Moby Dick (1956)
1 h 56 min. Sortie : 14 novembre 1956 (France). Aventure, Drame
Film de John Huston
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Je suis rarement fan de ce genre de récit d'aventures mais là curieusement j'ai été, sans mauvais jeu de mots, embarqué. Par Gregory Peck qui en fait des tonnes en capitaine prêt à tout pour assouvir sa vengeance, par ces scènes qui ont le charme de l'ancien, d'un temps où le numérique ne rendait pas tout possible.
Cela s'appelle l'aurore (1956)
1 h 42 min. Sortie : 9 mai 1956. Drame, Romance
Film de Luis Buñuel
takeshi29 a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Ce film est régulièrement considéré comme mineur dans la riche filmographie de Luis Buñuel. Et pourtant si le manque de charisme comme souvent évident de Georges Marchal est un véritable handicap il est parfaitement compensé par la grâce de Lucia Bosè et l'élégance de la mise en scène.
La Fille en noir (1956)
To koritsi me ta mavra
1 h 45 min. Sortie : 12 décembre 1956 (France). Drame, Romance
Film de Michael Cacoyannis
takeshi29 a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Celui-ci date de 1956 et on sent un Michael Cacoyannis plus mature, sa mise en scène se fait assurée et par instants très Nouvelle Vague. C'est du mélo, de la vraie tragédie grecque, et Ellie Lambeti y est resplendissante.
Les Implacables (1955)
The Tall Men
1 h 57 min. Sortie : 20 janvier 1956 (France). Western
Film de Raoul Walsh
takeshi29 a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Ce western avait pas mal de choses pour me plaire : un personnage de femme forte, la relation complexe de celle-ci avec Ben, la mise en scène classique mais carrée de Raoul Walsh, et bien entendu le duo Clark Gable - Jane Russell qui envoie du steak en matière de séduction.
Problème : les chansons qui tombent de nulle part, j'avais l'impression d'être chez Disney, m'ont fait saigner des oreilles.
La Rivière de nos amours (1955)
The Indian Fighter
1 h 28 min. Sortie : 6 juin 1956 (France). Western
Film de André De Toth
takeshi29 a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Preuve que c'est probablement le genre qui freine mon enthousiasme : là la mise en scène d'André De Toth c'est du costaud, le casting est impeccable, le récit excitant, l'ensemble spectaculaire, et pourtant ça ne m'embarque jamais totalement.
































