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映画

Cinéma japonais.

Avec, dans l'ordre d'apparition (sur terre) :
Kinugasa / Mizoguchi / Uchida / Gosho / Tasaka / Shimizu / Ozu / Inagaki / Naruse / Toyoda / Makino / Tanaka / Yamanaka / Kurosawa A / Yoshimura / Kinoshita / Shindo / Ichikawa / Kato / Kawashima / Kimura / Nomura / Misumi / Uchikawa / Suzuki / Ishii Teruo / Masumura / Okamoto / Imamura / Nakahira / Kumashiro / Morisaki / Teshigahara / Kurahara / Hani / Gosha / Kudo / Fukasaku / Kobayashi / Urayama / Shinoda / Yamada / Matsumoto / Oshima / Itami / Yoshida / Terayama / Wakamatsu / Jissoji / Tanaka / Oguri / Yanagimachi / Kitano / Sai Yochi / Kurosawa K / Ishii Sogo / Miike / Suwa / Tsukamoto / Miki / Sono / Nakata / Hashiguchi / Koreeda / Aoyama / Tanaka / Ishii Katsuhito / Ohtomo Keishi / Yaguchi / Takeuchi / Yukisada / Kawase / Kobayashi Masahiro / Kitamura Ryuhei / Toyoda Toshiaki / Nagai Akira / Ogigami / Nakano / Hirayanagi Atsuko / Yoshida Keisuke / Yamashita / Hamaguchi Ryusuke / Fukada/ Sakamoto Ayumi / Oguri Shun / Ishii Yuya / Ueda / Miyake / Katashima/ Sato Hideaki/ Yamaguchi / Asao / Sakon Keitaro

Liste de

430 films

créée il y a plus de 11 ans · modifiée il y a environ 1 mois
Sham
6.9
1.

Sham (2025)

Decchiage - Satsujin Kyoshi to Yobareta Otoko

2 h 10 min. Sortie : 19 août 2026 (France). Policier, Thriller, Drame

Film de Takashi Miike

Chaiev a mis 8/10.

Annotation :

On a rarement vu Takashi Mike aussi calme et patient avec son intrigue, qu’il tient au cordeau jusqu’au bout. Le spectateur est lui aussi bien moins malmené que dans les autres films du trublion nippon, même si toute la première partie joue sur un retournement de perspective malicieusement mené. Bref, Sham est un film de procès à la facture classique mais reposant sur une analyse assez impitoyable de la structure classiste de la société japonaise, qui se cristalise ici autour du monde scolaire. Injustice, culpabilisation et manipulation sont au programme, cocktail sans énormes surprises mais qu’il fait bon siroter jusqu’à la dernière goutte.

La Porte de l'enfer
6.3
2.

La Porte de l'enfer (1953)

Jigokumon

1 h 29 min. Sortie : 25 juin 1954 (France). Drame, Historique, Romance

Film de Teinosuke Kinugasa

Chaiev a mis 5/10.

Cinq femmes autour d'Utamaro
7
3.

Cinq femmes autour d'Utamaro (1946)

Utamaro o Meguru Gonin No Onna

1 h 33 min. Sortie : 15 décembre 1946 (Japon). Drame

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 7/10.

Les Contes de la lune vague après la pluie
7.9
4.

Les Contes de la lune vague après la pluie (1953)

Ugetsu monogatari

1 h 36 min. Sortie : 18 mars 1959 (France). Drame, Fantastique

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 5/10.

La Vie d'Oharu, femme galante
7.9
5.

La Vie d'Oharu, femme galante (1952)

Saikaku ichidai onna

2 h 18 min. Sortie : 3 février 1954 (France). Drame

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 6/10.

L'Intendant Sansho
8.1
6.

L'Intendant Sansho (1954)

Sanshō dayū

1 h 59 min. Sortie : 5 octobre 1960 (France). Drame

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 8/10.

L'Impératrice Yang Kwei-Fei
7.3
7.

L'Impératrice Yang Kwei-Fei (1955)

Yōkihi

1 h 35 min. Sortie : 15 juin 1959 (France). Drame, Historique, Romance

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 5/10.

Le Héros sacrilège
7.5
8.

Le Héros sacrilège (1955)

Shin Heike Monogatari

1 h 50 min. Sortie : 21 septembre 1955 (Japon). Drame, Historique

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 5/10.

Les Amants crucifiés
7.9
9.

Les Amants crucifiés (1954)

Chikamatsu monogatari

1 h 42 min. Sortie : 15 mai 1957 (France). Drame, Romance

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 6/10.

La Rue de la honte
7.7
10.

La Rue de la honte (1956)

Akasen Chitai

1 h 27 min. Sortie : 13 mai 2015 (France). Drame

Film de Kenji Mizoguchi

Chaiev a mis 6/10.

Chacun dans sa coquille
-
11.

Chacun dans sa coquille (1955)

Jibun no ana no nakade

2 h 05 min. Sortie : 28 septembre 1955 (Japon). Drame

Film de Tomu Uchida

Chaiev a mis 5/10 et a écrit une critique.

Les Moines lanciers du temple Hozoin
7.2
12.

Les Moines lanciers du temple Hozoin (1962)

Hannyazaka no ketto

1 h 50 min. Sortie : 17 novembre 1962 (Japon). Drame

Film de Tomu Uchida

Chaiev a mis 5/10.

Quatre Cheminées
7
13.

Quatre Cheminées (1953)

Entotsu no mieru basho kara

1 h 48 min. Sortie : 5 mars 1953 (Japon). Drame

Film de Heinosuke Gosho

Chaiev a mis 6/10.

Le Fusil de chasse
-
14.

Le Fusil de chasse (1961)

Ryôjû

1 h 38 min. Sortie : 3 janvier 1961 (Japon).

Film de Heinosuke Gosho

Chaiev a mis 7/10.

Une ruelle sous le soleil
-
15.

Une ruelle sous le soleil (1958)

Hi no ataru sakamichi

3 h 34 min. Sortie : 1958 (France). Drame

Film de Tomotaka Tasaka

Chaiev a mis 5/10.

Monsieur Merci
7.3
16.

Monsieur Merci (1936)

Arigatō-san

1 h 12 min. Sortie : 1936 (France). Comédie dramatique

Film de Hiroshi Shimizu

Chaiev a mis 6/10.

Annotation :

Dispositif quasi hypnotique – un huis clos dans un bus, avec le ballet des gens qui montent, et des gens qui descendent, les regards, les conversations, les sous entendus et les tranches de vie, et qui pourrait vite tourner à l’artificiel n’était la propension de Shimizu à capter le réel, l’étaler sur la toile de l’écran, lui obéir même plus que de s’en faire obéir. Ça donne cet étrange objet, fuyant et persistant à la fois.

Monsieur Shosuke Ohara
-
17.

Monsieur Shosuke Ohara (1949)

Ohara Shôsuke-san

1 h 37 min. Sortie : 8 novembre 1949 (Japon). Drame

Film de Hiroshi Shimizu

Chaiev a mis 5/10.

Annotation :

J’aime beaucoup la désinvolture de Shimizu, sa façon de passer outre les exigences un peu bornées du « scénaristiquement correct » pour se concentrer sur ce qui se passe entre les gens, et entre les gens et les choses. Mais il s’agit là d’un équilibre très fragile, comme tisser une toile d’araignée sur le vide, et quand l’ambiance n’est pas là, quand la désinvolture devient plus une décision qu’une sensation, la machine se grippe. Bref, tout ça pour dire que j’ai trouvé le film très poussif, très ennuyeux, éclaté non pour mieux capter l’impalpable, mais comme si Hiroshi ne savait pas trop comment réunir tout ça. Ne savait pas, ne voulait pas, après tout c’est aussi la problématique du personnage principal, sorte d’Oblomov nippon qui se voit se dissoudre mais ne fait rien pour arrêter l’engrenage.

Pour une épingle à cheveux
7.2
18.

Pour une épingle à cheveux (1941)

Kanzashi

1 h 15 min. Sortie : 26 août 1941 (Japon). Comédie dramatique

Film de Hiroshi Shimizu

Chaiev a mis 7/10.

Annotation :

C’est presque une provocation, de choisir un point de départ aussi romanesque (une femme qui a passé une nuit dans une auberge revient spécialement pour s’excuser auprès d’un homme qui a marché sur son épingle à cheveux dans un bain thermal) pour tourner le dos avec autant d’ostentation ensuite à toute velléité anecdotique. Mais c’est aussi le principe de l’estampe façon Hiroshige, finalement : un détail marquant, qui à l'arrivée ne sert que de contrepoint à la description calme et fugace d’une atmosphère. Ici donc, quelques vacanciers en villégiature estivale, le farniente, la répétition quasi identique des jours et des activités. Tout un monde en équilibre sur la pointe d’une aiguille, qui n’attend qu’une piqure un peu trop appuyée pour exploser comme un ballon de papier.

Nobuko
6.9
19.

Nobuko (1940)

1 h 30 min. Sortie : 1940 (France). Comédie dramatique

Film de Hiroshi Shimizu

Chaiev a mis 6/10.

Annotation :

Shimizu a beau choisir une trame assez classique - une jeune prof qui arrive dans un collège de la capitale et tente de se faire accepter par les élèves – on dirait encore une fois qu’il n’a aucune envie de la traiter selon les canons narratifs habituels. Ca donne un petit côté bancal au film, tiraillé entre l’étude de mœurs beaucoup trop simpliste, et la plongée contemplative dans un univers exclusivement féminin sans qu’aucune des deux facettes ne parviennent à prendre la main sur l’autre. Reste néanmoins le regard particulièrement délicat du réalisateur, et sa mise en image tout en souplesse et en vitalité, qui sert d’écrin à la finesse de la splendide Mieko Takamine.

L'Épouse de la nuit
6.9
20.

L'Épouse de la nuit (1930)

Sono yo no tsuma

1 h 05 min. Sortie : 6 juillet 1930 (Japon). Drame, Muet

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 6/10.

Annotation :

Très intriguant de voir Ozu signer un vrai polar à l’américaine. Tous les codes y sont : hold up, poursuites nocturnes dans des rues désertes, borsalinos, cigarettes qu’on allume dans la pénombre d’un taxi, et même des travelling latéraux allers-retours ! Du coup l’épouse en kimono fait un drôle d’effet (surtout que l’appartement du couple est rempli d’affiches de films occidentaux en cours de fabrication)… Habillage exotique donc, mais pour une histoire somme toute très japonaise - ah ça, les larmes coulent - et non exempte d’ironie. Même si une heure parait peut-être un peu trop long (ou trop court, mais bon Ozu a réalisé sept films cette année là, il fallait pas trainer), le résultat est plutôt chouette, grâce au sens aigu du détail qu’a en toute circonstance Ozu sama.

Choeur de Tokyo
7.1
21.

Choeur de Tokyo (1931)

Tôkyô no kôrasu

1 h 30 min. Sortie : 15 août 1931 (Japon). Drame, Muet

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 8/10.

Annotation :

Sur une intrigue minimale - un jeune employé père de famille (l’extraordinaire Tokihiko Okawa, mort trois ans plus tard à 30 ans) perd son travail pour avoir pris la défense d’un de ses collègues - Ozu parvient à tricoter un film d’une grâce absolue où chaque détail, chaque geste, chaque regard est soudain d’une intensité et d’une vérité incroyable. Nul besoin de rebondissements tragiques ou d’événements incroyables (puisque même quand un ours s’échappe d’une ménagerie la seule conclusion du héros est « cette affaire ne nous regarde absolument pas »), tout réside ici dans les rapports humains les plus ténus, filmés avec attention et bienveillance, à la distance parfaite. Seul hic : il n’y a pas Chishu Ryu ! Mais par contre c’est l’occasion de voir une Hideko Takamine méconnaissable… et pour cause : elle a à peine 7 ans !

Où sont les rêves de jeunesse ?
7.4
22.

Où sont les rêves de jeunesse ? (1932)

Seishun no yume ima izuko

1 h 32 min. Sortie : 13 octobre 1932 (Japon). Comédie dramatique, Muet

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 7/10.

Annotation :

Le titre est nettement plus grandiloquent que le contenu, heureusement ! Ozu qui a à peine 29 ans au moment du tournage se penche sur un groupe de jeunes gens en pleine transition, entre les derniers mois de leur scolarité et les premiers de la vie active. On suit surtout la trajectoire de Tetsuo, fils d’un riche industriel, traversant la vie avec insouciance et bonne humeur. Mais la palette du maître est déjà étonnante de nuance, et au fil des scènes toujours très quotidiennes se dessinent peu à peu comme des ombres plus marqués accompagnant, sotte voce, la fin de l’enfance et l’entrée dans l’âge adulte

Gosses de Tokyo
7.8
23.

Gosses de Tokyo (1932)

Otona no miru ehon - Umarete wa mita keredo

1 h 31 min. Sortie : 10 décembre 1980 (France). Comédie dramatique, Muet

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 8/10.

Annotation :

Le film commence comme une chronique guillerette racontant le quotidien de deux jeunes frères d’une dizaine d’années qui viennent de déménager dans un nouveau quartier avec leurs parents, et puis par un twist scénaristique (via la projection d’un film - tiens tiens - où les enfants voient leur père sous un jour incongru) tous les fils jusque là noyés dans la narration se resserre pour déboucher sur une leçon de vie aussi forte qu’inattendue. Azu manie comme personne le charme - au sens courant comme au sens fort : c’est un magicien, qui envoute son spectateur et l’emmène très loin, l’air de rien. Il a ce génie de savoir mêler comme personne le formalisme le plus rigoureux et l’observation quasi documentaire, atteignant à la vérité grâce au carcan du style.
[à noter que dès le titre original l’humour pince sans rire est au rendez-vous : « Un livre d’image pour adulte - Nous sommes nés, mais… » qui fait référence à deux de ses précédents films : « j’ai été diplômé, mais… » et « j’ai été recalé, mais… »]

Cœur capricieux
7.2
24.

Cœur capricieux (1933)

Dekigokoro

1 h 40 min. Sortie : 7 septembre 1933 (Japon). Comédie dramatique, Muet

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 7/10.

Annotation :

Première incursion d’Ozu dans le monde des ouvriers et des très pauvres, après une longue série de films plus centrés sur les gangsters, les étudiants, ou les employés de bureau. Le film s’attache au quotidien de Kihachi, père célibataire qui préfère boire et draguer plutôt que d’élever son fils ou aller à l’usine, un éternel farceur fuyant les responsabilités, un loser apparement sans grande envergure. Mais échappant au moralisme, au misérabilisme et aux stéréotypes, Ozu filme ses personnages de plain pied, sans arrière pensée. Il les regarde vivre, se tromper, hésiter, oublier, se griffer, se sourire, et le miracle opère : de personnage insupportable, Kihachi devient attachant et émouvant. Un homme, tout simplement.

Histoire d'herbes flottantes
7.3
25.

Histoire d'herbes flottantes (1934)

Ukikusa Monogatari

1 h 26 min. Sortie : 20 juillet 2005 (France). Drame, Muet

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 7/10.

Annotation :

Quelques jours dans la vie d’une troupe théâtrale ambulante, de retour après cinq ans dans une bourgade où ils ont l’habitude d’aller depuis des décennies. Et pour cause, le patron a sur place une vieille maitresse et un fils illégitime de 18 ans qui le prend pour un simple ami de la famille.
Il est finalement assez peu sujet de théâtre dans ce film très tchekhovien : le temps y passe lentement, la faillite menace, la troupe se délite, et ce qui semble plutôt intéresser Ozu c’est le destin d’êtres déracinés qui n’ont plus de repères, vivant dans une bulle aux marges de la réalité. Si l’ensemble pour une fois pèche un peu par manque de caractérisation comme si c’était l’intention générale qui prenait le pas, reste que chaque détail, comme toujours, recèle des trésors de sensibilité. Film mélancolique sur la mélancolie : Ozu joue le jeu, un peu risqué mais assumé, de se laisser gagner par la nonchalance et l’apathie de cette troupe au bout du rouleau.

Une auberge à Tokyo
7.4
26.

Une auberge à Tokyo (1935)

Tôkyô no yado

1 h 20 min. Sortie : 21 novembre 1935 (France). Drame, Muet

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 8/10.

Annotation :

Ozu aime mettre de la facétie à l’intérieur de ses films, mais il s’amuse tout autant à jouer avec ses films eux-même, façon trois petits chats, chapeau de paille. Ainsi le héros d’Auberge à Tokyo est ouvrier comme celui de Coeurs capricieux, mais cette fois chômeur comme celui de Choeur de Tokyo. D’ailleurs il s’appelle Kihachi, comme les héros d’Histoires d’herbes flottantes et de Coeur capricieux (c’est évidemment le même acteur qui joue les trois rôles, et pourtant il est à chaque fois méconnaissable). Il a deux enfants comme le héros de Choeur de Tokyo, mais pas une fille et un fils, deux fils - dont l’un est joué par celui qui jouait son fils dans Coeur capricieux. Deux frères donc : comme dans Gosses de Tokyo. Ici aussi une petite fille tombe malade, comme dans Choeur de Tokyo, et comme le fils de Coeur Capricieux, entrainant une nouvelle fois l’obligation de trouver de l’argent. Mais pas en l’empruntant comme dans Coeur capricieux, ni en vendant tous ses vêtements comme dans Choeur de Tokyo, mais en commettant un vol comme dans L’épouse de la Nuit. Bref, Ozu orchestre un beau bordel, où tout ce qui est pareil est différent, et tout ce qui est différent est finalement pareil. C’est ce même principe de la variation que l’on retrouve d’ailleurs à l’oeuvre dans la première partie du film, longue errance du père avec ses deux fils en quête d’un boulot, dans une ville qui ne ressemble plus à rien, mais où tout se ressemble. Les terrains vagues succèdent aux terrain vagues, les usines aux usines, les journées aux journées, et chaque nuit se passe dans l’auberge du titre… retour du même sans que l’ennui ou la routine ne s’installe, sur le thème : « que faire quand il n’y a rien à faire ? » . Il en ressort un poème visuel poignant, dernier hommage au cinéma muet, comme si Ozu savait qu’à partir de là, ses films aller devoir apprendre à parler.

Le Fils unique
7.1
27.

Le Fils unique (1936)

Hitori musuko

1 h 27 min. Sortie : 15 septembre 1936 (Japon). Comédie dramatique

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 5/10.

La Dame, qu'a-t-elle oublié ?
6.9
28.

La Dame, qu'a-t-elle oublié ? (1937)

Shukujo wa nani o wasureta ka

1 h 12 min. Sortie : 3 mars 1937 (Japon). Comédie

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 7/10.

Annotation :

Pour son deuxième film parlant, Ozu change de registre et s’aventure dans la comédie de moeurs avec cette charmante pochade autour d’un couple qui reçoit pour quelques jours une nièce délurée d’Osaka. L’occasion de croquer quelques portraits bien sentis - la femme tyrannique, le mari un peu lâche, les copines pestes, l’étudiant timide - dans un Tokyo en pleine mutation sociale. C’est enlevé et amusant, et bien sûr à la fin personne ne saura qui a oublié quoi où.

Les Frères et Sœurs Toda
7
29.

Les Frères et Sœurs Toda (1941)

Todake no kyodai

1 h 45 min. Sortie : 1941 (France).

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 7/10.

Annotation :

Ozu rentre dans les années 40 avec une nouvelle thématique, qu’il va peut à peut développer pratiquement exclusivement : les histoires de grandes familles. Le père, la mère (ou plus souvent un seul des deux comme ici), et trois ou quatre enfants avec chacun leurs histoires de couples et d’enfants. Pour cette première incursion, pas encore d’histoire de mariage (si ce n’est dans les dernières minutes, vites et curieusement expédiées, comme pour dire : patience, ça viendra) mais comme dans le futur Voyage à Tokyo, la radiographie d’un échec ou comment les aînés s’avèrent incapable de recueillir chez eux leur mère veuve et la plus jeune de leur sœur. Une belle occasion d’entrer chez une famille à pas de loup, et à l’observer vivre et se déchirer silencieusement avec une discrétion et une politesse extrême.

Il était un père
7.4
30.

Il était un père (1942)

Chichi ariki

1 h 26 min. Sortie : 29 juin 2005 (France). Drame

Film de Yasujirō Ozu

Chaiev a mis 3/10.

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