SC paye sa tournée !
La promotion made in SC, moi j'aime bien. J'ai beaucoup plus été au ciné cette année, et j'ai jamais rien payé, sans même avoir UGC illimité ! #rime
(Fake en plus, je suis allé voir des films non sponsorisés par SC)
Bref, simple liste des places de ciné ou des jeux gagnés grâce à SC.
Juste quatre petites précisions :
1- Je ne participe à un concours que si l'oeuvre m'intéresse vraiment. Sinon, je laisse ma place à des gens plus intéressés, qui en profiteront sûrement bien plus.
2- Je n'ai encore jamais perdu, mais comme un con j'ai déjà zappé (plusieurs fois) des concours qui m'intéressaient ='(
(Obvious Child ou encore les Combattants pour les derniers)
EDIT : cette assertion a pris fin dimanche 28 Septembre. SC ayant changé le fonctionnement des concours (celui qui a la meilleure connexion gagne) je ne serai plus à même de gagner quoi que ce soit jusqu'à un nouveau changement...
3- Il m'est arrivé de ne pas participer car le film ne m'intéressait pas spécialement, en accord avec le 1-, puis d'aller voir le film quand même avec des amis (12 Years a Slave, par exemple) => Owned
4- Je rajoute en annotation mes avis rédigés sur le moment, ça montre un peu la qualité (subjective) des œuvres offertes par SC comme ça.
Animatrix (2003)
The Animatrix
1 h 40 min. Sortie : 12 juin 2003 (France). Animation, Action, Aventure
Long-métrage d'animation de Peter Chung, Andrew R. Jones, Yoshiaki Kawajiri, Takeshi Koike, Mahiro Maeda, Koji Morimoto et Shinichirô Watanabe
VGM a mis 5/10.
Annotation :
Premier concours et pas des moindres : Beyond sur PS3. Un jeu que j'avais vraiment envie de faire mais un peu peur d'acheter, donc c'était vraiment du lourd.
http://www.senscritique.com/jeuvideo/Beyond_Two_Souls/486154
Chaque David Cage est une nouvelle expérience vidéoludique, et au-delà des côtés ultra agaçants du personnage, je l'aime pour ça. Beyond est donc quelque chose d'assez nouveau, ou pas. J'ai trouvé la première partie du jeu juste parfaite. Quelques choix légers, une histoire prenante et des situations qui te font ressentir une tonne d'émôsssssions. J'étais même impressionné par ce quasi sans faute.
Malheureusement, la seconde partie (à partir du ranch) enchaîne les clichés et les facilités à un rythme effréné. Si on couple ça au fait qu'on ne peut pas perdre, mon implication a drastiquement diminué passé la moitié du jeu. Autant avant j'étais à fond, autant j'ai été désespéré par la suite. Jodie fait des choix que je n'aurais jamais fait et que je ne peux pas empêcher, je passe mon temps à haïr certains persos mais bim câlin que je ne décide pas lors d'une cinématique...
Beyond, c'est à la fois le David Cage où l'on joue le plus, mais également celui où l'on est le plus dans un film : quoiqu'on fasse, on ne pourra pas choisir son chemin, ni perdre. On joue une histoire sur laquelle on n'a aucune influence, on joue un film. Concept amusant s'il en est.
C'est un petit 7, mais une recommandation car je pense que c'est le genre de jeu qu'il faut faire si on est un peu ouvert d'esprit, juste pour voir autre chose. Ah oui, et pour la performance technique complètement démentielle aussi. En environnement fermé, la PS4 est déjà là.
Her (2013)
2 h 06 min. Sortie : 19 mars 2014 (France). Drame, Romance, Science-fiction
Film de Spike Jonze
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Premières places de cinéma gagnées.
Avec son excellente moyenne et ce qu'on m'en avait dit, j'attendais pas mal de Her. Sa thématique est intéressante - ou en tout cas m'intéresse, et j'étais impatient de voir ça. Mais au final, Her aura peiné à me passionner. J'ai passé un agréable moment, mais les 2h06 m'ont des fois paru vraiment longues, et de manière générale je n'ai pas été transporté par cette histoire. C'est vraiment subjectif, mais au-delà de ça il n'y a aucun élément de réalisation ou de jeu d'acteur qui m'a marqué, tout est assez convenu. Et c'est bien le reproche global que je lui ferais, gentiment mais sincèrement : Her, malgré ton scénario et ton univers originaux, tu restes bien trop convenu pour t'ancrer dans ma mémoire, désolé...
Night Moves (2014)
1 h 52 min. Sortie : 23 avril 2014 (France). Drame, Thriller
Film de Kelly Reichardt
VGM a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Secondes places de cinéma gagnées.
Indépendamment des retours - partagés et globalement assez peu élogieux - c'est par son synopsis que Night Moves m'intéressait le plus. Finalement, le côté bataille écologiste est plus un prétexte à quelque chose de plus grand, de plus massif, mais dont le développement passe par un film globalement trop long et lent pour moi. Reste que j'ai adoré la première heure (moins le début un peu longuet là encore), et la seconde partie a finalement réussi à me rendre plus mal à l'aise qu'autre chose, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Hésitation entre 7, 7 recom' ou 8. Pas facile.
Voir ma critique pour en savoir plus.
The Rover (2014)
1 h 40 min. Sortie : 4 juin 2014 (France). Drame, Thriller, Road movie
Film de David Michôd
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Troisièmes places de cinéma gagnées.
Le trailer m'avait bien plu. Bon concept, bonne ambiance... Alors quand SC offre la place, je me dis pourquoi pas. Et bon concept il y a (bien que très simple), et très bonne ambiance également. Le film est posé, prend son temps pour exposer ce monde dont on ne sait rien mais qui se décompose et ne semble plus avoir vraiment de sens pour personne. C'est un road movie s'inspirant beaucoup du travail de Refn sur Drive (je n'ai pas encore vu ses autres films), et s'il n'arrive pas à la hauteur de son modèle David Michôd arrive à poser un film particulièrement prenant, à la direction sonore époustouflante : simple mais tellement édifiante à chaque fois qu'elle retentit. Rien n'est parfait dans the Rover, mais tout marche diablement bien. Hésitation avec 8, mais pas envie de le recommander, pour le moment du moins.
Mister Babadook (2014)
The Babadook
1 h 32 min. Sortie : 30 juillet 2014 (France). Drame, Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Jennifer Kent
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Première avant-première gagnée ! Au Club 13, avenue Hoche, bien chicos.
J'ai été assez subjugué pendant la première heure du film. Porté par une maîtrise technique totale et des acteurs assez saisissants, l'ambiance s'installe, pesante et surtout complètement creapy. Honnêtement, je crois que j'ai jamais autant flippé devant un film : le travail de caméra, de lumière et surtout l'exceptionnel sound design participent à créer quelque chose de cruellement flippant, avec pourtant pas grand chose comme pitch de départ. Franchement, c'est impressionnant comme la direction sonore est juste parfaite : très peu de musique, mais des effets utilisés à la perfection. J'ai par exemple eu un putain de flip à un moment où la mère... pose le livre sur le haut de l'étagère. Juste grâce au sound design.
Comme dit les acteurs sont tous les deux saisissants et, par de nombreux moyens extrêmement astucieux pour un premier film, Jennifer Kent pose une ambiance à la limite entre folie et réalité, dont on ne discerne plus vraiment les limites, dans un sens comme dans l'autre.
Bref, pendant une heure le film était incroyablement bien parti, et le 9 aussi. Malheureusement, être constamment sous tension comme je l'étais, c'était génial, mais ça a une lourde contrepartie : la tension devient tellement dingue qu'au moindre truc qui ne va pas, au moindre élément auquel on n'accroche pas, le charme se rompt. Et c'est un peu ce qui s'est passé dans la dernière demi-heure, qui part selon moi un peu trop en vrille, et surtout perd beaucoup en subtilité pour devenir régulièrement assez ridicule. C'est d'autant plus dommage que je pense que même en gardant le gros des évènements, ça aurait pu être traité différemment.
Mais bon, j'ai quand même globalement vraiment aimé, et la séance de questions/réponses avec Jennifer Kent qui a suivi était très intéressante (malgré des gens qui essayaient d'étaler leur savoir en mode "oui avez-vous pensez au grand peintre illusionniste X du XVIème siècle qui inspirera le grand cinéaste de court métrage Y, initiateur du mouvement anticonformiste tarkovskien, en faisant votre film ? Parce que j'y ai vu beaucoup de ressemblance"). En plus, on avait fauteuils en cuirs et tout alors bon... Bada bada bada dook dook dook...
Enemy (2014)
1 h 31 min. Sortie : 27 août 2014 (France). Thriller
Film de Denis Villeneuve
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Cinquièmes places de cinéma gagnées.
Un film dont le trailer me faisait bien envie, malgré le qualificatif de branlette intellectuelle que certains lui attribuaient. Mais bon, lesdits Senscritiqueurs adulant ce que je considère être comme de la pure branlette intellectuelle (qui leur donne peut-être du plaisir, mais tout de même), j'ai décidé de lui laisser sa chance.
Bref, au visionnage j'ai moyennement aimé Enemy. La photographie est assez chelou (avec ces filtres sepia un peu dégueux), le film est lent (poser une ambiance c'est cool, mais au 3ème plan inutile de 30s avec la caméra qui filme un salon vide please stoooooooooooooop), la direction sonore se veut recherchée mais est dans le même style largement inférieure à d'autres films indés de 2014 (The Rover, Babadook, Night Moves...) et surtout le tout est très obscur, jusqu'à une fin qui ne peut se résumer qu'en un mot : WTF.
Pourtant, Enemy n'est selon moi absolument pas de la branlette intellectuelle : une fois en main la clé manquante, tout le film s'éclaircit d'un coup. Plus rien n'est obscur, et tout fait alors sens. Et l'histoire est finalement très humble, elle est simplement racontée de sorte à ce qu'on ne comprenne de prime abord pas le sujet. Il n'y a donc pour moi aucun artifice, et arriver à faire sens ainsi avec une simple clé est je trouve une belle performance. Et finalement, j'aurai pris plus de plaisir à décrypter Enemy post-visionnage, à en parler, plutôt qu'à le voir. D'un 5 à la sortie du film, on passe donc à un très petit 7. Bien mieux qu'espéré.
Rosemary's Baby (1968)
2 h 16 min. Sortie : 17 octobre 1968 (France). Drame, Épouvante-Horreur
Film de Roman Polanski
Annotation :
Second jeu Sony, Murasaki Baby.
http://www.senscritique.com/jeuvideo/Murasaki_Baby/10310341
À faire.
Mr. Turner (2014)
2 h 29 min. Sortie : 3 décembre 2014 (France). Biopic, Drame
Film de Mike Leigh
VGM a mis 4/10.
Annotation :
Premier concours gagné depuis la réforme des concours, et donc depuis que seules la stabilité du site et la connexion Internet entrent en jeu ; presque un miracle donc.
Turner étant un peintre que je connaissais mal, j'étais très curieux de voir ce biopic, dont la bande-annonce laissait augurer du meilleur. Las, j'aurais peut-être du jeter un œil à sa durée avant de participer au concours. Car Mr. Turner est tout simplement interminable.
Il n'est pas mauvais non, juste long, sans rythme et sans réel propos. La toile qui est tissée pendant 2h30 aurait tout aussi bien pu être étalée en 1h15, en se concentrant sur l'essentiel. Car au bout d'une heure, on a déjà compris le personnage et son rapport aux choses, des éléments qui changeront très peu par la suite. Et oui, Timothy Spall est très bon, mais au bout d'un moment on en a juste marre de l'entendre cracher et grogner. Finalement, le film se concentre beaucoup plus sur le peintre lui-même (et notamment ses aspects négatifs...) que sur sa peinture. On a le droit à quelques belles toiles et quelques très jolis paysages (la reconstitution historique est d’ailleurs vraiment bien), mais rien qui puisse nous sortir de la torpeur dans laquelle le manque de rythme et l'inutilité de certaines scènes nous plongent petit à petit. Déception.
Le Chant de la mer (2014)
Song of the Sea
1 h 33 min. Sortie : 10 décembre 2014 (France). Animation, Aventure, Fantastique
Long-métrage d'animation de Tomm Moore
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Second concours gagné depuis la réforme des concours. Deux de suite, un miracle entier cette fois.
Il m'avait l'air joli et mignon, et puis j'aime tout ce qui se rapporte à la mer, à l'écosystème marin, aux légendes marines, etc. ; autant dire qu'il me faisait donc de l’œil.
D'ailleurs en parlant d’œil, cette claque technique de fouuuuu. Ouaw, j'ai presque eu l'impression de contempler un tableau pendant 1h30. Une de mes meilleures expériences visuelles au cinéma, je rêve d'un jeu avec le même genre de patte artistique maintenant.
Sinon le film en lui même est un joli conte, tout mignon et assez classique, mais très agréable. À ce titre, la fin très prévisible m'aura par exemple moins émerveillé que la première partie du long métrage.
Reste un film magnifique, qui émerveillera sans aucun doute les enfants mais pourra également plaire à beaucoup d'adultes. En tout cas, si j'ai des gosses un jour, y'a de grandes chances qu'ils passent par le Chant de la Mer plutôt que par les derniers Disney.
Charlie’s Country (2014)
1 h 48 min. Sortie : 17 décembre 2014 (France). Biopic
Film de Rolf De Heer
VGM a mis 5/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Première première gagnée (et seconde rencontre avec un réalisateur).
J'avais oublié le concours Senscritique affilié, et y ai participé avec huit minutes de retard. J'ai bien évidemment perdu, mais quand on est venu me contacter en MP 2 jours avant la séance pour me dire que finalement j'étais invité, je suis passé outre le wtf et ai foncé !
Le film en soi m'a un peu déçu. L'acteur principal est extraordinaire, surtout quand on sait qu'il est un véritable aborigène alcoolique dans la vraie vie, qu'il joue son propre rôle. C'est édifiant, et il est tour à tour drôle ou touchant tout en étant lui-même, et c'est assez impressionnant. Au-delà de ça, je trouve le sujet très important et globalement bien traité ; cela méritait bien un film et rien que pour ça je respecte énormément le travail de Rolf De Heer. De plus, le bonhomme était vraiment sympathique et, bien qu'Australien, s'est évertué à répondre aux questions dans un Français approximatif mais très compréhensible. Bref, tout ça c'est pour la recommandation, c'est un film intéressant qu'il me semble pertinent de voir.
D'un autre côté, on a un peu tout le reste : le film est long (1h50), lent, assez répétitif et peu rythmé. J'ai trouvé toute la première partie dans le bush vraiment bien, avec des paysages sympathiques (même si j'en attendais quand même mieux à ce niveau) ; en revanche je trouve que le film perd beaucoup une fois Charlie arrivé à Darwin. Tout y est moins intéressant, et globalement tout devient très manichéen, là où le film évitait un peu cet aspect dans la première partie, avec ce flic mi-gentil mi-flic. C'est aussi là que la répétitivité se fait le plus sentir. C'est fait exprès, je sais, mais le résultat fut que je me suis quand même ennuyé, et qu'en conséquence le film a eu beaucoup de mal à me transmettre les émotions qu'il désirait transmettre, sur la fin.
Bref, une oeuvre à découvrir, mais pas forcément un film à voir. Ambiguïté autrement représentée par cette note.
Cold in July (2014)
1 h 49 min. Sortie : 31 décembre 2014 (France). Policier, Thriller
Film de Jim Mickle
VGM l'a mis en envie.
Annotation :
Première fois que je me fais tej du cinéma avant même d'y entrer. Faut dire que si mon invité (un certain GagReathle) ne s'était pas ramené avec une valise pleine d'explosifs artisanaux, on aurait peut-être eu moins de soucis à passer.
Donc toujours à voir.
Les Enquêtes du département V - Profanation (2014)
Fasandræberne
1 h 59 min. Sortie : 8 avril 2015 (France). Policier, Thriller
Film de Mikkel Nørgaard
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Seconde avant-première gagnée (et rencontre avec Fares Fares et la productrice).
J'attendais un thriller divertissant, et c'est plus ou moins ce que j'ai eu. Il y a des trucs vraiment bien (le rythme maîtrisé, par exemple) et l'histoire, pourtant vraiment glauque, est bien déroulée sans tomber dans le too much. Dommage cependant qu'on n'échappe pas à certains clichés (le flic seul et taciturne, sérieusement les scènes avec le fils servent à quoi ?) et à certains Deus Ex Machina (la manière dont Kimmie se fait capturer...). Mais les deux heures passent très bien et les acteurs sont très bons donc, même si c'est un film que j'oublierai potentiellement vite, il reste un divertissement honnête, classique mais bien foutu, et par conséquent pas désagréable.
Lost River (2014)
1 h 35 min. Sortie : 8 avril 2015 (France). Fantastique, Thriller
Film de Ryan Gosling
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Troisième avant-première gagnée (et rencontre avec Ryan Gosling et Reda Kateb, classe).
Difficile de noter Lost River, un film à peu près aussi chelou que ce à quoi je m'attendais. L'univers est vraiment cool, et le savoir inspiré de ce qu'à vraiment vu Gosling en traversant les Etats-Unis, et de ce qu'il a lui-même vécu enfant, lui donne un cachet particulier. Cette ville sous le lac fascine, et on ne peut que rester coi devant la ville désertée, magnifique. La photo est très belle et m'a fait un peu penser à ce que Gosling a pu faire avec Rfn, mais en tout de même moins bien. Autant certains plans et décors sont fantastiques, autant il manque peut-être une cohérence dans cet amas artistique pour rendre le tout inoubliable. Pour finir sur le côté artistique, l'OST comporte un morceau magnifique (le Love Theme), qui sublime les scènes qu'il soutient, mais elle ne marquera pas vraiment au-delà dudit thème.
Concernant l'histoire et la narration, c'est là que la subjectivité séparera les uns des autres. Certains les trouveront sans nul doute clichées, inutiles ou encore vaines. D'autres seront probablement à fond dedans. À titre personnel, j'ai bien aimé et n'ai pas vu le temps passer. Le film possède une dimension glauque assez fascinante, et se permet de mettre régulièrement le spectateur sous tension. Les acteurs sont bons et on croit à leur histoire. Le côté conte m'a un peu dérangé, tant il était en décalage avec les thèmes proposés, mais avec l'explication de Gosling post-séance, ça se justifie bien, et l'explication est sympa.
Concernant les questions d'ailleurs, c'était comme toujours très intéressant d'en apprendre plus sur le film, ses inspirations et son tournage (avec des mecs chelous que Gosling a invité sur la caméra en mode impro totale par exemple). Et puis, quand vint l'immanquable bobo hipster parisien qui, uniquement pour prouver ses parfaites connaissances de bon cinéphile, et non réellement pour poser une question :
- Vous vous êtes inspiré de Kubrick, de De Palma et de Carpenter, ISN'T IT ?!
Et de voir Ryan Gosling exploser de rire, et le rembarrer gentiment en lui disant que la seule source d'inspiration pour toutes les scènes qu'il venait de citer, c'était les Goonies. This made my day.
La Révolution silencieuse (2018)
Das schweigende Klassenzimmer
1 h 51 min. Sortie : 2 mai 2018 (France). Drame
Film de Lars Kraume
VGM a mis 8/10.
Annotation :
Premier concours gagné depuis que ceux-ci sont un tirage au sort.
L'idée derrière la Révolution silencieuse m'intéressait beaucoup, et jamais le film de Lars Kraume ne m'a déçu. D'un acte qui semble si anodin qu'on se demande comment il pourra engendrer ce qui va suivre, on suit la montée en puissance de l'intrigue scotché dans son siège. L'Allemagne de l'Est de 1956 y est fascinante : impossible de savoir où se cache la vérité, entre les autorités Allemandes, Russes où la radio de l'Ouest, accusée de propagande. Cette classe d'élèves doit rester soudée jusqu'au bout, quand bien même tous ont des principes différents et des sensibilités différentes. Le film évite absolument tous les écueils, quand bien même il semble parfois se précipiter dans certains (la relation amoureuse par exemple).
Vraiment un très bon film, tout à tour prenant, joyeux ou bien profondément triste. La fin est à ce titre particulièrement réussie. Marquant.

















