Top 10 Livres selon Elgé
Cette liste de 12 livres par Elgé est une réponse au sondage Top 100 livres des Tops 10
De temps à autre, je lis.
Page après page, chapitre après chapitre, je reprends goût à la lecture !
12 livres
créée il y a plus d’un an · modifiée il y a environ 1 moisLa peur (1930)
Sortie : octobre 2008 (France). Roman
livre de Gabriel Chevallier
Elgé a mis 9/10.
Annotation :
”En face, l'armée ennemie. Derrière lui, le barrage des gendarmes, l'enchaînement des hiérarchies et des ambitions, soutenus par la poussée morale du pays, qui vit sur une conception de la guerre vieille d'un siècle, et crie : «Jusqu'au bout » De l'autre côté, l'arrière répond : «Nach Paris !» Entre ces deux forces, le soldat, qu'il soit Français ou Allemand, ne peut ni avancer ni reculer.”
"Que ceux qui aiment la guerre la fassent, je m'en désintéresse. C'est affaire de professionnels, qu'ils se débrouillent entre eux, qu'ils exercent leur métier. Ce n'est pas le mien ! De quel droit disposent-ils de moi ces stratèges dont j'ai pu juger les funestes élucubrations ? Je récuse leur hiérarchie qui ne prouve pas la valeur, je récuse les politiques qui ont abouti à ceci. Je n'accroche aucune confiance aux organisateurs de massacres, je méprise même leurs victoires pour avoir trop vu de quoi elles sont faites. Je suis sans haine, je ne déteste que les médiocres, les sots, et souvent on leur donne de l'avancement, ils deviennent tout-puissants. Mon patrimoine, c'est ma vie. Je n'ai pas de bien plus précieux à défendre.”
À l'Ouest, rien de nouveau (1929)
Im Westen nichts Neues
Sortie : 1929 (France). Roman
livre de Erich Maria Remarque
Elgé a mis 9/10.
Annotation :
"Lorsque nous nous rendîmes au recrutement, nous n'étions encore qu'une classe d'élèves constituée par vingt jeunes gens qui, remplis de fierté, allèrent se faire raser tous ensemble (pour plus d'un, c'était la première fois), avant de pénetrer dans la cour de caserne. Nous n'avions pas de projets d'avenir déterminés ; très peu nombreux étaient ceux chez qui des idées de carrière et de profession étaient déjà pratiquement arrêtées pour pouvoir orienter une existence. En revanche, nous étions bourrés de pensées incertaines qui, à nos yeux, conféraient à la vie et aussi à la guerre un caractère idéalisé et presque romanesque.
Notre instruction militaire dura dix semaines et ce temps-là suffit pour nous transformer d’une manière plus radicale que dix années d’école. Nous apprîmes qu’un bouton bien astiqué est plus important que quatre tomes de Schopenhauer. D’abord étonnés, puis irrités, et finalement indifférents, nous reconnûmes que ce n’est pas l’esprit qui a l’air d’être prépondérant, mais la brosse à cirage, que ce n’est pas la pensée, mais le « système », pas la liberté, mais le dressage. Nous étions devenus soldats avec enthousiasme et bonne volonté, mais on fit tout pour nous en dégoûter. Au bout de trois semaines, nous comprenions très bien qu’un facteur galonné pût avoir plus de droits sur nous qu’autrefois nos parents, nos éducateurs, et tous les génies de la culture, depuis Platon jusqu’à Goethe. Avec nos yeux jeunes et biens éveillés, nous vîmes que la notion classique de la patrie, telle que nous l’avaient inculquée nos maîtres, aboutissait ici, pour le moment, à un dépouillement de la personnalité qu’on n’aurait jamais osé demander aux plus humbles domestiques."
"Albert le dit très bien:
« La guerre a fait de nous des propres à rien. »
Il a raison, nous ne faisons plus partie de la jeunesse. Nous sommes des fuyards. Nous avions dix-huit ans et nous commencions à aimer le monde et l’existence; voilà qu’il nous a fallu faire feu là-dessus. Le premier obus qui est tombé nous a frappés au cœur. Nous n’avons plus aucun goût pour l’effort, l’activité et le progrès. Nous n’y croyons plus; nous ne croyons qu’à la guerre."
"Feu roulant, tir de barrage, rideau de feu, mines, gaz, tanks, mitrailleuses, grenades, ce sont là des mots, des mots, mais ils renferment toute l’horreur du monde."
"Camarade, dis-je au mort qui est à coté de moi, mais je le dis d'un ton rassuré, toi aujourd'hui, moi demain."
L'Homme qui plantait des arbres (1954)
Sortie : 1973 (France). Roman, Nouvelle
livre de Jean Giono
Elgé a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
'Au bout d’une heure de marche - l’idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d’être heureux ! »'
”Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.”
La Ferme des animaux (1945)
(traduction Jean Queval)
Animal Farm
Sortie : 1981 (France). Roman, Science-fiction
livre de George Orwell
Elgé a mis 9/10.
Les musiciens de la fanfare de Brême (1819)
Die Bremer Stadtmusikanten
Sortie : 1819 (Allemagne). Conte
livre de Wilhelm Grimm et Jacob Grimm
Elgé a mis 9/10.
Botanicum
Sortie : 2 novembre 2016 (France). Jeunesse, Beau livre & artbook
livre de Kathy J. Willis
Elgé a mis 9/10.
Heaven Official's Blessing (2017)
Tiān Guān Cì Fú
Sortie : 2017. Roman, Fantasy, Romance
livre de Mò Xiāng Tóng-Xiu
Elgé a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
"Un corps dans l’abysse, un cœur au paradis."
Orgueil et Préjugés (1813)
(traduction Valentine Leconte et Charlotte Pressoir)
Pride and Prejudice
Sortie : 1932 (France). Roman, Romance
livre de Jane Austen
Elgé a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
“À ceux qui ne changent jamais d'opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup.”
"Je n'aime véritablement que peu de gens et en estime moins encore. Plus je connais le monde et moins j'en suis satisfaite. Chaque jour appuie ma conviction de l'inconséquence de tous les hommes et du peu de confiance qu'on peut accorder aux apparences du mérite et du bon sens."
Vingt-Quatre heures de la vie d'une femme (1927)
Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau
Sortie : 1927 (France). Nouvelle
livre de Stefan Zweig
Elgé a mis 8/10.
Annotation :
«Quand vous vous êtes mis à défendre Madame Henriette en prétendant avec fougue que vingt-quatre heures pouvaient parfaitement sceller le destin d'une femme, alors c'est pour moi que je l'ai pris: je vous en ai su gré parce que j'ai senti pour la première fois de ma vie que cela confirmait ce que je pensais.»
La Belle et la Bête (1757)
Sortie : 1757 (France). Conte
livre de Mme Leprince de Beaumont
Elgé a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
"- Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que vous, dit la Belle, et je vous aime mieux avec votre figure, que ceux qui, avec la figure d'homme, cachent un cœur faux, corrompu et ingrat."
"Ce n’est ni la beauté, ni l’esprit d’un mari qui rendent une femme contente : c’est la bonté du caractère, la vertu, la complaisance ; et la Bête a toutes ces bonnes qualités. Je n’ai point d’amour pour elle, mais j’ai de l’estime, de l’amitié, de la reconnaissance."
Sortie : 2006 (France). Roman, Humour
livre de Jean Teulé
Elgé a mis 8/10.
(traduction Paulette Vielhomme-Callais)
Little Women or Meg, Jo, Beth and Amy
Sortie : 2 septembre 2021 (France). Roman
livre de Louisa May Alcott
Elgé a mis 7/10.















