Top assassin's creed
Je précise que je n'ai jamais eu envie de toucher Syndicate et que je me suis détourné de la licence après l'énorme déception que fût cette bousasse de Valhalla. (Mirage et Shadow ne sont donc pas critiqués).
Assassin's Creed II (2009)
Sortie : 20 novembre 2009. Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PC, PlayStation 3, Xbox 360, PlayStation 4, Xbox One, Mac
guigui32140 a mis 10/10.
Annotation :
Première place obligée (et aussi peu originale que tous ces pignoufs qui considèrent que Le Roi Lion est le meilleur Disney) : Assassin's Creed II reste le maître incontesté. Quatre villes merveilleusement modélisées, un héros charismatique dont l’histoire de vendetta est prenante et captivante, et ce, sans compter les centaines d’améliorations et nouveautés apportées par rapport au premier volet (la nage, la machine volante, les factions, les différentes façons de faire baisser sa notoriété, l’argent, la rénovation de votre camp de base, l’encyclopédie, les tombeaux, l’introduction des Isus, de nouvelles techniques d’assassinats, le pistolet, l’arbalète). Le tout, sans oublier l’introduction d’alliés marquants (Claudia, Mario, Rosa, La Volpe, Léonard de Vinci, Shaun et Rebecca), de méchants charismatiques (Rodrigo, les Pazzi) et une atmosphère réussie qui nous plonge réellement au cœur de la Renaissance italienne, le tout sublimé par la meilleure B.O. de la saga.
Assassin's Creed: Brotherhood (2010)
Sortie : 19 novembre 2010 (France). Action, Infiltration, Aventure
Jeu sur PlayStation 3, Xbox 360, PC, Mac, PlayStation 4, Xbox One
guigui32140 a mis 9/10.
Annotation :
Un jeu qui améliore la formule du 2, sans pour autant retrouver la sensation de grandeur et de majesté. Pourtant, Brotherhood n’a pas à rougir. Bien que sa principale nouveauté — le recrutement de sa propre team d’assassins — ne serve quasiment à rien, j’avoue avoir pris énormément de plaisir à la composer (désolé à tous ces messieurs et demoiselles moches que je laissais crever, car je voulais une équipe d’assassins qui travaille à temps partiel chez Jean-Paul Gaultier). Les tombeaux sont également améliorés (la caméra reste perfectible, mais moins abjecte que dans le 2) et la rénovation de Rome apporte une plus grande satisfaction que celle de Monteriggioni, puisqu’elle s’inscrit directement dans notre terrain de jeu. Le titre introduit également deux méchants charismatiques : Cesare et Lucrezia Borgia (les autres ennemis étant nettement moins convaincants).
Assassin's Creed Odyssey (2018)
Sortie : 5 octobre 2018. Action-Aventure
Jeu sur PlayStation 4, Xbox One, PC, Streaming
guigui32140 a mis 8/10.
Annotation :
Assassin's Creed Odyssey nous fait incarner un proto-assassin et, par conséquent, je peux comprendre que certains l’aient détesté. Notre mystios (mercenaire) n’étant qu’une brute épaisse en quête de vengeance et de réponses. Je fais partie de la rare team qui a joué avec Alexios (une femme grecque qui se bat et se balade dans la Grèce antique… pour peu qu’on ait un minimum de connaissances historiques sur la condition désastreuse des femmes dans la Grèce antique, c’était pour moi impossible de la jouer).
(Ok, c’était mieux à Sparte… mais c’est comme décréter que l’Arabie saoudite est plus « féministe-friendly » que l’Afghanistan des talibans à ce niveau-là).
Le principal atout d’Odyssey reste ses décors variés et tape-à-l’œil, la richesse de son loot, les combats contre les monstres, la navigation et les mystios rivaux à affronter.
Mes deux grosses déceptions restent néanmoins la pseudo-introduction des choix de dialogues (qui, à part pour la conclusion de la fin, ne sert à rien). Ils ont d’ailleurs réussi à masquer l’arnaque en faisant en sorte que le seul choix ayant un impact significatif sur l’univers se situe en tout début de jeu. On vous laisse bien une liberté de « choix » sur les romances, mais elles sont tellement édulcorées et bâclées qu’elles n’arrivent même pas à un poil de cul d’une romance standard de Mass Effect.
L’autre déception reste les batailles, qui te donnent l’illusion, un temps, d’avoir un réel pouvoir sur le destin de l’Attique et du monde grec… Alors que non. Te rendre compte, au bout de dix heures passées à faire couler le sang pour la gloire d’Athènes dès que tu le peux, qu’en réalité l’IA va reprendre systématiquement les territoires que tu viens de conquérir, c’est à la fois extrêmement frustrant, mensonger et honteux.
Bref, Odyssey est un excellent jeu pour quiconque est en recherche d'évasion, de paysages grandioses et un amoureux de la Grèce, sa culture, son climat, ses monuments, sa mythologie mais reste un Assassin’s Creed plutôt moyen (surtout qu’il introduit ce système peu passionnant des 350 cibles à éliminer, dont 90 % ne sont que des coquilles vides génériques).
Assassin's Creed IV: Black Flag (2013)
Sortie : 29 octobre 2013. Action-Aventure, Aventure, Action
Jeu sur Xbox 360, PlayStation 3, Xbox One, PlayStation 4, PC, Wii U, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
guigui32140 a mis 7/10.
Annotation :
Je vais critiquer AC IV en deux temps.
Cette première partie retracera mon sentiment de joueur à l'époque. Et autant le dire tout de suite : j'étais complètement à côté de la plaque et je suis passé à côté du jeu.
Tout d'abord, je fais partie de ces joueurs de la première heure qu'on appelle les « puristes ». Ceux qui pleurent encore, depuis 2012, la mort de Desmond Miles, celle de Lucy et, plus globalement, la perte totale d'intérêt et de pertinence du conflit entre Assassins et Templiers dans le présent.
Et sur ce point, ma critique reste inchangée.
AC IV nous introduit pourtant un nouvel élément mythologique : le Sage. Mais si vous voulez savoir ce qu'il apportera, ou simplement connaître les plans de Junon ? Eh bien, Ubisoft vous fait un gros doigt et vous invite à aller lire des comics...
Quant au reste du présent, il consiste essentiellement à incarner un bureaucrate sans nom et sans visage d'Abstergo, qui évolue dans des décors inintéressants et parle à des supérieurs tout aussi inintéressants.
Bref, tout est à jeter.
Ensuite, parlons de l'histoire. On incarne un pirate, Edward Kenway, un homme obsédé par l'idée de s'enrichir au point que sa cupidité finit par devenir franchement pathologique. Et il en sera ainsi pendant 95 % du jeu.
Surtout qu'Edward est profondément con.
Il espionne des conversations, gravite entre Templiers et Assassins, a lu toutes les bouteilles retraçant l'histoire du Sage, entend parler encore et encore de l'Observatoire... mais malgré tout ça, il reste persuadé qu'il s'agit d'un trésor qu'il pourra monnayer !
Alors que, bordel, une seule conversation avec l'ordre des Templiers dans les premiers chapitres suffit à comprendre que l'Observatoire n'est absolument pas un trésor au sens où Edward l'entend, et encore moins quelque chose qu'il pourra simplement revendre contre une montagne d'or.
Bref j'en avais gardé l'image d'un personnage con, antipathique et hors sujet.
Oui c'était un très bon jeu naval, avec une exploration chatoyante mais un mauvais AC.
Assassin's Creed: Black Flag - Resynced (2026)
Sortie : 9 juillet 2026. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S
guigui32140 a mis 8/10 et a écrit une critique.
Annotation :
N'ayant joué qu'une seule fois à Black Flag et n'en ayant conservé qu'un souvenir plutôt mitigé, pour ne pas dire amer, je me suis laissé tenter par l'idée de reprendre la mer avec ce remake.
Déjà, bonne nouvelle autant pour les puristes que pour ceux qui s'en carrent la nouille du présent : ce dernier n'existe tout simplement plus dans le remake. En même temps, quand il faut aller lire des comics pour connaître la fin de l'histoire imaginée par les scénaristes, tu m'étonnes...
On retrouve tout ce qui faisait les bons jeux d'action-aventure de l'époque bénie de la licence. Pas de carte qu'il faut six mois pour terminer, pas de camps ennemis tous les 500 mètres, pas de loot à remplir un entrepôt, pas d'arbre de compétences interminable, pas 70 cibles random à éliminer dans un bâillement...
Le remake ajoute également trois officiers à recruter, chacun avec une petite histoire plutôt sympa à suivre, ce qui donne enfin un aspect un peu plus chaleureux au Jackdaw. Parce qu'à part Adéwalé, dans le jeu de base, tu te foutais quand même allègrement de ton équipage.
Mais surtout, ce remake m'a permis de comprendre que si je n'avais pas aimé l'histoire et Edward à l'époque, ce n'était pas tant parce que le jeu était mauvais que parce que j'étais complètement passé à côté de son propos.
Oui, les amis du héros sont pour la plupart des crapules. Et oui, ça reste regrettable, ils disparaissent presque tous assez rapidement ou hors champ, ce qui limite forcément l'empathie qu'on peut ressentir pour eux. Stede Bonnet, par exemple, passe en vingt minutes de temps d'écran de marchand un peu paumé à pirate raté, puis de pirate aguerri condamné à la potence.
Pourtant, j'ai enfin compris ce que le jeu cherchait à nous raconter : Edward et ses amis, derrière leur grand idéal de liberté, sont surtout des pourris qui courent après des rêves vains, quand ils ne sont pas carrément détestables. Et c'est précisément là que le parcours d'Edward prend tout son sens.
Le jeu raconte comment l'obsession de la richesse conduit progressivement Edward à perdre tout ce qui l'entoure. Ses amis meurent, disparaissent, le trahissent ou deviennent les fantômes d'un âge d'or qui n'aura finalement pas duré. Le jeu est finalement habité par une certaine mélancolie mais Edward suit une vraie rédemption dans la tragédie. Il n'est plus un pirate à la fin de AC IV tout en étant pas encore totalement un assassin.
Assassin's Creed III (2012)
Sortie : 31 octobre 2012. Aventure, Action, Infiltration
Jeu sur PC, Xbox 360, PlayStation 3, Wii U
guigui32140 a mis 7/10.
Annotation :
Assassin's Creed III a de nombreuses qualités, mais la plupart sont éclipsées par un scénario boursouflé, une atmosphère ratée et, surtout, un héros antipathique pour ne pas dire franchement chiant. Tout démarre merveilleusement avec le premier acte, mais s’effondre dès que le véritable jeu s’ouvre et que nous incarnons Connor, Amérindien métis taiseux, qui semble mépriser et s’ennuyer de toutes les personnes qu’il rencontre et de tous les événements historiques qu’il traverse. En même temps, le scénario calque au poil de cul près tous les événements de la Révolution américaine, et force est de constater que cette révolution était passablement ennuyeuse et manquait cruellement d’héroïsme et d’enjeux (à part nous faire prendre conscience que les USA sont nés sur des bases de pingrerie et de déloyauté).
On parle quand même d’une révolution ayant pour origine le refus d’une bande de rednecks de payer la Couronne pour la protection qu’elle leur avait offerte… Bref, nous voilà à aider Connor à jeter du thé et à revivre d’autres événements « passionnants » de cette Révolution.
Autre défaut majeur : les cartes de Boston et New York. Non seulement elles n’ont pas du tout été pensées pour le parkour (avenues trop larges et densité d’habitation trop faible), mais après avoir exploré Acre, Jérusalem, Damas, Constantinople, Rome, Venise et Florence lors de nos précédentes pérégrinations, force est de constater que New York et Boston sont fades, tristes, ni marquantes ni grandioses.
Dernier point raté : le craft et le commerce, peu lisibles et peu intéressants (ce qui fait que jamais vous ne prendrez la peine de vous intéresser à faire partir des charrettes commerciales depuis votre base).
Bref, après une critique aussi peu élogieuse, on pourrait s’étonner que ma note soit si élevée. C’est que, en réalité, le cœur du jeu — ce qui en fait un titre très agréable — est malheureusement un lieu totalement anecdotique par rapport à l’histoire principale et pourtant bien plus grandiose et plaisant à parcourir : sa forêt.
La forêt dans AC III est le cœur du jeu : le parkour dynamique qui vous donne un sentiment de liberté incomparable, la diversité de ses environnements, le plaisir de traquer et dépecer toute une foule d’animaux (quitte à provoquer une extinction de masse au passage), l’exploration pour le simple plaisir des yeux, la découverte de forts, de trésors, de plumes… Bref, la forêt est immanquablement réussie ! Quel dommage que 90 % de l’histoire se passe ailleu
Assassin's Creed (2007)
Sortie : 16 novembre 2007 (France). Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PC, PlayStation 3, Xbox 360, Xbox One, Mac
guigui32140 a mis 7/10.
Annotation :
Le jeu était sublime pour son époque, et l’introduction de la rivalité Templiers/Assassins (quoique peu originale, car déjà présente dans d’autres jeux vidéo comme Baphomet) était réussie et intrigante. Le cœur de l’intrigue, contrairement aux apparences, reste l’Animus et surtout Desmond, Altaïr n’étant qu’une coquille vide peu passionnante.
Bien sûr, le jeu possédait de nombreux défauts : répétitivité des quêtes et de la musique, pérégrination identique à chaque assassinat (entre quartier pauvre, riche, moyen, QG d’assassins), impossibilité de nager, et ces putains de fous/pochtrons qui te marraflent la gueule sans que tu puisses te défendre sous peine de perdre en synchronisation… Le pire du pire reste selon moi, le sauvetage incessant de civils (à raison de 8 à 12 par quartiers ce qui fait au total près de 90 fois où tu fais la même chose) le tout s'accompagnant de combats assez datés aujourd'hui et particulièrement lents, laborieux et chiants.
Ne parlons même pas des activités annexes d'une pauvreté infinie (ramasser 100 drapeaux du roi Richard, 100 drapeaux de Jérusalem, 100 drapeaux des Hospitaliers, 100 drapeaux de Damas...) bref l'enfer absolu surtout que contrairement aux opus suivants (que ce soit les plûmes et les tombeaux de AC II ou encore les pierres mayas de AC IV, ici tu n'auras aucune récompense à réaliser ces activités chiantes !, pas même un petit succès ubi...)
Mais on avait une vraie satisfaction à assassiner les connards que nous désignait Al Mualim, et un plaisir certain à fignoler son assassinat en choisissant la corniche, la fenêtre ou le toit qui nous permettait de nous rapprocher au plus près de notre cible.
Le jeu introduisait tout de même ce qui est la base de tout bon Assassin’s Creed : le parkour, le camouflage et la lame secrète. Bref, un bon jeu, mais qui a plutôt mal vieilli et dont les mécaniques semblent aujourd’hui rigides et surtout répétitives.
Je lui décerne néanmoins la note de 8 car il est l'instigateur de toute la licence pour le meilleur et le pire...
Assassin's Creed: Revelations (2011)
Sortie : 15 novembre 2011. Action-Aventure
Jeu sur PlayStation 4, PC, Xbox 360, PlayStation 3, Xbox One
guigui32140 a mis 6/10.
Annotation :
Alors que ma première partie ne m’avait laissé qu’un intarissable « bof » en souvenir, j’ai finalement, des années plus tard, refait Revelations et considéré que j’avais été particulièrement dure avec celui-ci (peut-être parce qu’à l’époque, il faisait suite aux deux meilleurs épisodes de la saga et que je n’avais pas encore eu le déplaisir de jouer à Unity, Black Flag ou Origins).
Dans cet Assassin’s Creed, Ezio est devenu plus sage, mais surtout plus décati. Le jeu fait d’ailleurs très bien ressentir sa lassitude, sa vieillesse, son côté moins nerveux et foufou au combat. Nous voilà en route pour Constantinople, ville aux couleurs chatoyantes mais plutôt oubliable. Car le jeu croule sous les défauts : un système de bombes anecdotique, un grappin qui, finalement, n’est qu’un gadget de la flemme, la disparition totale des alliés (qui, pour couronner le tout, n’auront même pas droit à un tant soit peu de quêtes scénarisées), un simple dialogue du type « Oh là là, nous autres romanichels ne sommes pas aimés… Bref, on est avec toi, Ezio ». Passer des missions courtisanes, voleurs, mercenaires de Brotherhood à ça… ça fait un peu mal au cul.
Ne parlons pas de notre seul allié, dont j’ai totalement oublié le nom et dont la mort, en fin de jeu — censée être la séquence émotion — m’a laissé totalement indifférent. La défense des bases n’est pas aussi catastrophique que les critiques la dépeignent, mais je reconnais qu’elle n’a rien de passionnant ni de stratégiquement intéressant. Le recrutement de vos Assassins n’offre pas le même plaisir que dans Brotherhood, bien qu’ils aient eu l’intelligence de conserver cet aspect plaisant du jeu précédent. Dans la même idée, reprendre la ville aux Borgias avait quelque chose de beaucoup plus satisfaisant que reprendre Constantinople à... à des ennemis vaguement nommés sous le terme "Byzantin" et que tu ne rencontre que tellement tard dans le jeu que finalement tu en as un peu rien à foutre.
Le seul véritable intérêt de cet Assassin’s Creed reste la découverte du passé d’Altaïr, de sa prise de pouvoir comme chef de Masyaf jusqu’à son décès solitaire. Le reste du jeu est clairement dispensable. Les méchants sont inutiles et expédiés en dix minutes. On essaye bien de nous vendre une conspiration byzantine, mais la sauce ne prend jamais, et leur chef est plus risible et anecdotique qu’autre chose.
Le pire reste selon moi la romance avec la cruche de service (qui fait vraiment pâle comparaison à côté de Rosa/Cristina)
Assassin's Creed Origins (2017)
Sortie : 27 octobre 2017. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox One
guigui32140 a mis 5/10.
Annotation :
Après une pause bien méritée pour revoir sa stratégie marketing, Assassin's Creed s’offre une nouvelle peau (et de nouveaux pigeons à plumer) avec Assassin's Creed Origins.
Pour ce retour aux sources, toujours pas d’histoire dans le présent (ni Junon, ni William Miles, ni Shaun, ni Rebecca) : on nous présente une nouvelle godiche à incarner, en la personne de Leïla, qui signe un début timide et un peu mollasson dans la saga. (Mais à ce moment-là, on s’imaginait encore tous qu’Ubisoft allait lui donner de l’épaisseur et de l’intérêt… la bonne blague.) Au moins, on se satisfera d’avoir, certes, une Lara Croft de chez Wish, mais une héroïne à part entière — et pas un employé sans nom, sans histoire et sans visage d’Abstergo.
On incarne Bayek, un medjaï qui cherche à venger la mort de son fils. Et tout le problème est là : je n’aime pas ce personnage. Je le trouve fade, assez moche à regarder, et quel dommage de ne pas incarner sa compagne, cent fois plus passionnante, intrigante et sympathique. On tente de nous faire verser une larme sur la mort du fils de Bayek, à la manière de la disparition cruelle de la famille Auditore… mais là encore, je n’y arrive pas. La scène est tellement cliché, tellement calibrée pour les besoins du scénario, qu’elle me semble convenue et sans émotion.
L’Égypte est agréable à parcourir mais, fidèle à la réalité, elle se compose essentiellement de déserts. Et si, comme moi, vous restez indifférent aux dunes de sable à perte de vue, le jeu ne vous offrira pas beaucoup d’évasion. Les villes d’Alexandrie et de Cyrène sont grandioses et majestueuses, mais le scénario nous y conduit trop peu pour qu’on ait le temps de s’en imprégner ou de les garder vraiment en mémoire.
Les quêtes scénarisées sont longues et peu captivantes. On n’éprouve jamais de réelle détestation envers les méchants masqués, juste une vague indifférence.
Le pire reste, selon moi, les trois antagonistes principaux, bâclés sans commune mesure. César et Cléopâtre deviennent nos ennemis en l’espace de cinq minutes, sans que le scénario nous fasse ressentir ni trahison, ni crainte de voir leurs desseins aboutir. Ne parlons même pas de Ptolémée XIV, vendu mensongèrement comme le grand méchant alors qu’il apparaît en tout et pour tout cinq minutes à l’écran. Le jeu fait aussi partie de ces titres qui mentent. À sa sortie, on nous faisait miroiter que nous pourrions choisir notre camp entre trois factions (César, Ptolémée XIV et Cléopâtre)… sauf que non...
Assassin's Creed: Unity (2014)
Sortie : 13 novembre 2014 (France). Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PC, Xbox One, PlayStation 4, Streaming, Xbox Series X/S, PlayStation 5
guigui32140 a mis 2/10.
Annotation :
Après avoir vécu, jusqu’au moindre épiphénomène, l’emmerdante au possible Révolution américaine, on aurait pu penser qu’Ubisoft rendrait honneur à la Rolls-Royce des révolutions : pleine de trahisons, de coups de génie, d’événements imprévisibles, de violence, de guillotines, de palais pillés, de sans-culottes exaltés.
Eh bien, non ! Le jeu vous fait un gros doigt en vous enfermant dans la Bastille, vous privant ainsi de tous les événements précédant le 14 juillet 1789, et ne vous fera émerger et entrer en jeu que deux ans plus tard ! Ni femmes à Versailles, ni assaut des Tuileries, ni fuite à Varennes, ni Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ni Olympe de Gouges, ni nuit du 4 août. Le jeu vous fait un gros fuck, à vous qui aviez pris tant votre pied à jeter du thé dans cette morne Révolution américaine de merde.
Honnêtement, ma critique va s’arrêter là : j’étais tellement furieux que je n’ai pas joué plus de cinq heures à ce jeu.
Ajoutez à cela des bugs en veux-tu en voilà, et une équipe technique qui a décidé de tenir compte des avis des fans (ce qui fait qu’après un Connor capable, à 16 ans, de venir à bout d’un régiment entier de tuniques rouges avec un simple tomahawk à la con, on passe à un Arno qui crève d’un one-shot par un garde situé à deux kilomètres de là… après avoir eu la brillante idée d’escalader Notre-Dame).
Je t’emmerde, Ubisoft !
C'est dommage car le jeu est magnifique et que la sensation d'une Paris crasseuse et populeuse est très bien rendue.
Assassin's Creed III: Liberation - Remastered (2019)
Assassin's Creed III: Liberation Remastered
Sortie : mars 2019. Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PlayStation 4, Xbox One, PC, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
guigui32140 a mis 2/10.
Annotation :
Un DLC médiocre avec une héroïne médiocre, des méchants médiocres, un gameplay médiocre et un scénario médiocre.
Assassin's Creed Valhalla (2020)
Sortie : 10 novembre 2020. Action-Aventure
Jeu sur PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 5, Xbox Series X/S, PC, Streaming
guigui32140 a mis 2/10.
Annotation :
Après un début enthousiasmant (quoique reprenant tous les clichés éculés du Viking soiffard et violent de la série naze éponyme), on découvre l’Angleterre. Et là, le jeu fait un pschhhht… mais alors un pschhhht extraordinaire. Aussi plaisant qu’une personne qui pète à un enterrement.
Le jeu est vide — atrocement vide — au point que, plus vide que ça, c’est un trou noir. Tu peux courir touche Z enfoncée pendant dix minutes in real life sans croiser la moindre zone d’intérêt. Les quêtes secondaires ont totalement disparu, ou du moins se résument à peau de chagrin : (un gamin pleure. Tu brises une porte. Fin de la quête). Les paysages sont beaux mais répétitifs (perfide Albion oblige), et les villes plutôt oubliables.
Encore une fois, le jeu est vendu sur un mensonge : « Choisissez vos alliés et remodeler l’Angleterre selon vos désirs »… euh non, puisque les alliés viennent à nous et ne nous laissent pas le choix. Le système de développement de votre communauté vous amusera cinq minutes, mais reste passablement creux et sans intérêt. Les raids sont tout aussi barbants : répétitifs à souhait, peu engageants, et portés par une intelligence artificielle quasi inexistante chez vos compagnons d’armes.
Bref, après une quarantaine d'heures de jeu à me faire prodigieusement chier, je peux décerner à Valhalla le titre d'étron le plus puant de toute la saga.















