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le 11 oct. 2025
SuivreUne apologie du féminicide
Comment peut-on écrire, en 2012, presque 10 ans après la mort de Marie Trintignant, une nouvelle qui fait référence de manière très claire à Noir Désir et dans laquelle le personnage principal...
Comment peut-on écrire, en 2012, presque 10 ans après la mort de Marie Trintignant, une nouvelle qui fait référence de manière très claire à Noir Désir et dans laquelle le personnage principal assassine deux femmes parce que ce sont des agentes du système qui sont là pour dénoncer les hommes qui luttent contre le système ?
Soit l'auteur a voulu consciemment exprimer une admiration pour Bertrand Cantat chanteur et assassin, soit il ne veut tellement pas voir le problème que c'en est effrayant.
Il s'agit de la deuxième nouvelle du recueil, celle qui lui donne son titre, qui n'est par ailleurs pas très bien écrite (et la première non plus). Les deux seuls personnages de femmes y sont décrites uniquement en fonction de leur baisabilité et de leur caractéristique de traitresses, et les références à Noir Désir (un extrait de paroles en ouverture et un autre dans le cours de la nouvelle, un personnage qui s'appelle Johnny Colère, une accusation pour l'une des femmes de "mettre du ciment sous les plaines") ne sont absolument pas utiles à l'histoire dont les protagonistes sont des sioux dans une réserve aux États-Unis, aucun rapport donc. L'association entre ce personnage qui fait ce qu'il a à faire et Noir Désir est donc forcée, artificielle, parce que l'auteur l'a souhaitée.
C'est à gerber. Je crois que j'ai récupéré la version électronique de ce recueil car l'éditeur, Le Bélial, l'a distribué gratuitement à un moment. Je ne remercie donc pas Le Bélial d'avoir publié ça et encore moins de me l'avoir mis entre les mains alors que je n'avais rien demandé.
Créée
le 11 oct. 2025
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