L'œuvre se voudrait une métaphore cruelle et cynique de la bestialité humaine, ce qu'elle n'est que partiellement. Le prétexte est alors tout trouvé pour une vulgarité gratuite, et pire encore un déchaînement de violence sordide inutile. Il n'était point besoin de nous infliger autant d'atrocites racoleuses avec un tel plaisir sadique pour nous faire comprendre le propos/l'intention de l'auteure finlandaise.
Paraît il que son premier roman (celui-ci est le second) avait déchaîne beaucoup de scandale. Était-ce une volonté initiale de sa part pour booster ses ventes? Elle dit se revendiquer féministe et très attachée à son travail de dramaturge théâtrale. Cela se ressent, mais point trop n'en faut pour exuder cette barbarie sous couvert de militantisme.
Le chapitre le plus intéressant est sans conteste celui de la découverte de ces fillettes ayant été recueillies et maternees par des louves. On y explore l'évangélisation ainsi que l'esclavagisme des sociétés considérées comme primitives par les colonies. Ou tout comportement induisant une différence de quelque nature est alors considérée comme contraire à la nature humaine et sacrilège au Dieu Tout Puissant. La notion de dressage et d'expérimentation du corps féminin fera date chez les allienistes au moment de l'avènement de la psychanalyse.
Si celui-ci n'est pas dénué de tout reproche, il reste cependant celui d'où la réflexion sur le rapport inextricable de l'homme à la nature est le plus perspicace. On aurait souhaité que le reste soit du même acabit. A déconseiller aux âmes sensibles.