Reprenant les codes et les références du Post-apocalyptique nimbé d’urban fantasy, Ariel Holz propose une lecture ado du conditionnement à l’extrémisme, à la stigmatisation des minorités et à l’état policier. Pris entre rébellion et conservatisme, les personnages évoluent en affirmant leurs positions politique et idéologique, quitte à verser dans un certain fanatisme. Si l’adolescence est une période d’affirmation et d’exploration : comment faire dans un monde dévasté où il ne reste plus rien à faire que survivre sans mourir demain?
Combinant efficacement sens du rythme, humour, romance et suspense, Holzl traîne ses personnages dans les brumes dans leur univers pour mieux en faire ressortir leurs questionnements intérieur. A tors ou à raison, chacun s’enfonce dans ses convictions quitte à faire demi-tour (comme dans un Mad-Max : fury road), mais en allant toujours jusqu’au bout, parce qu’à seize ans on ne veut rien lâcher.