Vraiment je n'ai pas accroché, très certainement parce que je m'étais fait une toute autre fausse-idée de ce que pouvait raconter ce livre.
Il s'est présenté à moi en bouquinerie alors que je venais moi-même de subir un déménagement plutôt traumatisant quelques semaines auparavant. Les éditions Zulma, un rapide coup d'œil à la quatrième et je l'ai pris. J'aurais attendu presque un an avant de l'ouvrir, la lecture de ce livre étant devenue une sorte de devoir vis-à-vis de mon déménagement catastrophique de l'année précédente.
Et que n'en fus-je pas déçu, ne connaissant rien de Pascal Garnier, moi qui espérait une reconstruction après les cartons.
Ce que j'en garde aujourd'hui (j'écris ces lignes plusieurs mois après avoir fermé le livre), c'est un protagoniste et un narrateur amer, aigris et apathique. Bien que plusieurs images fortes me reviennent, la source et le toit du manoir, j'ai le sentiment que même ces passages, qui m'ont visiblement touchés, sont teintés d'un grotesque. Peut-être un humour satirique que je n'ai su voir.
Ce qui me termine à penser que ce livre n'était pas pour moi c'est aussi que je ne me suis pas senti comme le lecteur fait pour ce livre. J'ai eu un sentiment de décalage trop fort avec l'auteur : j'ai cru trouver à plusieurs endroits du mépris de classe et du sexisme, qui m'auront fait souffler d’ennui. Désolé, je ne peux pas mieux développer, autrement il faudrait que je le relise et vous comprendrez que c'est pas ce qui me fait le plus envie en ce moment.