8
le 16 févr. 2015
SuivreL'identité composite
Mona Ozouf, grande universitaire française, est le produit de l'école républicaine. Elle l'a toujours reconnu. Pour autant, elle est bretonne. Yann Sohier, son père, était un militant régionaliste...
Mona Ozouf propose ici un exercice à deux temps, plutôt rafraîchissant venant d’une historienne.
Un : les souvenirs d'enfance. Mona Ozouf raconte son enfance en terre bretonne, tiraillée entre les racines familiales, l’école républicaine, et l’Eglise. L’auteure a pour elle un style extrêmement fin et fluide, qui évoque pour les faire revivre les souvenirs lointains de l’enfance, les paysages de la Bretagne (d’avant la pollution), tout le parfum du passé. En fin de cette première partie, on trouve le récit plein d’humour d’une jeune normalienne féministe et communiste.
Deux : la composition. Mona Ozouf reprend ses tiraillements profonds, pour en faire une grille d’analyse des identités conflictuelles de la société française aujourd’hui. Elle repense à cette occasion les oppositions entre le centre et la périphérie, entre le local et le national, entre la République universelle et la patrie française. C’est dense et entrelacé, mais on en vient à bout. On trouve même dans les dernières pages un étrange lever d’ancre : aucun individu ne se réduit à ses communautés, aucun dogme ne peut saisir la réalité …
Surtout, sur un sujet comme l’identité à propos duquel on écrit tout et n’importe quoi, Mona Ozouf fait mieux que beaucoup d’autres. Qu’on adhère ou pas aux thèses, l’exercice est original, le fond est intéressant, et la plume est agréable.
Créée
le 17 avr. 2015
Critique lue 489 fois
8
le 16 févr. 2015
SuivreMona Ozouf, grande universitaire française, est le produit de l'école républicaine. Elle l'a toujours reconnu. Pour autant, elle est bretonne. Yann Sohier, son père, était un militant régionaliste...
9
le 1 déc. 2010
SuivreAnthony Burgess avait, dans ses dernières années, une très grande crainte : celle de ne demeurer dans les mémoires qu'en tant que l'écrivain qui avait inspiré Stanley Kubrick pour « A Clockwork...
5
le 19 juin 2013
SuivreFincher, fais-moi plaisir, dis-moi que c’est une parodie ! Vu étant gosse, ce film m’avait laissé le souvenir d’une immense claque, avec un parfum délicieux d’ultra-violence et de subversion contre...
5
le 11 sept. 2013
SuivreMais pourquoi sont-ils si bêtes ? Un film à la gloire des imbéciles de tout poil : tous les personnages font systématiquement les actions les plus débiles qui soient, la liste est longue. Mais comme...