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Procès d'intentions
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Confessions a initialement été publié en langue arabe en 2008, avant Amerika et Les druzes de Belgrade qui sont les livres majeurs de Rabee Jaber. Confessions, malgré son thème central et intime, est une déception en comparaison avec ses romans suivants qui en ont fait l'un des plus importants écrivains libanais contemporains. Qu'est-ce qui chiffonne ici ? Le style, un peu, moins fluide qu'à l'accoutumée, mais surtout la construction un peu erratique, imposée par l'idée que le narrateur, qui semble s'adresser à un interlocuteur invisible, remonte dans ses souvenirs d'enfance et d'adolescence qui se situent pendant la période noire du Liban où les guerres se succédaient presque sans discontinuer. Maroun, puisque tel est son prénom, est désorienté depuis qu'il a appris que sa famille n'était pas la vraie, que celle-ci avait été décimée et qu'il était l'unique rescapé de cette tragédie. Maroun ne l'a su que tardivement mais il en fait état dès le début de son récit qui va progresser par soubresauts, dans le droit fil d'une mémoire à laquelle il ne fait guère confiance. Ces souvenirs sont épars, beaucoup fondés sur des sensations olfactives ou sonores, et forment un ensemble décousu où la chronologie est fortement chahutée. Restent quelques scènes marquantes, cependant, atroces comme la guerre, parfois, et surtout des personnages forts comme le père et le frère, tous les deux combattants à un moment ou à un autre. Pas Maroun, qui a l'impression d'avoir vécu la vie d'un autre et qui trainera sa vie durant un manque de repères identitaires. Tous les ingrédients d'un bon livre sont contenus dans Confessions mais son architecture, décidément bien trop chaotique, n'est pas de celle qui suscite l'enthousiasme. Dommage.
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le 9 mai 2021
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