Après Crictor le boa, Émile le poulpe. L’histoire que nous raconte Tomi Ungerer est au fond la même : l’amitié au-delà des différences entre un humain et un animal mal-aimé.
Émile met à disposition ses tentacules et ses dons aquatiques pour se rendre indispensable ; il multiple les métiers et les exploits, grâce à la profusion de ses appendices, ce qui offre à Ungerer l’occasion de multiplier les scènes cocasses. Comme Adélaïde et Crictor avant lui, il devient finalement héros salvateur.
Petite nuance cependant avec les albums précédents - la nostalgie de l’Alsace se fait elle trop forte pour le néo-américain? Emile ne s’intègre pas complètement au monde des humains. Ungerer le fait rentrer chez lui en fin d’album, et c’est à l’humain de venir lui rendre visite sous les flots.