Cette femme, c'est Reine, un nom noble pour une femme du peuple.
Chronique d'une femme au bord du désespoir : pauvreté, misère amènent les pires pensées dans la tête de Reine. Elle vit seule avec ses enfants dans ce petit logis et ce jardinet en lambeau à l'image de ta vie. Un portrait plutôt sombre de l'existence.
Un rayon de soleil vient éclairer néanmoins le tableau : Jorgen, le routier du nord dont elle croise la route sur une aire sur la selle de sa mobylette. Le ciel se dévoile, Reine trouve un emploi, elle sera thanatopractrice. Elle se tiendra droite sur la mobylette qui l'emmènera prendre soin des morts.
Femme à mobylette est un hommage à la femme et aux gens du peuple, aux pauvres, aux richesses du sixième continent.
Un texte brut, rude, dérangeant sur quelques aspects, un texte maussade mais qui vient s'éclairer avec la lecture de la postface de l'auteur, comme un carnet de voyage de NewYork - "A la recherche du sixième continent"