Nelly Senff, résidente de Berlin-Est, a reçu l'autorisation de passer à l'Ouest. Après avoir subi les brimades des employés du poste de douanes, elle atterrit dans un camp de réfugiés. Là, il lui faudra encore affronter les interrogatoires de la CIA, la promiscuité du camp, les difficultés rencontrées par ses enfants à l'école, la méfiance des habitants de l'Ouest.
Son destin croise celui d'autres réfugiés, chacun ployé sous le poids de son passé et des difficultés qu'il rencontre dans sa nouvelle vie.
Sans doute trop ambitieux, ce roman rate sa cible. L'auteur use et abuse du non-dit, et laisse souvent le lecteur sur sa fin. Elle se plait également à mélanger les genres, et "Feu de camp" est tour à tour roman politique, roman d'espionnage, réflexion philosophique, tranche de vie... Aucun genre nets vraiment exploité à fond, ce qui génère beaucoup d'attentes et en déçoit tout autant.
Dommage, car l'écriture est agréable. Les chapitres nous font partager les pensées de différents personnages, et l'auteur arrive parfaitement à rendre ces moments où la pensée s'égare et où les idées s'emmêlent.
Au final, ce n'est pas un mauvais roman, le début est même plutôt accrocheur. Mais ensuite, il manque le petit truc qui fait que l'on a hâte de se replonger dedans.