C'est un roman qui a inspiré Jean-Jacques Annaud pour en faire l'Ours. On y retrouve effectivement énormément de similitudes dans l'histoire.
Au début, Curwood semble dépeindre très fort ces animaux comme ayant des comportements assez humains finalement tout en gardant leur animalité. Et puis il y a ces hommes qui s'apparentent surtout à des bêtes, qui chassent pour le plaisir et qui tuent surtout uniquement pour un beau trophée.
Et puis, au contact de ce roi des grizzlys, il y a un basculement qui se fait chez Langdon, l'un des personnages. Il se rend compte que ce n'est pas juste ce qu'il fait. Que l'animal finalement, c'est lui.
C'est une histoire touchante déjà comme cela mais elle l'est certainement encore plus quand on sait que le personnage de Landgon n'est autre que celui de l'auteur lui-même. Curwood était aussi un chasseur jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il était plus beau de laisser vivre l'animal. Ce roman est une forme de catharsis pour lui, une excuse qu'il adresse à la nature sauvage.