Ne comptez pas sur « Hard » pour chercher quelque chose d'excitant ou même simplement d’intéressant car cette biographie d'une ex actrice des années 90 vous assommera d'ennui entre les tournages expédiés, les galères de thunes et les fréquentations toxiques.
Au début des années 2000 cependant, Rafaellea Anderson avait été la première à apporter un témoignage sur l'envers du décors de l'industrie pornographique, sans que cela n'y change grand chose compte tenu des folles sommes générées par ce business.
Son enfance cabossée, son envie d'indépendance et d'argent "facile" ressemblent sans doute à beaucoup de profils échouant dans ce milieu qu'on devine sans peine glauque.
On se montre surpris compte tenu de son physique quelconque (petite/boulotte) et pas vraiment jolie du succès qu'elle ait pu rencontrer à l'époque, surtout qu'elle se donne volontairement un personnage de « forte tête » ne s'en laissant pas compter avec les acteurs et les réalisateurs.
Malgré le dégout donc affiché de son passé, on pourra considérer que la chance a été de son coté dans les années 90 à l'époque ou Internet n'avait pas encore explosé et fait passer l'industrie du X dans un mode de streaming boulimique effrayant broyant les actrices en quelques mois ou les condamnant à des pratiques toujours plus extrêmes ou dangereuses pour persister.
Il reste de la lecture de « Hard » un fort sentiment de répugnance, vis-à-vis de ce milieu et de la personnalité plutot arrogante et vulgaire de l'ex actrice.
Devenue ouvertement homosexuelle notamment après un viol douloureux par deux militaires en perm' jamais inquiétés, sans débouchés professionnels après le sulfureux « Baise moi » on ne donne à la la fin de la lecture de « Hard » à vrai dire pas très cher de l'avenir de Raffaella Anderson en tout cas dans la littérature !
Circulez y a rien à voir !
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