Chronique d’un idéal assassiné

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Décembre 1936, cinq mois après le soulèvement franquiste qui déclencha la guerre civile d'Espagne, Georve Orwell arrive à Barcelone. Il est subjugué par la ferveur et l’esprit collectiviste qui y règne.
Par le biais du parti travailliste anglais il rejoint le Poum; le Parti ouvrier d'unification marxiste. Il se rend vite compte que dans les troupes de ce parti personne ne sait tenir un fusil et qu’il n'y a pas assez d'armes pour l'apprentissage des miliciens. Quand il arrive sur le front d'Aragon leur matériel est archaïque et mal entretenu, les poux, le froid, la faim, les rats et les combats sporadiques rythment l'inexorable délitement de la flamme habitant ces hommes courageux.

George Orwell reste trois mois dans cet enfer étrange où, malgré des incidents règne encore un esprit de camaraderie. Dès avril 1937, l'heure n'est plus à la révolution. Le marché noir est apparu, les castes sociales sont rétablies. Les partis «alliés» du camp républicain se livrent alors une lutte féroce et s'accusent mutuellement de favoriser le camp fasciste. L'idéal  est alors assassiné...

Ce livre s’inscrit dans le combat de George Orwell contre les fascismes, qu’il soit brun, rouge, ou capitalistique. L’on découvre la  complexité d’une guerre civile où l’ennemi peut aussi bien être à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il s’agit d’un témoignage sur la lutte d’êtres humains pour un monde plus juste. Mais l’homme est économe de ses expériences, il préfère reproduire ses erreurs.

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