« I slept with Joey Ramone » est une plongée amer dans l'autre coté du décor du punk rock des années 70/80.
Du point de vue de son frère, Joey Ramone apparaît comme un « looser », un de ses laissés pour compte de la société américaine avide de revanche par la musique.
De constitution fragile, atteint de troubles de la personnalité aggravés par l'alcool et les drogues, Joey Ramone apparaît comme un personnage complexe et autoritaire qui aura toujours cherché à rabaisser son frère avec divers mesquineries.
Malgré une fin plutot en forme d'hommage touchant, le portrait de Joey Ramone est donc peu flatteur et plutot déprimant.
Quant aux autres membres du groupe, leur portrait n'est guère plus flatteur pour Johnny, un fasciste antipathique ou Dee Dee luttant en permanence pour s'imposer dans cette guerre d'égo.
L'autre grande découverte est le manque criant de reconnaissance de la musique du groupe malgré trois prodigieux premiers albums, le paradoxe étant qu'il aura fallu une publicité pour la bière pour arracher le groupe à un univers underground précaire.
Incroyable quant on songe au statut de groupe « culte » aujourd'hui des Ramones et de légende de Joey !
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