Troisième membre de la fratrie "Il était une fois..." de l'autrice Beatrice blue, après "Le feu du dragon" et "La corne de la licorne", cette fois, on le devine, il est question de sirènes!
Théodore adore les créatures de la mer, parce qu'elle ont de jolies écailles. Il les collectionne dans divers contenants de verre plus ou moins étroits, qui s'amassent dans sa chambre. Un jour, il trouve dans l'océan une petite créature humanoïde à la chevelure d'algues, en suspension dans une sphère translucide. Celle dernière est brisée. Croyant pouvoir en prendre soin, Théodore se fait néanmoins interpeler par une mystérieuse voix, qui l'enjoint à ne pas sortir la petite créature hors de l'océan, mais en vain. Une fois chez le jeune garçon, l'entité aquatique dépéri progressivement et un jour, elle semble avoir trépasser. Accablé de remords, Théo entend à nouveau la voix impérieuse qui l'avait mit en garde, cette fois pour lui apprendre qu'il est la voix de l'Océan elle-même et que pour sauver ce petit être, il lui faut regagner son habitat naturel. Théo regagne donc l'étendu d'eau, déchaîné par la colère et finit projeté sous les flots. Il attend que la petite reprenne de la vigueur, mais cela semble vain. À un moment, un poisson s'approche et confie à la petite une écaille. Un autre vient faire de même, puis un autre. Bientôt, la petite créature reprend vie, sous les traits d'une créature à longue queue d'écailles multicolores: une sirène! Depuis ce temps, si Théo veut profiter des beautés de l'océan, il n'a qu'a le rejoindre. Tous ces pensionnaires capturés ont regagner le large et c'est parfait ainsi.


Une histoire sur le respect de la nature, donc, qui rejoint la joyeuse mêlée d'albums et documentaire innombrables sur le thème de la préservation des océans. Quoique cette fois-ci on nous épargne le plastique très souvent associé. Ici, on reste dans quelque chose de sobre: l'enfant collectionneur de créatures vivantes. Ah, les enfants qui collectionnent araignées, insectes et autres petits êtres dans de vieux pots de beurre de cacahouètes, on connait et on a souvent la même fin: ils meurent desséchés et affamés. Les enfants oublient ou ignorent que les êtres vivants sont au final toujours mieux dans leur habitat naturels, avec leur espace, leur sources de nourriture et leur biodiversité.
Un autre bel album tout en couleurs fabuleuses et au graphisme doux dont il est difficile de ne pas être sensible. J'aime beaucoup le rendu de la sirène, avec sa peau bleue, ses yeux un peu étranges et sa chevelure en algues. Aussi, le passage où les poissons offrent une écaille pour la sauver un un moment touchant,en plus d'être une belle leçon de partage.
À voir!
Pour un lectorat à partir du préscolaire (4-5 ans).

Créée

le 26 août 2021

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Shaynning

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