J’ai découvert ce roman après avoir vu une chronique enthousiaste, et si je reconnais son efficacité, mon ressenti est plus nuancé. Nadine Matheson propose un thriller rythmé, aux chapitres courts et percutants, avec des révélations bien placées. Angelica, de retour sur le terrain après deux ans d’éloignement, enquête sur des corps retrouvés le long de la Tamise. L’affaire rappelle celle de Peter Oliver, le tueur qui l’a brisée. Copycat, complice ou manipulation depuis la prison ?
L’intrigue fonctionne très bien et se dévore. Pourtant, j’ai eu du mal à m’attacher à Angelica. Son stress post-traumatique, son couple fragile et ses choix personnels la rendent complexe, mais je n’ai pas ressenti d’empathie. En revanche, Ramouter, son stagiaire, apporte une présence plus équilibrée et humaine.
La dimension sociale et raciale, notamment autour de son identité et du regard porté sur sa carrière, est intéressante mais aurait mérité davantage de profondeur. Quant au dénouement, il m’a semblé un peu trop chargé, presque capillotracté.
Un thriller efficace et prenant, mais en demi-teinte positive mais demi-teinte.
Ma chronique complète
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