Amateurs de SF, vous pouvez y aller.
Si vous n'avez pas peur des longueurs inutiles.
Si vous n'êtes pas rebutés par un personnage principal au charisme ultra-forcé.
Ou par une fin de qui est tellement un deus ex machina que c'est écrit dans le titre.
Ou par des intrigues tellement multiples que l'histoire n'en avance plus.
Ou pas des personnages féminins qui sont soient des nymphomanes, soit des nonnes (qui se découvrent un tempérament de nymphomane).
Ou par une intro qui ne prend pas moins de 800 pages, dont on pourrait sabrer une bonne partie.
J'ai été personnellement soulée par les 800 premières pages. Puis, l'intrigue est devenue plus rythmée.
J'ai tenu le coup pendant toute une partie du milieu où une intrigue entière n'a servi à strictement rien au final.
J'ai tenu le coup pendant la troisième partie, intriguée que j'étais par l'idée de révélations fort intéressantes et par la perspective d'un final délirant où les chemins allaient tous se recroiser.
Et j'ai refermé le livre 50 pages avant la fin en voyant comment l'auteur dénouait l'intrigue*.
En un mot : indigne. Indigne de l'ampleur de l'univers développé, et même du foisonnement d'intrigues développées elles aussi durant des milliers de pages.
Franchement, tout ça pour ça ?
Je dirai que vous pouvez y aller sans risque si vous aimez un univers fouillé.
Pour la narration et les personnages, franchement, moi, j'ai beaucoup grincé des dents.
*J'ai péniblement fini le livre quelques jours plus tard, en levant les yeux au ciel à peu près toutes les deux phrases.