Ce roman de Ollkainen bien que court nous plonge directement et sans détours au sein d’une Finlande meurtrie par un hiver rude ou sévit la famine et le typhus.
Contrainte de laisser son époux agonisant, Maria s’aventure avec ses enfants dans ce désert blanc en quête d’une vie meilleure. La blancheur et la pureté de la neige accentue le contraste de la noirceur des évènements mais encore plus de celle des coeurs. Dans le besoin, menacée d’une mort atroce Maria n’a d’autres solutions que de fuir vers une chimère.. Elle veut gagner St Petersbourg ou elle pense y trouver un meilleur destin. Durant son périple, elle rencontrera un semblant de solidarité en la personne de Roni, un jeune voleur qui trouvera la mort parce qu’on lui refusa le gite pour la nuit. Maria devra affronter la violence des hommes, la haine des femmes avant de succomber devant les roues de la carriole du médecin de campagne qui recueillera son fils Juho.
En ville, les politiciens ne se soucient que fort peu du sort du peuple, seul leur bien être et les aléas de la politique les intéressent.
En quelques phrases courtes et assassines Aki Ollikainen nous fait faire le tour de la situation. La solidarité n’existe pas chez ce peuple, seul compte le bien être des nantis.