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La fille seule dans le vestiaire des garçons par Angélita

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Le titre prend toute son importance aux 3/4 du roman.
L’auteur pointe du doigt la violence, le harcèlement qui peut se passer dans les collèges et les lycées. Le clip d’Indochine, plus violent que le roman, prend toute son importance.
Il est très facile pour ces jeunes de dégainer leurs portables pour filmer ce qui peut se passer. Et ainsi mettre ces films sur les réseaux sociaux, Facebook, Youtube et autres pour que la réputation d’une jeune fille ou d’un jeune homme soit salie à jamais. Certains réagissent, vont voir leurs parents (car dans certaines familles, il y a encore du dialogue). D’autres non et c’est la spirale de l’enfer.
Est-ce que la vengeance de Marion va lui apporter quelque chose ? Non, cela la rend encore plus mal. Quand elle découvre ce qui s’est passé, même si elle a réfléchi à ce qu’elle peut faire, elle se rend compte qu’elle va vivre continuellement avec la peur. Peur qui la fera se retourner, peur qui la fera sécher les cours. Et surtout une violence à son encontre qui ne faiblira pas.
Marion souffre à l’école. Elle est cataloguée et cela ne lui plait pas. De plus, elle ne trouve pas de réconfort, de soutien auprès de sa mère, qui est plutôt en train de chercher l’amour. Mais cette mère, à qui elle ne peut pas se confier, est tout de même une mère qui défend ses enfants.
Marion est, bien entendu, seule car elle n’a plus son père pour prendre sa défense, pour s’occuper de sa petite fille. Mais aurait-elle eu le courage de se confier à lui ? A cet âge, certains adolescents peuvent se sentir invincibles, ne réfléchissent pas à leurs actes. Etre constamment humilié, ne pas accepter des situations qui les dérangent fortement, peuvent les pousser à commettre des actes qui peuvent avoir des conséquences désastreuses. En effet, ils ne sont pas armés pour affronter ceux qui agissent en bandes, ceux qui se croient forts car ils sont deux, trois, quatre. On le sait ces bandes ont un leader auquel ils obéissent aveuglément. Et quand on est seul contre tous, on ne fait pas le poids. Mais quand la bande est dissoute, que le leader se retrouve tout seul, que lui arrive-t-il ? Il n’est pas mieux que celui ou celle qu’il a fait souffrir. En plus, ils s’attaquent à ceux qu’ils sentent les plus faibles, qui ne sont pas capables de se défendre. Quand ils découvrent un semblant de résistance, ils passent encore plus à l’attaque. Ah, ils savent y faire aussi pour arriver à leurs fins. Etre gentil un instant pour que la méfiance de sa victime s’endorme.
Je comprends très bien le ras le bol de Marion. D’une certaine façon, elle tente de faire payer ce père absent. Mais malgré tout, je n’aurais jamais eu le cran de faire ce qu’elle a fait. Déjà la peur d’être découverte et surtout la vengeance des autres.
Marion est également à un âge où elle en a marre d’être seule. Un peu d’attention d’un garçon, même si elle n’aime pas ses remarques, fait qu’elle tombe dans le panneau de la gentillesse. A cet âge, on se forme, on ne connait pas encore le caractère des gens, même si la situation familiale pourrait porter à réfléchir.
Mais d’une jeune fille seule, sans amis, Marion va trouver ce qu’elle cherche depuis longtemps. Le roman ne pouvait pas se finir mal, car l’auteur, pour ce roman pour adolescents, tente de démontrer que tout peut se finir très bien.
Ce roman est destiné aux adolescents. Ils peuvent s’y retrouver, réfléchir. L’histoire racontée est très facile d’accès. Les mots sont justes, à leur niveau.
En lisant le titre, je pensais qu’il arriverait autre chose à cette jeune fille qui se retrouve seule dans le vestiaire des garçons.

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