De Prosper Mérimée, je n'avais lu que « La Vénus D'Ille », au récit aussi intrigant que le style pesant et daté : c'est un peu le même constat pour cette « La Partie de trictrac », même si le ressenti serait légèrement inversé : l'histoire est sans doute moins originale, mais le style plus fluide, un peu moins précieux. L'un dans l'autre, j'ai une légère préférence pour le second, offrant quelques belles trouvailles de narration (notamment dans les dernières lignes) pour raconter cette curieuse passion, dont l'amertume teintée d'ironie choisie par l'auteur sied plutôt bien au propos, malgré des tournures de phrase et un vocabulaire ne me branchant toujours qu'à moitié. De quoi éventuellement prendre le large, surtout lorsque celui-ci ne dure que quelques dizaines de pages.