Une base Italienne en Afghanistan, Paolo Giordano met en lumière les hommes de la Compagnie Charlie.
Il y a Cederna, le fanfaron, le fort engueule, Letri, le fils à sa maman surnommé «la pucelle », il y a Angelo Torsu qui chatte avec une petite amie virtuelle qu’il n’a jamais vue.
Il y a le lieutenant René, gigolo à ses heures, le Colonel Ballesio qui soutient que
« Le Petit Prince » est une lecture de pédés.
Et surtout, il y a le lieutenant Egitto, le médecin de la base, accro aux antidépresseurs. Sa guerre à lui se joue très loin des opérations, à Turin entre sa mère et sa sœur et le lourd passé qu’il a voulu fuir.
Ces hommes sont confrontés au danger, à l’hostilité, à la chaleur, à l’inconfort et aux désordres de leurs propres corps.
L’ennui et le désoeuvrement les enveloppent et exacerbent les animosités jusqu’à ce qu’une opération en extérieur fasse voler en éclats leurs certitudes.
« Le corps humain » n’est pas seulement un roman de guerre, c’est aussi une histoire d’hommes avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs bonheurs, leurs chagrins
J’ai ouvert ce livre sans conviction, les romans de guerre, je n’aime pas trop.
Les livres sur l’Afghanistan, il y en a beaucoup et de plus, je n’avais pas du tout aimé « la solitude des nombres premiers », le précédent opus de Paolo Giordano.
De quoi être préparée à une déception, mais contre toute attente, j’ai été happée par cette lecture et en suis ressortie pantelante et éblouie.
isabelleisapure
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le 16 août 2014

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