L'existence y est considérée comme un fugace et douloureux songe, une escapade onirique éphémère, dangereuse mais belle. Effectivement, cet ouvrage se situe dans notre univers contemporain et s'apparente à une réflexion philosophique moderne, sous couvert d’une bien pratique appellation "science-fiction". Au-delà d’un leitmotiv à mi-chemin entre lâcher prise oriental et esprit de conquête occidental, ce récit apporte le reflet de nos inquiétudes existentielles et psychologiques : la place de l’individu, à son échelle, verticale et latérale. Le scénario est ponctué de rimes, sciemment, afin de constituer un entrelacs de vers et de prose. La narration est dynamique, imagée. Au-delà de l’axiome non négociable proposé au lecteur, celui de croire le temps de quelques chapitres qu’il est possible de manipuler la mémoire par la machine, l’on voit alors s’installer un réel échange entre soi et l’Autre. Des adages imagent le message, jusqu'à nous rendre familiers ces rapports de savoir-vivre que nous connaissons tous dès lors que l’on évolue en société, près de ces proches que l’on connaît si peu en fin de compte…