Bon, je vais pas refaire un laïus de 10 lignes sur tout le bien que je pense de cette collection (les textes sont cools), mais aussi tout le mal que j'en pense (le prix).
Sur le même principe que les autres titres de la collection, ce texte court datant de 1962 imagine une invention plausible à l'époque et les conséquences que cette invention pourraient avoir. Ici, Fritz Leiber imagine l'invention et le développement d'assistants personnels qui font furieusement penser à nos smartphones.
Certes, ces assistants ne permettent pas d'aller sur le Net, une évolution que Leiber n'a pas anticipé pour le coup, mais pour le reste, c'est surprenant. Il nous décrit des populations confiant sans sourciller toute la gestion courante de leurs vies (agenda, répertoire téléphonique, dossiers professionnels, etc...) à leurs pense-bêtes. Les gens se retrouvent vite dépendant et vissés (presque littéralement puisque l'engin se fixe sur l'épaule du propriétaire) à leurs assistants.
De même, la frénésie accompagnant la sortie des nouveaux modèles est prophétique tant elle fait écho aux diverses sorties des I-phone et autres samsung galaxy contemporains.
La fin de la nouvelle ne m'a en revanche pas convaincue, même si je ne veux pas en dire plus pour ne pas déflorer le texte à d'éventuels lecteurs qui passeraient par ici. Disons qu'elle est un peu facile et un peu trop fantasque à mon goût.